Une mixtape de 20 minutes par Polycool inspirée par le “dieu Citron”

Le bunker mondial imposé par le confinement a finalement du bon : il permet d’étonnantes sessions de rattrapages pour tous ces albums à côté desquels on était passé, et notamment le premier des Parisiens de Polycool, version psycho-aérienne de Daniel Balavoine. Dans la foulée de “Lemon lord”, et pour tromper l’ennui, ces jeunes gens ont pressé l’agrume pour aboutir au petit sommet qu’est The lemon tape, une expérience de 20 minutes compilant archives personnelles, souvenirs en VHS et lost tracks du monde d’avant, quand l’on pouvait encore sortir. Le tout s’écoute désormais ci-dessus, sous le saint patronage du “Dieu citron”.
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« Méridiens », nouvel album d’un Chapelier fou fou fou

Au moment de ranger tous les musiciens dits « électroniques » dans un grand coffre à jouets, on se demande bien où seront placés les disques de Chapelier Fou. Dans la lignée de « Muance » paru en 2017, le messin contre-attaque ces jours-ci avec « Méridiens », où il prend encore une fois de court la concurrence, trop occupée à tripoter les boutons pour écouter le son des machines.
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Hannah Williams ou le grand remplacement

Ça parle pas beaucoup Soul Music sur Gonzai. Pas assez mauvais garçon, irrévérencieux et grinçant ? Trop vieux surtout : le genre est en état de mort cérébrale depuis le début des années 70 et les rares tentatives pour le réanimer, Daptone en tête, ont un sérieux goût de formol. Quelques irréductibles cependant ne conjuguent pas la soul qu’au passé. Parmi eux, Hannah Williams & the Affirmations tentent de la faire repartir à coups de défibrillateur, et ce n’est pas loin de réussir.  
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Le Daniel Johnston français s’appelle Kim Giani et il plane plus haut qu’un Boeing

Chacune de ses chansons Youtube oscille dangereusement entre 10 et 1000 vues, à chaque fois dans des genres aussi différents que le nombre de couleurs sur un pull Desigual, et pourtant rien ne semble arrêter Kim Giani, auteur de quelques 40 albums en 24 ans. Dont le petit dernier, « Omnichordia », qui ne ressemble évidemment à aucun de ses petits frères bricolés.
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Mourir à Brest une seconde fois avec cette nouvelle mixtape 100% bretonne

Persiste et signe : après le succès inespéré du premier volume en 2019, le collectif Mourir à Brest remet le couvert avec un volume 2 tout aussi jouissif et où l’auditeur pourra tout aussi bien croiser Jean-Pierre Pernaut en décrochage locale que les habitués de l’étape (Baston, Antoine Garrec, Bantam Lyons, Lesneu, etc) et Zafar, le dauphin qui aimait frotter son sexe sur le dos des plagistes bretons. Un bon résumé des 60 minutes furieuses qui vous attendent ci-dessous avec, dans le coffre, Miossec bâillonné.
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Pourquoi il ne faut plus rien attendre d’En Attendant Ana

Le quintet parisien (on a l’impression de décrire une fanfare) publie ces jours-ci son deuxième album « Juillet », un objet sans prétention qualifié de « solaire » et « plein de trouvailles » par la concurrence. C’est à l’inverse un disque vide de toute idée, et symptomatique d’une époque plus que jamais nostalgique d’un temps révolu.
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Bon sérieusement, c’est quoi le problème avec Bertrand Belin ?

Accusé d’être responsable du réchauffement climatique, de la naissance du coronavirus chinois et, plus globalement, de la fin du monde, le chanteur rapidement affublé de l’étiquette « mec chiant pour abonnés Télérama » ne jouit pas d’une bonne réputation chez les ayatollah de l’indie-rock. Mais pourquoi ? Et surtout, cette pluie de soude caustique est-elle vraiment méritée ?
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Bohren & der Club of Gore : du jazz chiant, juste ce qu’il faut

Si, comme nous, vous étiez passé à côté des 7 précédents albums de ce groupe au nom aussi sexy que la région d’où ils viennent (la Rhénanie-du-Nord-Westphalie en Allemagne, PWFOUAH quelle angoisse !), que le terme JAZZ-AMBIANT ne vous donne pas envie de foutre le feu au rideau et que cette introduction à rallonge ne vous a pas donné envie de filer direct sur Konbini pour une énième interview d’artiste vous parlant en dix secondes de disques dont vous n’avez rien à foutre, alors il y a peut-être un avenir pour ce papier consacré à « Patchouli Blue », nouvel album au nom pas idéal mais parfait pour ambiancer vos soirées bridge, vos dimanches et mêmes, soyons ambitieux : votre fin de vie.
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‘’La nuit des Perséides’’ de Biche, le grand disque de rock psyché français oublié de 2019 ?

Au moment du grand bilan, à la fois de l’an 2019 et de la décennie, il faut bien admettre que le premier album du groupe emmené par Alexis Fugain pointe loin derrière Eddy de Pretto et autres Flavien Berger et Papooz. Sans véritable équivalent sur le territoire, à moins qu’on ne tente un parallèle avec Aquaserge en version versaillaise, Biche avait pourtant de solides arguments pour ceux inconsciemment biberonnés aux harmonies les plus enlevées des Beatles.
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Avec son nouvel album, Girl Ray signe la fin de l’indie et de l’adolescence

On vous prévient de suite, enfouie dans les prochaines lignes de ce papier vous trouverez les noms de Metronomy, Rihanna, Madonna et Ariana Grande… Là, vous venez de relever les yeux d’une vingtaine de centimètres histoire de vérifier que vous étiez bien sur Gonzaï. Et c’est le cas ! Si nous citons ces artistes, ce n’est évidemment pas pour vous inciter à remplir l’espace commentaires — même si, avouons-le, vous savez y faire. Plutôt, parce que tous, sont sortis de la bouche de Poppy Hankin, l’un des trois visages du groupe Girl Ray, qui vient juste de publier “Girl”, un deuxième album qui montre une mutation (pas si radicale) de sa musique.
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