BENABAR
Le doute des bénéfices

Pour tout ceux qui se demandent comment se répartissent les tâches chez Gonzaï, eh bien c’est assez simple, c’est au lancer. Bester réunit la meute de critiques dans une sorte de fosse avant d’y jeter toutes sortes d’objets culturels, avec un petit commentaire laconique (“ouais”, “bof”, “celui-là faut se le faire”) tandis que les mains s’agitent, frénétiques. Il y a des grognements, des altercations, des mises en demeure. Des cris aussi. Car, tandis que le disque compact a une architecture comparable à celle du frisbee et donc une trajectoire prévisible, le livre quant à lui souffre d’être mal équilibré et de prendre des directions insoupçonnées. C’est ainsi qu’après avoir été estourbi par une somme consacrée à Led Zeppelin, je trouvai tombé à terre, au milieu de vieux numéros des Inrocks outragés aux pages scarifiées, le dernier disque de Benabar.
Lire l'Article
Partager

DOMINIQUE A
King Dom’

1er septembre 2009. 15h15. Brasserie Le Terminus Nord, en face de la Gare du Nord. Il fait un temps de chiotte mais il ne pleut pas dans mon cœur comme il pleut sur Paris, parce que je m’en vais interviewer Dominique A. Et il est comment « D.A. » ? Il est : « Cool ! » Oui, comme Fonzy.
Lire l'Article
Partager

MINA MAY
Everything Was Beautiful And Nothing Hurt

Et mon top ten de cette fin d’année est… Ah bah non, 2011, c’est déjà fini. Pourtant, un dossier sommeillait dans mon ordi. Un album nommé « Everything Was Beautiful And Nothing Hurt » qui date de 2011, ça compte pas ? Nan ? Le groupe s’appelle Mina May. Un nom un peu nul. Ils sont français. Leur disque est top. Rien entendu de mieux l’année dernière. Ni de plus surprenant. Ni de plus rageur. Ni de plus élégant, éclectique, chiadé, transpirant, électrique, excité, énervant. Bon alors ça compte ? Non, toujours pas ? J’appelle le syndicat.

Lire l'Article
Partager
La playmate du mois

WILLIAM SHELLER
Je veux être un homme peureux

Dans cette France qui mélange souvent bons goûts et faux espoirs, il est des plaisirs honteux qu’on peine parfois à cacher, des artistes dont on vante en vain les mérites dans le désert, avec le ricanement général pour seul écho. Charisme digne d’un garagiste mormon sevré aux symphonies de Schubert, réputation d’Elton John du pauvre, un seul tube à son actif repris en chœur par les maisons de retraite de France et de Navarre, William Sheller est l’un de ces « chanteurs de variété trop ringards » que la branchitude n’a pas retenu au casting. Oubli, injustice ou silence mérité ? De notre première rencontre autour d’un Scrabble à la solitude des récentes soirées d’hiver, petit résumé de cet homme heureux un peu seul dans ses chansons.
Lire l'Article
Partager

JEAN-LOUIS MURAT
“Grand lièvre”

20 septembre 2011. 19h45. Hôtel Les Jardins du Marais, dans le 11e arrondissement de Paris. “ Il est beau quand même ” me lance l’attachée de presse alors qu’elle scotche tête la première dans le numéro des Inrocks de septembre/octobre 1991. “ Il est beau ” dit-elle, attendant l’écho d’un “ J’avoue ” alors qu’elle scrute la mine de triste sire tout en sourcils froncés style Ken le Survivant d’Auvergne de ce lover qu’est Jean-Louis Murat
Lire l'Article
Partager