Comprendre l’Amérique de Jim Carrey grâce à un livre sssplendide

Coup d’envoi de la toute nouvelle maison d’édition Façonnage avec Jim Carrey : l’Amérique démasquée ; un ouvrage qui racle la carrière de l’homme aux 100 grimaces pour nous parler d’Hollywood, de comédie, du changement de siècle et d’une Amérique qui ne fait plus vraiment rire. Car oui, Jim Carrey exprime bien plus sur son époque qu’on ne pourrait le soupçonner.
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À travers les Burning Heads, c’est toute l’histoire de l’underground français qui se dessine

Guillaume Gwardeath et Sam Guillerand signent une biographie illustrée et lourde comme un kettlebell de l’armée russe d’un des groupes les plus emblématiques de la scène française. Même si vous n’êtes pas monté sur un skateboard depuis le dernier septennat de Mitterrand et que vous préférez les Talking Heads aux Burning Heads, ça devrait quand même vous parler.
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Ausweis, volume 2

Le 26 mars dernier, à l’aube du premier confinement, Pierre Mikaïloff nous envoyait un texte écrit en réaction à la première immobilisation du pays; ce qui était aussi un peu l’état de notre cerveau puisque nous avons laissé filer le texte, perdu dans la pile de mails annonçant les annulations de festivals et autres spams promettant des lendemains encore pires que la veille. Et puis finalement, à l’aube du second confinement, on a relu ce texte et nous nous sommes rendus compte qu’il n’y avait pas une ligne, un mot, à changer dans cette fiction, pas si fictive que ça. Dans ce qui suit, toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé serait purement fortuite.  Ou pas.
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Intelligence artificielle ou écrivaine fouteuse de merde : mais qui est donc Zoe Sagan ?

12 février 2020. Benjamin Griveaux, candidat En Marche à la maire de Paris a les fesses qui font bravo. Les médias, bien aidés par l’artiste Piotr Pavlenski, relayent les vidéos porno-soft que l’ex-porte-parole du gouvernement envoyait à l’une de ses dates. Au moment où le candidat pensait tranquillement se lover dans le fauteuil de maire de la ville Lumière, l’attaque à tout de la bombe servant à déstabiliser le parti d’Emmanuel Macron et lui faire fermer sa gueule. C’est d’ailleurs ce qu’il adviendra. Parmi les relais de la vidéo, un compte Facebook balance avant tout le monde l’ardent contenu, mentionnant comme soutien l’avocat et essayiste Juan Branco. En plus de cet évènement, depuis bientôt deux ans, le même compte enflamme la toile de textes au vitriol sur le milieu branché parisien de la mode au cinéma en passant par la publicité. Son nom : Zoé Sagan.
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Les toiles mystérieuses de Thomas Lévy-Lasne

Le Covid a fait un grand nettoyage dans les événements culturels de cette rentrée – une fois de plus, Amy Winehouse n’aura toujours pas pu se produire à Rock en Seine – mais le vernissage le plus attendu de 2020 aura bien lieu : il s’agit des dernières toiles de Thomas Lévy-Lasne. L’occasion de papoter avec l’un des artistes les plus volubiles et talentueux de notre époque.
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Qui de Matrix ou de Memoria a imaginé la fin du monde en premier ?

Une ruelle bordélique et mal éclairée. Une femme court apeurée. Sur ses talons, trois agents, look et visages similaires. La femme tourne au coin de la rue, traverse, en l’explosant, une barrière de bois. Devant elle, un mur de briques. Elle est perdue. Les agents s’approchent et découvrent le lieu vide…Non, il ne s’agit pas de la première version du script de Matrix. Aussi incroyables soient les similitudes, le récit dévoilé par la bande-dessinée Memoria de Jean Paul Eid et Claude Paiement, sortie à la même époque que la saga des frères/soeurs Wachowsky, rappelle lui aussi nos craintes de voir nos vies contrôlées par les machines et les intelligences artificielles. Réédité depuis janvier aux éditions Québécoise La Pastèque, ce récit dystopique remet sur la carte de la BD Francophone un pays d’Amérique du Nord qu’on pensait englouti par son grand frère américain. Entre Bug de l’an 2000, BDQ et biotechnologie, rencontre avec ses deux cyber-artisans.
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Monter un groupe de rock, le mode d’emploi pour les nuls selon Maadiar

Il fallait bien que ça arrive… à force de l’envoyer au Hellfest (Cf ses carnets de crobards) le père Maadiar a fini par se mettre au metal. Le résultat n’est pas encore ouf (on vous laisse juger en cliquant ici) mais c’est l’occasion de mettre en BD les lieux du metal à Paris : des bars aux studios de répets, des magasins de grattes d’occasion aux amplis glanés chez Emmaüs, en passant par les visionnages impromptus de docus sur Youtube pour se mettre à la page et connaître les grands anciens. Dans les planches qui suivent, Maadiar vit pour nous le crash-test de la création d’un groupe. Espérons qu’il tienne le choc et nous revienne en bonne santé (physique, parce que mentalement…)
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Le dernier roman de Christophe Siebert est encore un parpaing dans ta gueule

En septembre 2019, le romancier Christophe Siébert avait été récompensé du Prix Sade pour son livre Métaphysique de la viande. L’ouvrage, réunion de deux courts romans, nous avait permis de rencontrer un auteur parmi les plumes montantes d’une littérature noire qu’on pensait laissée pour morte sur le bord de l’autoroute. A l’époque de notre rencontre, l’auteur nous avait raconté la suite de ses aventures éditoriales : Les chroniques de Mertvecgorod. Titré Images de la fin du monde, ce premier tome d’un mur qu’il est en train de construire autour de la connerie humaine, pour mieux en préserver la saveur, est sorti juste avant le confinement. L’occasion de replonger dans l’enfer noir du diable Siébert.
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Avec Blood Machines, Seth Ickerman livre une science-fiction sous hallucinogène

C’est rare dans le ciné français, alors autant en profiter : le duo Seth Ickerman vient de sortir Blood Machines, un film de SF sacrément ambitieux. Basée sur des visuels psyché et une vision originale autour de l’intelligence artificielle, proche de l’esprit cyberpunk de Ghost in the Shell ou Blade Runner, l’œuvre a été créée avec un budget de production indé. De quoi faire passer un paquet de blockbusters pour des nanars bâclés.
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Bézian : le ténor du style

Fascinant Bézian… Alors que le dernier bébé de ce maître magnétique et singulier du roman graphique, Karoo, génère une vague continue d’enthousiasme de la part d’une critique bousculée au premier contact par l’uppercut graphique et le vitriol des dialogues, Bézian est déjà sur autre chose… Mais Karoo méritant mieux qu’un coup de projecteur rapide, c’est le géniteur de cette adaptation transcendée que nous sommes allé cuisiner. Il faut dire qu’avec Frédéric Bézian, le mutisme n’est pas la norme : 2 questions en préambule et c’est un monologue inspiré et passionnant qui se déclenche…
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Le Ben & Bertie Show, une idée certaine de la musique à la télé

« Vu à la télé ». Pendant de nombreuses années, l’expression a été poinçonnée jusqu’à devenir un poncif marketing usé jusqu’à la corde. Pourtant, pendant 2 saisons sur Paris Première, Bertrand Burgalat et Benoit Forgeard ont tordu le coup aux pronostics avec Le Ben & Bertie Show, un programme unique dans l’histoire télévisuelle contemporaine et rediffusé gratuitement ces jours-ci, sur internet. Résumé ci-dessous, si vous avez raté le début.
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Le César du meilleur album est attribué à Blutch

Blutch et son frère Robber, quelque part à Strasbourg dans les années 70-80, ont forgé leur culture ciné/télé, comme des millions d’autres, comme moi, en se disputant la meilleure place du canapé. Le cinéma du dimanche soir nous suspendaient avec Belmondo aux patins des hélicoptères, et nous nous rattrapions aux vergues des trois mats pirates de « la dernière séance ». Aujourd’hui sort Mais où est Kiki ?, album d’époque aux parfums disparus, mélange des gauloises sans filtre et de l’après rasage Aqua Velva de nos pères.
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Piotr Pavlenski : de l’Art ou du cochon ?  

Juste après l’affaire de la sex tape de Griveaux, qu’on n’a d’ailleurs aucune intention de commenter ici parce que tout le monde s’en branle (c’est le cas de le dire), vous avez sûrement pu constater comme moi qu’un grand nombre d’individus sur les réseaux s’auto-proclamaient « critiques d’Art » en donnant un avis, forcément avisé, sur l’artiste russe Piotr Pavlenski.
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Avec Muertos, Pierre Place prouve que les zombies ne sont pas que des couillons de morts-vivants

Qu’il taille les discriminations, la société de consommation ou nos rapports aux médias, Romero a su le premier faire usage de la métaphore du mort-vivant pour prendre avec virulence le pouls de nos sociétés en complète dégénérescence programmée. La nuit des morts-vivants date de 1968 et on ne va pas jouer au vieux con en disant que c’était mieux avant. De Danny Boyle à Sam Raimi en passant par Edgar Wright et Andrew Currie, l’évolution du genre a permis d’être témoin de la déambulation de ces sombres créatures et de ce qu’elles avaient à nous raconter. Alors quand une BD de Zombies pointe le bout de ses crocs, on est évidemment tenté de la comparer à un film, surtout quand son traitement révèle un aspect hautement cinématographique, chiadant un noir et blanc à la limite de l’expressionisme. Seulement voilà, Muertos de Pierre Place ne ressemble à rien de connu. Pire, le livre est d’une originalité qu’on pensait elle aussi zombifiée.
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“Le syndrome de Palo Alto” : récit d’un monde numérique à la dérive

Loïc Hecht a 36 ans et il vient de publier Le Syndrome de Palo Alto, un premier roman qui charrie le genre de l’enquête et de la non-fiction sur le thème de notre dépendance à la technologie et des dangers qui en émanent. Un livre qui, forcément, s’adresse à tous. Et qui méritait qu’on en parle avec l’auteur, pour arrêter de lever le pouce à la moindre notification. 
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Comment j’ai eu mal à mon féminisme en matant “I’m with the band : Nasty Cherry”

J’ai maté la série-documentaire Netflix de Charli XCX. Charli, c’est est une chanteuse et self-made businesswoman britannique qui prône l’empowerment féminin. Vous avez peut-être pu la voir aux côtés de Christine & the Queens, ligotée sur une grosse voiture en se tortillant comme s’il n’y avait pas de lendemain (ou comme si une pause pipi s’imposait pressement). Le raffinement à l’américaine quoi. Le pitch de la série : Charli décide de créer et de produire un groupe 100% féminin comme elle aurait rêvé qu’il en existe quand elle avait quatorze ans.
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