Richard H. Kirk de Cabaret Voltaire a définitivement débranché ses synthés

Ce 21 septembre 2021, jour de solstice d’automne, une lumière vive de la musique électronique et industrielle s’est éteinte. Le génie électronique britannique était né le 21 mars 1956 à Sheffield. En milieu d’après-midi j’apprends la mauvaise nouvelle sur le fil Twitter du label Mute : « C’est avec une grande tristesse que nous confirmons le décès de notre grand et cher ami, Richard H. Kirk. Richard était un génie créatif imposant qui a mené un chemin singulier et motivé tout au long de sa vie et de sa carrière musicale. Il va tellement nous manquer. »
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Quand le punk ne se conjuguait pas encore au No Future

Glaviots syphilitiques, fix d’héro coupée à la Strychnine, assassinat de Nancy Spungen au Chelsea hôtel : le No Future britannique va peu à peu se dissoudre dans le corps sacrifié d’un gosse paumé nommé Sid Vicious. Deux morts gênantes, mais un beau cadavre pour la légende du rock. My Way, sans sortie de secours. Dès 1978, on passe directement du « j’t’emmerde » du punk au « j’suis dans la merde » de Joy Division. De ce chaos originel naîtra l’after Punk. Au programme : déception, sinistrose, colère froide, cut-up façon William Burroughs, lignes de speed, guitares affutées aux distorsions tranchantes comme des rasoirs. A l’occasion du numéro spécial punk français de Gonzaï, on fait le poing sur ce mouvement qui refuse encore de mourir.
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Des femmes et de l’électricité : plaidoyer pour un monde moins poilu

Qui a déjà entendu parler de Suzi Quatro, Poly-Styrene, Viv Albertine ou Saba Komossa ? Qui connait le nom d’une pionnière des synthétiseurs comme Eliane Radigue ? Pas grand monde. Raison pour laquelle avec son n°35 spécial Wonder-women, Gonzaï a voulu rendre grâce à toutes ces pionnières, combattantes soniques confidentielles, chanteuses iconiques, guitaristes excitées ou DJs filles, qui ont brisé le fameux plafond de verre d’un seul cri primal de libération et d’exaltation. Voici, en préliminaire, une tribune de PPyR sur la question des femmes dans l’espace pop.
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De la caméra au synthé modulaire, les explorations de Marc Caro

Marc Caro, né le 2 avril 1956, est un cinéaste et dessinateur français surtout connu pour ses œuvres de cinéma co-réalisées avec Jean-Pierre Jeunet. Les deux ont écrit et réalisé trois courts métrages ainsi que des longs métrages cultes comme Delicatessen et La Cité Des Enfants Perdus. Mais ce que peu de gens savent, c’est que Marc est aussi musicien, il a commencé en 1977 dans un groupe de punk bruitiste nommé Parazite avec lequel il fera la bande son du Bunker De La Dernière Rafale en 1981. Son retour au son avec MonoB & NoroE (+Closer²/UPR) est donc un événement rare dont nous avons pu discuter, en totale exclusivité pour Gonzaï.
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Comment j’ai vu le futur de la Techno à Casablanca

Ville mythique depuis qu’Hollywood en a fait un film d’espions en 1947 avec l’inénarrable Humphrey Bogart, Casablanca est la porte d’entrée du sud du Maroc. Face à l’océan Atlantique, cette cité est devenue au fil des siècles une ville d’architecture Art Déco, mauresque et andalouse, avec un assemblage de bâtiments dans le style brutalistes et de formes cubistes. Parsemée de créations somptueuses, cette ville touristique serait-elle en train de devenir l’épicentre d’une scène techno, noise et industrielle ?
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La playmate du mois
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Florian Schneider (1947-2020) : mort d’un robot

Ce jour, le 6 mai 2020 vers 14 heures, nous apprenons sur le mur Facebok de Robert Görl qu’un des plus grands génies de la musique du vingtième siècle vient de passer l’arme à gauche (la RTBF parle d’un «cancer foudroyant » qui aurait emporté Florian il y a quelques jours). Florian Schneider, éminent membre fondateur de Kraftwerk, est donc décédé quelques semaines après Genesis P-Orridge (Throbbing Gristle) et Gabi Delgado (D.AF.). 2020 est définitivement une année dramatique, et le pire c’est qu’elle n’est pas finie.
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Piotr Pavlenski : de l’Art ou du cochon ?  

Juste après l’affaire de la sex tape de Griveaux, qu’on n’a d’ailleurs aucune intention de commenter ici parce que tout le monde s’en branle (c’est le cas de le dire), vous avez sûrement pu constater comme moi qu’un grand nombre d’individus sur les réseaux s’auto-proclamaient « critiques d’Art » en donnant un avis, forcément avisé, sur l’artiste russe Piotr Pavlenski.
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La Ruta Destroy, quand l’Espagne inventait la Rave

A la fin des eighties, l’Acid House ou l’Electro de Détroit je n’en avais rien à foutre. J’étais encore immergé dans les sphères obscures de la New Wave, du Punk ou du Goth (aujourd’hui pour faire moins ringard tout le monde utilise la dénomination « Post-Punk ») responsables d’une décennie coincée entre la dépression vinylique d’un The Cure et les hymnes stadium sur Disque Compact d’un Depeche Mode. Cela dit, sans être ni geek ni collectionneur de synthés, j’ai toujours profondément adoré le son des machines, surtout celles qui crissent, qui ondulent, qui grésillent et qui déchirent l’espace temps. 
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