Avec son premier album de punk frustré, Règlement ne fait pas dans l’amiable

Plutôt que de tenter la pale copie française de Sleaford Mods dans des versions punk-rap miteuses à peine meilleures que des démos emo d’Eddy de Pretto, Pat (Frustration, Last Night) et Nicolas Delachapelle ont profité des confinements pour secouer des bonbonnes de gaz et le résultat se nomme Règlement avec un premier album à écouter comme un solde tout compte.  
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Pop Crimes braque la pop avec un 45 tours au talent criminel

Après un premier EP déjà très pop mais beaucoup plus rock’n’roll, paru fin 2019, Pop Crimes s’est enfermé durant toute l’année 2020 en studio pour pondre un disque encore plus court, mais d’une qualité éminemment supérieure. Un bon vieux 45 tours des familles aux allures de chef-d’œuvre qui devrait normalement tourner bien plus de 45 fois sur les platines cet été.
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Compilation « Foundations » : dire oui à Deewee

En cinq ans d’activité avec leur label Deewee, les frères Dewaele (plus connus sous le nom de Soulwax) ont prouvé qu’on pouvait être à la fois belge, mondialement reconnu et pourtant pas prêt à s’affaler sur le sofa de la fainéantise. La sortie au printemps dernier de la compilation « Foundations », répertoriant le meilleur des productions maison, agit de ce point de vue comme une excellente boisson énergétique.
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« Nevermind » a bientôt 30 ans, et c’est toujours une putain de claque

« Nevermind est le deuxième album studio du groupe américain de grunge Nirvana, sorti le 24 septembre 1991 par le label DGC Records. Kurt Cobain écrit et compose seul quasiment toutes les chansons de l’album et le groupe commence à enregistrer en… ». Mais ta gueule, Wikipédia. Plutôt que de vous copier-coller une histoire que vous connaissez tous à propos du disque de Nirvana, je vais vous en raconter une plus intéressante : la mienne.
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40 ans après, Sauveur Mallia revient pour ressusciter la Library music

Ils avaient tous des noms d’experts-comptables, mais tous venaient de l’espace. Pendant une dizaine d’années, ces Français, excellents musiciens de studio mais hélas pour eux dotés de physiques moins garnis que celui de Claude François, ont composé entre deux sessions des musiques de récréation qui deviendront sur le tard des perles de ce qu’on appelle aujourd’hui la « Library music ». Nouvelle illustration de cette folie instrumentale avec le volume Space Oddities de Born Bad consacré à l’un des meilleurs bibliothécaires du genre : Sauveur Mallia.
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The Sssound of Beeertrand Burgalat

Octobre 2000 : coincé entre le succès de la French touch, la mort programmée du trip hop et de l’électronica allemande et ce qui n’est pas encore la génération Nouvelle Star, un producteur en vogue décide à 37 ans de passer de l’autre côté du miroir avec un premier album mal compris à sa sortie, et qui a pourtant poussé une grande partie de ses auditeurs à fonder des groupes, écrire sur la musique ou, simplement, à rêver d’une musique française mutante évitant autant le lire-larmes en chant de canard que les couinades faussement expérimentales pour fils de joueurs de synthé Yamaha. Vingt ans plus tard, « The Sssound of Mmmusic » est réédité par Tricatel. Et c’est l’occasion pour Burgalat de nous raconter la genèse de cet album fondamental dans une interview presque aussi longue que la cyclade électronique dont il est ici question.
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Nicolas Ker, dernière étoile filante du rock français, est mort

Pour celles et ceux qui suivaient sa carrière depuis 15 ans, c’était l’homme aux mille vies, aux milles projets, aux mille résurrections toujours un peu les mêmes et pourtant, toujours nouvelles. Pour les autres, souvent les mêmes que les premiers, Nicolas Ker attendait depuis longtemps la mort au bout du couloir. Elle est finalement arrivée ce 17 mai, l’emportant avec elle, à l’âge de 51 ans. 
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Pas besoin de rappel, le troisième album de L’Effondras est un vaccin contre l’ennui

C’est l’histoire d’un album qui aurait dû sortir voilà deux ans mais qui, en raison d’un virus chinois donnant la 5G, a pris du retard au démarrage. Son nom : « Anabasis ». Le pitch : trois jeunes invoquant l’esprit d’un chef militaire de la Grèce antique (Xénophon) pour illustrer l’avancée d’une armée à l’intérieur d’un pays (anabase). Il se peut aussi que le troisième album de ces Lyonnais du nord n’ait rien à voir avec tout ça; mais il est en tout cas plus réussi que toute cette introduction. 
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Avec « Lustful Sacraments », Perturbator ressuscite Metropolis en version post-punk

Si Fritz Lang se repointait aujourd’hui, il se la péterait probablement pas mal : son film Metropolis, chef d’œuvre de 1927, a vachement bien vieilli. Un siècle plus tard, le 5e album de Perturbator (alias James Kent) semble même coller parfaitement à l’esthétique de cette dystopie SF. Pour ce qui est du son, le producteur en profite surtout pour se renouveler en piochant des influences du côté de The Cure, Joy Division et Depeche Mode.
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Victor Solf : l’heure après Her

Trop « indé » pour jouer dans la cour des gros, trop gros pour jouer dans la cour des « indé », coincé entre un passé qui s’agrippe (Her, dissout après la disparition de son binôme Simon) et un futur encore à dessiner, Victor Solf est cet équilibriste qui depuis 15 ans tente de donner vie à une certaine idée de la soul à la française, avec classe, retenue et refrains qu’on n’aurait pas honte de chanter seul chez soi. La sortie de son premier album, « Still. There’s Hope », est de ce point de vue une bonne manière de mettre les points sur le i, comme interview.
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Avec son deuxième album, pas d’échec pour Heimat

Soyons honnête : on n’a pas tout compris à ce que racontent les deux de Heimat sur leur nouvel album « Zwei », chanté dans presque toutes les langues sauf la leur – le français – mais on a quand même saisi l’essentiel : ce n’est pas le disque de l’été, et si c’est un jus vitaminé, les cendres de Nico ont dû tomber dedans. En résulte un noir son de cathédrale qui sonne par delà les chapelles.
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