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Paris Dernière : mes nuits avec Frédéric Taddeï

Notre reporter a passé, comme la plupart d’entre nous, la moitié de son année en chômage plus au moins partiel enfermé dans un appartement probablement moins spacieux que celui de la youtubeuse Léna Situations, avec comme seules occupation deux plaques de cuisson et un écran connecté au World Wide Web. Mais, que visionner une fois qu’on a fait le tour de tous les épisodes de Columbo ? Réponse : Paris Dernière (période Frédéric Taddeï), le plus bel objet télévisuel de la fin de siècle précédent. Et du nouveau aussi.
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La playmate du mois
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Avec Yugnat999, « mèmeLord » autoproclamé d’Internet  

 Source de joie inépuisable pour les âmes esseulées en ère Covid, outil d’influence politique, nouveau levier marketing… Le mème inanimé est tout cela à fois. Si petite chose – une capture d’écran, une calligraphie reconnaissable entre mille, et 5 mots accolés, max – devenue grande, en l’espace de quelques années. Pour discuter du phénomène désormais viral, vers qui d’autre se tourner que Yugnat999, n°1 des compositeurs français de mèmes ? 
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Leslie West, de l’autre côté de la Montagne

Véritable référence pour les guitaristes de hard-rock de tous poils apparus dans les années soixante-dix, Leslie West est le véritable inventeur du gros son heavy. La scène stoner-rock doit autant à Mountain qu’à Black Sabbath, d’où l’émotion qu’a engendré la nouvelle de la mort de West ce 23 décembre 2020. Sa contribution à la guitare électrique est inestimable, premier des guitaristes à faire saturer une Gibson Les Paul Junior dans une rampe d’amplificateurs Marshall. Avec Blue Cheer, Mountain est le grand pionnier du hard-rock américain face à la toute-puissance de la production britannique, et sans qui Kiss et Blue Oyster Cult n’existeraient pas.
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Quand le punk ne se conjuguait pas encore au No Future

Glaviots syphilitiques, fix d’héro coupée à la Strychnine, assassinat de Nancy Spungen au Chelsea hôtel : le No Future britannique va peu à peu se dissoudre dans le corps sacrifié d’un gosse paumé nommé Sid Vicious. Deux morts gênantes, mais un beau cadavre pour la légende du rock. My Way, sans sortie de secours. Dès 1978, on passe directement du « j’t’emmerde » du punk au « j’suis dans la merde » de Joy Division. De ce chaos originel naîtra l’after Punk. Au programme : déception, sinistrose, colère froide, cut-up façon William Burroughs, lignes de speed, guitares affutées aux distorsions tranchantes comme des rasoirs. A l’occasion du numéro spécial punk français de Gonzaï, on fait le poing sur ce mouvement qui refuse encore de mourir.
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Bez Ladu A Skladu : la new wave du rideau de fer

Aujourd’hui que le genre a été réduit à des campagnes de pub hedi-slimanesques pour défroques ruineuses en cuir de vachette, il est facile de moquer la prétendue subversion du rock, musique de collectionneurs quinquas qui n’agace plus personne. L’horripilation appartient depuis deux bonnes générations aux rappeurs et à leurs crottes de nez syntaxiques. Il n’en a pas toujours été ainsi ; mais pour mieux le démontrer, il faut non seulement remonter dans le temps, mais aussi changer de paradigme géographique – cap à l’est !
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Tranquility Bass : le grand confinement

En pleine période trip-hop, Michael Kandel – l’homme derrière le projet Tranquility Bass – s’est confiné de son plein gré sur une île déserte pour livrer un des disques les plus singuliers des années 90, avant de disparaître des radars. Redécouvrir l’album “Let The Freak Flag Fly de 1997”, c’est aussi plonger dans l’histoire des raves à Los Angeles. Retour sur le parcours du Robert Wyatt techno.
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Ganafoul : le boogie des forçats

On a trop vite considéré que le rock français était passé sans transition des pochades sonores de Martin Circus au punk de Stinky Toys. Le punk parisien ne fut qu’une infime facette de la mutation du rock français dans la seconde moitié des années 70. Un aspect des plus importants fut l’arrivée de groupes issus des banlieues industrielles, tentant de faire jeu égal avec les anglo-saxons, comme le firent avant eux les Variations. Ils sillonneront le pays en portant avec panache un rock solide, hard et urbain. Parmi ces guerriers de la route se trouvaient les Lyonnais de Ganafoul.
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Le futur vient de cracher une glaire dégueulasse, et c’est Simon Collin

Des gosses de riches agglutinés dans un appartement de 10 pièces de Saint-Germain-des-Prés trompant l’ennui des journées qui débutent à midi grâce à des interviews de micro-célébrités menées tambours battants dans des costumes brillants volés dans le cercueil de Michou ; tel est le pitch de l’émission Les Clochards Célestes menée par Simon Collin, intervieweur-urologue en charge de cette nouvelle télé du malaise disponible gratuitement sur internet. 
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Tricky, en mille morceaux

Bras cassés de la pop, stars mondiales hier cokées aujourd’hui instagramées, fugitives figures des crossover entre machines et pédales de larsens, vieux rockers increvables… Un quart de siècle que personne ne tombe mieux en morceaux (fall to pieces) que Tricky. Beaux ratés, instants rares et intense vie de studio quand tant d’autres ne sont que des rats dans leur laboratoire : le petit gars de Bristol, aujourd’hui berlinois, après avoir été parisien, continue de sortir des disques inégaux où une seule fulgurance justifie l’écoute.
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Un Skype avec les Sparks

A eux deux, ils ont 147 ans et leur carrière s’étale sur six décennies. Pourtant, quand il est question des Sparks, la qualité est étonnamment toujours au rendez-vous, comme avec le récent “A Steady Drip, Drip, Drip”; un 24ième album de pop concentrée avec des histoires dadas comme plus personne à part eux ne sait en faire. En plein confinement, Ron & Russell Mael ont pris le temps avant l’été de nous parler un peu de cette résistance à la vieillesse. 
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Les concept albums les plus incompris de tous les temps

En 1983, Enfer Magazine, le mensuel du hard-rock, s’incline devant la majesté du dernier album de Thin Lizzy, “Thunder & Lightning”, mais déplore que celui-ci soit “plus une collection de morceaux qu’un véritable album”. Mais quelle est la différence entre un album et une collection de morceaux? La continuité conceptuelle, bien sûr. Et qu’est-ce qu’une continuité conceptuelle? C’est quelque chose qu’il est facile de mal comprendre, et qu’il est tentant d’appréhender en murmurant “uhuh, honhon” et en ressentant confusément que tout ceci n’est pas très clair. De quoi poser ici la question inaugurale de ce papier : c’est quoi un “concept-album” ?
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