Palo Alto promet l’abécédaire du bizarre sur un disque hommage à Gilles Deleuze

A eux trois, ils doivent surement cumuler 500 points de QI : eux, ce sont Jacques Barbéri, Laurent Pernice et Philippe Perreaudin, membres anormaliens du groupe Palo Alto qui fêtera en 2020 ses 30 ans d’existence avec “Difference and Repetition”, album concept où il sera autant question du philosophe mort en 1995 que de Soft Machine. Et comme on dit dans les jeux télévisés, ces expérimentateurs de l’extrême ne sont pas venus les mains vides.
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Pourquoi la réédition de “New York” tue Lou Reed une seconde fois

L’avantage avec les artistes morts, c’est qu’ils n’ont plus leur mot à dire sur les projets de réédition ressemblant à des excavations sans gêne. Après Prince et Bowie, pour qui on devrait bientôt apprendre qu’un coffret collector de 45 vinyles bruités à la bouche par le Thin White Duke himself est « sur le feu », c’est au tour de Lou Reed de faire les frais d’un relifting post-mortem avec la publication imminente de « New York » en version deluxe. Outre le fait que l’emmerdeur new-yorkais était déjà cliniquement mort avant son décès, l’écoute de l’objet donne envie d’enterrer à ses côtés les responsables de cette merdique machine music.
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Charlotte Leclerc, madame bricolage de la musique synthétique

“Un pied sur le dancefloor, l’autre dans la poubelle”. Depuis 3 ans et six sorties, Stéphane Bodin et François Marché (Bosco, Blackmail) s’évertuent avec une précision maniaque à rendre crédible le slogan de leur propre label, Delodio. Après l’exhumation réussie des musiques minitel de Patrick Michaud, le duo s’attaque cette fois aux démos de minuit de Charlotte Leclerc. Ca s’appelle “Bingo”, et ça peut rapporter gros. 
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Ecouterons-nous un disque plus chiant que celui de Bill Callahan en 2020 ?

Longtemps, la lo-fi américaine a servi de remparts contre toutes les atrocités de l’Oncle Sam (le punk rock sans nuances joué par des gosses de riche, la pop FM pour ados hémiplégiques, etc). Elle est désormais le cimetière d’un genre roulant sur la jante et incapable de se renouveler. Gratouiller une guitare au coin du feu en mixant Marcel Dadi et David Berman, est-ce encore un désir d’avenir ? Vous avez 40 minutes ; soit la durée du « Gold Record » de Bill Callahan.
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Comme un air de palmier synthétique avec Josiah Steinbrick

Si le paradis était réservé aux intrépides, les têtes pensantes de chez Hands In The Dark obtiendraient certainement un gros coupe-file. Encore une fois, la preuve par l’exemple avec le nouvel album de Josiah Steinbrick, “Liquid / Devotion & Tongue Street Blue”, ode au synthétique américain période Miami Vice, mais strictement réservé aux énarques. 
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Les disques oubliés : « Lunar Cruise » de Midori Takada (1990)

Ils sont éternels, mais chaque face ne dure que 23 minutes au maximum. Voilà pourquoi certains de ces disques intemporels nécessitent parfois qu’on les retourne pour reprendre l’histoire au début. Aujourd’hui, le deuxième album d’une Japonaise esthète ; tellement à cheval entre tous les genres que « Lunar Cruise » est une course hippique à lui tout seul. Il fête ses 30 ans en 2020.
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Quand soudain, Crack Cloud

Existe-t-il, en 2020, quelque chose de plus ridicule qu’un groupe de mecs réunis dans une même pièce avec le secret espoir de réanimer le rock comme on ferait revenir les esprits lors d’une séance de spiritisme ? A cette épineuse question, les membres excités de Crack Cloud répondent avec un premier album où toutes les étiquettes musicales disparaissent dès le premier lavage. Bienvenue dans « Pain Olympics », un challenge en huit épreuves où le Canada aurait raflé toutes les médailles.
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Bernardino Femminielli : exile on french streets

Depuis 10 ans, il chante des comptines perverses et sexuelles sur des rythmes tantôt funèbres, tantôt disco, avec un talent tel qu’on croit parfois qu’il est le fils adoptif de Gainsbourg et Moroder. Mais n’en déplaise à Biolay et tous les faux héritiers, Bernardino Femminielli n’est même pas français; il est canadien. Au prix d’une course poursuite avec des fantômes et des banquiers, il a finalement quitté sa cabane de Montréal pour s’installer à Paris et poser les bases de “Exile”, un disque où le crooner apatride étale tout son talent avec cette belle langue baveuse dissimulée sous une grosse moustache.
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Space Dukes, pour nostalgiques du Tame Impala grande époque

En mai 2010, Kevin Parker touchait le ciel du bout des doigts dès son premier album, “Innerspeaker”, pour mieux se compromettre par la suite sur autant de disques incapables de reproduire le même effet. Dix ans plus tard, alors que l’Australien a définitivement retourné sa veste, un groupe parisien semble avoir retrouvé le ticket du pressing et livre avec un premier EP de psychédélique gazeux.
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C’est bien, c’est nouveau : Human Teorema

Souvent relégués au fond de top 10 d’artistes à suivre parrainés par des marques de jeans mal coupés, ils luttent contre 60 ans d’histoire pour se faire une place dans le cœur d’auditeurs qui croient avoir tout entendu. Eux, ce sont les musiciens du « monde d’après ». Aujourd’hui, des Franciliens biberonnés au rock allemand et un nom à peine plus sexy que Derrick faisant sa gym en petite tenue sur Instagram. Mais le nouvel EP du groupe vaut toutes les morning routine d’influenceuses.
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“La battue” des Marquises est un remède contre toutes les conneries pop faussement joyeuses

Le monde se divise en deux catégories : ceux qui écoutent des niaiseries youtubées comme celles servies par le duo d’instragrameurs de The Pirouettes, et ceux qui ne parviennent à ressentir le poids du bonheur qu’en écoutant des musiques sombres avec un petit nuage noir au dessus de la platine. Le nouvel effort des Marquises, “La Battue”, est évidemment à classer dans la seconde catégorie et le clip du titre éponyme, à découvrir ici en exclu, un beau mouchoir dans lequel empaqueter tous vos chagrins.
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Rodolphe Burger, précis sur les Environs

Maintenant que Christophe et Bashung jouent au flipper au paradis, quel corps encore chaud pour faire rouler les mots correctement, en français dans le texte ? Certains diront Hubert-Felix Thiefaine (moui), d’autres Arno (il est excusé par le médecin) ; peu répondront Rodolphe Burger, oublié qu’il est dans sa vallée du grand est. A 62 ans, il vient de publier un nouvel album, un peu d’ici, un peu d’ailleurs. Bienvenue dans les « Environs ».
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Quand Crammed Discs rencontre Tricatel

A gauche, Crammed Discs, label belge qui vient de fêter ses 40 ans. A droite, la maison Tricatel avec 25 ans d’expérience. Leur point commun ? Des patrons-musiciens (Marc Hollander, Bertrand Burgalat) qui se connaissent bien et qu’on a réuni autour d’un Skype pour une longue discussion à l’occasion de la sortie du nouveau disque d’Aksak Maboul.
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