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Pourquoi tous les jeunes écoutent du rap en France ? Grâce à 1995

 La question intéresse sûrement tous les vieux cons ne jurant que par Van Morrison et Robert Plant, c’est-à-dire la (grande) majorité (je l’espère) des lecteurs de Gonzai tout comme ceux qui achètent Trax pour le CD offert vénèrent probablement des producteurs bidons, genre Ben Clock ou Nina Kravitz, au même titre que je chéris Warp Records alors que je sais pertinemment que la moitié de leurs sorties sont bonnes pour les poubelles de l’internet. Mais comment aborder une question qui relève de la sociologie profonde (et mériterait sûrement plus qu’un article) alors que je suis un nanti sorti d’école de commerce et que les seules fois où j’ai refait le monde c’était avec Stéphane au PMU de Cergy autour d’un fraise-bonbon ?
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Olivier Mosset : artiste peintre, biker et philanthrope

Olivier Mosset, dit « Momosse », a la barbe aussi longue que sa carrière. Artiste plasticien réputé dans le monde de la peinture abtraite d’après-guerre, il fut aussi un activiste de mai 68 ayant trempé les lèvres dans la contre-culture, le rock et l’huile de vidange de plusieurs bécanes. Avec Michael Memmi, ex-bassiste du groupe de punk culte des Frenchies, il a accepté de tailler la bavette pour Gonzaï par téléphone. Lui depuis Tucson (Arizona), Michael depuis le Cambodge, où le rockeur coule des jours heureux, à plus de 70 ans.
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Talk Talk revisited (4/6) : “Laughing Stock”, drôles d’oiseaux

Il y a 30 ans, Talk Talk enregistrait Laughing Stock, un album d’une intensité rare, qui passa relativement inaperçu lors de sa sortie. En marge de la diffusion de son documentaire In a Silent Way au festival FAME[1], le réalisateur Gwenaël Breës propose une série de six articles reconstituant le parcours mutant de Talk Talk de manière plus journalistique. Ce quatrième épisode décortique le dernier album du groupe, peut-être le moins connu mais le plus remarquable, à la fois joyeux pied-de-nez et poursuite sombre du voyage initiatique entamé avec Spirit of Eden…
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Talk Talk revisited (3/6) : l’enfer de « Spirit of Eden »

En marge de la diffusion de son documentaire « In a Silent Way » au festival FAME, le réalisateur Gwen Breës propose une série de six articles reconstituant le parcours mutant de Talk Talk de manière plus journalistique. Après un démarrage dans le sillage du punk, un premier atterrissage un peu forcé dans l’ombre de la New Romantic, puis un décollage avec de grands tubes pop, ce troisième épisode s’intéresse à l’échappée expérimentale de « Spirit of Eden », passage de la lumière aux ténèbres, qualifié de “suicide commercial” par la presse de l’époque…
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On a vu tout le « foutur » de la musique jusqu’en 2030

Lors de son allocution d’avril 2020, Emmanuel Macron avait au moins raison sur un point : à l’heure Covid-19, toutes les pendules sont déréglées. Tenter de comprendre le « monde d’avant-après », c’est comme essayer de faire faire du parapente à Stevie Wonder : dangereux, mais pas impossible. A l’aube de cette décennie incertaine pour l’industrie musicale, profitons donc de cette peur panique pour entrevoir en 10 dates fausses clefs ce qui nous réserve l’avenir, le vrai. « Et le dernier arrivé est fan de Phil Collins », comme disait l’autre.
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L’échec d’un festival, le succès d’une fête

Michaël Spanu est sociologue, docteur de l’Université de Lorraine et membre du comité éditorial de la revue Volume!. Pour Gonzaï, il revient sur un épisode marquant de son enfance, dans le monde d’avant, quand fêtes de village et festivals populaires permettaient à la France de se réunir autour de Michel Leeb, Pierre Bachelet, La Compagnie Créole et autres artistes gérés par des bénévoles. Bienvenue à Lichemialle dans l’histoire des musiques populaires en France.
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Paris Dernière : mes nuits avec Frédéric Taddeï

Notre reporter a passé, comme la plupart d’entre nous, la moitié de son année en chômage plus au moins partiel enfermé dans un appartement probablement moins spacieux que celui de la youtubeuse Léna Situations, avec comme seules occupation deux plaques de cuisson et un écran connecté au World Wide Web. Mais, que visionner une fois qu’on a fait le tour de tous les épisodes de Columbo ? Réponse : Paris Dernière (période Frédéric Taddeï), le plus bel objet télévisuel de la fin de siècle précédent. Et du nouveau aussi.
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Avec Yugnat999, « mèmeLord » autoproclamé d’Internet  

 Source de joie inépuisable pour les âmes esseulées en ère Covid, outil d’influence politique, nouveau levier marketing… Le mème inanimé est tout cela à fois. Si petite chose – une capture d’écran, une calligraphie reconnaissable entre mille, et 5 mots accolés, max – devenue grande, en l’espace de quelques années. Pour discuter du phénomène désormais viral, vers qui d’autre se tourner que Yugnat999, n°1 des compositeurs français de mèmes ? 
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Leslie West, de l’autre côté de la Montagne

Véritable référence pour les guitaristes de hard-rock de tous poils apparus dans les années soixante-dix, Leslie West est le véritable inventeur du gros son heavy. La scène stoner-rock doit autant à Mountain qu’à Black Sabbath, d’où l’émotion qu’a engendré la nouvelle de la mort de West ce 23 décembre 2020. Sa contribution à la guitare électrique est inestimable, premier des guitaristes à faire saturer une Gibson Les Paul Junior dans une rampe d’amplificateurs Marshall. Avec Blue Cheer, Mountain est le grand pionnier du hard-rock américain face à la toute-puissance de la production britannique, et sans qui Kiss et Blue Oyster Cult n’existeraient pas.
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Quand le punk ne se conjuguait pas encore au No Future

Glaviots syphilitiques, fix d’héro coupée à la Strychnine, assassinat de Nancy Spungen au Chelsea hôtel : le No Future britannique va peu à peu se dissoudre dans le corps sacrifié d’un gosse paumé nommé Sid Vicious. Deux morts gênantes, mais un beau cadavre pour la légende du rock. My Way, sans sortie de secours. Dès 1978, on passe directement du « j’t’emmerde » du punk au « j’suis dans la merde » de Joy Division. De ce chaos originel naîtra l’after Punk. Au programme : déception, sinistrose, colère froide, cut-up façon William Burroughs, lignes de speed, guitares affutées aux distorsions tranchantes comme des rasoirs. A l’occasion du numéro spécial punk français de Gonzaï, on fait le poing sur ce mouvement qui refuse encore de mourir.
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Bez Ladu A Skladu : la new wave du rideau de fer

Aujourd’hui que le genre a été réduit à des campagnes de pub hedi-slimanesques pour défroques ruineuses en cuir de vachette, il est facile de moquer la prétendue subversion du rock, musique de collectionneurs quinquas qui n’agace plus personne. L’horripilation appartient depuis deux bonnes générations aux rappeurs et à leurs crottes de nez syntaxiques. Il n’en a pas toujours été ainsi ; mais pour mieux le démontrer, il faut non seulement remonter dans le temps, mais aussi changer de paradigme géographique – cap à l’est !
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