(C) Mirwais

C’est l’histoire d’une étoile filante qui passe presque tous les vingt ans. La première fois, c’était en 1980 avec « Cherchez le garçon » de Taxi Girl. La seconde, en 2000 avec « Naive Song », single post French Touch à la trajectoire immédiate, mais suivi d’un gros astéroïde : l’album Music de Madonna où il cosignera six titres. Et puis pendant vingt ans, perte du signal. Mirwais Ahmadzaï avait-il disparu ? Non, il était en orbite. En 2022, il revient sur Terre avec un roman pré-apocalyptique conçu comme un single qui aurait pu se nommer « 22nd Century Schizoid Man ». Jamais là où l’attend, le Français encore plus rare que les Daft Punk se confie ici dans un grand entretien martien.

Il arrive incognito au rendez-vous fixé la veille, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, à deux rues de là où il a grandi avec Daniel, Laurent, Stéphane et Pierre. Casquette vissée sur le crâne, lunettes mafieuses à la Pacino dans Donnie Brasco, difficile de croire qu’on est en train de serrer la main à l’homme derrière une partie des succès de Taxi Girl, et à qui l’on doit aussi les 10 millions d’albums vendus du Music de Madonna.

Si Mirwais a accepté la rencontre, ce n’est pas pour parler de musique, justement. Ou pas que. Disons que c’est plus large que ça. Un livre sort à la rentrée, c’est son premier. Et si Les Tout-Puissants ne revient pas sur le chaos que fut l’aventure Taxi Girl pendant ses huit années d’existence périlleuses, il permet néanmoins de mieux comprendre une partie du mystère Ahmadzaï, né en 1960 d’une mère italienne et d’un père afghan et débarqué dans un Paris after punk romancé, à cheval entre les Stooges et les Kraftwerk.

(C) Mirwais

 

Fasciné par la modernité et ses limites, Mirwais a profité des vingt dernières années pour observer la société du spectacle et ses débordements, maintenant que les humains ne sont plus asservis par d’autres humains comme dans le capitalisme marxiste primaire, mais par des algorithmes aux mains de six milliardaires résumés par l’acronyme GAFAM (pour Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft). Le résultat de ce delirium tremens inspiré du cut-up de Burroughs, c’est un roman halluciné avec un anti-héros à la Matrix (Lazare) errant dans un Paris rétrofuturiste où la norme commerciale, pour toute marque, est d’arborer « le Symbole » pour faire vendre. Le Symbole, dernière transgression imaginable de la société du point Godwin, c’est la svastika hitlérienne. Et Mirwais d’imaginer le monde d’après le No Logo de Naomi Klein, à l’heure de la guerre en Ukraine et du bitcoin. Un livre techno-no, en définitive, difficile à pitcher tant il s’éloigne de la traditionnelle biographie de musicien reconnu et qui, loin de faire de l’anticipation, imagine à quoi ressemblera un monde où les consommateurs-citoyens porteront des lunettes anti eye-contact en s’accusant de viol dans le métavers.

Parce qu’il est à la fois multiple et unique, un peu fou mais surtout très lucide sur le monde qui l’entoure, Mirwais se met ci-dessous à table, au propre comme au figuré, dans une interview en deux temps qui, au final, aura duré quatre heures. À lire, comme son livre, en attendant la prochaine révolution de cet Yves Adrien technoïde avec un nouvel album prévu pour très bientôt, si la Terre n’a pas encore penché d’ici-là.

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Éprouvez-vous un certain plaisir, alors que tout le monde attend votre album depuis plus de vingt ans, à revenir avec autre chose, à savoir un livre. Et plus qu’un livre qui aurait pu être une simple biographie façon « ma vie avec Madonna, mon œuvre avec Taxi Girl », une fiction cyberpunk sur l’impact des technologies sur le monde actuel.

Mirwais : Je ne suis pas dans la stratégie, ni dans la revanche. Pour moi, Les Tout-Puissants c’est un peu mon nouveau single. J’ai toujours adoré collaborer avec les gens, mais j’ai trop laissé les gens me déposséder de mon statut d’artiste, donc sur ce livre, je me présente comme tel. Contrairement à ce que l’on croit, je ne suis pas qu’un musicien.

Et pourtant, c’est comme cela que vous êtes connu depuis quarante ans.

C’est de ma faute. Ou disons que nous venons d’une génération où le narcissisme n’était pas devenu aussi central qu’aujourd’hui. Pour Taxi Girl, notre idée essentielle avec Laurent [Sinclair] et Daniel [Darc], c’était de passer à l’acte ; l’action devait prendre le pas sur la réflexion. Et l’époque le permettait ; nous on avait déjà compris qu’Action directe ça ne servait à rien, puisque la gauche venait de gagner… quant à la droite, bon, elle est encore là quarante ans après. Avec notre bande, on donnait une direction, mais on ne militait pas. Et ça, ça m’est resté.

« La svastika qui revient tout au long du livre, c’est une métaphore d’internet qui manipule les gens via des gourous comme Elon Musk. »

C’est là qu’on peut faire un parallèle avec le clip de « 2016 – My Generation », votre single du retour sans retour de 2021 ; il introduit très clairement la résistance qu’on peut lire dans ce livre : à la dictature des marques, aux partis politiques, aux extrémismes, aux réseaux sociaux, etc.

Le plus fou c’est que ce clip, avec Ludovic Houplain [du studio graphique H5, NdlR], on a mis quatre ans à le faire. Au départ, Les Tout-Puissants c’était une compilation de poèmes et d’écriture automatique que j’ai fini par mettre en ordre. Et la svastika qui revient tout au long du livre, c’est simplement une métaphore d’internet qui manipule les gens via ses gourous, comme Elon Musk. Pour ce clip, l’idée était en gestation depuis les années 2000, quand j’ai arrêté la promo de mon album Production. Je m’étais juré de faire une vidéo d’animation, sauf qu’entre-temps, dépression, pas envie de revenir à la musique. Il aura fallu attendre 2016… Entre-temps, j’avais adoré le court-métrage Logorama de Ludovic. De là, je lui ai exposé mon idée d’une route sans fin avec quelqu’un qui roulait à l’envers, pour qu’au final on comprenne que c’était lui qui roulait dans le bon sens. Une métaphore simplette de la société telle que je la voyais. Et Ludo, de son côté, a amené l’idée d’accumulation du capitalisme. Pour finir sur le single « 2016 – My Generation », afin de lever toute ambiguïté, 2016 ce n’est pas parce que le titre aurait été écrit cette année-là : c’est parce que toutes les chansons de l’album ont une date, que l’album s’appelle Retrofutur et que cela parle de l’idée que le présent est falsifié, non seulement par le révisionnisme, mais aussi par l’instrumentalisation du futur comme fantasme. Ces deux concepts temporels s’opposent et créent un présent biaisé. Par exemple, 2016, c’est lié à l’idée que le basculement dans le nouveau monde est apparu en 2016, avec l’explosion du streaming, l’élection de Donald Trump, la prise du pouvoir par les GAFAM…

Les GAFAM occupent une place centrale dans Les Tout-Puissants, puisqu’ils régissent le monde. Ce qui n’est même pas une dystopie, puisque c’est déjà le cas IRL.

La bonne nouvelle, pour lutter contre cette toute puissance, c’est l’apparition depuis 2016 de contre-pouvoirs. Les cryptomonnaies, le blockchain, la finance décentralisée, même le métavers ou les ordinateurs quantiques prévus pour 2030.

Il y a cette punchline dans le livre : « Le pixel a remplacé l’atome. » Tout pourrait presque se résumer à cela, non ?

Tout se confond désormais. Il n’y a qu’à voir les nouveaux sextoys où le mec peut mettre son sexe dans une sorte d’objet, et « grâce à internet », il se fait sucer à distance par une femme – ou un homme. Si ça, c’est pas mélanger les pixels et les atomes…

Où vous placez-vous précisément dans Les Tout-Puissants : en tant qu’observateur d’un monde digitalisé à l’extrême ou en tant qu’esprit critique d’une époque où Meta (la nouvelle société réunissant toutes les activités de Facebook) est devenu l’égal soft du nazisme ?

Le fil narratif de ce livre est très simple : le personnage, c’est moi. Vers 2006, j’ai perdu mon père, ma mère a développé la maladie de Parkinson ; j’aurais pu faire des albums sur cette période, mais je n’en voyais pas l’intérêt. Peu à peu, c’est devenu une plongée sans fin, paradoxale, parce que grâce au succès de l’album avec Madonna, plus le mien, j’avais tout. Alors que vingt ans plus tôt, je n’avais rien. J’ai donc connu les deux versants du down ; la dépression et le rebirth. C’est pour cela que ce livre était important pour moi. Il ne fallait surtout pas que cela soit une simple autobiographie.

L’une des plus « belles » scènes dans le livre, c’est ce moment où le personnage doit reconnaître son père à la morgue, et hésite à regarder son sexe pour comparer la taille. Le genre de détails qui laisse évidemment penser que ça ne peut-être qu’autobiographique.

Évidemment. Mon père, j’ai appris son cancer du poumon six jours avant qu’il meure. Puis est venu le Parkinson de ma mère. Et donc la dépression, terminée un jour dans un sauna où je ressens le bien-être à nouveau, mais sans pouvoir m’empêcher de me dire : « Je me sens bien, mais le sauna est payant ». L’anecdote est placée dans le livre, et on en revient à son titre : les Tout-Puissants, ça renvoie à la notion de bien-être, au lâcher-prise. Ce n’est pas pour rien que l’héroïne s’appelle comme ça.

(C) Mirwais

Dans le récit du livre, on ressent clairement l’influence de Burroughs. Mais on peut également sentir le style de Dantec dans ses meilleurs ouvrages, sans le côté fanatique obsessionnel.

Ah, Momo… avec Artefact, son groupe, on nous a séparés un soir au Rose Bonbon [un club parisien des années 70 qui deviendra le QG de la scène punk, NdlR] parce qu’il justifiait l’invasion de l’Afghanistan. Je ne sais pas si on s’est foutu dessus, mais après ça, on ne s’est plus jamais parlé. Mais il faut bien que tu comprennes qu’on est de la même génération, on avait les mêmes influences.

« Avec Taxi Girl, on était le meilleur groupe du monde, pas pour la musique ni l’attitude, mais pour le caractère improbable de cette association de personnes. »

Dans ce livre-fiction, il y a une somme de détails tels sur le monde dans lequel on baigne que j’en suis sorti étonné qu’un garçon comme vous, à l’abri du besoin, avec le 06 de Madonna dans son répertoire, ait encore besoin à 61 ans d’être sur-connecté au réel.

Mon problème, c’est l’empathie. Le monde actuel en est littéralement vidé. Ça a d’ailleurs été mon problème au commencement avec Taxi Girl : moi je voulais faire partie d’un groupe, pas être le leader. Je venais d’Afghanistan, issu d’une famille très silencieuse, mon père était musulman, mais modéré, ce qui ne l’a pas empêché de prendre les armes dans les années 80. Et c’est comme cela que j’atterris dans le XVIIIe arrondissement à Paris, complètement extrait de mon milieu d’origine. C’est comme cela que je suis venu à la musique, pas tant pour la musique que pour le fait d’être connecté à d’autres personnes. Quarante ans plus tard, cette notion d’empathie collective a complètement disparu.

Il existe une vidéo de vous et Daniel Darc dans les années 80, naviguant de nuit à Pigalle dans une sorte de fête foraine, complètement insouciants. On pourrait presque superposer le calque de la modernité sur cette instant VHS, et obtenir un résumé du livre qui se passe lui aussi à Paris, comme dans une sorte de plan-séquence de 24 heures.

Les gens ne comprennent pas le concept de modernité. Les Tout-Puissants, ce n’est pas le récit d’un monde à venir, c’est le récit du monde tel qu’il est déjà, et qui se fait lentement avaler, pas par les machines, mais par les logiciels. On se fait lentement absorber, et la grande erreur, c’est de croire que l’intelligence artificielle est à la manœuvre ; derrière elle, il n’y a pas de robots comme dans Terminator, mais des milliardaires schizoïdes, des avatars au sens où tu ne pourras jamais les rencontrer. On est en train de vivre ce qui a été prophétisé voilà cinquante ans par Deleuze de façon purement abstraite. Avec internet, on est violemment passé à la pratique. L’essence de la pensée deleuzienne, de ce point de vue, c’est que le schizoïde branche tout sur tout. Et c’est ce que le capitalisme tente actuellement. Marx appelait ça l’extorsion primitive. Il n’y a qu’à voir ce qui se passe dans le business du streaming musical, les plus gros raflent tout.

« Avec Madonna, c’est devenu un peu comme les Beatles dans les années 60, quand ils étaient à la fois les plus expérimentaux et les plus commerciaux du monde. »

Sans transition, mais paradoxalement, c’est le succès de votre album avec Madonna, Music, qui vous a permis d’acquérir cette liberté financière, et qui donc aboutit aujourd’hui à la sortie de ce livre anti-système.

Je n’ai, il est vrai, pas à me plaindre. Et je lui en suis très reconnaissant d’ailleurs. Avec Madonna, on a vécu cette période comme les rois du monde. Elle avait déjà une équipe extraordinaire, elle sortait de l’album Bedtime Stories, du single « Erotica »… et c’est là qu’on est parti sur l’électronique. Une fois qu’elle a entendu « Naive Song » –  premier titre de l’histoire avec de l’autotune complet, exception faite du « Believe » de Cher – elle a voulu aller dans cette direction, elle l’a même voulu pour son disque, mais j’ai dit non. À la place, on a écrit à l’autotune « Nobody’s Perfect » et « Impressive Instant » sur Music. De toute façon, pour moi l’autotune à ce moment-là, j’étais déjà persuadé que c’était le vocoder du futur…

Comment tombez-vous dessus, à l’époque ?

Complètement par hasard, par des plugins crackés. Et comme je ne chantais pas très juste, je finis par tenter l’autotune en le mettant à fond, par manque de temps et d’énergie. Et ça marche. Et ça donnera « Naive Song ». Le titre « One More Time » des Daft Punk, c’est sorti quelques mois après « Naive Song ».
Même principe pour l’intro à la guitare sur le disque de Madonna, avec « Don’t Tell Me » ; j’avais enregistré la guitare très rapidement et j’ai bidouillé pour en faire un truc plus électronique. Et quelque part, cela a donné le cyber folk. En fait, tout ce qui est bien vient du hasard. Sauf que la pop culture, au niveau commercial, bannit le hasard. On cherche à raboter, à copier puis à réduire.

Votre collaboration avec Madonna, de ce point de vue, est donc aussi un accident.

Sans doute, et d’autant plus parce qu’elle me trouvait elle-même dérangé ! Cette collaboration avec Madonna, à l’époque c’est rapidement devenu comme les Beatles dans les années 60, quand ils étaient à la fois les plus expérimentaux et les plus commerciaux du monde. Le genre de truc qui ne pourra plus jamais se reproduire, car la star globale n’existe plus. Pour ma part, j’ai bénéficié de sa lumière, largement, mon ego était donc bien nourri, satisfait. Et puis je n’avais jamais su quoi faire de la célébrité. C’est quoi la célébrité ? Se constituer une clientèle, comme un notaire de province ? Pas mon truc. Alors oui, ces vingt dernières années, j’ai construit une zone où personne ne sait ce que je fais, personne ne me calcule : je fais ce que je veux.  Et pour en arriver là, il a fallu aller au cœur du système américain, pour se rendre compte que finalement, il n’y a rien. C’est vide comme un cyclone, il n’y a que de l’argent. Je vais dire un truc extrêmement prétentieux, mais tant pis : je pense sincèrement qu’avec Taxi Girl on était le meilleur groupe du monde, pas pour la musique ni l’attitude, mais pour le caractère improbable de cette association de personnes. Qu’est-ce que tu voulais faire carrière dans les années 80 en t’appelant Mirwais Ahmadzaï ?

Revenons aux Tout-Puissants. La fin du livre est une dégringolade psychédélique, au sens propre et figuré, où vous ne donnez finalement aucune clef au lecteur. C’est volontaire ?

La conclusion, c’est cette envie de sortir de la dépression et ce besoin de vision directe pour combattre. Le livre se termine comme ça : « À la faveur de cette vision directe, nous autres imbéciles sècheront nous aussi nos larmes. Nous retrouverons notre confiance et nous les combattrons. » J’insiste sur cette notion de « vision directe ». Qui veux-tu combattre si tu ne peux pas identifier l’ennemi ?

Du coup, quel est votre prochain combat ?

Là j’ai 61 ans, donc autant te dire que selon les critères anglo-américains, je suis vieux, rincé, etc. Rien à foutre. Mon combat à moi n’est pas contre l’âge. Maintenant que j’ai totalement récupéré et que j’ai entamé mon rebirth, je vais entamer une belle sortie de carrière. Dans le music-hall, on dit que ce qui est important, c’est de ne pas rater le début et de bien soigner la fin. J’aime le fait de me dire que je vais être très productif dans les dix prochaines années.

***

Après cela, Mirwais et moi sommes montés au premier étage de sa maison, dans sa fusée insonorisée, pour écouter ces titres work in progress pas encore publiés, et sur lesquels le méticuleux travaille depuis tant d’années comme un ingénieur de la NASA en dolby-stéréo. En sortant de là, tourneboulé par la force des featurings prestigieux qu’on n’éventera pas ici, et après s’être fait roulé dessus par des symphonies électro-wagnériennes en mille-feuilles à mi-chemin entre Death in Vegas, Jim Morrison et les Beatles dopés au speed techno-cosmique, j’eus la certitude que le Martien avait au moins encore dix années-lumière d’avance sur ses semblables.

Les Tout-Puissants, de Mirwais Ahmadzaï, sortie le 28 août aux éditions Séguier.

Photos : Mirwais

11 commentaires

  1. MON TOP 2022 DANS LE DESORDRE ET EN 81 DISQUES DE COEUR DE MR PERSEVERANCE (diversité et pluralité et éclectisme et culture musicale pérenne) 2022 UN CRU d’EXCEPTION (90 pour cent des disques acheté chez les disquaires en Allemagne et le reste à Paris ,zéro commande via le net « ma vie est une ode au support physique » https://perseverancevinylique.wordpress.com/2022/12/15/mon-top-2022-en-81-disques-de-coeur-de-mr-perseverance-diversite-et-pluralite-et-eclectisme-et-culture-musicale-perenne/?fbclid=IwAR1nSjufgLotq59BNexJhX5fFThtNAA1gKvMunaUzH4Iwxi_vOxcA5QqnQg

  2. Ainsi, selon Mirwais, GAFA égal nazisme…
    N’est-ce pas un peu exagéré ?
    Car, enfin, personne ne pousse les gens à se connecter, ni à consommer, des flingues sur leurs tronches…
    6500 morts pour fabriquer une coupe du monde, et personne pour la boycotter ?
    J’aimerais bien les voir les gilets jaunes, là, sur leurs ronds points, arrêter les bagnoles et inciter les gens à ne pas la regarder, cette coupe du monde. On pourrait dire alors que la démocratie a fait un progrès !
    Non, vraiment, ce qui caractérise notre époque actuelle, c’est le manque de nuances, à tous les niveaux.

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