Hellfest 2022 : portraits de festivaliers

Plus de mille jours que les métalleux étaient privés du seul moment de l’année où ils se sentent à peu près normaux.  Pour marquer le coup et rentrer dans leurs frais, les organisateurs du Hellfest leur avaient concocté un programme dantesque : deux festivals pour 7 jours au total d’une orgie de gros son servi par 360 groupes, avec en point d’orgue la première de Metallica au pays du Muscadet. Autant dire que ni la putain de canicule annoncée ni le fameux shitstorm électoral en gestation n’allaient ruiner la fête. Surtout pas la tienne, parce que tu aimes au moins autant raconter le plus grand rassemblement français dédié aux musiques extrêmes qu’aller t’y faire poncer les tympans. Et raconter le Hellfest, c’est aussi rencontrer sa faune et ses visages. 
Lire l'Article
Lire l'Article

Non, le Top 50 des années 80 n’était pas qu’un ramassis de sous-doués

Si amour, gloire et beauté sont trois mots qui font rêver, Top 50, NRJ et années 80 ont plutôt tendance à faire saigner les oreilles. Il serait pourtant dommage de snober cette époque qui brassait d’anciens espoirs Novö, des artistes conceptuels et des cinéastes qui inspirèrent nombre de chansons pop bien intentionnées et parfois réussies. Et tant pis si beaucoup d’entre elles, sont disséminées dans d’affreuses compilations flanquées d’un Rubik’s Cube.
Lire l'Article
Lire l'Article

Quand Sébastien Tellier avait la classe « politics »

« Notre route est droite, mais la pente est forte. » Quand Jean-Pierre Raffarin sort cette célèbre allégorie routière en 2002, il est loin de se douter qu’un barbu qui n’a sûrement jamais voté de sa vie s’apprête à mettre sa punchline en musique. Avec son deuxième album Politics, Sébastien Tellier sort dès 2004 de la dèche grâce à un tube qui fera le tour de la planète (« La Ritournelle ») et devient une icône mariachi ridiculisant Chirac et tous les élus en costume. Voici l’incroyable vérité sur ce disque qu’aucun sondeur n’avait vraiment vu venir.
Lire l'Article
Lire l'Article

Reportage : au festival du synthés modulaires de Diskoutal

Tous les ans, l’île d’Ouessant accueille Diskoutal, un rassemblement de cinglés de synthés modulaires loin, très loin, de l’esprit des festivals traditionnels. En avril se tenait la troisième édition, avec notamment Yann Tiersen, S 8 J F O U ou encore Marc Caro (Hypnoise). On y a passé une journée complète, avec les organisateurs et les musiciens, à la recherche de vraies interactions man-machine.
Lire l'Article
Lire l'Article

De Beak à la pop cynique : la story Anika

De passage à Paris, la chanteuse Anika s’est posée quelque part dans une salle du FGO Barbara pour évoquer ses débuts dans la musique, pourquoi elle volait la guitare de son frère, sa rencontre improbable avec Geoff Barrow (Portishead, Beak), son premier « anti-album », son premier vrai disque solo « Change » sorti en 2021 et pourquoi il y aura (peut-être) des trampolines sur scène lors de ses prochains concerts. Une vidéo à l’image d’une carrière plus radicale que prévu, et à voir en noir et blanc.
Lire l'Article
Lire l'Article

Vangelis, un agent très spatial 

Il possèdait une enveloppe terrestre lourde et imposante. Mais de son cerveau émergeait une musique planante et cosmique. Depuis le départ, Vangelis était descendu sur terre pour délivrer un message interstellaire : tu aimeras mon synthé comme toi-même. Ce que le Grec aura fait toute sa vie, avant de s’éteindre le 17 mai 2022 à l’âge de 79 ans.
Lire l'Article
La playmate du mois
Lire l'Article

Rupture d’anévrisme pour Brain Magazine

Pendant 15 ans, le média fondé aura été l’emblème de « l’intellol », un endroit numérique un peu à part dans le paysage médiatique français, comme une sorte de petit-fils fini à l’urine (couleur or) d’Actuel, Vice et de ce qu’on n’appelait pas encore l’humour des réseaux sociaux. Aujourd’hui, Brain s’auto-débranche pour des raisons expliquées ci-dessous par sa fondatrice de l’ombre Anais Carayon. Le signe inévitable de la fin d’une époque d’insouciance sur internet, et qui pose d’autres questions plus profondes sur le devenir même des médias indépendants.
Lire l'Article
Lire l'Article

Le punk selon Plastic Bertrand

Plus de quarante ans après la naissance du mouvement, tout le monde a son avis sur le punk. Même Plastic Bertrand. Sauf que lui, contrairement à vous, était déjà là à l’époque avec son groupe Hubble Bubble, et qui lui permettra de croiser plus tard Malcolm McLaren, Jacno et même les Ramones. Ils sont tous morts depuis mais à 68 ans, ça plane toujours pour le Belge. Plutôt que de revenir encore une fois sur la genèse de son tube (a-t-il vraiment chanté sur la première version écrite par le producteur Lou Deprijck ? On s’en fout, non?), le sosie d’Isabelle Balkany revient sur ses années cloutées, une fois.
Lire l'Article
Lire l'Article

Claude Loir, l’insurgé du X 

Pionnier du X et du cinéma homosexuel français, Claude Loir est l’un des derniers témoins du Paris interlope des années 1960 et 1970 qui voit les marginalités s’exprimer au grand jour. Aventurier de la libération sexuelle, le fringant retraité n’a gardé que de vagues souvenirs des quelques 40 personnages qu’il a incarnés à l’écran entre 1976 et 1982. Ses rôles les plus forts ? Ce n’est pas au cinéma mais dans sa vie qu’il les a interprétés. Rencontre avec un homme qui a mis son talent dans ses films et son génie dans sa vie, quitte à braver les interdits.
Lire l'Article
Lire l'Article

Dans l’Espagne transgenre de Nazario

Les éditions Misma sortent ces jours-ci Fabulosas, anthologie de bandes-dessinées dans laquelle le dessinateur Nazario revisite contes célèbres, mythes grecs ou textes religieux à la sauce X, trans et queer. L’occasion de revenir sur la carrière du fougueux Espagnol, pionnier de la BD underground et devenu une figure de la movida barcelonaise du début des années 80 avec sa faune multicolore où cohabitent gorgones menaçantes, robots sexuels, détective trans, natures mortes et des bites. Beaucoup de bites.
Lire l'Article
Lire l'Article

‘’Aucun mec ne ressemble à Brad Pitt dans la Drôme’’, chef d’œuvre cinglé d’Astéréotypie  

Avec son troisième album écrit en chelou dans le texte, le collectif Astéréotypie réussit l’exploit de partir d’un un rêve éveillé avec un acteur américain millionnaire pour accoucher du meilleur album de rock français de ce début d’année 2022, et tout cela  avec le budget d’une PME en faillite. Une grosse dragée pour toute la concurrence, et qui rappelle qu’en art brut, la normalité est une insulte.           
Lire l'Article
Facebook Page
Lire l'Article

Une discussion pas répétitive avec Gavin Bryars

Il faut croire que certains genres musicaux se prêtent mieux à la postérité que d’autres : Alors que la date de péremption sur les disques « rock » affiche la trentaine maximum, au risque d’une indigestion, les compositeurs de l’école dite minimaliste, qui englobe finalement trop d’artistes et de sous-genres pour qu’on en délimite clairement les contours, semblent rajeunir avec l’âge. C’est le cas de Gavin Bryars, 79 ans, et dont la musique résonne encore comme les cordes de sa contrebasse. Rencontre avec l’Anglais au sourire fuyant, à l’occasion de son passage à Paris en mars dernier, pour un long entretien en français dans le texte.
Lire l'Article
Lire l'Article

Live session : le Reverend Beat-Man chante son sermon électrique

Un frigo vide, un son dégueu et un mec au premier plan déguisé en prêtre qui joue du rock comme si c’était une religion ? Pas de doute, il s’agit bien d’une session calée à l’arrache avec le Reverend Beat-Man, récemment de passage à Paris, au Sonic Protest. Le Suisse gominé en a profité pour nous lâcher une messe improvisée avec un jeune disciple, et c’est exactement comme on pouvait l’imaginer : bordélique. Comme aurait dit Eddy le Quartier : « ça, c’est du rock « ! 
Lire l'Article
Lire l'Article

Les 20 ans du premier album de Baxter Dury raconté par Baxter Dury

En 2002, l’Anglais suivait les traces de son papa avec « Len Parrot’s Memorial Lift », un premier album réalisé à l’arrache avec une troupe de musiciens aguerris. Le résultat, quelque part entre les Beatles et Sparklehorse, n’a pas vraiment lancé la carrière de Baxter. Mais ça, on s’en fout. Allô mister Dury, how are you ? Tu te souviens bien de ton premier disque ? Quoi, pas vraiment ? Bon, on fait l’interview quand même ? C’est parti.
Lire l'Article
Lire l'Article

Le roman-photo de Ruth, 40 ans après

C’est l’histoire d’un disque vendu à 50 exemplaires à sa sortie et qui, refusant l’époque à laquelle il est né, aura mis 40 ans pour enfin renaitre dignement avec un repressage ces jours-ci chez Born Bad. Fairplay, Thierry Müller, rescapé de sa propre aventure revient pour Gonzaï sur la trajectoire de comète du seul album de Ruth, « Polaroid / Roman / Photo ». 
Lire l'Article
La playmate du mois
Lire l'Article

Dominique Paturel, une voix définitivement off

C’était l’ombre dans le miroir, le second rôle invisible, l’une des voix les plus entendues pendant votre enfance et c’était, enfin, aux côtés de Roger Carrel, l’un des plus grands doubleurs français. À 90 ans, Dominique Paturel, l’homme derrière Hannibal dans l’Agence Tous Risques, David Vincent des Envahisseurs ou JR de Dallas, s’est éteint comme une partie des séries films qu’il aura doublé, toujours sans accrocs. L’entretien qui suit date de 2018, année où il refaisait vibrer ses cordes vocales une dernière fois pour un superbe concept album, « Fantaisies stellaires », avec l’histoire d’un astronaute perdu dans l’espace. 
Lire l'Article
Lire l'Article

Elzo Durt, l’homme à tête de chou de Bruxelles

Bruxelles : ses frites, son Atomium et son dessinateur complètement freak, Elzo Durt. A 41 ans, le graphiste-artiste le plus cinglé de la Grand-Place bénéficie enfin d’une expo plus grosse que le zizi du Manneken-Pis, et c’est l’occasion pour les novices de rentrer dans cet univers siphonné peuplé de monstres SF, d’anges divinement trépanés et de collages baroques. Et si l’héritier de Magritte sous acides, c’était lui ? 
Lire l'Article