Thee Oh Sees réveille Miles Davis sur une chaise électrique grâce à un single de 21 minutes

On a arrêté de compter après l’écriture de ce papier revisitant la discographie pléthorique de John Dwyer, mais toujours est-il qu’un nouvel DOUBLE album de Thee Oh Sees sortira le 14 aout prochain chez Castle Face. Et quoi de mieux qu’un premier single sept fois plus long que les normes pour mettre tout le monde dans l’ambiance ?
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La playmate du mois
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THEE OH SEES
Drop

Je m’étais juré de ne jamais prêter attention à ce groupe qui pue la hype et Pitchfork à plein nez. Va savoir, à force de se laisser embarquer dans de sales histoires où se mêlent tabac, houblon et boue, on finit par plus différencier le sol du gazon. Je fais le fier comme ça, mais en réalité comme tout bon hypocrite du milieu de la musique, je suivais de loin l’actualité de ce groupe entre deux écoutes de dance pérave.
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ROCK À LA CASBAH #89
The Oblivians : Papa est revenu

Les Oblivians sont de retours. Les filles aux résilles abimés et les jeunes en jeans délavés lèvent les bras au ciel en hurlant : « alléluia, papa est revenu ». Le retour d’un groupe emblématique est toujours une bonne nouvelle quand il ne s’agit pas d’une opération commerciale. Pas de mauvaise surprise avec le trio de Memphis. Pour les accompagner vous trouverez les jeunes cons de The Growlers, Dead Ghost ou Hunx, les revenants des Dukes of hamburg et Baron 4…. ALLÉLUIA.
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THEE OH SEES
Floating Coffin

Dans un monde idéal, l’humanité se contenterait du strict nécessaire. Les rockeurs se passeraient de donner des interviews fadasses et la critique musicale se résumerait à une note suivie de trois adjectifs, un peu comme les modes d’emploi pour les cafetières, le tout affiché sur de grands panneaux en libre consultation, un peu comme les résultats du Bac, avec un redoublement prescrit pour toutes les nouvelles stars n’ayant pas obtenu la moyenne. Dans ce monde là, John Dwyer et ses Thee Oh Sees règneraient sans partage et personne n’y retrouverait rien à redire, pour la simple et bonne raison qu’on aurait claqué le beignet de l’amicale des commentateurs anonymes depuis fort longtemps. Entre le nazisme et le groupe de San Francisco, deux conceptions différentes de la dictature séparées par soixante ans de grand vide démocratique.
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THEE OH SEES
Putrifiers II

Dès réception du disque, dont la pochette est moins laide qu’à l’accoutumée, on se sent heureux d’avoir un nouveau Thee Oh Sees à se mettre sous l’oreille. Mi-drone, mi-garage, et avec des notions évidentes de bon goût – ce qu’on cherche tous dans un disque, en somme – « Putrifiers II » est moins garage que le précédent, penchant davantage vers le psyché.
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