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ROUTE DU ROCK 2013
« Que du bonheur à Saint Malo ! »

Saint Malo, 2013. C’est dix ans plus tôt que j’ai connu la Route du Rock, grande messe indie-pop à laquelle assistent chaque année des dizaines de milliers de festivaliers européens. Le petit festival malouin qui ne veut pas grandir n’a qu’un mot d’ordre : Pop Is Not Dead. Alors, la Route du Rock : c’est pop ou c’est rock ? Tentative de réponse dans ce report au jour le jour sans aucune objectivité.

Saint Malo, 2013. C'est dix ans plus tôt que j'ai connu la Route du Rock, grande messe indie-pop à laquelle assistent chaque année des dizaines de milliers de festivaliers européens. Le petit festival malouin qui ne veut pas grandir n'a qu'un mot d'ordre : Pop Is Not Dead. Alors, la Route du Rock : c'est pop ou c'est rock ? Tentative de réponse dans ce report au jour le jour sans aucune objectivité.

JOUR 1 : JEUDI 15 AOÛT

Ca commence par un grand classique de tout festival : je loupe les premiers concerts. Le génial geek des studios Orval Carlos Sibelius, auteur d’un formidable deuxième album (« Super Forma »), est malheureusement programmé très tôt à la Plage, trop tôt pour honorer le rendez-vous avec sa pop psychédélique fine et référencée. Un ami m’assure que le live n’est pas encore à la hauteur du disque : see you next time, Axel Monneau et ta bande. J’ai du cidre brut à déboucher, moi.

Je n’ai rien contre les néerlandais, ni contre leur pays, ni contre leur fromage, ni contre leurs tulipes, et encore moins contre Jacco Gardner, mais je ne me suis pas invité à l’apéro du jeune lutin psyché, trop occupé à aider un ami à déplier sa tente Quechua « 3 secondes montre en main » ; merci pour la promesse marketing mensongère. Ironie d’un festival « indépendant » : la présence d’un stand Décathlon à l’entrée du camping, qui propose aux festivaliers le kit du parfait campeur : maillet, sardines de rechange, pompe à matelas pneumatique. On vous prend vraiment pour des cons-sommateurs.

Mes excuses aussi pour Iceage. Quand on m’a dit qu’ils ne joueraient sans doute qu’un quart d’heure, comme à leur habitude, j’ai décidé de ne pas prendre le chemin qui relie le camping aux scènes, puisque la route dure quinze minutes. Désolé.

9521067935_e3b2e934c5_zLe programme annonce alors Moon Duo sur la petite scène : une aubaine puisque j’ai raté leur passage à plusieurs reprises cette année alors que je voulais absolument vérifier le résultat live de ce projet mené par le leader des Wooden Shjips, qui ont sorti l’un des albums de l’année, tendance krautrock psyché. Promesse tenue par le couple de Brooklyn : Moon Duo fait décoller la poussière de la scène des Remparts. Guitare 50’s, boîte à rythmes 70’s et batterie sans âge donnent le ton d’un trio sensuel et moite. Le froid et le chaud, Nico et Alan Vega, l’amour et la violence. Une synthèse musicale pour lovers losers des grandes cités urbaines. Local Natives? C’est toute l’Amérique pop que je refuse : entre mièvrerie, poses attendues et mélodies inoffensives. On zappe.

Comme si mon coeur et mon corps n’étaient déjà pas assez ébranlés par le spectacle erotikrautrock des américains, voilà que la voix rauque d’un australien titille mes sens : Nick Cave et ses very Bad Seeds entament le set de ce qui sera sans doute l’un des meilleurs concerts du festival (je garde un peu de marge, histoire de ne pas déjà plier le tiercé dès le premier soir). Comme à Primavera Porto 2012, le groupe sort le grand jeu : un tapis moelleux de sexe, crachats, sang et sperme. Les a-coups brusques, amoureux et rageurs de Nick Cave sont métamorphosés par le violon de Warren Ellis, fidèle ami et génial musicien. Le crin frotte les cordes de son instrument, le fait grincer, crier et jouir. Warren Elis est un druide électrique, véritable chaman du groupe. Sans lui, les Bad Seeds ne seraient pas très bad.

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Je garde un excellent souvenir d’un concert orgiaque de !!! (Chk Chk Chk) à Primavera Sound 2004 à Barcelone. Dansant au milieu de festivaliers-cubbers torses nus et gavés de MDMA, j’exulte lorsque je vois le chanteur du groupe avaler ostensiblement un cachet d’ecstasy avant de lancer le tubesque Heart Of Hearts (référence aux pilules en forme de coeur, évidemment). Au bout de 9 minutes d’un intense funk synthétique et tribal, le leader vomit – ostensiblement – sur le 1er rang des spectateurs. Un couple d’amis en fera les frais, et nous aurons vécu le (dernier) meilleur concert des américains. Jeudi soir à Saint Malo, ce n’est plus vraiment le même groupe qui tente péniblement de faire danser le public. Adrien Durand, homme de l’ombre de Kongfuzi et La Villette Sonique, me glissera la meilleure formule : « tu as l’impression de faire un jogging avec des vieux« . Voire un simple cours de remise en forme pour retraités. Chk Chk Chk ? Aïe aïe aïe !

Heureusement que la relève du trance-rock est programmée juste après. J’ai vu les strasbourgeois de Electric Electric à l’oeuvre il y a une semaine à Baleapop, et dans la Colonie de Vacances quelques semaines plus tôt avec Marvin, Pneu et Papier Tigre. Le trio fait une musique très peu référencée et sans comparaison facile. C’est sans doute ce que les critiques rock appellent un « groupe exigeant ». Exigeant, le groupe l’est surtout auprès de son public qui doit supporter de longues plages instrumentales violentes, intenses et bruyantes, dans un jeu de lumières froides à la limite de l’anxiogène. Son, tension, frustration : le plaisir est parfois là où on ne l’attend pas. Pour moi, il était dans cette transe cold et tribale, que je rêve secrètement de voir prendre de la hauteur, ou de la puissance techno. Un concert assez éprouvant pour que que je refuse d’aller voir Fuck Buttons, qui selon mon collègue de plume Matt, ont délivré un set tonitruant. Tant mieux pour lui, moi je file au lit !

JOUR 2 : VENDREDI 16 AOÛT

P1D2281469G_px_640_Je commence la journée par une conférence sur le garage rock donnée par Christophe Brault, dont la bio indique qu’il est à la fois ex-disquaire, journaliste et chargé de cours en musicologie à l’Université de Rennes. En toute modestie, il a écrit un guide des meilleurs albums de 1964 à 2008, ainsi que diverses variantes, et remplit dorénavant son temps en donnant des conférences sur la musique – et toutes les musiques : rock, musiques noires, reggae, pop, musique électronique… –  à tel point que j’avais pas mal d’a priori en entrant dans le Théâtre Chateaubriand (oui, on s’embourgeoise à la Route du Rock). Au final, Christophe Brault est un bon conférencier, pas chiant du tout, à la manière d’un Steve Jobs franchouillard.
Sauf qu’à défaut de nous dévoiler l’iPhone, il nous a fait la démonstration de l’iFuzz, en photos et en musique. Après une séquence 60s sans surprise et très calée sur les compilations Nuggets (celle de Lenny Kaye, puis celle des groupes plus obscurs), on a fait le tour du garage 80s, moins connu, puis le « renouveau » du 21ème siècle. Quelques noms inconnus sont apparus à l’écran (The Litter, Mouse And The Traps, The Droogs, DMZ, The Rain Parade, The Dream Syndicate, Bruce Joynier and the Plantations, The Crawdaddys, The Tell-Tale Arts, The Cynics, The Miracle Workers, The Creeps, et Death, un trio 70s formé par trois afro-américains, assez rare dans le genre pour être souligné). Seules ombres au tableau Velleda de la conférence : une seule phrase anecdotique sur les Black Lips, pourtant cheville ouvrière du renouveau garage depuis 2003 ; la mise sous silence du lien entre The Gories et Dirtbombs (le même leader) ; l’omission de l’origine des noms de Thee Oh Sees (ex The OCs, puis The Oh Sees) initiales de la ville d’origine du groupe, Orange County en Californie. Au final, rien que pour le air guitar de Christophe Brault, je lui lève ma bolée de cidre.

Quelques bolées plus tard, et me voilà à rater Cankun sous la pluie sur la plage, puis Jackson Scott sur la petite scène du festival. Dommage pour le premier dont j’avais aimé les errances instrumentales à Baleapop cette année, et pour le second dont les quelques morceaux écoutés avant le festival m’avaient convaincus d’en être le spectateur en live. Et si les programmateurs décalaient tous les concerts d’une heure ? On prolongerait notre apéro d’une heure aussi ? Ouais, c’est vrai.

Pour moi, c’est donc les Woods qui envoient le bois en premier. Non, ce ne sont pas des musiciens qui font jouer leurs mains sur des morceaux de cèdre, mais des orfèvres d’un rock psyché et brillant qui font glisser leurs doigts sur une Danelectro, une Vox branchés à des amplis MusicMan. Les américains ont une passion démesurée pour le matos 60’s, et ils ont le bon goût de choisir l’équipement ad hoc pour leur musique rétro et sincère. Pas beaucoup de tubes, mais une belle mécanique pop. C’est mieux que zéro tube et un moteur pop en panne, non ? C’est le scénario d’Efterklang, intrus et hors-sujet hautement sanctionnable dans la belle programmation du festival. Entre des longues plages d’inactivité physique, visuelle et sonore, on trouve quelques ébauches de ce qui pourrait être des mauvaises démos de Radiohead, honteusement cachées dans les tiroirs du studio du groupe. Gageons sur un bug dans le tableur Excel des programmateurs du festival, où le mot Efterklang a dû apparaitre par hasard.

Je m’en vais sniffer ma dose de psyché sur l’autre scène du festival. Les Allah Lahs ont bonne presse depuis plusieurs mois, et leurs concerts parisiens dans les grandes salles sont complets. Pas forcément un gage de qualité, mais de quoi rendre curieux tout amateur de pédale fuzz, chambre d’écho et guitare Vox 12 cordes. Ma première impression est mauvaise. Ma dernière le sera un peu moins. Trop clean, trop beaux gosses (à la limite de la pose pour groupies), trop attentifs au regard du public… Les garçons de plage refourguent leur came psyché comme le ferait un bon vendeur de disque (profession qu’ils occupaient jusqu’à récemment) : « tu aimes les Beach Boys ? Tiens, écoute cet inédit de Brian Wilson. » Trop facile, les gars, trop scolaire, à l’image de ce morceau génial, Sacred Sands, que le quatuor exécute avec une application trop parfaite, rendant cet hommage aux Apaches un peu trop fade. Les deux meilleurs morceaux du set, qui viennent améliorer ma première impression, sont ceux qui brisent la mécanique trop bien huilé des bronzés : quand le bassiste chante son morceau, tube en puissance à tendance Brian Jonestown Massacre, porté par une voix bien plus attachante que celle du chanteur. Et rebelote lorsque le batteur donne ses baguettes au chanteur, et prend la place du frontman : il balance une pépite garage 60’s qui sonne déjà comme un classique, et met sa voix au service du morceau, comme s’il voulait convaincre le public qu’il est temps de changer de chanteur. A ce moment, j’ai repensé à la conférence de l’après-midi sur le garage rock : nombre de groupes sixties ont vu leur manager faire appel à un chanteur de studio pour enregistrer l’album, notamment les géniaux Music Machine.

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A force de jouer les mystérieux, on finit par lasser et ne plus se faire désirer (même Daft Punk a failli en subir les leçons). Godspeed You Black Emperor joue donc dans le noir, toutes lumières éteintes, avec pour seul élément visuel marquant une vidéo de flammes jaunes, diffusées sur des écrans géant. Le décalage entre la volonté affichée de ne rien montrer et ces visuels affichés pendant le concert est aberrante : s’il faut y voir une signification, c’est raté. Être ésotérique, c’est une chose, être incompris, c’est plus souvent le cas. Et le groupe ne fait aucun effort de pédagogie, même infime : en cercle, dos tourné au public, et sans aucun mot énoncé au micro, le concert n’est pas généreux et n’invite pas au partage. Le public n’est plus qu’une somme d’individus qui subit la musique et – dans le meilleur des cas – prend son pied car il est « fan de Godspeed depuis le début » ! Qui est le médium ? Qui fait l’intermédiaire ? Qui partage ? Dans le même genre, j’ai plusieurs fois vu Do Make Say Think, et c’est sans doute le groupe de post-rock le plus généreux qu’il m’ait été donné de voir.
Mais je crois qu’en réalité, j’avais un fantasme et je suis déçu de ne pas l’avoir vu se réaliser : à la fin du concert, les lumières se rallument, et on découvre un iPod branché sur la sono. Un technicien s’en approche, débranche le jack, et emporte le lecteur audio dans les backstage. Un bon gros foutage de gueule à la Death Grips. Pas loin de la réalité, en somme.

Je crois qu’il fallait être défoncé pour apprécier le long jam de Zombie Zombie entre Etienne Jaumet, son fidèle batteur Neman, et son nouveau deuxième batteur, qui coure après le premier. Si l’on met sur le compte du live les quelques ratés rythmiques de synchro entre les deux percussionnistes, avouons que la formule du trio est sacrément efficace et visuellement spectaculaire. Ca n’empêche pas le concert de n’être qu’un long jam à trois, sans moment particulièrement épatant mais somme toute agréable dans son érudition du meilleur de l’histoire de la musique synthétique.

Le même soir, la société Marshall a décidé d’organiser la démonstration de ses nouveaux amplis : plus puissants, plus fort, et plus idiots.  Ce sont les pauvres Bass Drum Of Death, trio fraîchement sorti du lycée et de sa leçon d’éducation sexuelle, qui s’y collent. A défaut de réussite commerciale, le groupe gagnera le titre de Spinal Tap du garage, l’ampli à 11 et les mélodies à 0.

Et pour conclure, il manque les voyelles dans TNGHT, et il manque tout dans sa musique d’inspiration dubstep. Un deuxième hors-sujet pour les programmateurs du festival. TNGHT : WTF ?

Kino working on the beach

JOUR 3 : SAMEDI 17 AOÛT

Troisième jour, envie de prendre l’air chez les vieux riches à Dinard. Bonne nouvelle : il n’y a pas que des vieux riches, et il y a même une plage assez cool. On y accède en bateau depuis Saint Malo : on s’aime et la traversée durera dix minutes. La baignade, elle, sera plus courte puisque c’est sur cette plage que je finis de rédiger ce report. Pas facile, le boulot, parfois. Du coup, j’en profite jusqu’à ne pas voir Trésors, Widowspeak (je ne connais pas), et Junip (j’aime pas).
En revanche, les Concrete Knives s’invitent à mon apéro sur le site du festival, et le gâchent en quelques mesures d’une pop qui s’évertue à vouloir atteindre l’élégance rythmique et mélodique de Talking Heads. Au final, ils ne sont concrètement que les seconds couteaux dont la lame de fond n’a pas la forme de « leur pop colorée et sautillante », comme l’annonce leur bio. Une pop très inoffensive, en somme. Le groupe vient de Caen, non loin de Saint Malo, ce qui explique sans doute pourquoi j’ai eu l’impression que c’était un concert en famille. Sauf qu’en lieu et place du salon des parents, c’est sur la grande scène de la Route du Rock que le groupe a donné son spectacle. Les caennais iront jusqu’à faire monter le petit Zachary, un casque de chantier sur les oreilles, pour chanter le refrain d’un de leurs morceau. A portée de main d’un gamin de 10 ans, ça donne idée de la qualité des chansons.

9536247503_e0ef96ca0a_zDu coup, c’est une grosse bouffée d’air frais qu’apporte la « new sensation » Parquet Courts, injustement programmés sur la petite scène (puisqu’il faut préparer la grande pour la tête d’affiche Tame Impala). Le disque est très référencé, le live le sera aussi, mais tout autant irrévérencieux : ça gueule, ça cogne, ça speede, c’est rock et c’est une claque géniale et surprenante. Une fois digérées les influences trop audibles (les cinq premières chansons portent toutes la marque d’un classic band : dans l’ordre Gang Of Four, The Fall, Television, Modern Lovers / Velvet Underground, puis Pavement). Enfin, au sixième morceau, ça sort de l’ornière, ça quitte les grilles d’accord déjà entendues, et ça fait mouche. Parquet Courts est un groupe qui devrait sortir un excellent deuxième album, dans une veine sans doute art-rock, mais avec la maturité d’un groupe qui aura beaucoup tourné, et musclé son son. Les américains sont dans mon trio de tête du festival.

Antithèse de la surprise, les australiens de Tame Impala ne seront pas décevants pour autant, au contraire. Plongée directe au coeur des 70’s psychédéliques, dans un spectacle total : fringues vintage, coupes de cheveux hippies, matos analogique rare, et projections sur un drap géant de visuels créés sur un oscilloscope par Kevin Parker lui-même, leader naturel et, par ailleurs, producteur génial (Melody’s Echo Chamber en tête de ses derniers succès). Sur scène : un écho infini venu de loin, une perfection psyché lysergique, une hallucination auditive permanente. Comment peut-on sonner aussi précisément sur une si grande scène en plein air ? Au-delà de l’excellent travail de l’ingé son ce samedi soir, c’est le pedigree et le perfectionnisme des musiciens qui sont le secret du spectacle. Si le public de Woodstock avait pu bénéficier de conditions aussi bonnes, il y aurait eu beaucoup plus d’overdoses et d’enfants hors mariage.
9536227831_20879d6a20_zUn peu sonné par les hippies, j’ai faim, et je quitte les Suuns à la fin du premier morceau, un peu refroidi par la difficulté de voir la scène à moins d’être au premier rang. Je retrouve le concert pour le dernier morceau, et l’electro rock intense et violente des canadiens aurait sans doute accédé à mon top 3 si j’avais daigné les voir en entier. Dommage, même si j’ai bien aimé mon hot dog. A ce propos, les rares stands de bouffe du festival sont pas mal du tout (galette-saucisse en bonne place historique depuis le début) et les rares sponsors privés ont des stands discrets. Tout l’inverse de, au hasard, les Eurockéennes ou Rock en Seine, véritables (super)marchés capitalistiques écoeurants.

Quand on est bourré à la vodka, au gin et à la bière, et que c’est la fin d’un festival, qu’est-ce qu’on fait avec les copains ? Des cascades, des acrobaties, et des danses idiotes sur la terre battue à l’écart de la scène. Hot Chip était la bande-son idéale de nos conneries, et c’est un compliment, vraiment. Que des tubes souvent remaniés pour le live, une machine à faire danser et une générosité énorme. Si vous cherchez un groupe chic et fun pour votre mariage, offrez-vous les anglais de Hot Chip, ils sont loin d’être cheap.
Transition naturelle vers Disclosure, duo anglais d’électro pop efficace, à l’aise en live sur la grande scène face à des festivaliers en fin de montée et en demande de rythmes faciles. Une fin de festival pas très éclatante, mais qui remplit aisément son rôle d’after.

Conclusion : quelques programmations hasardeuses et une gestion de la petite scène pas toujours pertinente (son emplacement ne l’est peut-être pas, tout simplement), mais mon histoire d’amour avec la Route du Rock a dépassé les 10 ans et je suis prêt à en reprendre pour 10 de plus : tant que ça reste rock, ce n’est « que du bonheur à Saint Malo« , comme le titrait très subtilement Ouest France le lendemain du festival…

http://www.laroutedurock.com/

4 Comments

  1. qc

    20 août 2013 at 7 h 50 min

    « matos analogique rare ».
    Dont acte.

  2. Bester

    20 août 2013 at 8 h 06 min

    Faut quand même être sacrément dégénéré du cerveau pour supporter un concert de Godspeed en 2013.

  3. Rayure

    25 août 2013 at 15 h 28 min

    Y a t-il quelqu’un qui soit assez fou pour avoir gardé un trace de la conférence de Christophe « Jobs » Brault ?

  4. Matt Oï

    29 août 2013 at 11 h 00 min

    Pas d’accord sur Godspeed, je me suis pris une grande claque, en communion avec les personnes avec qui j’étais, c’était presque surnaturelle. Très puissant en tout cas. Fumez des pétards.

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