Darkside, entre farce et attrape

Hormis pour le Général de Gaulle, Christophe et Michael Jordan, rares sont les retours gagnants. Dix ans après sa création, le duo de Darkside tente son va-tout avec « Spiral », un deuxième album gluant qui confirme que les longues pauses attisent autant la nostalgie des fans que la panne d’inspiration.  
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Avec son premier EP, Alexis Lumière fait un massage cardiaque aux années 80

C’est l’histoire d’un garçon fasciné-traumatisé par l’expérience cathodique du Club Dorothée sous LSD et des clips VHS et qui, arrivé dans la trentaine, décide de lâcher les guitares pour replonger son corps tout entier dans les mélodies synthétiques de son enfance. Une histoire générationnelle racontée par Alexis Lumière sur « Invitation », sa première sortie chez Cheptel Records.  
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Pour un Flirts, avec toi

Phil Spector avait ses Ronettes, Bobby O aura ses Flirts. Autrement dit : un girls band unique en son genre et prêt à marquer les années 80 au fer rouge à lèvres. Voici l’histoire d’un groupe qui n’existait pas autrement que dans la tête d’un Moroder américain et qui, sans qu’on puisse parler de féminisme avant l’heure, a durablement marqué l’industrie, de Bananarama à Madonna.
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Vanishing Twin revient avec un bon variant anglais : « Ookii Gekkou »

Jusqu’à la fin des années 2000, l’Angleterre fut pour beaucoup l’île de toutes les tentations; ce bout de terre d’où émanaient toutes les excentricités les plus enviables. Et ce jusqu’au jour où les Austin Min et les Libertines, sous le poids d’un pays vieillissant, parurent subitement terriblement ringards. Dix ans après ce virage ayant abouti au Brexit, la bande de Vanishing Twin continue de résister à la normalité avec l’annonce d’un nouvel album prévu pour le 15 octobre. Et son nom est déjà un indice sur le potentiel étrange de cette livraison.  
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Nadia Boulanger, coach next door

Elle a survécu à deux guerres mondiales, au nazisme, à la révolution pop des Beatles, accueilli les plus grands compositeurs dans son salon, refusé un certain Gershwin en tant qu’élève, et aurait même fricoté avec Stravinsky. Mais qui était vraiment Nadia Boulanger ? Ouvrez vos cahiers à la page “nouvelle star”, voici l’histoire méconnue de la professeure du XXe siècle.
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Pourquoi le nouveau clip de Biolay est un crime contre l’Humanité

Dans un contexte géopolitique compliqué, et alors que la fonte délirante du permafrost sibérien pourrait libérer des virus préhistoriques capables de terrasser l’Humanité comme dix Covid-19, le quinquagénaire huileux annonçait voilà quelques jours la sortie d’un clip en duo avec l’ancienne chanteuse de Thérapie Taxi. De quoi de permettre de perdre sérieusement dix minutes pour rappeler que si la notion du beau artistique reste difficile à décrire, il est en revanche bien plus facile de démolir un mur en briques molles. 
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Dans l’ombre de King Gizzard, The Murlocs poursuit sa cavalcade rocknrollesque

Quoi de neuf au pays des guitares ? En 2021, la question semble presque anachronique. Un groupe, pourtant, sonne la charge depuis Melbourne. Le nouvel album des Murlocs, emmené par deux des membres de King Gizzard & The Lizard Wizard, est peut-être la meilleure nouvelle de l’année pour celles et ceux qui refusent de décoller leurs doigts du grand livre en cuir qu’est ce bon vieux rock’n’roll.
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Avec son premier album de punk frustré, Règlement ne fait pas dans l’amiable

Plutôt que de tenter la pale copie française de Sleaford Mods dans des versions punk-rap miteuses à peine meilleures que des démos emo d’Eddy de Pretto, Pat (Frustration, Last Night) et Nicolas Delachapelle ont profité des confinements pour secouer des bonbonnes de gaz et le résultat se nomme Règlement avec un premier album à écouter comme un solde tout compte.  
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Compilation « Foundations » : dire oui à Deewee

En cinq ans d’activité avec leur label Deewee, les frères Dewaele (plus connus sous le nom de Soulwax) ont prouvé qu’on pouvait être à la fois belge, mondialement reconnu et pourtant pas prêt à s’affaler sur le sofa de la fainéantise. La sortie au printemps dernier de la compilation « Foundations », répertoriant le meilleur des productions maison, agit de ce point de vue comme une excellente boisson énergétique.
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Sonic Protest, un festival vraiment pas comme les autres

Si l’on vous dit festival, vous pensez têtes d’affiche similaires partout sur le territoire, queue interminable au stand boissons mais aussi gros silence depuis plus d’un an en raison de la Covid-19. Tout est est plus ou moins vrai, mais un village d’irréductibles Gaulois tentent depuis 2003 de démentir ce gros clichés grâce à une programmation de musiques (de) brutes tambourinées sans concessions. Alors que l’équipe du Sonic Protest a refusé de se coucher en 2021 et qu’une édition aura bien lieu (sauf fin du monde), on a été demandé des comptes aux deux têtes pensantes. 
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40 ans après, Sauveur Mallia revient pour ressusciter la Library music

Ils avaient tous des noms d’experts-comptables, mais tous venaient de l’espace. Pendant une dizaine d’années, ces Français, excellents musiciens de studio mais hélas pour eux dotés de physiques moins garnis que celui de Claude François, ont composé entre deux sessions des musiques de récréation qui deviendront sur le tard des perles de ce qu’on appelle aujourd’hui la « Library music ». Nouvelle illustration de cette folie instrumentale avec le volume Space Oddities de Born Bad consacré à l’un des meilleurs bibliothécaires du genre : Sauveur Mallia.
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The Sssound of Beeertrand Burgalat

Octobre 2000 : coincé entre le succès de la French touch, la mort programmée du trip hop et de l’électronica allemande et ce qui n’est pas encore la génération Nouvelle Star, un producteur en vogue décide à 37 ans de passer de l’autre côté du miroir avec un premier album mal compris à sa sortie, et qui a pourtant poussé une grande partie de ses auditeurs à fonder des groupes, écrire sur la musique ou, simplement, à rêver d’une musique française mutante évitant autant le lire-larmes en chant de canard que les couinades faussement expérimentales pour fils de joueurs de synthé Yamaha. Vingt ans plus tard, « The Sssound of Mmmusic » est réédité par Tricatel. Et c’est l’occasion pour Burgalat de nous raconter la genèse de cet album fondamental dans une interview presque aussi longue que la cyclade électronique dont il est ici question.
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Nicolas Ker, dernière étoile filante du rock français, est mort

Pour celles et ceux qui suivaient sa carrière depuis 15 ans, c’était l’homme aux mille vies, aux milles projets, aux mille résurrections toujours un peu les mêmes et pourtant, toujours nouvelles. Pour les autres, souvent les mêmes que les premiers, Nicolas Ker attendait depuis longtemps la mort au bout du couloir. Elle est finalement arrivée ce 17 mai, l’emportant avec elle, à l’âge de 51 ans. 
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Pas besoin de rappel, le troisième album de L’Effondras est un vaccin contre l’ennui

C’est l’histoire d’un album qui aurait dû sortir voilà deux ans mais qui, en raison d’un virus chinois donnant la 5G, a pris du retard au démarrage. Son nom : « Anabasis ». Le pitch : trois jeunes invoquant l’esprit d’un chef militaire de la Grèce antique (Xénophon) pour illustrer l’avancée d’une armée à l’intérieur d’un pays (anabase). Il se peut aussi que le troisième album de ces Lyonnais du nord n’ait rien à voir avec tout ça; mais il est en tout cas plus réussi que toute cette introduction. 
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Victor Solf : l’heure après Her

Trop « indé » pour jouer dans la cour des gros, trop gros pour jouer dans la cour des « indé », coincé entre un passé qui s’agrippe (Her, dissout après la disparition de son binôme Simon) et un futur encore à dessiner, Victor Solf est cet équilibriste qui depuis 15 ans tente de donner vie à une certaine idée de la soul à la française, avec classe, retenue et refrains qu’on n’aurait pas honte de chanter seul chez soi. La sortie de son premier album, « Still. There’s Hope », est de ce point de vue une bonne manière de mettre les points sur le i, comme interview.
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Avec son deuxième album, pas d’échec pour Heimat

Soyons honnête : on n’a pas tout compris à ce que racontent les deux de Heimat sur leur nouvel album « Zwei », chanté dans presque toutes les langues sauf la leur – le français – mais on a quand même saisi l’essentiel : ce n’est pas le disque de l’été, et si c’est un jus vitaminé, les cendres de Nico ont dû tomber dedans. En résulte un noir son de cathédrale qui sonne par delà les chapelles.
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C’est bien, c’est nouveau : Abraham Fogg

Souvent relégués en trois lignes au fin fond de top 10 d’artistes à suivre mais que personne n’écoutera, ils luttent pour se faire une place dans le cœur d’auditeurs qui croient avoir déjà tout entendu. Eux, ce sont les jeunes musiciens qui aimeraient bien foutre un coup de pied au cul à tous les ancêtres que tu as usé sur son compte Spotify même pas premium. Aujourd’hui Abraham Fogg, un duo basé entre Nantes et Los Angeles, et qui joue sur le décalage horreur.
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Dans les pas de Deleuze et Houellebecq, Mehdi Belhaj Kacem chante la philosophie électrique

Passer des salons aux studios, des écrits au chant, de la pensée à la parole, c’est une certaine tradition française. Gilles Deleuze s’y essayait voilà 50 ans sur Le voyageur avec Richard Pinhas, bientôt suivi par Maurice Dantec avec son groupe Artefact et plus récemment Alain Damasio avec Rone ou Palo Alto. C’est aujourd’hui Mehdi Belhaj Kacem, disciple de Badiou, qui s’y colle sur un EP 2 titres au texte blastant la société moderne, sa gouvernance et les choix technologiques poussant l’Homme au bord du précipice. Bienvenue dans quinze minutes de fureur.
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Après 25 ans dans l’ombre des autres, Gilb’R annonce son premier solo

Gilbert Cohen et les années 90, Gilbert Cohen produit les albums de Joakim et Zombie Zombie, Gilbert Cohen à la plage, Gilbert Cohen part en retraite à Amsterdam… si vous avez aimé les épisodes précédents de la série nommée Versatile, il y a de fortes chances pour vous aimiez son premier album solo, sous son nom de scène Gilb’R. Ca s’appelle « On danse comme des fous » et c’est le plus beau des pieds de nez aux tests PCR. 
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Peut-on encore dire du mal des disques en 2021 ?

« Pourquoi perdre autant de temps à écrire sur des disques jugés nuls quand il en sort toutes les semaines des merveilleux ? ». C’est l’une des questions qui revient régulièrement, en sourdine, quand il est question d’un exercice en péril : la critique musicale. Décomplexée, démocratisée avec l’arrivée d’internet, elle semble désormais noyée dans la société du commentaire au point qu’on est en droit de se demander ce qu’il restera bientôt de nos avis dans cette course effrénée à la positivité qui semble avoir contaminé ce qui reste de la presse musicale, de plus en plus frileuse à exprimer le moindre jugement, positif ou négatif.
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