Personne n’est plus underground que Gilles d’Or

L’avenir de la musique est-il dans la perfection ? Dans des chansons carrées distribuées par pack de six comme des bières tièdes dans le supermarché Spotify ? Pas chez Gilles d’Or. Parisien reclus dans des montages photoshopo-protoolien, il souffle sur l’industrie en surchauffe comme un ventilateur, et avec les moyens du bord, des tubes tels Le plastique, tube DYI qui ridiculise d’emblée toutes les starlettes sans le sou de l’indie. Ne rigolez pas, ce “chanteur de combats et de poésie” est peut-être le futur héros de la “low-cost music”. Et au moins, lui ne cherche pas les claviers MIDI à quatorze heures.
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Stereo Total : « on déteste la perfection »

On a commencé par l’écouter d’une oreille inattentive et puis peu à peu, il est rentré dans l’oreille : le 14ième de Stereo Total est une sucrerie parfaite qui ne fait pas mal aux dents. Son nom, « Ah ! Quel Cinéma » dit tout de cette carrière tarantinienne où tout se mélange un peu, à l’envers et à l’endroit, depuis 24 ans déjà. Et même si tout est clair dans ce brouillard franco-berlinois, on a quand même pris le temps de causer avec Brezel Göring pour mieux comprendre ce bordel yeah yeah.
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Teknomom, I like to fuck

Après plus de cinq ans de suractivité, le label du Turc Mécanique continue de miner le terrain de guerre avec une 42ième sortie en forme de dystopie rythmique : « Mangé en chine », deuxième album des franco-martiens de Teknomom, est une longue plage au croisement entre un livre d’Alain Damasio et un troisième volet non écrit de Blade Runner. La preuve avec La nuit, nouvel extrait phobique et dansant à découvrir dès maintenant.
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Mathilde Fernandez, Jeanne d’Arc de la goth-pop

Avec seulement 2 EP’s au compteur, cette exilée discale (elle vit à Bruxelles) est parvenue à concilier tous les amours impossibles : Mylène Farmer et Marilyn Manson, le chic et le choc, le rouge à lèvre couleur sang et une passion dévorante pour la première popstar de l’histoire française, Jeanne d’Arc. Récemment signée sur le label de Scratch Massive, cette velle anomalie dans la marge veut conquérir le monde. Portrait.
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Quand Thierry Ardisson interviewait Yves Adrien

Bien avant d’être accusé de faire des émissions « putassières », il fut une époque où l’homme en noir préférait poser des questions à un extraterrestre plutôt qu’aux terriens. Quelques mois après la sortie de 2001 une apocalypse rock, Ardisson accueille le plus beau trou noir de la rock critic sur le plateau de Rive droite / Rive gauche et les 17 minutes qui suivent constitue l’une des rares apparitions du fantôme Adrien.
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Thee Oh Sees réveille Miles Davis sur une chaise électrique grâce à un single de 21 minutes

On a arrêté de compter après l’écriture de ce papier revisitant la discographie pléthorique de John Dwyer, mais toujours est-il qu’un nouvel DOUBLE album de Thee Oh Sees sortira le 14 aout prochain chez Castle Face. Et quoi de mieux qu’un premier single sept fois plus long que les normes pour mettre tout le monde dans l’ambiance ?
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Votez qualité, votez Rottier

Titre après titre, et avec autant de moyens qu’un Péruvien tentant de conquérir les charts avec sa pop équitable, Guillaume Rottier livre ça et là une espèce de pop mutante complètement bricolée et pourtant foutrement, honnêtement addictive. Encore une preuve avec Troubled Mind, nouveau single qui ridiculise, au hasard, toutes les productions récentes d’Alex Cameron.
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La belle musique contemporaine n’est pas morte, il y a Papivores

Toujours à la pointe sur le bel invendable, le label Hands In The Dark a sorti sa plus belle loupe pour choper Papivores, nouveau projet d’Agathe Max et de Tom Relleen (Tomaga, The Oscillation) annoncent Papivores. Un premier morceau de 13 minutes et 47 secondes est dés à présent en écoute, en attendant que vous ayez bouffer toutes les feuilles de la photocopieuse.
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« L’arbre à cames », troisième album toxique du Réveil des Tropiques

Sans faire de bruit, le super-groupe composé de membres de Oiseaux-Tempête, Casse Gueule, Ulan Bator ou encore Trésors livre depuis 2012 une guerre sainte au pays des musiques instrumentales. Leur troisième album, le premier sur le jeune label Flat Moon, signe l’heure d’une radicalité implacable, sans paroles, mais avec, comme l’indique le titre, beaucoup de drogues.
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Encore une réédition chez Born Bad ? CHA CHA suffit

Histoire de sonner la récréation entre deux albums originaux de rockeurs ingérables – on pense fortement au Villejuif Underground et à Bryan’s Magic Tears – le gardien de but ambulant Jean-Baptiste Guillot semble avoir profité de la mi-temps pour récupérer les vieux disques français de Cha-Cha, un supposé sous-genre musical qui, soixante ans après, révèle tout de même quelques surprises.
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Bureau B a marché dans le kraut et ça lui a porté chance

Loin des fêtes bavaroises où l’on joue Scorpions avec deux grammes de bière dans le sang, le label Bureau B souffle depuis dix ans déjà le véritable vent du changement : on lui doit les rééditions de Cluster, Conrad Schnitzler et autres anciens combattants du rock métronomique, mais aussi la naissance d’une nouvelle scène krautrock avec de jeunes musiciens inconnus au bataillon, et pourtant tous wunderbar. Enquête à Hambourg menée, pour le bien du Gonzaï n°29 dédié au krautrock.
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Quelqu’un pourra-t-il faire fermer sa gueule aux Flaming Lips ?

Depuis presque 40 ans, Wayne Coyne aboie dans le désert des inepties premier degré tellement dingues qu’on a du mal à comprendre que tant de fans parviennent à gober sans pouffer ces métastases de bonheur saoulant. De ce point de vue, le quinzième album « King’s Mouth « prévu pour le 19 juillet confirme tout le mal qu’on pensait de ce groupe trop bien pour être honnête.
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Silencieusement, David Carretta continue

Dix ans de silence, quand vous êtes catalogué dans la section « musique électronique », cela sonne comme le début d’enterrement. A la place de David Carretta, un nom qui vous évoque de loin les années 90 et les débuts de David Guetta, vous aussi, vous auriez tout plaqué pour partir vivre au fond de l’Ariège et élever des moutons électriques. C’est ce qu’il a fait. Puis il est revenu, après dix ans de silence, pour livrer « Nuit Panic », cinquième album où les ombres de Martin Gore, Gary Numan et Moroder planent froidement sur un disque qui emprunte aux années 80 les plus basses températures du thermomètre.
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Rupert Murdoch, le géant de papier

Il détient 800 entreprises, possède 46 journaux, 30 magazines, un réseau de télévision par satellite, la 20th Century Fox, assez d’ennemis pour les sept prochaines générations et un nom de méchant taillé pour les comics. Mais qui est vraiment ce magnat de la presse assez fort pour éclipser tous les autres ? Récit d’une époque où l’on pouvait partir de rien et monter un empire fait de voyelles et de consonnes.
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« Comme du Tame Impala en fichiers MIDI » : les ombres californiennes de Scott Gilmore

Que ce serait-il passé si Kevin Parker, au lieu de retourner sa veste pour y découvrir une version aseptisée de Los Angeles avec Rihanna en fourrure synthétique, avait emprunté la voix analogique et moins glorieuse des cireurs de circuits imprimés ? Peut-être ça : « Two Roomed Motel », deuxième album de Scott Gilmore récemment paru chez Crammed Discs.
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