Le ‘’Corpse Flower’’ de Mike Patton et Jean-Claude Vannier est-il un cargo culte ?

C’est l’un des disques les plus étonnants de la rentrée, l’alliance d’un brailleur américain adulé par les demi-sourds et d’un confectionneur français naviguant sous les radars depuis 3 décennies. Avec ces deux là, on pouvait s’attendre au pire et pourtant, « Corpse Flower » recèle quelques surprises dont la plus grande : la petite Melody Nelson a bien grandi et elle chante désormais comme un camionneur.
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Les disques de la rentrée, des plus atroces aux moins pires

C’est comme un film d’horreur : une boite aux lettres vomissant des dizaines et des dizaines de plis postaux contenant des disques médiocres accompagnés de bio pas plus originales. Et quand ils ne sont pas physiques, ces albums arrivent par liens dématérialisés pour vous hanter grâce à une absence complète d’ambition d’artistique. En trois mots : c’est la rentrée. Plutôt que s’user la santé à les dépeindre un à un, nous les avons regroupé sur un terrain dégagé pour les abattre, un à un.
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Le nouveau M83 sonne comme un vieux CD-ROM pourri de Michael Oldfield

Vous vous souvenez de Michael Oldfield, l’homme capable de jouer de 20 instruments sans jamais réussir à aligner deux chansons correctes ? Quarante-six ans après le fameux Tubular Bells du premier, Anthony Gonzalez semble marcher sur le même chemin avec « Digital Shades, Volume 1I » (DSVII pour les intimes), un recueil d’instrumentaux 80’s comme on en trouvait à l’époque dans les pires magazines informatiques. Mais contrairement aux CDs freeware qui permettaient aux musiciens ratés de se rêver Jean-Michel Jarre grâce à des sons gratos, la pénitence de M83 s’annonce longue et un peu chère.
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Bruit Noir déterre Romy Schneider pour le clip le moins festif de la rentrée

“Personne ne devrait être aussi malheureuse que Romy Schneider”. Ca, c’est Pascal Bouaziz sur le titre éponyme extrait de “II/III”, dernier album en date sorti cette année. Pas sûr que cela égaye votre morning routine ni ramène Alain Delon dans le droit chemin, mais c’est encore la preuve que le duo composé avec Jean-Michel Pirès a trouvé le parfait interstice où s’insérer, quelque part entre Rihanna et Jean-Luc le Ténia. Mention spéciale aux frais de production du clip qui, comme les autres, a dû couter environ 20 €. 
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« Iris » de Justice, un impressionnant huis clos au salon luminaire de chez IKEA

Musique live et cinéma font mauvais ménage, les bons exemples se comptent sur les doigts d’une main de Django ; le Live à Pompéi de Pink Floyd étant dans le genre le mètre étalon ayant inspiré des dizaines de copies ratées sur quatre décennies. C’est pourquoi l’annonce de la sortie du space opera de Justice avait sur le papier toutes les raisons d’exciter les fans – en vrac – des Daft Punk, de Kubrick et du duo Xavier/Gaspard. Hélas, après visionnage, Iris fait surtout très mal aux yeux.
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Interviewer Arno, c’est toujours un gros bazar

Dans la catégorie « bon client en promo », je voudrais l’oncle belge. De retour avec « Santeboutique », nouvel album de rock différent tout en étant toujours un peu pareil – et ce n’est pas une critique – Arno semble à 70 ans toujours aussi à côté, à part, bref : lui-même. Les jambes d’Eddy Merckx, Donald Trump et les fachos belges, le blues ou encore le déclin de l’Europe ; voici l’interview antipromo qui nous évitera les phrases toutes faites façon « ce nouvel album je l’aime comme si c’était mon enfant ». Et putain putain, qu’est-ce que ça fait du bien.
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Les 11 ans du Binic Folk Blues Festival expliqués par le patron

Au rythme où vont le réchauffement climatique et le refroidissement cérébral des financiers (voir la débâcle du Woodstock 50 en 2019), pas sûr que les festivals d’été continuent d’avoir lieu en.. été. Rien de tout ça chez les Bretons du Binic Festival, un ilot d’irréductibles passionnés guidés par Ludo, résistant depuis 2008 aux sirènes du commercial comme à la modernité technologique (il pilote tout depuis son smartphone) ou aux canicules. Après deux mois à se courir après, et après maintes annulations (du fait de votre serviteur), il a néanmoins pris le temps de taper sur son clavier pour expliquer la onzième edition fin juillet avec – notamment – Sleaford Mods, Beechwood ou encore Cannibale.
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Personne n’est plus underground que Gilles Dor

L’avenir de la musique est-il dans la perfection ? Dans des chansons carrées distribuées par pack de six comme des bières tièdes dans le supermarché Spotify ? Pas chez Gilles Dor. Parisien reclus dans des montages photoshopo-protoolien, il souffle sur l’industrie en surchauffe comme un ventilateur, et avec les moyens du bord, des tubes tels Le plastique, tube DYI qui ridiculise d’emblée toutes les starlettes sans le sou de l’indie. Ne rigolez pas, ce “chanteur de combats et de poésie” est peut-être le futur héros de la “low-cost music”. Et au moins, lui ne cherche pas les claviers MIDI à quatorze heures.
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Stereo Total : « on déteste la perfection »

On a commencé par l’écouter d’une oreille inattentive et puis peu à peu, il est rentré dans l’oreille : le 14ième de Stereo Total est une sucrerie parfaite qui ne fait pas mal aux dents. Son nom, « Ah ! Quel Cinéma » dit tout de cette carrière tarantinienne où tout se mélange un peu, à l’envers et à l’endroit, depuis 24 ans déjà. Et même si tout est clair dans ce brouillard franco-berlinois, on a quand même pris le temps de causer avec Brezel Göring pour mieux comprendre ce bordel yeah yeah.
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Teknomom, I like to fuck

Après plus de cinq ans de suractivité, le label du Turc Mécanique continue de miner le terrain de guerre avec une 42ième sortie en forme de dystopie rythmique : « Mangé en chine », deuxième album des franco-martiens de Teknomom, est une longue plage au croisement entre un livre d’Alain Damasio et un troisième volet non écrit de Blade Runner. La preuve avec La nuit, nouvel extrait phobique et dansant à découvrir dès maintenant.
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Mathilde Fernandez, Jeanne d’Arc de la goth-pop

Avec seulement 2 EP’s au compteur, cette exilée discale (elle vit à Bruxelles) est parvenue à concilier tous les amours impossibles : Mylène Farmer et Marilyn Manson, le chic et le choc, le rouge à lèvre couleur sang et une passion dévorante pour la première popstar de l’histoire française, Jeanne d’Arc. Récemment signée sur le label de Scratch Massive, cette velle anomalie dans la marge veut conquérir le monde. Portrait.
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Quand Thierry Ardisson interviewait Yves Adrien

Bien avant d’être accusé de faire des émissions « putassières », il fut une époque où l’homme en noir préférait poser des questions à un extraterrestre plutôt qu’aux terriens. Quelques mois après la sortie de 2001 une apocalypse rock, Ardisson accueille le plus beau trou noir de la rock critic sur le plateau de Rive droite / Rive gauche et les 17 minutes qui suivent constitue l’une des rares apparitions du fantôme Adrien.
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Thee Oh Sees réveille Miles Davis sur une chaise électrique grâce à un single de 21 minutes

On a arrêté de compter après l’écriture de ce papier revisitant la discographie pléthorique de John Dwyer, mais toujours est-il qu’un nouvel DOUBLE album de Thee Oh Sees sortira le 14 aout prochain chez Castle Face. Et quoi de mieux qu’un premier single sept fois plus long que les normes pour mettre tout le monde dans l’ambiance ?
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Votez qualité, votez Rottier

Titre après titre, et avec autant de moyens qu’un Péruvien tentant de conquérir les charts avec sa pop équitable, Guillaume Rottier livre ça et là une espèce de pop mutante complètement bricolée et pourtant foutrement, honnêtement addictive. Encore une preuve avec Troubled Mind, nouveau single qui ridiculise, au hasard, toutes les productions récentes d’Alex Cameron.
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