Rodolphe Burger, précis sur les Environs

Maintenant que Christophe et Bashung jouent au flipper au paradis, quel corps encore chaud pour faire rouler les mots correctement, en français dans le texte ? Certains diront Hubert-Felix Thiefaine (moui), d’autres Arno (il est excusé par le médecin) ; peu répondront Rodolphe Burger, oublié qu’il est dans sa vallée du grand est. A 62 ans, il vient de publier un nouvel album, un peu d’ici, un peu d’ailleurs. Bienvenue dans les « Environs ».
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Christophe, l’homme qui a crié « machines » pour qu’elles reviennent

Un peu chanteur, un peu menteur, un peu rockeur aussi ; Christophe a depuis plus de 50 ans enfilé à peu près tous les costumes. Mais il en est un qu’on oublie un peu trop souvent : celui de l’homme machine. Alors que le dernier géant de la chanson française se bat actuellement contre le Covid-19, rendons hommage à son affection des boites à rythmes et autres instruments électroniques dits « modernes », et qui ont rendu cette musique aussi intemporelle que sa moustache.
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Mathilde Fernandez, Jeanne d’Arc de la goth-pop

Avec seulement 2 EP’s au compteur, cette exilée discale (elle vit à Bruxelles) est parvenue à concilier tous les amours impossibles : Mylène Farmer et Marilyn Manson, le chic et le choc, le rouge à lèvre couleur sang et une passion dévorante pour la première popstar de l’histoire française, Jeanne d’Arc. Récemment signée sur le label de Scratch Massive, cette velle anomalie dans la marge veut conquérir le monde. Portrait.
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La playmate du mois
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CHRISTOPHE
« Paradis Retrouvé », des collages immédiats

Quand on tombe nez à nez avec le « Paradis Retrouvé » de Christophe, on pourrait presque croire à une boucle qui se boucle avec « Les Paradis Perdus », une suite de points de suspension, des « morceaux » au sens littéral, puisqu’il s’agit de bribes laissées en suspens. Mais non, c’est « Paradis Retrouvé » au singulier, comme « Le Temps » Proustien, large programme d’une époque révolue qui ouvre une parenthèse repliée sur elle-même puisqu’il a, ce paradis, un début et une fin : « témoignage sonore des années 70 et 80 » sur les traces de l’ombre de Francis Dreyfus.
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ALEX ROSSI, « L’ULTIMA CANZONE »
Italians do it better

« Les Italiens le font mieux. » Ce n’est pas moi qui le dis, c’est le nom du très chic label de Chromatics, Glass Candy, Symmetry et consorts, des groupes qu’on pourrait rapidement qualifier de post-italo disco. Seul hic : le post ici serait de trop ; d’une part parce que l’italo disco est indémodable, et d’autre part parce que leur catalogue de chansons ne sonne résolument pas plus moderne que celui de leurs modèles – les bruits de craquements façon vinyle chez Chromatics ou l’obsession Carpenter en général.
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ADRIEN VIOT
AV (Maria)

7 février 2012. 22h30. Pop In, bar rock du 11e arrondissement de Paris. Dans la salle format garage bas du front du lieu, au sous-sol. Une attente sexy. Curieuse. Ressentie. Pour rigoler, on se lance des « Ouais, ouais, ouais, ouais » potaches inspirés de l’addictif « Venus Bar » d’Adrien Viot. « Ouais, ouais, ouais, ouais » qui foutent un peu le zboub. On dirait qu’on conjure quelque chose (la sensation qu’il va se passer quelque chose ?). Qu’on joue avec des capotes. AV va apparaître.
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HOMMAGE AU BEAU DE CHRISTOPHE
Dans les coulisses du bizarre

Il y a des soirées qui portent fichtrement bien leur nom. Tiens, prenez celle là. C’était le 11 février à la Maroquinerie. Marqué en gros sur l’affiche : « Hommage au beau bizarre ». Une soirée hommage au dernier des Bevilacqua où l’on s’était mis en tête de réunir Christophe et la clique des jeunes parisiens inspirés par le dernier géant de la chanson française. Question pari, la barre était placée haute. Et pour le reste, on ne savait pas trop à quoi s’attendre. On n’a pas été déçu du voyage.

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DOMINIQUE A
King Dom’

1er septembre 2009. 15h15. Brasserie Le Terminus Nord, en face de la Gare du Nord. Il fait un temps de chiotte mais il ne pleut pas dans mon cœur comme il pleut sur Paris, parce que je m’en vais interviewer Dominique A. Et il est comment « D.A. » ? Il est : « Cool ! » Oui, comme Fonzy.
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HOMMAGE AU BEAU BIZARRE
Gonzaï II à la Maroquinerie le 11.02.2012

Y a des soirs comme ça où même la terre penche, des soirs où les héros déchirés de la capitale se donnent rendez-vous sur la même scène pour rendre hommage au Parrain. Le samedi 11 février, Gonzaï propose à Alister, Guillaume Fedou, Phantom & the Ravendove et quelques guests de donner leur version du beau bizarre. En clôture, un set en piano solo de Christophe. Comme dit la chanson, « il faut oser le faire ».
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WILLIAM SHELLER
Je veux être un homme peureux

Dans cette France qui mélange souvent bons goûts et faux espoirs, il est des plaisirs honteux qu’on peine parfois à cacher, des artistes dont on vante en vain les mérites dans le désert, avec le ricanement général pour seul écho. Charisme digne d’un garagiste mormon sevré aux symphonies de Schubert, réputation d’Elton John du pauvre, un seul tube à son actif repris en chœur par les maisons de retraite de France et de Navarre, William Sheller est l’un de ces « chanteurs de variété trop ringards » que la branchitude n’a pas retenu au casting. Oubli, injustice ou silence mérité ? De notre première rencontre autour d’un Scrabble à la solitude des récentes soirées d’hiver, petit résumé de cet homme heureux un peu seul dans ses chansons.
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ALICE BOTTÉ
Le gaucher silencieux

J’avais de nombreuses informations sur Alice Botté, mais son palmarès impressionnant avait de quoi me perdre un peu : guitariste d’Alain Bashung, Christophe, Charlélie Couture, Daniel Darc, Jad Wio, Adrienne Pauly, Jacques Higelin, Hubert-Felix Thiefaine, Jacno, Berry, Buzy, Elli Medeiros, Balbino, Berline… Pour un type comme moi, né en 1985, pas facile de remettre ce brillant palmarès dans l’ordre chronologique.
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La playmate du mois

HUBERT FÉLIX-THIÉFAINE
Vertiges de l’armure : interview

Hubert Félix n’a pas vraiment de chance, la faute aux origines. Avec un tel prénom, pas facile de se laisser prendre dans les phares de la modernité ; avec une telle nationalité, encore moins évident de paraître crédible quand vos idoles se prénomment Bob, Leonard ou Johnny. D’un naturel plutôt cash, du genre à éviter les flaques de lumière surmontées d’un projecteur, l’animal sort du bois avec un disque dépecé qui laisse enfin apparaître les veines et le circuit sanguin. Mieux : son label parle du « grand album ». Traduction : Bashung à l’horizontal, Thiéfaine peut enfin grandir, à soixante ans passés, autrement qu’à l’ombre des vieux troncs desséchés. Et après tout, si le mensonge était vrai ? Juste le temps de laisser sécher le maquillage, que le bonimenteur est déjà prêt à livrer ses quatre vérités.
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