La playmate du mois
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RETOUR À COLD CAVE MOUNTAIN

L’époque est en manque cruel de popstars. C’est dur de s’identifier à des artistes, qui, comme ton collègue de boulot du lundi matin, partagent des vidéos de chats qui sauvent des petits garçons sur ta timeline facebook. Alors pourquoi un garçon handicapé et dépressif tel que Wesley Eisold a tout pour être désigné comme le nouveau Morrissey 2.0 ? Et d’ailleurs, qui c’est ce mec ? De la scène harcore underground U.S au Festival Pitchfork, un destin remarquable où se croisent Genesis P-Orridge, Morrissey, Jean Genet, Sisters of Mercy, des nazies et Instagram.
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STRASBOURG [ECOUTE EXCLU]
Plus loin vers l’est

Avec leur EP « Sexe et violence », les Français de Strasbourg livrent une barquette cold-wave sous vide qui fait le bruit de la tôle froissée sur des voitures brûlées. Ca sent (pas très) bon le coït avec des robots via port USB, ça ressemble à du « Metal Machine Music » enregistré près de la ligne Maginot et la nouvelle signature du Turc Mécanique est absolument inécoutable aux heures de bureau. Ecoute en exclu avant de sauter par la fenêtre.
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INFECTICIDE
CHANSONS TRISTES

Partis vider le bar après avoir coincé le revival coldwave dans les chiottes au moyen d’une chaise posée sous la poignée de la porte, Infecticide proposa, avec la courtoisie d’un Patrick Balkany s’adressant aux journalistes, de mettre un peu de musique pour égayer la soirée. Après une brève altercation avec le disc-jokey qui fût réglée par l’offre d’une prestation fictive au Social Club, le trio posa religieusement son premier album « Chansons Tristes » dans la chaîne hifi du bar/club avant que le drame ne se produise.
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69
Le village des (con)damnés

Les mauviettes n’aiment pas les films de John Carpenter, les cyniques non plus. C’est d’ailleurs à ça qu’on reconnaît les cons, leur facilité à moquer la sincérité bricolée avec trois francs six sous. Pour le groupe 69, c’est un peu pareil. Fondé par d’anciens membres de Sloy au moment même où le moustachu maitre de l’horreur entamait son déclin, le groupe français livre avec « Adulte » un deuxième album tellement flippant qu’il s’adresse en réalité aux plus courageux.
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COCTEAU TWINS
Les enfants terribles

1982, Robert Smith annonçait en clôture du rétrospectivement optimiste album Pornography : “I must fight this sickness, find a cure”. Quelques mois plus tard, il avait visiblement trouvé la solution et offrait à son public le titre “Let’s go to bed”, de quoi devenir encore moins convainquant que sa propre parodie par les Inconnus – nos Monthy Pythons français. En définitive, les goths n’avaient plus qu’à se retourner dans leur tombe. Ensuite tout s’enchaîna très vite. Bowie sortit “Let’s Dance”, New Order “Blue Monday”, et le compact disc fut lancé sur le marché anglais, contribuant à faire des années 80 l’enfer dont nous nous souvenons encore. Heureusement, quelque part en Écosse, résistait un couple d’irréductibles, les Cocteau Twins.
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L’HAÇIENDA
La meilleure façon de couler un club

C’est l’un des clubs les plus mythiques, géré par l’un des labels les plus mythiques, et ce à une époque charnière de l’histoire de la pop. Mancunienne jusqu’au bout de la nuit, l’Haçienda se rappelle à notre bon souvenir par le biais d’une double actualité : le bouquin que lui consacre Peter Hook – bassiste de Joy Division et New Order – et la sortie d’une deuxième compilation dédiée à la dimension “club” de Factory. Trente ans pile-poil après ses débuts (et quinze après sa fin), retour sur une formidable aventure collective qui laissa quelques traces, dans tous les sens du terme.
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LOWER DENS
« Nootropics », bonjour tristesse

Daniel Balavoine n’est pas mort dans un crash d’hélicoptères. Il en est même qui disent que le grassouillet chanteur serait encore en vie, quelque part du coté de Baltimore, à faire chauffer son filet de voix sur le deuxième album de Lower Dens, groupe d’inconnus nés autour de l’année 1986. Vivre ou survivre, les ricains bottent en touche et leur « Nootropics » troque la starmania contre le mascara.
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AND ALSO THE TREES
Hunter not the hunted

A l’heure où je vous écris, une confrérie d’archivistes réalise pierre après pierre une copie de ce monde en plus laid et plus cubique à travers le jeu Minecraft. Ainsi à la fin des temps nous pourrons tous nous réfugier dans ce back-up réalisé en petites briques moches, en attendant qu’un Dieu compatissant ne vienne recréer le monde à partir d’une copie de sauvegarde. Nous vivrons alors dans des villes principalement composées de mauvaises reproductions du Taj Mahal doté de cinq ou six tours Eiffel avec des Minecrafter ayant pour ambition d’abolir la frontière entre réel et virtuel. Le village de Tristram aura autant d’existence que Paris et Super Mario World sera un pays limitrophe de la Suisse.
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NEW WAVE VINYLS
Du post punk à la new pop

600 pochettes, 263 pages. Ca fait une moyenne de 2,28 pochettes/page, et ce n’est pas rien. Dit comme ça, avoir fait les comptes peut paraître idiot. Mais après une nuit passée à boire du Coca et regarder les pochettes de disques compilées par Dominique Dupuis dans le livre “New Wave Vinyls : du post punk à la new pop”, je me sens un peu groggy.
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