Pourquoi la réédition de “New York” tue Lou Reed une seconde fois

L’avantage avec les artistes morts, c’est qu’ils n’ont plus leur mot à dire sur les projets de réédition ressemblant à des excavations sans gêne. Après Prince et Bowie, pour qui on devrait bientôt apprendre qu’un coffret collector de 45 vinyles bruités à la bouche par le Thin White Duke himself est « sur le feu », c’est au tour de Lou Reed de faire les frais d’un relifting post-mortem avec la publication imminente de « New York » en version deluxe. Outre le fait que l’emmerdeur new-yorkais était déjà cliniquement mort avant son décès, l’écoute de l’objet donne envie d’enterrer à ses côtés les responsables de cette merdique machine music.
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La playmate du mois
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ROCK À LA CASBAH #101
Spécial Lou Reed

Pardon pardon, nous l’avons fait. Une émission en hommage à Lou Reed. Pour être honnête, très peu des membres de la Casbah sont vraiment fans de l’auteur de Perfect Day. Pour cette raison, nous ne nous sommes pas plongés dans sa discographie en 24h, mais avons plutôt laisser parler d’autres groupes pour s’accorder le gosier sur des reprises de l’homme du Velvet Underground. La mort des papys du rock est en soi une bonne chose, faisons donc de la place. Mais n’oublions jamais à quel point, avec trois bouts de ficelles, Reed fût majestueux.
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SCOTT WALKER
“Bish Bosch”, un travail de pro

Deux théories sur l’évolution de l’univers s’affrontent. Certains pensent qu’après sa phase d’expansion, celui-ci explosera de l’intérieur sous l’effet de sa propre masse jusqu’à se rétracter dans son lieu originel : c’est la voie chaude. D’autres disent que son expansion n’aura pas de limite, que les étoiles s’éloigneront de plus en plus les unes des autres, sans aucun retour possible, jusqu’à ce qu’elles gèlent à mort, seules et perdues à jamais dans l’espace : c’est la voie froide. Et c’est aussi l’avenir de la pop, tel que nous le propose Scott Walker.
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LA MONTE YOUNG
Biographie, par Joseph Ghosn

Dans le grand tombeau du minimalisme, genre musical redécouvert à sa juste valeur dans les 00’s, La Monte Young était jusque là accroché au sarcophage, dernière momie dont les bandelettes collaient encore à la pierre, comme incrustées et nulle intention d’en sortir. L’un des grands mérites de cette courte biographie (62 pages) de Joseph Ghosn, ancienne plume des Inrocks, reste donc de faire la lumière sur la carrière de l’auteur du Black Records et autre The Well-Tuned Piano. Brillant essai.
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