« Terre promise », le disque qui en blutch un coin

En se plaçant à équidistance entre Rone, Maud Geffray et Para One, pour ne citer que les musiciens électroniques français les plus dignes du genre, le Breton Blutch signe un faux premier album pas vraiment taillé pour les clubs. Et ce n’est pas que « Terre promise » mérite des gestes barrières ; c’est tout simplement qu’il est bien trop grand pour ne pas donner des envies d’évasion, à l’air libre.
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Avec « Antidawn EP », Burial réduit son dubstep en poudre

Avec « Antidawn EP », soit le disque le plus long qu’il ait sorti depuis 15 ans, l’Anglais Burial se permet le luxe de donner du corps au néant en réussissant brillamment à ne conserver que quelques nuances de sa musique. C’est aussi l’occasion de parler de ces musiciens prestigieux dont on n’arrive pas à comprendre la légitimité alors que, parfois et en persévérant, on peut y arriver.
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Teddy Lasry, le secret le mieux gardé de la library music française

Son nom ne vous dit peut-être rien et c’est normal car c’est indubitablement un musicien de l’ombre. Il fut le compagnon de route de Magma première mouture avant de se consacrer un temps aux synthés tel un savant fou. Le label Hot Mule publie aujourd’hui une compilation dédiée aux prémices de l’œuvre novactrice de Teddy Lasry dans laquelle les synthés se bousculent comme à un concert de Travis Scott.
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Avec « A Ghost by the sea », Frank Rabeyrolles raconte la fin de la culture club grâce aux synthétiseurs

Les morceaux annonciateurs de la fin de la grosse teuf électronique qui dure depuis plus de trente ans continuent de pleuvoir. Après La Fête de Trop du « néo Jaques Brel » et La Fête est Finie du génie ultime du white-middle-class rap Orelsan, faites un maximum’ de bruit pour Frank Rabeyrolles et son A Ghost By The Sea dont les notes de synthétiseurs pourtant magiques ne pollueront (malheureusement) pas les fréquences hertziennes durant cinq ans.
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La playmate du mois
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Pepper White : comme un air de Bob Dylan, mais sans les chansons

Après avoir contribué à notre enquête légendaire sur Burger Records parue dans notre numéro estival, Thomas Dahyot est de retour dans le rock jeu avec un clip de bras cassé inspiré à 1000% de la mise en scène paresseuse inventée par Bob Dylan. Sauf que là, elle n’a absolument rien à voir avec la technique révolutionnaire du cut-up. Et si sa version est bien plus drôle que l’originale, c’est donc surtout ici une manière très habile de ne pas dépenser (trop) d’argent pour faire la promo d’un morceau pas trop mauvais et de son histoire générationnelle de loser trentenaire.
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Parcels, du génie en morceaux

Un temps considérés comme de gentils Beach boys funk échoués sur une plage australienne avec des crocodiles en bermuda, les « fab 5 » constituant le groupe Parcels mettent aujourd’hui une claque à 2021 avec le sourire grâce à « Day/Night », un double album éclipsant toutes les autres productions en seulement 19 morceaux. De l’aurore au crépuscule, c’est aussi l’histoire d’un film où l’on croise un peu stupéfait Toto, Dire Straits, Nile Rodgers, Crosby Stills and Nash et les Daft Punk. Un scénario déjà lu en 2013 avec « Random Access Memories » et qui, presque 10 ans plus tard, donne autant à réfléchir qu’à écouter.
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Charlotte Adigéry & Bolis Pupul, premier album pour collaboration de longue date

Binôme depuis plusieurs années dans la grande famille Soulwax, mais n’ayant encore jamais rien publié ensemble en tant que duo, Charlotte Adigéry et Bolis Pupul annoncent la parution d’un premier album commun en 2022, « Topical Cancer », et lâche des petites bombes auditives et visuelles au compte-goutte en attendant sa sortie. Dernière preuve en date avec Blenda, une ôde antiraciste qui ravira les oreilles d’Eric Zemmour.
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Avec « Switched on Ra », Bitchin Bajas allume le gros pétard cosmique

« Space is the place », disait l’autre. L’autre en question, c’est le regretté Sun Ra, mort voilà presque 30 ans et à qui un trio de blancs becs rend aujourd’hui hommage avec une K7 fumante qu’on aurait aimé pouvoir enfoncer dans un autoradio intergalactique du côté de Saturne, précisément là où « Switched on Ra » semble en orbite infinie.
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Avec « Tread », Ross From Friends veut relancer l’ambiance du Central Perk

Attention à ne pas s’y méprendre : Ross From Friends n’est pas là pour perpétuer le culte de la sitcom qui rend tous les quadras nostalgiques des années 90 alors qu’on vient d’apprendre la mort de l’acteur jouant le rôle de Gunther, tenancier de leur bar préféré. C’est plutôt le projet d’un jeune anglais qui s’est tellement emmerdé pendant le lockdown londonien qu’il a voulu rendre hommage dans son deuxième album « Tread » à toutes les musiques électroniques d’Angleterre.  
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Ty Segall : le discorama

Sans raison particulière, à part un léger mal de dos qui m’oblige à rester allongé dans mon lit, voici un passage en revue de la discographie d’un artiste prolifique au point de frôler l’indigestion musicale. Est-ce que tout ce qu’enregistre Ty doit forcément sortir de son disque dur ? Après la lecture de cet article, on devrait pouvoir répondre à la question.
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Hey Connan Mockasin, mais qu’est-ce que tu fous ?

En dix ans de carrière, le Néo-zélandais aura parfaitement raté tout ce que son voisin Kevin Parker a vulgairement réussi. Alors que le deuxième volet de son projet Jassbusters est annoncé pour novembre, tentons de comprendre comment cet esprit libre a réussi à griller toutes les cartes entre ses mains en alternant suicide artistique, disparitions et transformations ponctuelles en Connan le Barbant.
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Dust Lovers, pour l’amour du rock spaghetti

Ils aiment les femmes et la bière chaude, les serpents et les escargots, James Bond et Jack Black. Autant dire que les Dust Lovers sont des anguilles: jamais là ou les attends. Qu’ils infiltrent le stoner, le rockabilly, ou le punk, lâchez les dans un genre, ils l’électrisent. En 2016, pour leur entrée en matière, ils inventent le stoner spaghetti. Cinq ans plus tard, leur nouvel album, intitulé « Fangs », mord le rock de crooner à la jugulaire pour mieux le regarder se déhancher. Passage en revue d’un groupe plus vorace qu’il n’en a l’air.
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On fait le point sur Rien Virgule et leur dernier album

Rien Virgule est un caractère spécial. Son nom fait penser aux groupes Ponctuation et !!!, qu’on rêve de voir réunis le temps d’une soirée, peut-être au théâtre du Point-Virgule, avec maître Capello en invité spécial. Mais leur dernier album, « La consolation des violettes », rappelle qu’ils ne ressemblent à personne et possèdent une grammaire qui leur est propre.
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