Le festival Levitation France, droit dans les interstices

Afin d’avoir une vague compréhension de ce reportage du Levitation France Festival 2019 qui s’est déroulé le weekend des 20 et 21 septembre derniers, il est à préciser que LE QUAI – ANGERS se situe bel et bien à ANGERS et non à PARIS comme j’ai pu l’apprendre d’une source sûre le matin de l’ouverture du festival. Après vérification, il n’existe aucune structure nommée LE QUAI – ANGERS au sein de la capitale, ni même aucun quai de la sorte. Retour, donc, sur une expérience entre ciels et bas-fonds qui m’a valu, de même pour une bonne paire de loulous, un sacré weekend à l’arrache en Pays de la Loire.
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La playmate du mois
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LEISURE BIRDS
Quand l’astronomie domine

Interviewer un groupe de rock contemporain, qui plus est psychédélique, est souvent une perte de temps. Le leader n’a souvent pas plus à raconter sur la difficile vie en communauté que sur les ‘’interstellar overdose’’ du guitariste perché à trois mille depuis qu’un cacheton de la taille d’un calcul rénal lui est resté coincé en travers du gosier. Ce qui fonctionne pour les groupes de leur génération l’est aussi pour Leisure Birds. Sauf qu’avec leur nouveau disque « Tetrahedron », les Américains invoquent le Pink Floyd première période, le voyage intersidérale et le krautrock de 2067. « Entre ici Syd Barrett, toi et ton cortège de drogues du cosmos ! »
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NIGHT BEATS
Sonic Bloom

Dans la vie, Tarek Wegner, Dan ‘Lee’ Blackwell et James Traeger aiment deux choses : les fantômes et les explosions. Obnubilés par les images fantasmées de nuages psychédéliques envahissant le ciel et courbant la perception du temps, les trois apprentis chamanes déchristianisent le rock nord américain à grands renforts de reverb, de delays, de Fuzz, de disto et de Wah Wah. Et le nom de ce délire opiacé se nomme « Sonic Bloom ».
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THE VICKERS
“Ghosts”, fantôme des années 2000

Des morceaux planants ou dark, très pop pour certains, plus rock pour d’autres ; ces Italiens livrent un LP au son propret. Moins punchy que le précédent « Fine for now » sorti en 2011, « Ghosts » ne se destine pas au dancefloor. Un son qui ferait dire à Jenifer qu’ “il y a une belle sensibilité”. Et Garou d’objecter : “je comprends ce que tu veux dire là, mais ça m’a pas fait vibrer quoi”.
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GONZAI XVIII [REPORT]
Acid Mothers Temple & The Oscillation in the sky

Tu connais l’histoire du type qui lit un texte dont le seul but est de faire du « clic » sur une vidéo parce que Gonzaï s’est mis en tête de faire des vues, et bah c’est ton histoire, la tienne gros, celle que tu vis là maintenant, tout de suite. Monétisation de l’audience oblige, faut cliquer mon gars, nous aussi on est (un peu) comme Norman. On fait des vidéos quoi. Le gonzo haute définition, l’audace primée à coup de pouce vert. Promis on te fera bientôt une vidéo « 1 million d’abonnés merci trop cool, je t’aime public, on forme une communauté, toi plus moi plus eux plus tous ceux… », vue par 1 million de mecs comme toi. Avoue que t’es ému, qu’on te fait un peu pitié, là maintenant avec cette sincérité feinte, ces tiers-états d’âme, – même que tu serais prêt à nous glisser une petite pièce sans te salir si on se mettait à te tendre la main invisible. Sale histoire.
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FOREVER PAVOT
Graines de s(i)tar

Leur premier EP ? Il n’a été édité qu’à 50 exemplaires. Le look du leader ? Complètement baba. Et la musique alors ? D’un autre âge, sous le soleil de 1967 exactement. Avec ces maigres informations, on aura vite fait de comprendre que Forever Pavot n’est pas un groupe de rock débarqué de Mercure avec un synthé qui fait couin couin, pas plus qu’une bande d’activistes militant pour la légalisation du thé vert et des semelles orthopédiques dans les salles polyvalentes.
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ETERNAL TAPESTRY
Astronomy (really) domine

On résume souvent à tort le psychédélisme aux drogues ingurgitées par des rockeurs analphabètes vivant reclus dans les montagnes avec des vêtements en peau de chèvre, là où leurs confrères urbains préfèrent se biturer les gencives à la pinte avec des jeans souvent trop serrés et des mélodies moins folles. Tout cela est un peu vrai. Mais derrière le folklore pour touristes peu coutumiers des chansons de huit minutes composées sous l’effet de pilules non remboursées par la sécurité sociale, on trouve aussi des groupes pratiquant la jam cosmique comme d’autre le fitness après le boulot, avec assiduité et passion de la sueur. Et autant vous dire qu’Eternal Tapestry fait parti de ces sportifs d’un autre genre.
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TELEX REVIEW
Revue discographique à caractère parfaitement aléatoire

Vous êtes tous persuadés que la musique en 2013 ne sera plus qu’une question d’ondes déflagratoires autoalimentées par un blind-test permanent pour des auditeurs sous perfusion de newsfeeds organisé par des robots-marketers délocalisés aux Philippines via les réseaux sociaux ? Vous vous dites que votre seule fantaisie en date est d’avoir dévoré une pizza au cheval en plantant le vinyle d’un groupe portant le nom d’une station de métro et incarnant « le renouveau » de la pop sur votre platine poussiéreuse avant d’entamer une danse avec votre chien en sirotant une pinte de Mister Cocktail rosé pamplemousse ? Vous vous sentez un peu seul parfois dans votre quête mystique de vérité aboutissant toujours à la même conclusion qu’il va falloir se lever très vite pour ne pas louper le prochain bus parce que France Info c’est sympa mais ça fait un peu mal à la tête quand même ?
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La playmate du mois

EL GRAN CHUFLE
Waitecas

Le chapeau d’un papier, c’est un peu comme une mineure bulgare égarée au bois de Boulogne passé minuit ; ça dandine du bas de casse, ça racole, mais l’extase n’est jamais garantie sur facture. À peine plus jeunes que Tristane Banon mais nettement plus cosmiques, les chicanos d’El Gran Chufle s’extraient quant à eux du trou noir – rien à voir avec Tristane – pour livrer un OVNI qui sonne comme le duo de Air qui aurait gobé du pris du Peyotl dans un saloon pour Playmobil avec Link Wray dans le rôle du parrain. Voilà pour la notice putassière.
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POND
My name is Impala, Tame Impala

A mille lieux des rockeurs du dimanche affublés d’une sangle de basse à motifs Donald Duck, les australiens de Tame Impala viennent de réussir un double exploit : avoir publié le meilleur album électrique de l’année 2010 (« Innerspeaker ») et remettre le couvert deux ans plus tard avec un side project nommé Pond. Definitely too much class for the neighbourhood.
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