Le beau bazar de You Said Strange

C’est l’histoire de quatre jeunes mecs blancs issus d’une ville française que personne n’arrive à placer sur la carte, c’est l’histoire d’un deuxième album qui ressemble à Giverny, en Normandie, et d’où sont issus les membres de You Said Strange, auteurs d’un « Thousand Shadows Vol. 1 » absolument impeccable dans sa volonté de réconcilier les guitares et ce qu’on appelait jadis le rock de salon.
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C’est bien, c’est nouveau : Foncedalle

Souvent relégués en trois lignes au fin fond de « top 10 d’artistes à suivre », , ils luttent contre 60 ans d’histoire pour se faire une place dans le cœur d’auditeurs qui n’ont plus le temps de rien écouter. Aujourd’hui, trois fumeurs de Canard WC qui semblent avoir trouvé le nom ultime pour destroyer l’annuaire 2021 des meilleurs noms de groupe.
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Parcels, du génie en morceaux

Un temps considérés comme de gentils Beach boys funk échoués sur une plage australienne avec des crocodiles en bermuda, les « fab 5 » constituant le groupe Parcels mettent aujourd’hui une claque à 2021 avec le sourire grâce à « Day/Night », un double album éclipsant toutes les autres productions en seulement 19 morceaux. De l’aurore au crépuscule, c’est aussi l’histoire d’un film où l’on croise un peu stupéfait Toto, Dire Straits, Nile Rodgers, Crosby Stills and Nash et les Daft Punk. Un scénario déjà lu en 2013 avec « Random Access Memories » et qui, presque 10 ans plus tard, donne autant à réfléchir qu’à écouter.
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Avec « Switched on Ra », Bitchin Bajas allume le gros pétard cosmique

« Space is the place », disait l’autre. L’autre en question, c’est le regretté Sun Ra, mort voilà presque 30 ans et à qui un trio de blancs becs rend aujourd’hui hommage avec une K7 fumante qu’on aurait aimé pouvoir enfoncer dans un autoradio intergalactique du côté de Saturne, précisément là où « Switched on Ra » semble en orbite infinie.
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ANNA revient avec du Lennon low-fi, ça s’appelle « Loud Love »

ANNA, à ne surtout pas confondre avec En Attendant Ana, donne de ses nouvelles avant la sortie de son quatrième album en novembre. Au programme, un premier single qui ne révolutionne pas la pop mais retourne s’abreuver à la source, à la fontaine Beatles. On pense aussi pas mal à Broadcast pour le coté tripatouillage DIY, et c’est un excellent aperçu avant l’album « Guilt » prévu chez Howlin Banana
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Marie Davidson : « En tant qu’artiste, on devient des produits marketing »

Avec son Renegade Breakdown, la Canadienne Marie Davidson (également moitié du groupe Essaie Pas) a signé l’un des disques les plus couillus de 2020, loin des disques utilisant le féminisme comme cache-misère ou simple argument marketing. Alors qu’elle foule enfin les terres européennes pour une série de dates dans le monde d’après, ça valait au moins une entrevue téléphonique avec celle qui refuse les diktats du monde de la nuit, de l’industrie macho et du bon goût imposé. Un peu comme si LCD Soundsystem et Mylène Farmer avaient tenté d’accoucher d’un disque sur la banquette poisseuse d’un club en train de fermer. Allô Marie, comment ça va dans ta cabane au Canada ?
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« Veus » de Marc Melià, ou l’inévitable piège du deuxième album

Sur le papier, le nouvel album de l’hispano-belge le plus perché de l’Europe sponsorisé par Airbus avait tout pour atteindre les belles hauteurs : un premier essai sublime voilà 4 ans avec le très pur « Music for Prophet », un succès critique et médiatique pour une fois pas surestimé et puis, ce qui ne gâche rien, un musicien seul derrière ses claviers et d’une sympathie extraordinaire. C’était sans compter sur le chemin de croix qui attend parfois l’attente après un premier album trop réussi.
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Avec « Le dernier album », Mendelson le glas

Quiconque a vu les Twin Towers tomber en septembre 2001 peut témoigner de la beauté morbide du suicide en direct et du besoin de repasser en boucle la séquence pour mesurer l’instant où tout bascule, entre vie et mort. Vingt ans plus tard, et à sa manière, Pascal Bouaziz s’encastre à son tour dans le néant grâce au « Dernier album », ultime message radio de son projet Mendelson avant l’autodestruction.
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Hey Connan Mockasin, mais qu’est-ce que tu fous ?

En dix ans de carrière, le Néo-zélandais aura parfaitement raté tout ce que son voisin Kevin Parker a vulgairement réussi. Alors que le deuxième volet de son projet Jassbusters est annoncé pour novembre, tentons de comprendre comment cet esprit libre a réussi à griller toutes les cartes entre ses mains en alternant suicide artistique, disparitions et transformations ponctuelles en Connan le Barbant.
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Une journée chez le label InFiné

C’est quoi être un label indépendant en 2021 ? Comment ça marche, à quoi ressemblent les journées, comment on survit pendant dans le monde d’après ? On est parti poser toutes ces questions à l’équipe d’InFiné, le label inclassable qui fête ses 15 ans cette année et à qui l’on doit un line-up si bordelico-cool qu’on y croise aussi bien Rone que Francesco Tristano, Gaspar Claus, Sabrina Bellaouel, ou Léonie Pernet. Electronique, in fine ? Non, juste résistant à sa manière. C’est parti pour 7 minutes de mode d’emploi.
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Les mecs de New Vogue se foutent de la gueule de Kraftwerk dans un clip très synth-punk

Après 4 ans de silence, et au gré des crises industrielles vécues par le merveilleux monde de la musique, Casbah Records revient en farce avec une nouvelle sortie toute droite venue du Canada. Ca s’appelle New Vogue, et le groupe réussit notamment l’exploit d’associer deux mots sur-utilisés dans le jargon tout en sonnant frais comme un hiver à Vancouver. 
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Guy Maddin : des collages imminents

Comment faire carrière dans le cinéma expérimental, gagner un Emmy Award puis, à 65 ans, débuter une carrière dans le collage ? Reconversion absurde, mode d’emploi avec Guy Maddin, actuellement à l’honneur à la Film Gallery avec la première exposition consacrée à ses « découpés-collés » qui prouvent qu’il n’y a pas d’âge pour retomber dans les pots à crayons de l’école des couleurs primaires.
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Yan Wagner, et la chanson

« Si j’avais vraiment voulu être une star, je me serais peut-être créer un personnage ». Ca, c’est Yan Wagner, 38 ans, quand on lui demande pourquoi il ne remplit pas encore les stades de France alors que ses chansons sont au niveau de celui qui l’a lancé, Etienne Daho. Qu’importe : toujours chic et choc, celui passé par à peu près toutes les couleurs du spectre musical assoit sa vision de la musique pop avec « Couleur chaos », un troisième album clairement à part dans le panorama monochrome de la chanson dite française.
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On t’aime bien Gaspar Claus, et on comprend presque tout ce que tu fais

En titrant en 2018 « Gaspar Claus on t’aime bien, mais on comprend rien à ce que tu fais » pour un portrait qui lui était consacré, Télérama mettait le doigt sur une vérité obscure : depuis la fin des années 2000, on a tous entendu parler de ce violoncelliste souhaitant casser les chapelles avec son gros instrument, mais quant à savoir pour quel album c’était, et avec qui, c’est une autre paire de coton-tige. Trois ans plus tard, le taiseux sort enfin de l’ombre avec son premier « vrai » album solo, « Tancade » ; soit 11 titres insulaires qui mettent enfin les points sur les îles.
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Le disque de Baptiste W. Hamon et Julien Barbagallo est-il le pire truc indé qu’on écoutera en 2021 ?

Certains albums auraient mieux fait de ne jamais exister. C’est le cas du « Barbaghamon » de Baptiste W. Hamon et Julien Barbagallo (« batteur de Tame Impala », semble insister la bio), soit 26 minutes de supplice équivalent à celui de la goutte d’eau avec Georges Brassens dans le rôle du tortionnaire.
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Dans l’ombre de Soulwax, Asa Moto fait des roues arrière

Dans un monde parallèle sans distanciation physique ni chemises repassées, deux gus littéralement vomis par un tube cathodique de télé des années 90 ont cambriolé le dessing des héros de Dumb & Dumber pour créer des mixs étranges dans la cave en appuyant de façon aléatoire sur les boutons clignotants des synthés. Figurez-vous que ce monde existe et qu’il suffit de traverser la frontière pour écouter le boulot du duo Asa Moto, auteur d’un nouvel EP chez Deewee, le label gantois de Soulwax.
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Donald Pierre, aka Dondolo, revient pour faire taire Eddy de Pretto

Les plus vieux d’entre vous, celles et ceux sachant encore lire autre chose que des descriptifs de vidéos TikTok, se souviennent de lui comme du leader d’Aline. D’autres, encore moins jeunes, ont peut-être aimé les démos de Young Michelin, son autre projet new-wave menacé par l’équipementier sacrément gonflé. Quant aux dinosaures époque Myspace, ils ont peut-être créer des enfants sur les mélodies de Dondolo, son premier projet. Que tous ces gens se donnent la main : le schizophrénique Romain Guerret remet une pièce dans le flipper sous l’identité Donald Pierre.
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Razen, avant-garde pas rasoir

Sur la longue route des groupes expérimentaux et inconnus, tout au fond à droite après le rond point John Zorn, on trouve Razen, groupe venu d’ailleurs (de Belgique?) et signé chez Hands In The Dark pour un deuxième album intitulé « Blue Rot ». Premier extrait à écouter ci-dessous, merci d’enlever les cotons tiges enfoncés au fond du cerveau.
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Searching for Michel Colombier

Dans la famille des compositeurs-arrangeurs français, il occupe un fauteuil à part, laissé inoccupé depuis sa mort précoce en 2004, loin de chez lui, en terres hollywoodiennes. Avant cela, il aura été à la hauteur de son nom : ce Michel a œuvré pour pas mal de drôles d’oiseaux. Pierre Henry, Serge Gainsbourg, Prince, Polnareff ou encore Madonna sont tous passés dans son atelier, et c’est avec ce romantisme si typiquement français que Michel Colombier aura fini par devenir ce maitre-cordonnier français sans égal, à côté duquel les vies d’Alain Goraguer ou Jean-Claude Vannier deviennent subitement plates comme de l’Evian. Dix-sept ans après son dernier décollage, scrutons l’horizon pour retrouver son ombre mal chaussée. 
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