Bureau B a marché dans le kraut et ça lui a porté chance

Loin des fêtes bavaroises où l’on joue Scorpions avec deux grammes de bière dans le sang, le label Bureau B souffle depuis dix ans déjà le véritable vent du changement : on lui doit les rééditions de Cluster, Conrad Schnitzler et autres anciens combattants du rock métronomique, mais aussi la naissance d’une nouvelle scène krautrock avec de jeunes musiciens inconnus au bataillon, et pourtant tous wunderbar. Enquête à Hambourg menée, pour le bien du Gonzaï n°29 dédié au krautrock.
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Qui es-tu Conny Plank ?

Selon la légende, le producteur
aurait inventé le krautrock et
accouché des meilleurs œuvres
de Brian Eno, Can, Kraftwerk,
Neu!, Devo, Eurythmics, D.A.F. et… des Rita Mitsouko. Pourtant,
contrairement aux George Martin,
Martin Hannett et autres Phil
Spector, ce “Konrad in arms”
demeure presque un inconnu
vingt-six ans après sa mort.
Où t’étais-tu donc planqué, Conny?
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Rupert Murdoch, le géant de papier

Il détient 800 entreprises, possède 46 journaux, 30 magazines, un réseau de télévision par satellite, la 20th Century Fox, assez d’ennemis pour les sept prochaines générations et un nom de méchant taillé pour les comics. Mais qui est vraiment ce magnat de la presse assez fort pour éclipser tous les autres ? Récit d’une époque où l’on pouvait partir de rien et monter un empire fait de voyelles et de consonnes.
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William Sheller ou l’homme qui s’en foutait

Né d’un père américain et d’une mère française, William Hand aka William Sheller tient son nom de la maman de Frankenstein, la poétesse britannique Mary Shelley. Voilà qui n’aurait pu mieux lui seoir : si le Prométhée moderne devait son existence à un assemblage morbide de cadavres putréfiés, la musique de Sheller, plus lumineuse, a toujours été une synthèse bienheureuse de ce que les deux côtés de la Manche ont de mieux à offrir.
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La playmate du mois
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Coolio, recalé du paradis des gangsters

A l’inverse de tous les rappeurs dont les rimes se rident souvent avec l’âge, Coolio était ringard depuis le départ. Et c’est certainement ce qui rend la vie de l’auteur de Gangsta’s Paradise mille fois plus passionnante que toutes les success stories du rap américain. Vingt ans après les faits, voici comment un tube a transformé sa vie en enfer.
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Stereolab en discorama

Absente des radars depuis dix ans, la vénérée formation franco-anglaise donne aujourd’hui le top départ d’une campagne de rééditions de ses meilleurs albums qui seront publiés à intervalles réguliers tout au long de 2019. Ce n’est pas tout : Stereolab se reforme et va tourner au Royaume-Uni, en Amérique du Nord et un peu en Europe (trois dates sont pour l’heure annoncées en France : Bordeaux et Paris début juin, puis St-Malo en août pour La Route du Rock)… Champagne ! Et Discorama de rigueur, pour fêter le retour de l’un des étendards « indie » les plus excitants des années 90.
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Chevance, une autre histoire de la musique pour enfants

Au mitan des années 70 nait Chevance, un label de musique pour enfants progressistes qui va remettre en cause les habitudes d’écoute des tout petits. Populaires dans les milieux de gauche, musicalement pointues, ces productions apparaissent aujourd’hui aussi anachroniques que les sous pulls électriques oet les papiers peints à vomir du salon de tata Micheline. En éditant une compilation minutieusement élaborée par Sylvain Quément, Born Bad remet en lumière cette aventure singulière.
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L’histoire du ‘’Avalon’’ de Roxy Music, et un peu plus que ça

Mars 2019. Roxy Music, le seul groupe anglais ayant durablement réussi à rivaliser niveau sex appeal avec les Stones et la bouche lippue de Mick, est introduit au Hall of Fame. Paul Thompson, le batteur, et Brian Eno, le cerveau rapporté des débuts, ont envoyé des mots d’absence. Sur les cinq titres joués lors de ce live catastrophique, deux sont issus du malaimé dernier album. Ils viennent néanmoins rappeler à quel point « Avalon » reste, presque 40 ans après sa sortie, indispensable.
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Mark Hollis (1955 – 2019) : le Discorama

La semaine dernière, Karl Lagerfeld nous quittait. Aujourd’hui c’est le chanteur de Talk Talk (j’en entends déjà qui pouffent). C’est comme ça, que voulez-vous : les gens meurent. Et quand ils laissent derrière eux une œuvre qui pèse son poids, c’est juste une affaire de mémoire, il faut en parler. Mark Hollis, c’était la discrétion personnifiée, un tape-à-l’œil pour les borgnes mais surtout pas pour les malentendants… d’autant qu’il s’était effacé progressivement depuis vingt ans. Un fantôme donc, un mystère à la hauteur de son œuvre incompréhensible en première lecture, dont on espérait peut-être qu’il… eh bien non. On s’en tiendra là.
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Symboter ressort ses vieux synthés pour sauver l’humanité des mauvais DJs

Un peu comme dans Terminator, où Schwarzy se téléportait d’un futur dystopique pour déboîter Sarah Connor avant de se retourner contre la super-intelligence artificielle Skynet, Symboter en a gros contre les machines. Producteur de musique électronique dès les années 70, cet Allemand de presque 60 piges a décidé de ramener ses synthétiseurs analogiques pour contrer l’apocalypse technologique et les producteurs à deux balles.
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Pop et pizza : décryptage d’une relation très piquante

Chaque culture développe ses formes de bouffe. Les Méditerranéens antiques avaient leur trilogie blé, vigne et olivier, les Afro-Américains la soul food, la start-up nation son imbuvable bouteille de nutriments lyophilisés. Et la pop, alors ? Elle a trouvé la sienne : la pizza. Un plat qui a accompagné son succès planétaire et à laquelle elle peut s’identifier avec une aisance confondante. Vous voulez passer commande ? Livraison garantie en 15 000 signes.
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Michel Sardou, dernier punk français ?

Je dois faire mon coming-out et croyez moi c’est pas facile : vingt ans à écumer les scènes pour trouver les chanteurs de demain, les groupes chic et choc, l’underground qui finira sur votre balcon et me voilà, con comme pas deux, à avouer à mon père que je suis pédé comme un phoque en rétrocédant toutes mes convictions au profit du malin. Par les temps qui courent où le vegan prend le pouvoir, où le journalisme est synonyme de Vanity Fair et de Quotidien sur TMC, où la goudou s’acronime en LGBT et où ma belle-mère tente péniblement de faire plus jeune que son âge, moi je me suis mis à aimer Sardou.
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