Chevance, une autre histoire de la musique pour enfants

Au mitan des années 70 nait Chevance, un label de musique pour enfants progressistes qui va remettre en cause les habitudes d’écoute des tout petits. Populaires dans les milieux de gauche, musicalement pointues, ces productions apparaissent aujourd’hui aussi anachroniques que les sous pulls électriques oet les papiers peints à vomir du salon de tata Micheline. En éditant une compilation minutieusement élaborée par Sylvain Quément, Born Bad remet en lumière cette aventure singulière.
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The Pretty Things : une dernière interview pour la route

Ridés comme des tortues mais frais comme des lapins de six semaines, l’un des derniers groupes anglais des sixties encore en activité était de passage en octobre à Paris pour une Gonzaï Night aux signes d’adieu. Après 50 ans au service de sa Majesté, Phil May et Dick Taylor ont décidé de raccrocher les gants, mais pas le micro. Ils ont pris le temps de revenir sur leur carrière en dent de scie, mais aussi sur la relation au groupe de Mick & Keith. 
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La playmate du mois
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MOBILISATION GÉNÉRALE
Protest and spirit jazz from France

1968, l’explosion. Les étudiants s’agitent plus ou moins proprement, avec plus ou moins de convictions chevillées à ce corps que l’on veut libérer. On gueule, on exulte, on veut faire table rase du passé, des hypocrisies, du carcan bourgeois, des papas, de la nation et du contingent qui a envoyé les grands frères dans l’enfer algérien. La compilation “Mobilisation Générale” parue récemment chez Born Bad raconte cette époque.
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JC SATAN
Faraway Land

L’ami Jean-Claude Satan nous avait laissés avec une samba du diable (“Hell Death Samba”) tout droit sortie d’une cave crasseuse, avec une pochette absolument fabuleuse où deux pigeons semblaient en plein débat philosophique pour savoir lequel d’entre eux poserait une fiente sur le prochain quidam. C’était chouette, orgiaque, parfois surprenant et, somme toute, bien gaulé. Mais, nom d’un cerbère, les voilà de retour, prêts à te faire saigner les tympans dans une partouze de morceaux relevés à la sauce bordelaise qui en ferait presque oublier la brochette de bons titres de leurs deux précédents albums.
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JOHN SINCLAIR [INTERVIEW]
Kick out your revolution, motherfuckers !

“John Sinclair, t’es pas clair” dixit John Lennon. La première fois que le nom de cet olibrius m’est parvenu aux oreilles, c’était par le biais des pérégrinations de Beatle John, exilé au pays de l’oncle Sam, qui en tandem avec maman Yoko fricotait avec tous les cinglés révolutionnaires chevelus du début des seventies. Et Dieu sait qu’en AmeriKa ils étaient tout un bataillon pour la révolution des peuples opprimés, un joint au bec, le buvard sous la langue, le Petit Livre rouge dans la poche arrière du jean et, pour les plus couillus, une mitraillette en bandoulière. Avec aussi un peu de plastique planqué dans le cul, au cas ou l’envie de faire péter le système leur viendrait au réveil.
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MON BILAN 2011
Doo-wop, Garage et retour des grabataires

A l’heure des bilans, des bons points labellisés par des magazines qui ne savent plus que défendre, le taulier canin de ce foutre-tout de Gonzaï nous a poliment proposé de nous exprimer sur notre ressenti musical de l’année bientôt écoulée, et sur les formations du futur qui feront de nous les Madame Irma de l’ère environnementale. Sachant qu’ayant peine à me souvenir de ce que j’ai fait mardi dernier et sans envie viscérale de savoir qui va sortir du bois dans les mois à venir, la tâche était plutôt ardue.
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La playmate du mois

RICHARD DUMAS
Portrait[s] d’un iconographe

A l’ère de la paparazade numérique, Richard Dumas reste un bouffeur de ganaches comme on n’en fait plus. Artisan photographique d’une galerie de personnages dignes d’un polar d’Ellroy où les contrastes et la matière seraient les armes parfaites d’un crime sans preuve. Les noirs y sont impitoyables et les pâleurs trahissent souvent le désespoir ravageur de ces êtres, parfois cramés, tous avides de postérité.
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ALAN MCGEE
Working class(e) hero

Paris, le café de Flore. Les écrivains du petit écran s’affichent en enfilade, les jeunes argentés gomino-cultivés viennent s’acheter la crédibilité des grandes heures pour séduire une paire de guibolles galbées et si possible futées. Les serveurs, dans leur costume de dédain, s’activent dans le grand bal de la brasserie à la française copyright Saint-Germain-des-Prés. Fuck, les fantômes d’Apollinaire, de Breton, de Sartre et Castor coûtent six euros le café. Un couple de Japonais, comme il se doit, scrute l’endroit avec des onomatopées d’admiration : « rhôôô ». Le décor est planté.
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