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MAX RICHTER
Le bruit des glaçons

Max Richter a tout du snobinard sur-diplômé en musicologie : le CV saturé de noms compte-triple (Martin Scorsese, Philip Glass, Deutsche Grammophon…), le regard intransigeant, les tâches de rousseur. Pareille à une conférence trop pointue, sa post-minimale agit donc en somnifère sur beaucoup ; sur d’autres, elle a l’effet d’un anxiolytique, voire d’une séance d’hypnose réussie. Etant de cette seconde catégorie, mon ami Gilles Chancel et moi partîmes à la rencontre du professeur Richter à l’occasion de son concert au Collège des Bernardins. Et si les bons élèves avaient aussi quelque chose à dire ?
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La playmate du mois
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« IN C » D’ADRIAN UTLEY
Terry Riley revisited

Souvent les groupes célèbres débutent leurs carrières par des prodiges obscurs puis lentement se désagrègent à la manière d’un fruit dans une nature morte. Avec les membres de Portishead, c’est tout l’inverse. Après avoir bassiné la génération X avec plusieurs tubes d’aspirine, chacun d’eux s’est embarqué sur des chemins de traverse, mille fois plus passionnants, de Beth Gibbons en solo aux échappées de Geoff Barrow avec Beak et son label Invada. Ne manquait plus que le guitariste Adrian Utley embarqué sur l’un des Everest de la musique du 20ième siècle : « In C » de Terry Riley.
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PHILIP GLASS REWORK
Ca passe ou ça glace

La récente sortie du disque a été passée sous silence et pour cause, « Rework » est l’hommage des plus bavards à l’un des plus discrets des génies du vingtième siècle. Conçus comme une revisite up to date du répertoire de Glass, les remixes commandés par un esprit certainement torturé parviennent à transformer le minimalisme en presque rien du tout.
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PIERRE HENRY
Kermesse pour le temps qui passe

Pour sa septième édition, l’excellent festival d’Automne en Normandie avait décidé de rendre hommage au père de la musique concrète en invitant celui qui ressemble désormais davantage à Santa Claus qu’à l’auteur de « Psyché Rock ». À 85 ans, Pierre Henry s’était donné comme objectif de revisiter sa carrière avec une création originale nommée « Le Fil de la vie », qui eut surtout pour résultat de le faire perdre. Récit d’une soirée dans un trou noir. Ou normand.
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