PRIMAVERA SOUND 2014
Porto allègre

Malin est le journaliste qui décide de couvrir deux festivals d’affilée, à la programmation similaire – sinon identique – et de livrer deux reports distincts, plutôt qu’un seul dans lequel il aborderait les deux moments. Après quatre jours de concerts à Primavera Porto, il m’est impossible de faire comme si je n’avais pas déjà vu la plupart de ces groupes la semaine précédente, à Barcelone lors du Primavera Sound.
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PRIMAVERA SOUND 2014
I love you but you’re bringing me down

2004-2014 : cette année je fêtais les 10 ans de ma première venue au festival barcelonais. En 10 ans, j’ai grandi, changé de ville, changé 10 fois de métier, changé autant de fois de partenaire amoureux… mais s’il y a quelque chose qui n’a pas changé, c’est mon éthique, et elle s’est même renforcée. Ça pourrait se résumer en un mot : l’indépendance la plus totale possible comme rempart au capitalisme, que ce soit dans mes activités économiques, sociales, culturelles ou artistiques.
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TV COLOURS
Australie, coeurs à vif

Octobre 2013. Une bande d’Australiens énervés met les pieds sur le territoire européen pour la première fois. Officiellement, c’est pour présenter l’album d’un jeune mec timide de Canberra qui se fait appeler Bobby Kill, sur invitation de XVIII Records, sa maison française. Mais il en profite pour prendre l’avion avec ses potes musiciens et c’est soudain toute la scène locale qui débarque à Paris : TV Colours, Assassins 88, et la multitude de projets excitants tenus par ces jeunes punks. Des punks, oui, mais avec un coeur à vif.
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ROUTE DU ROCK 2013
“Que du bonheur à Saint Malo !”

Saint Malo, 2013. C’est dix ans plus tôt que j’ai connu la Route du Rock, grande messe indie-pop à laquelle assistent chaque année des dizaines de milliers de festivaliers européens. Le petit festival malouin qui ne veut pas grandir n’a qu’un mot d’ordre : Pop Is Not Dead. Alors, la Route du Rock : c’est pop ou c’est rock ? Tentative de réponse dans ce report au jour le jour sans aucune objectivité.
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KAS PRODUCT [INTERVIEW]
Never come back ?

Nancy, 1980. Un garçon et une fille que tout semble opposer réunissent leur vision de la musique et de la vie et, un peu par hasard, un peu nonchalamment, marquent durablement l’histoire de la musique rock et électronique mondiale. Paris, 2012. Le même duo se retrouve à faire la promo d’une tournée, un peu par hasard, un peu nonchalamment, un peu surpris du nouvel engouement autour d’un projet vieux de 32 ans.
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La playmate du mois

J.C. SATÀN
Confessions autour d’un jukebox

Fatigués des trop nombreuses interviews aux questions basiques (“âge / sexe / ville”, “et ça fait quoi de chanter en anglais sur les scènes françaises ?”, etc.), les Bordelais de J.C. Satàn veulent se détendre et parler musique avant tout. J’étais prévenu par l’attaché de presse et ça tombait bien : j’avais plutôt envie de déconner avec cette bande de musiciens ni grosses têtes, ni grandes gueules, mais surtout gros fans de musique.
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TRANSMUSICALES DE RENNES
Offre-nous l’accréditation, steuplaît

“Suite aux nombreux abus des journalistes les années précédentes”, le service presse du festival oblige le journaliste à présenter la programmation à ses lecteurs avant le festival s’il veut bénéficier d’une accréditation gratuite, afin, sur place, de poursuivre son travail de journaliste, c’est-à-dire rencontrer les artistes et obtenir des interviews, et prendre des notes pour rapporter plus tard l’ambiance, les coups de cœur, les hauts, les bas, les aléas et les allez haut de ce moment tant attendu dans l’année d’un professionnel de la musique (“Chouette ! Je vais aller découvrir des groupes inédits et inouïs aux Trans : je n’ai pas eu accès au Web depuis l’an dernier et ne peux donc pas lire les nombreux blogs qui sont la source alternative de défrichage des groupes émergents !”).
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THE SOFT MOON [INTERVIEW] 
L’apocalypse, maintenant

Le public n’aura eu aucun répit, si ce n’est le court instant pendant lequel The Soft Moon a quitté la scène avant d’y remonter pour un rappel intense, violent et épuisant. Un dernier souffle, un dernier râle, une dernière convulsion. Extinction du stroboscope, des amplis et des micros. Le public est dévasté, et chacun se refait mentalement la scène qui a pu mener à ce sentiment de fin du monde. Il faut rentrer, vite, ne pas parler, ne pas essayer de comprendre, ne pas croiser les regards vides dans le métro, ne pas leur montrer notre air hagard et hébété. Il faut fermer les yeux, allongé sur son lit, et revivre le film dans son sommeil.
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NUIT GARAGE À MAINS D’ŒUVRES
La saleté au garage

Dans un climat moribond chargé de “je suis programmateur et je fais jouer les mêmes groupes que mes potes dans une salle différente”, le festival Sale et Sauvage avait tout pour être l’évènement rock’n’roll d’Île-de-France. Avec son affiche signée Arrache-toi un œil, sa com’ sorti d’une propal Conforama (“10 groupes sur 4000 m2”) une prog à faire pâlir tous ceux qui portent une veste en jean et des activités liées au DIY, cette soirée du 27 octobre devait percer un trou dans une programmation parisienne où l’on aura trop souvent vu les mêmes groupes sur scène.
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K-HOLES
Frustration, sexe & violence : la Trinité du rock

Samedi 27 octobre, 19h30, à Mains d’Œuvres (Saint-Ouen). Pour la première fois de ma vie, j’arrive en avance à un concert. Et pour cause : j’ai rendez-vous avec un groupe dont la réputation scénique m’intrigue depuis plusieurs semaines. Pour l’occasion, j’ai convaincu au forceps notre rédac’ chef de m’accorder l’interview de cette bande d’Américains biberonnés à la scène post-punk australienne (Birthday Party, Crime and The City Solution, The Scientists) et à tout ce que l’Amérique compte de tarés pervers (Gun Club, Cramps et Stooges).
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PRIMAVERA PORTO FESTIVAL
Valise en carton contre veste en cuir

En festival, je ne vois généralement que 10 % des groupes que j’ai prévu de voir, eux-mêmes représentant seulement 50 % de la programmation. Quand on fait le calcul, il ne reste plus grand chose, à part des échecs, des loupés, des ratés et de l’alcool. C’était justement le programme final de ma visite à la première édition de l’Optimus Primavera Sound (le cousin de l’édition barcelonaise) à Porto, au Portugal, un pays plus connu pour son fado que pour son rock. Et pourtant… pour la première fois de son histoire, le pays de la morue accueillait les petits poissons de la musique indé. Gonzaï y était, et vous offre un live report pas comme les autres. Tout en saudade.
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