Je n’ai besoin de personne en Marie Davidson

Avec son cinquième album, « Renegade Breakdown », la Canadienne Marie Davidson semble être arrivée au sommet de son art ; rappelant aux uns qu’il est inutile d’être un homme pour penser une musique synthétique ambitieuse, aux autres que se revendiquer femme ne suffit pas toujours à s’imposer entre deux paires de testicules. Au centre de ce débat, une énorme boule de feu dévale sur le dancefloor et c’est l’une des plus belles jouissances de cette rentrée sans orgasme.
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Complètement rincé, Ian Brown des Stones Roses sort un titre anti-confinement

Partout sur la planète, d’anciennes gloires ressortent de terre comme des zombies; chacun y allant de son petit couplet sur l’importance de rester rock’n’roll face au virus en bravant toutes les règles.. Après Noel Gallagher, résolument anti-masque, c’est désormais au tour du chanteur des Stone Roses, 57 ans, d’affirmer dans une série de tweets complotistes que le coronavirus est une invention du système destinée à nous transformer en esclaves numériques. Si l’on peut évidemment trouver à redire sur la gestion de la crise sanitaire, n’en reste pas moins que le titre qui suit – Little Seed Big Tree – devrait vous donner envie de vous calfeutrer chez vous pour 6 mois après vous être crevé les oreilles avec un coupe blister du Club Dial, en souvenir du bon vieux temps où les Stone Roses sortaient de grands disques en CD. 
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Global Communication : parfum d’ambient

Deux bombes ambient passées sous les radars sont rééditées cet été en vinyles : « Pentamerous Metamorphosis » et « 76 :14 » de Global Communication, parues il y a près de trente ans. La redécouverte de ces merveilles rendra à coup sûr cette année 2020 bien moins pénible qu’elle ne l’est et vous évitera de nous pencher sur certaines productions actuelles, bien fades en comparaison.
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A la Maroquinerie, Dombasle et Ker donnent des nouvelles du monde d’avant

On ne va pas se mentir, même si la pente de la rue de Ménilmontant parait de plus en plus raide (glissement de terrain ou ravages de l’âge ?), cela fait du bien de retrouver le chemin de La Maroquinerie ce jeudi 17 septembre, le dernier concert « indoor » datant, – en ce qui me concerne – du 6 mars 2020 au Trianon : Frustration, c’était le nom du groupe, c’était également une prophétie.
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Avec sa prog de fou malade, le festival Transfer lutte contre le silence

En temps normal, le Festival Transfer n’aurait été qu’un festival rock de plus sur la carte des happenings électriques. Mais Covid-19 et peur généralisée oblige, la situation a changé et l’annonce de cet quatrième édition à Lyon, avec notamment Fontaines DC, Shame, Slift et les Wytches, a subitement une autre gueule. Ca se passe du 11 au 14 mars 2021 et même si l’on déteste l’arrogance consanguine des Lyonnais, c’est une bonne raison de lever ton putain de masque et de foutre ton cul dans un TGV direction la capitale des Gaules. 
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La playmate du mois
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Palo Alto promet l’abécédaire du bizarre sur un disque hommage à Gilles Deleuze

A eux trois, ils doivent surement cumuler 500 points de QI : eux, ce sont Jacques Barbéri, Laurent Pernice et Philippe Perreaudin, membres anormaliens du groupe Palo Alto qui fêtera en 2020 ses 30 ans d’existence avec “Difference and Repetition”, album concept où il sera autant question du philosophe mort en 1995 que de Soft Machine. Et comme on dit dans les jeux télévisés, ces expérimentateurs de l’extrême ne sont pas venus les mains vides.
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Makeup and Vanity Set, l’homme qui faisait chanter les ordinateurs

Le producteur d’électro américain, dont la musique tire ses influences du côté de chez Tangerine Dream, Vangelis ou encore Jean-Michel Jarre, sort un nouveau clip. L’occasion d’annoncer la sortie de “Endless Destiny” : un album centré sur une voix d’ordinateur. Bien plus beau que le son d’une saloperie d’assistant vocal Amazon ou Google (qui plus est, vous espionne sûrement).
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“A dog called money” : un docu sur PJ Harvey qui se casse les dents

En 2015, PJ Harvey entame avec le réalisateur et photographe Seamus Murphy un road trip en trois parties qui les mène successivement en Afghanistan, au Kosovo ainsi que dans l’un des quartiers les plus chauds de Washington DC. De ce périple résultent, de manière préméditée ou non, trois œuvres : The hollow of the hand, recueil de poèmes et de photos, l’album The Six Hope Demolition Project ainsi que A dog Called money, documentaire revenant sur le voyage et sur l’enregistrement du disque.
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Pourquoi la réédition de “New York” tue Lou Reed une seconde fois

L’avantage avec les artistes morts, c’est qu’ils n’ont plus leur mot à dire sur les projets de réédition ressemblant à des excavations sans gêne. Après Prince et Bowie, pour qui on devrait bientôt apprendre qu’un coffret collector de 45 vinyles bruités à la bouche par le Thin White Duke himself est « sur le feu », c’est au tour de Lou Reed de faire les frais d’un relifting post-mortem avec la publication imminente de « New York » en version deluxe. Outre le fait que l’emmerdeur new-yorkais était déjà cliniquement mort avant son décès, l’écoute de l’objet donne envie d’enterrer à ses côtés les responsables de cette merdique machine music.
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Charlotte Leclerc, madame bricolage de la musique synthétique

“Un pied sur le dancefloor, l’autre dans la poubelle”. Depuis 3 ans et six sorties, Stéphane Bodin et François Marché (Bosco, Blackmail) s’évertuent avec une précision maniaque à rendre crédible le slogan de leur propre label, Delodio. Après l’exhumation réussie des musiques minitel de Patrick Michaud, le duo s’attaque cette fois aux démos de minuit de Charlotte Leclerc. Ca s’appelle “Bingo”, et ça peut rapporter gros. 
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Un docu sur le mythique magazine Creem, maintenant dispo sur internet

Pendant 30 ans, de 1969 à 1989, le journal mensuel Creem documenta la contre-culture américaine (et donc mondiale), en se foutant à la fois des convenances et du style officiel d’une profession qu’il allait contribuer à créer : la rock critic. Trois décennies après sa mort, le magazine renaît aujourd’hui sous la forme d’un documentaire taré, au prix de 5 dollars en consultation sur toutes les plateformes.
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Ecouterons-nous un disque plus chiant que celui de Bill Callahan en 2020 ?

Longtemps, la lo-fi américaine a servi de remparts contre toutes les atrocités de l’Oncle Sam (le punk rock sans nuances joué par des gosses de riche, la pop FM pour ados hémiplégiques, etc). Elle est désormais le cimetière d’un genre roulant sur la jante et incapable de se renouveler. Gratouiller une guitare au coin du feu en mixant Marcel Dadi et David Berman, est-ce encore un désir d’avenir ? Vous avez 40 minutes ; soit la durée du « Gold Record » de Bill Callahan.
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Robert Wyatt, sa vie son oeuvre résumés sur une compilation

“Tiens mais au fait, comment il va Robert Wyatt ? Est-il mort ?”. Une bonne nouvelle pour tous les fans de l’Anglais à la voix d’ange : plutôt que d’aller vérifier bêtement sur Wikipedia, jetez-vous sur “His greatest misses”, compilation publiée le 9 octobre chez Domino et traversant la carrière solo du génie aujourd’hui âgé de 75 ans.
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De la caméra au synthé modulaire, les explorations de Marc Caro

Marc Caro, né le 2 avril 1956, est un cinéaste et dessinateur français surtout connu pour ses œuvres de cinéma co-réalisées avec Jean-Pierre Jeunet. Les deux ont écrit et réalisé trois courts métrages ainsi que des longs métrages cultes comme Delicatessen et La Cité Des Enfants Perdus. Mais ce que peu de gens savent, c’est que Marc est aussi musicien, il a commencé en 1977 dans un groupe de punk bruitiste nommé Parazite avec lequel il fera la bande son du Bunker De La Dernière Rafale en 1981. Son retour au son avec MonoB & NoroE (+Closer²/UPR) est donc un événement rare dont nous avons pu discuter, en totale exclusivité pour Gonzaï.
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Benoît Heilbrunn : “La pauvreté visuelle du rock contraste avec son rôle culturel”

La langue des Rolling Stones est un peu à la musique populaire ce que le losange de Renault est à l’industrie automobile française : une icône. Mais peut-on considérer les formations de rock comme des marques ? A l’occasion du numéro spécial graphisme de Gonzaï, on a parlé des groupes « à logo » avec Benoît Heilbrunn. Ce professeur de marketing à l’ESCP Business School est notamment l’auteur du Que Sais-je, Le Logo. 
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