Tricky, en mille morceaux

Bras cassés de la pop, stars mondiales hier cokées aujourd’hui instagramées, fugitives figures des crossover entre machines et pédales de larsens, vieux rockers increvables… Un quart de siècle que personne ne tombe mieux en morceaux (fall to pieces) que Tricky. Beaux ratés, instants rares et intense vie de studio quand tant d’autres ne sont que des rats dans leur laboratoire : le petit gars de Bristol, aujourd’hui berlinois, après avoir été parisien, continue de sortir des disques inégaux où une seule fulgurance justifie l’écoute.
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Un Skype avec les Sparks

A eux deux, ils ont 147 ans et leur carrière s’étale sur six décennies. Pourtant, quand il est question des Sparks, la qualité est étonnamment toujours au rendez-vous, comme avec le récent “A Steady Drip, Drip, Drip”; un 24ième album de pop concentrée avec des histoires dadas comme plus personne à part eux ne sait en faire. En plein confinement, Ron & Russell Mael ont pris le temps avant l’été de nous parler un peu de cette résistance à la vieillesse. 
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Les concept albums les plus incompris de tous les temps

En 1983, Enfer Magazine, le mensuel du hard-rock, s’incline devant la majesté du dernier album de Thin Lizzy, “Thunder & Lightning”, mais déplore que celui-ci soit “plus une collection de morceaux qu’un véritable album”. Mais quelle est la différence entre un album et une collection de morceaux? La continuité conceptuelle, bien sûr. Et qu’est-ce qu’une continuité conceptuelle? C’est quelque chose qu’il est facile de mal comprendre, et qu’il est tentant d’appréhender en murmurant “uhuh, honhon” et en ressentant confusément que tout ceci n’est pas très clair. De quoi poser ici la question inaugurale de ce papier : c’est quoi un “concept-album” ?
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Cluster : une galaxie pas comme les autres

Pionnier de la drone, de l’ambient, de la synth-wave, de la musique industrielle ou de l’electro, Hans-Joachim Roedelius et Dieter Moebius ont révolutionné la musique moderne dans une indifférence quasi générale. Éternels seconds couteaux des rétrospectives krautrock derrière CAN, Kraftwerk ou Neu!, Cluster mérite pourtant une réhabilitation tant ses visions sonores résonnent encore dans tous les pans de la musique de pointe. 
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“Winter”, la ballade des Stones qui secoue les cœurs comme si c’étaient des boules à neige 

En novembre et décembre 1972, l’ardent soleil jamaïcain dardait ses sagittaux rayons sur les studios Dynamic Sound de Kingston où le frissonnant Winter était enregistré. Ce titre, ingrédient initial du « Goats Head Soup » dont la trouvaille est attribuée comme d’hab’ au tandem Jagger/Richards, fut en réalité jeté dans la marmite par les deux Mick de la clique stonienne d’alors. Sur cette sublimissime ballade, belle d’entre les belles, il question des émotions singulières et contrastées que suscite l’hiver. Alors que la “soupe à tête de boucs” est annoncée en réédition le 4 septembre prochain avec 3 inédits (dont l’un avec Jimmy Page), revenons sur la genèse et les exégèses de ce morceau qui secoue les cœurs comme si c’étaient des boules à neige aux flocons de larmes. 
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Eruption acide et lave sonique : l’histoire de Blue Cheer

C’est l’histoire d’un groupe qualifié de “premier groupe de heavy metal au monde”, et qui pendant 50 ans tenta de faire résonner les amplis avant de lentement tomber dans l’oubli, écrasé par le fardeau métallique poussé par Led Zeppelin. Voici la story de Blue Cheer en 76 000 signes, la taille d’un livre, mais le minimum pour l’un des groupes de rock américains les plus influents de la fin des années 60.
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Marc Zermati, parrain autoproclamé du punk français, est mort

Il a crée le mythique disquaire Open Market à Paris en 72 où les babas n’avaient pas droit de cité, monté le premier festival punk à Mont-de-Marsan en 76, semi-piraté un album live d’Iggy Pop (“Metallic KO”) sur son label Skydog et juré d’être Mod jusqu’à la mort. Elle a finalement frappé à la porte ce 13 juin 2020. Zermati avait 75 ans.
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Les duos de l’enfer #2 : Marvin Gaye vs Phil Barney

Pourquoi avoir associé deux artistes aussi compatibles qu’une Playstation 4 et une disquette 3,5 pouces ? Qui a eu cette idée de génie ? Quelle est l’ampleur du désastre ? Dans cette série d’articles inutiles intitulée Les duos de l’enfer, découvrons l’histoire secrète de quelques-uns des duos les plus saugrenus de l’histoire de la musique. Deuxième épisode : le roi de la soul américaine Marvin Gaye croise la route d’un chanteur français que tout le monde a oublié. Tout le monde ? Pas Didier Hubert. Et pour cause, c’est lui qui a immortalisé l’instant.
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Passengers est-il le chef d’œuvre de l’horrible Bono ?

On a beaucoup raillé U2, son guitariste aussi charismatique que François Hollande à la plage et son leader trop occupé à vouloir sauver la planète pour se rendre compte qu’il a fini par devenir le Chuck Norris du rock. Il existe pourtant, perdu au milieu de cette usine produisant des sirènes de pompier, un disque ambiant et ambitieux. Publié en 1995 sur les cendres de « Achtung Baby » et « Zooropa »,« Passengers » se laisse redécouvrir aujourd’hui avec un plaisir non dissimulé, voire carrément vicieux. Peut-être parce que, pour la première fois depuis le début de leur carrière, les Irlandais allaient laisser une autre personne prendre le volant : Brian Eno.
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Turquie : la musique d’à côté

Les Allemands écoutent de l’opéra italien, de la musique folklorique grecque ou encore de la chanson française. Mais quid de la pop turque? La musique de la plus grande communauté d’immigrés du pays reste pourtant à découvrir. C’est ce qu’a tenté de faire l’auteur Sebastian Reier dans un récent article publié dans Zeit, et traduit pour la première fois en français par Berenger Arrouy.
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Les duos de l’enfer #1 : B-Real (Cypress Hill) vs Larusso

Pourquoi avoir associé deux artistes aussi compatibles qu’une Playstation 4 et une disquette 3,5 pouces ? Qui a eu cette idée de génie ? Quelle est l’ampleur du désastre ? Dans cette série d’articles inutiles intitulée Les duos de l’enfer, découvrons l’histoire secrète de quelques-uns des duos les plus saugrenus de l’histoire de la musique. Premier épisode : B-Real (Cypress Hill) et Larusso : Untouchable (2012).
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Florian Schneider (1947-2020) : mort d’un robot

Ce jour, le 6 mai 2020 vers 14 heures, nous apprenons sur le mur Facebok de Robert Görl qu’un des plus grands génies de la musique du vingtième siècle vient de passer l’arme à gauche (la RTBF parle d’un «cancer foudroyant » qui aurait emporté Florian il y a quelques jours). Florian Schneider, éminent membre fondateur de Kraftwerk, est donc décédé quelques semaines après Genesis P-Orridge (Throbbing Gristle) et Gabi Delgado (D.AF.). 2020 est définitivement une année dramatique, et le pire c’est qu’elle n’est pas finie.
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D.A.F. nous a raconté sa jeunesse allemande

Fin des années 70, alors que le mouvement kraut vire hippie-new age, une bande de punk rockers de Düsseldorf rebat les cartes du jeu : cuir, synthés et cheveux courts, D.A.F. est autant branché dancefloor qu’expérimentations fantastiques. Et si c’était ce groupe qui avait enterré le krautrock ? Réponse avec Robert Görl, interviewé à Paris en 2019, encore loin de savoir que Gabi Delgado, sa moitié, allait mourir un an plus tard, à 61 ans.
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A la recherche d’Ame Son

Fin des années 60, dans la France de l’après Général de Gaulle, une poignée de groupes français tentent de rivaliser avec les Pink Floyd, Soft Machine et autre Gong. Parmi eux, Patrick Vian, Dashiell Hedayat (avec Gong, justement), Alain Kan et peut-être le grand oublié de la scène, Ame Son, auteur d’un premier et dernier album qui aurait pourtant parfaitement pu rythmer la bande son d’un film de Jean Yanne. Cinquante ans après, son leader fondateur Marc Blanc frappe à la porte pour nous faire entrer dans cette « catalyse » vieille de 50 ans déjà.
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Metal Machine Minet

Le sachiez-tu ? Avant de chanter tous les génériques de ton enfance (spoiler alert : vous êtes vieux), Bernard Minet a fait ses débuts en tant que batteur fin des années 60 dans différents groupes de rock. Plus de vingt ans après l’arrêt du Club Dorothée, il revient avec “Metal Band”, un disque de reprises de ses plus grands tubes en version cheveux longs et sticker flamme. Et rien que pour ça, l’occasion de lui proposer une session en studio pour nous expliquer, baguettes à la main, ses premiers amours rythmiques était trop belle. C’est parti pour 12 minutes avec un batteur fou.
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La Ruta Destroy, quand l’Espagne inventait la Rave

A la fin des eighties, l’Acid House ou l’Electro de Détroit je n’en avais rien à foutre. J’étais encore immergé dans les sphères obscures de la New Wave, du Punk ou du Goth (aujourd’hui pour faire moins ringard tout le monde utilise la dénomination « Post-Punk ») responsables d’une décennie coincée entre la dépression vinylique d’un The Cure et les hymnes stadium sur Disque Compact d’un Depeche Mode. Cela dit, sans être ni geek ni collectionneur de synthés, j’ai toujours profondément adoré le son des machines, surtout celles qui crissent, qui ondulent, qui grésillent et qui déchirent l’espace temps. 
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