A la fin des eighties, l’Acid House ou l’Electro de Détroit je n’en avais rien à foutre. J’étais encore immergé dans les sphères obscures de la New Wave, du Punk ou du Goth (aujourd’hui pour faire moins ringard tout le monde utilise la dénomination « Post-Punk ») responsables d’une décennie coincée entre la dépression vinylique d’un The Cure et les hymnes stadium sur Disque Compact d’un Depeche Mode. Cela dit, sans être ni geek ni collectionneur de synthés, j’ai toujours profondément adoré le son des machines, surtout celles qui crissent, qui ondulent, qui grésillent et qui déchirent l’espace temps.

Début des années 90, je découvre la vague de Manchester dans les bacs d’un magasin de disques d’Avignon. Andrew Weatherall, paix à son âme, ouvrait à toute ma génération la voie du clubbing avec ses remixes sous extasy qui squattaient les charts de l’Hacienda. En 1993, je découvre les Raves en achetant un des tous premiers numéros du magazine techno Coda. L’écoute sous influence des premiers albums d’Orbital, LFO, Prodigy, Fortran 5, KLF, Sven Väth, Hardfloor, Jeff Mills ne me déplaît pas au contraire, mais dans l’ensemble je trouve ça un peu léger comparé aux programmations synthétiques des groupes EBM que j’écoutais depuis l’adolescence.

L’âge d’or du clubbing espagnol

J’expérimente ma première « pilule de l’amour » vers 1993 à la rave Euphoria de la Friche Belle de Mai à Marseille, l’un des premières sensations de cette nuit-là fut l’impression de revivre ce que j’avais déjà vécu en Espagne dans la région de Valencia en 1987-88 sous mescaline durant ce qu’on appelle communément La Ruta Destroy ou Ruta Del Bakalao. Cet âge d’or du clubbing espagnol s’acheva dans la décadence vers 1995 avec l’arrivée de sons « makina » bien pourris – façon gabber hollandais avec voix pitchées au ballon d’hélium – et des dizaines de morts chaque week-end suite aux accidents de la route à cause de la défonce et du manque de sommeil. L’État espagnol fit fermer la plupart des clubs et entrepris une forte politique de répression qui stoppa définitivement cette première période de libération des mœurs et des esprits dans une Espagne sortant à peine de quatre décennies de dictature fasciste.

Résultat de recherche d'images pour "ruta destroy"Pour la petite histoire, il faut savoir que l’Espagne des années 80 se libérait tout juste du joug fasciste, soutenu par l’Opus Dei, qui depuis la Guerre Civile de 1936-39 avait écrasé le pays sous une chape de plomb nationaliste et catholique intégriste. Fait classique chez tous les peuples qui ont connu le fascisme et le conservatisme religieux, la jeunesse de cette époque trop longtemps maintenue dans l’ignorance, ressenti subitement comme une irrépressible envie de s’éclater, de faire la fiesta, de s’envoyer en l’air et de sortir de cette impasse dans laquelle les politiques protectionnistes et répressives du Caudillo Francisco Franco nous avait mené. La movida battait son plein à Madrid dès 1980 avec une libération des mœurs menée par des gens comme Pedro Almodovar et sa clique madrilène, une nouvelle offre musicale matérialisée par des groupes comme Aviador Dro, Alaska y Dinarrama, Kaka de Luxe, Paralisis Permanente, Esplendor Geometrico, une émission géniale comme la Edad De Oro, la découverte des drogues dures et puis surtout l’émergence de discothèques gigantesques comme celles de la Ruta del Bakalao qui nous donnaient le sentiment qu’un monde nouveau, fait de liberté, de fêtes et de sons électroniques, était enfin possible. Pas mal de groupes électroniques ont commencé leur carrière scénique là bas. Par exemple, la popularité de Nitzer Ebb sur la seule côte espagnole de la région de Valencia et d’Alicante, entraîna des demandes de surbooking pouvant aller jusqu’à trois concerts par nuit, chaque week-end, dans des clubs différents de cette côte espagnole. Douglas Mc Carthy se réfère à cette époque d’excès en tous genres dans une récente interview sur le site Bandcamp dans laquelle un journaliste lui pose une question à propos du titre Chemicals de Fixmer-McCarthy :

« L’histoire se déroule dans un club de Valencia (Espagne), le Spook Factory, dans lequel le DJ jouait du son pré-baléarique ou Acid House. Le club ouvrait à six heures du mat et à ce moment-là, tous les autres clubs se vidaient et leur public se rendait là-bas. C’est bien la première fois que j’entendais ce genre de choses accélérées ou ralenties, tout ce qui se faisait et se jouait à ce moment-là finissait par être diffusé sur les Îles Baléares. Les DJ’s jouaient un mélange de Nitzer Ebb, The Residents et U2, un mix vraiment étrange. Ils ne prenaient qu’une partie d’un titre de U2 et continuaient à le jouer en boucle, en l’accélérant de manière à ce qu’il s’intègre parfaitement à un titre de Nitzer Ebb. Cet environnement était alimenté par des produits chimiques : la mescaline était très en vogue, de même que le speed. Pour la pochette du Chemicals EP (de Fixmer Mc Carthy) nous avons en fait reproduit ces autocollants qui représentait une pilule en capsule, c’est ainsi que nous prenions la mescaline. Les espagnols avaient ces autocollants à l’arrière de leurs voitures pour qu’on sache qui allait dans tel ou tel club, en particulier au Spook Factory. Cela m’a frappé en écoutant l’instru que Terence venait de m’envoyer. Ça m’a justement fait penser au Spook Factory. Ma ligne de chant « Chemicals » a donc été la première du morceau. Puis, partant de là, ma propre expérience de la drogue, ainsi que celle de mes amis, fut l’inspiration de départ du titre. C’est ce sentiment de paranoïa, ce sentiment d’être sous contrainte, et cette tension qui se fait ressentir lorsque vous prenez des produits. Cette même tension qui se produit quand vous essayez de vous remettre de la drogue, et que tout semble se fondre dans l’intensité et la puissance de la ligne de basse. Il s’agit de paranoïa, ça parle de ce sentiment qui conduit à penser que le monde entier est contre vous… et vous ajoutiez à ça toutes sortes de drogues».

 J’ai pu moi même vivre cette hystérie collective fin 1987 lors d’un périple en Espagne avec ma nana de l’époque et un pote bien déjanté et je ne peux que confirmer ce que raconte le leader de Nitzer Ebb. L’Espagne venait de rentrer dans l’Union Européenne et le choc électronique que nous subissions en zonant et dansant de club en club, m’a marqué durablement. Le cerveau en mode « total fiesta », j’avais tout juste 19 ans au moment où je découvre sur la cote levantine un monde de folie, de danse, et d’hédonisme exubérant, très éloigné des ambiances un peu plus introverties du milieu Cold dans lequel je traînais en France depuis mes seize ans. Les drogues les plus en vogue à l’époque en Espagne sont le Speed (sulfate d’amphétamine de couleur rose), les buvards de LSD et la fameuse Mescaline (alcaloïde tiré du Peyotl et dont parle Henri Michaux dans un de ses livres (L’Infini Turbulent, publié en 1957), la plupart étaient synthétisées localement dans des labos clandestins, et leurs effets hallucinogènes surpuissants ont contribué avec l’alcool à faire pas mal de dégâts irréversibles chez les fêtards les plus borderline de ma génération.

Des maxis de Nitzer Ebb comme Let your body learn se retrouvaient mixés au tempo avec des trucs goths comme A day de Clan Of Xymox, Alice de The Sisters Of Mercy, Ignore the machine d’Alien Sex Fiend ou des titres de Renegade Soundwave (C.S. Sex Mixes), M.A.R.S.S. (Pump Up The Volume Remix) Kraftwerk, Cabaret Voltaire (Sensoria / James Brown), Liaisons Dangereuses (Los Niños Del Parque), The Residents (Kaw-Liga Dancemix), puis DAF, Front 242 et plein d’autres trucs dont j’ai oublié le blase depuis. Ce qui m’a le plus intrigué lors de ce « voyage initiatique » dans mon pays natal, c’est de voir ces DJ espagnols mixer les galettes en construisant longuement leurs sets avec des vinyles calés au cordeau à l’aide de deux platines Technics SL 1200 MK2. C’est vraiment là que mon goût pour la musique électronique est devenu de plus en plus prégnant, mais je n’étais pas encore totalement prêt pour le grand saut dans ce nouvel univers fait de sons futuristes et de sensations emphatiques.

“Sans l’EBM et la synth-pop nord-européenne et les clubs et DJ’s espagnols des mid 80’s, il n’y aurait pas de Techno” (The Hacker)

C’est seulement cinq ans plus tard, en 1993, que je me prendrais dans la face la folie des Raves et le rush de l’extasy, mais les prémices de cette révolution électronique c’est précisément en Espagne que je les ai expérimentées en premier lieu. Je me souviens en avoir discuté à plusieurs reprises avec Michel Amato (The Hacker) qui partage avec moi cet avis sur l’importance de la période de Valencia dans l’expansion de la Techno et de la culture clubbing. Il m’écrivait justement la semaine dernière sur Facebook ces mots : «ça serait bien de remettre les pendules a l’heure, malgré tout le respect et l’admiration que j’ai pour certains artistes de Détroit/Chicago, la techno est européenne, sans l’EBM et la synth-pop nord européenne et les clubs et DJ’s espagnols des mid 80´s, il n’y aurait pas de Techno ». Ainsi soit-il !

La presse spécialisée française a toujours parlé de l’émergence de la Techno à Detroit, certes en ce qui concerne les disques et les producteurs oui c’est tout a fait juste, mais factuellement, si l’on se focalise sur la naissance du son Rave et des soirées Techno c’est bien en Espagne au milieu des 80 que les choses se cristallisent dans les discothèques mythiques de la région de Valencia et d’Alicante, puis Barcelone dès 1989 dans les clubs Psicódromo, Ocho et Megatron dans lesquels mixe l’allumé Nando Dixcontrol. Toi le lecteur assidu de Gonzaï qui voudrait en savoir plus je te renvoie aux différents ouvrages de Simon Reynolds sur la musique électronique (Energy Flash et Generation Ecstasy : Into the World of Techno and Rave Culture) et à l’abondante littérature, essentiellement en langue espagnole, qui existe à ce sujet sur internet.

https://lepetitjournal.com/valence/la-ruta-del-bakalao-quand-valencia-etait-lepicentre-de-la-fete-231977
https://thebasementxxx.com/webapp/la-historia-empezo-en-valencia-la-ruta-tomo-3/
https://elpais.com/ccaa/2016/11/02/valencia/1478081907_202930.html
https://elpais.com/elpais/2016/02/26/tentaciones/1456488654_595072.html

Dans la chaleur de la Ruta destroy

Revenons sur un point de l’Histoire de la musique électronique en Espagne avec un petit rappel de ce qu’a été la Ruta del Bakalao. Appelée aussi « Ruta destroy » par les médias de la péninsule ibérique, ce terme désigne une période qui s’étend de 1982 à 1992, et se réfère au plus vaste mouvement de clubbing qu’ont pu expérimenter les jeunes espagnols dans les années 80, et qui préfigure l’avènement des raves bien avant le phénomène de l’Acid House et du Second Summer Of Love anglais de 1988-89. Cet engouement, pour les clubs géants, la Techno dure et les drogues psychotropes, aura des conséquences à long terme sur la forme de loisir la plus populaire de ce pays à ce jour. Au milieu des années 80 des milliers de jeunes espagnols de l’aire métropolitaine de Valencia et d’Alicante, précisément une zone géolocalisée sur la route nationale d’El Saler, fréquentaient chaque week-end des discothèques impressionnantes de par leur taille et leur sound system, des lieux comme Spook Factory (ré-ouverte en 2005), Chocolate, Oggi, Espiral, NOD, Puzzle, ACTV, Barraca (la plus ancienne ouverte en 1981) et Mana Mana plus bas vers Alicante ou El Limite à Murcie.

Luis Costa (ex DJ et aujourd’hui attaché de presse du Razzmatazz) se souvient : “On peut dire que la Ruta commença officiellement en 1982, avec l’ouverture de la discothèque Chocolate, située a 200 mètres de Barraca, avec cet habituel phénomène d’aller retour des clubbeurs d’un boîte à l’autre. Dans les années qui suivirent s’ouvriront des tas d’autres discothèques tout le long de cette route d’El Saler sur 30 kilomètres, et les fêtards la parcouraient en voiture pour aller d’une salle à l’autre. Les parkings de ces clubs finirent par devenir des lieux de fête improvisés qui avec le temps se transformaient en clubs à l’air libre ». En Espagne cette période signe l’acte de naissance des raves en plein air.

Ces clubbeurs infatigables enchaînaient trois jours et trois nuits sans dormir, nourris par les pulsations des boîtes à rythmes et les molécules psychotropes les plus puissantes de l’époque. L’ambiance unique, et l’empathie massive inventées dans ces clubs, étaient bien différentes de celles des autres boîtes plus classiques, des clubs qui s’avéraient être davantage un étalage de viande saoule où la sexualité était encore le facteur dominant alors que la musique et le pur plaisir hédoniste passaient au second plan. Dans ces boîtes de blaireaux les soirées se finissaient souvent en baston entre clients imbibés de whisky coca. Fuck Off ! Pas de ça chez les clubbeurs de la Ruta del Bakalao. Les drogues de synthèse eurent comme effet de rapprocher les gens autour du dancefloor et permirent l’émergence d’une sous-culture alternative faite de looks théâtraux, de coupes de cheveux avant-gardistes, de concerts énergiques et malgré toutes ces différentes tribus urbaines qui s’aggloméraient les unes aux autres, véhiculèrent un fort sentiment d’appartenance à une vieille nation qui venait enfin d’être intégrée à l’Union Européenne et de s’ouvrir au monde.

Résultat de recherche d'images pour "Ruta del Bakalao"Il y a pour moi deux types de personnes, celles qui ont connu la frénésie des débuts de la musique électronique, EBM, New Beat puis Techno dans ces clubs, avec tout ce rituel de consommation de produits illicites et de fort sentiment d’unité, et puis les autres, celles qui intellectualisent la musique, qui essayent de l’enfermer dans des concepts, qui prétendent s’exprimer avec des machines sans rien comprendre de l’effet psychique et physique que les sons synthétiques qui en sont issus peuvent procurer sur les corps, les cerveaux et les âmes.

C’était une période d’une richesse musicale inouïe ! Des groupes anglais comme Nitzer Ebb ou Alien Sex Fiend, des groupes canadiens comme Psyche, des groupes belges comme Front 242, A Split Second, SA42, ou allemands comme Robotiko Rejekto (groupe du DJ allemand Talla 2 XLC) et beaucoup autres, jouaient régulièrement dans tous ces clubs hallucinants. Quand je suis allé moi-même constater de près cette effervescence en 1987, j’ai eu l’incroyable impression de me retrouver dans l’ambiance du club Technoir que l’on aperçoit dans une scène mythique du premier Terminator (film culte pour moi qui l’ai vu à sa sortie au cinéma en 1984) mais avec des milliers de personnes. Je me souviens encore aujourd’hui d’un week-end épique, allant de club en club avec des invitations distribuées sur les parkings, et la joie de tous ces gens qui dansaient comme des dingues sur Psyché, Soft Cell, The Klinik, Telex, The Arch, SA42, Interfront, New Order, The Neon Judgement, Depeche Mode, Sigue Sigue Sputnik et tant d’autres. Plus de 30.000 jeunes se dirigeaient vers ces boîtes de la route d’El Saler dès le jeudi soir, avec comme principal objectif de se mettre la race et de s’éclater comme si c’était le dernier jour de ta vie. La scène de Valencia était très active et plus axée sur l’électronique et la New Wave (on dit « Techno Pop » en Espagne) qu’ailleurs en Europe. Les célèbres clubs Spook Factory et Metrópolis, mais aussi Tropical (qui devint ensuite ACTV), Galaxy à côté d’Espiral, Gasolinera, Zona, Video, Planta Baja ou Karma, étaient des points de rencontres massifs pour une jeunesse délurée et avide de paradis artificiels. Des DJ’s comme l’inénarrable Chimo Bayo surfaient sur la vague commerciale avec des maxis qui nous faisaient rire (auteur de tubes « makina » comme Bombas ou Así me gusta a mí), des Dj’s pionniers comme Fran Lenaers, Juan Santamaría, Carlos Simó, Toni El Gitano, Angel Molina à Barcelone ou le toujours actif Oscar Mulero à Madrid (Club Omen), ouvrirent donc la voie en Espagne à l’émergence de la scène Rave anglaise puisque pas mal de musiciens anglais et de DJ ramèneront ces sons-là au Royaume-Uni, contribuant ainsi à l’explosion de l’Acid House venue initialement de Chicago. Simon Reynolds en parle dans ses bouquins sur la Techno (Energy Flash, 2014) et il abonde lui aussi dans ce sens en affirmant que sans la Ruta del Bakalao espagnole la scène Techno anglaise n’aurait pas pu émerger dès la fin des années 80. Dès 1987, des DJ’s comme Paul Oakenfold ramènent ces sons dance dans les clubs anglais et contribuent à l’explosion d’un genre dont la TB303 est l’instrument primordial.

Accident de la Ruta

Mais comme toute grande aventure celle-ci aura aussi une fin, et elle sera tragique. Au début des années 90, suite à une série d’accidents de la route mortels, le mouvement fut diabolisé par les médias généralistes en oubliant qu’il était né en réaction à quarante années de franquisme, et le pouvoir central madrilène en profitera pour faire fermer la plupart de ces clubs afin de privilégier les boîtes classiques où l’alcool coule à flots et les festivals bien plus faciles à contrôler. Comme Douglas McCarthy le raconte dans ma biographie de Nitzer Ebb (Camion Blanc, 2019) cette époque fut extraordinaire, et si on ne l’a pas vécue on ne peut pas réellement comprendre ce qu’a été l’émergence de la musique électronique, de l’évolution du mixage, et l’importance des DJ sur la consommation de drogues dans un cadre festif. Nitzer Ebb aura joué ses trois premiers albums (That total age, Belief et Showtime) en concert plus de fois en Espagne que partout ailleurs dans le monde. Voilà comment l’Espagne fut l’épicentre de l’émergence de la vague Techno et encore aujourd’hui elle reste, à l’instar de l’Allemagne, le pays d’Europe ou il y a le plus de clubs Techno et de soirées électroniques.

A lire du même auteur : Nitzer Ebb L’homme, l’âme et la machine chez Camion Blanc

15 commentaires

  1. si ssi si tout est vrai, mais l’Espagne, la catalogna estit a laramasse question skeuds, le slabels warp rephlex r&s…. tres mal distribués & les mecs acheteurs hallucinés sans prrendre de drogua quand tu venais leur apporter des maxis qu’ils n’avaient jamais vus….

  2. camion blanc un peu ou pas assez creusé sur tout les sujets & pas de qualité comme pour une collection

  3. j y était aussi. j’ en garde un souvenir emu. j ‘etais alors vendeur de chichi et beignait à la creme sur la RUTA DESTROY. j ‘ai trop pris d’extacy ça ma montait la tete.
    j ‘ai tout arreté et je suis parti vivre à karlshure en allemagne de l’ouest. je tenais alor un blog intitulé PERSEVERANSOZICH ou j egrenais mes derniers achats vinilique.
    j ai arreté a la MAKINA, impossible c’ etait trop douloureux de voir toute cette scene se transformait en merde EN BARRE 78 CARATS… :'( :'( :'(

  4. Pareil, je suis tombé sur votre article depuis le fb de Fran Lenaers. Ca reflète très bien ce que ce fut et ce qui nous a collectivement marqué (87-92 pour moi). La première fois fut un tel choc que je m’en souviens comme si c’était hier. Garer la voiture dans l’allée de l’autre côté de la route face à Xocolate qui laisse le temps, tout le temps d’observer le gâteau. L’entrée par la porte côté toilettes, une saturation de basse jamais entendue qui percute la poitrine, la tête qui tourne sur la gauche, les yeux grands ouverts qui parcourt le bar, les colonnes, la fosse au loin d’où monte une clameur, une vague à l’unisson. A droite, le temps d’un petit tour aux toilettes pour apprendre à prendre la mescaline, je suis rentré dans la fosse quasi immédiatement et “10 mn” après on est venu me chercher, il était 9h30 du matin! Inoubliable.

  5. Bonjour,
    C’est la première fois que je lis un article en français sur cette époque bénite.
    Etant d’origine espagnole, j’ai toujours passé mes vacances d’été + Pâques ou Fallas certaines années, à Valencia, et j’ai connu toute ces boîtes, cette super musique, dont je suis toujours très fan. Je racontais tout cela à mes copains français (je suis originaire de l’Essonne) et on me regardait comme une extra terrestre.
    Les clubs était gigantesques, avec piscine, terrasses et les serveuses étaient hyper canons et super sapées. On rentrait gratos avec des flyers et on buvait des verres pour quelques pesetas
    Pour moi la période va de 1984 à 1991.
    L’ambiance était vraiment super, les gens y allaient pour s’éclater pas pour draguer comme en France. Les riches les pauvres, on pouvait vraiment s’habiller n’importe comment, faire la teuf sur le parking. Je me souviens être arrivée à 3h00 du mat à Chocolate ou Espiral et rentrée à 8h00 heure à laquelle les garçons partaient à Spook Factory, nous les filles étions plutôt sages côté came. Le son était tellement puissant que mes oreilles sifflaient pendant 48 heures. Bref que des super souvenirs.
    Mille mercis pour cet article.
    Cdt.

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