À travers les Burning Heads, c’est toute l’histoire de l’underground français qui se dessine

Guillaume Gwardeath et Sam Guillerand signent une biographie illustrée et lourde comme un kettlebell de l’armée russe d’un des groupes les plus emblématiques de la scène française. Même si vous n’êtes pas monté sur un skateboard depuis le dernier septennat de Mitterrand et que vous préférez les Talking Heads aux Burning Heads, ça devrait quand même vous parler.
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Ausweis, volume 2

Le 26 mars dernier, à l’aube du premier confinement, Pierre Mikaïloff nous envoyait un texte écrit en réaction à la première immobilisation du pays; ce qui était aussi un peu l’état de notre cerveau puisque nous avons laissé filer le texte, perdu dans la pile de mails annonçant les annulations de festivals et autres spams promettant des lendemains encore pires que la veille. Et puis finalement, à l’aube du second confinement, on a relu ce texte et nous nous sommes rendus compte qu’il n’y avait pas une ligne, un mot, à changer dans cette fiction, pas si fictive que ça. Dans ce qui suit, toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé serait purement fortuite.  Ou pas.
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Intelligence artificielle ou écrivaine fouteuse de merde : mais qui est donc Zoe Sagan ?

12 février 2020. Benjamin Griveaux, candidat En Marche à la maire de Paris a les fesses qui font bravo. Les médias, bien aidés par l’artiste Piotr Pavlenski, relayent les vidéos porno-soft que l’ex-porte-parole du gouvernement envoyait à l’une de ses dates. Au moment où le candidat pensait tranquillement se lover dans le fauteuil de maire de la ville Lumière, l’attaque à tout de la bombe servant à déstabiliser le parti d’Emmanuel Macron et lui faire fermer sa gueule. C’est d’ailleurs ce qu’il adviendra. Parmi les relais de la vidéo, un compte Facebook balance avant tout le monde l’ardent contenu, mentionnant comme soutien l’avocat et essayiste Juan Branco. En plus de cet évènement, depuis bientôt deux ans, le même compte enflamme la toile de textes au vitriol sur le milieu branché parisien de la mode au cinéma en passant par la publicité. Son nom : Zoé Sagan.
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Le dernier roman de Christophe Siebert est encore un parpaing dans ta gueule

En septembre 2019, le romancier Christophe Siébert avait été récompensé du Prix Sade pour son livre Métaphysique de la viande. L’ouvrage, réunion de deux courts romans, nous avait permis de rencontrer un auteur parmi les plumes montantes d’une littérature noire qu’on pensait laissée pour morte sur le bord de l’autoroute. A l’époque de notre rencontre, l’auteur nous avait raconté la suite de ses aventures éditoriales : Les chroniques de Mertvecgorod. Titré Images de la fin du monde, ce premier tome d’un mur qu’il est en train de construire autour de la connerie humaine, pour mieux en préserver la saveur, est sorti juste avant le confinement. L’occasion de replonger dans l’enfer noir du diable Siébert.
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“Le syndrome de Palo Alto” : récit d’un monde numérique à la dérive

Loïc Hecht a 36 ans et il vient de publier Le Syndrome de Palo Alto, un premier roman qui charrie le genre de l’enquête et de la non-fiction sur le thème de notre dépendance à la technologie et des dangers qui en émanent. Un livre qui, forcément, s’adresse à tous. Et qui méritait qu’on en parle avec l’auteur, pour arrêter de lever le pouce à la moindre notification. 
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Dans la France profonde de Christophe Siebert

Récemment auréolé du Prix Sade, le romancier Christophe Siébert délivre avec Métaphysique de la viande le livre le plus chic et choc de l’année, réunion de deux romans à ne pas mettre sous toutes les pupilles : Nuit Noire, plongée scabreuse dans la tête d’un tueur en série bas du front et Paranoïa, transe psychotique dans une France en mal de vivre. Un conseil : avant d’entamer la lecture de ce joyaux noir et rouge, évitez tartiflettes, fondues et autres joyeusetés Savoyardes, il y a peu de chances pour que vous ayez le temps de les digérer. Rencontre avec le bourreau Siebert, gueule d’ange que le diable a définitivement adoubé comme l’un de ses suppôts.
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“Holyhood” d’Alessandro Mercuri, meilleur livre de la rentrée littéraire ?

De quel bois (sacré) Hollywood est-il fait ? Et si Los Angeles, malgré sa verdeur, n’était qu’une ville antique croulant sous le poids des mythes qu’elle engendre ? Quel fil de laine, punaisé sur la carte de L.A., relie Cecil B. DeMille à Toutânkhamon ? Le meilleur bouquin de cette rentrée est une enquête du détective-poète Alessandro Mercuri.
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La sirène qui fume : une “mortal story” made in Bretagne  

Le roman La sirène qui fume de Benjamin Dierstein aurait pu être un porno musical, va savoir, il y a tellement de malades autour de nous, tout est possible. Mais a priori, ça se présente comme un polar : « deux hommes qui vont se livrer un duel sans merci au cœur de la barbarie et des faux semblants du monde contemporain » dixit la quatrième de couverture.
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Sérotonine de Michel Houellebecq : de l’art de piéger un filet garni

Quoi de plus cohérent au fond que la lecture des 347 pages du dernier opus de l’antimoderne préféré des Français comme un plaidoyer sans concessions, satisfaisant quoiqu’assez prévisible, écœurant à l’occasion mais parfois jouissif et semblable au contenu des copieux filets garnis que l’on gagnait dans les foires d’antan ?
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50 nuances de Nicolas Rey

Le livre commençait ainsi ; « J’écris parce que je vais crever ». Depuis la parution de son dernier roman, Dos Au Mur, publié en mars 2018, où il brouille les frontières entre la réalité et les mensonges qu’il a accumulé toute sa vie, on savait Nicolas Rey malade. Rencontré il y a quelques semaines dans l’hôtel où tout a démarré il y a 18 ans, un constat s’impose : Nicolas Rey est très abimé, mais encore vivant.
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