Avant de devenir un cliché rock'n'roll dessiné sur les jupettes de gamines en chaleur et avant même d’atterrir dans les musées, le quatuor américain fut vraiment « underground ». Reflétant à merveille le paradoxe de l’œuvre que tout le monde cite mais que personne ne connaît, le Velvet fait l'objet d'une nouvelle expo à la Philharmonie de Paris depuis mercredi dernier. Et d'une nouvelle bio par Joseph Ghosn et Philippe Azoury, pour ceux qui préfèrent l'odeur du papier à celui des pavés de Porte de la Villette.

Pour un journaliste musical plus que pour un autre, l’injonction de la profession à rester objectif apparaît plus que péremptoire. À partir de là, la frontière entre le journaliste et le fan est parfois poreuse, confusion que Philippe Azoury et (surtout) Joseph Ghosn, auteurs de The Velvet Underground : Sweet Sister Ray évacuent d’entrée de jeu : « Sa vie a changé le jour où il a entendu… » Une musique qui « change votre vie », avec la fameuse punchline d’Elliott Murphy sur les « 200 personnes qui ont acheté le premier disque et ont monté un groupe dans la foulée » (à ce sujet, l’histoire de J. Richman est assez géniale, NDLR) qui parle donc de ces jeunes mélomanes en herbe qui ont pris le Velvet en pleine tronche et sont devenus écrivains de la musique. Ici le terme « fan » reprend toute sa crédibilité, qui n’évoque pas (que) le mec qui saute au premier rang avec son t-shirt du groupe, mais aussi toute personne ayant été marquée au fer rouge après l’avoir entendu. Mais entendu quoi, au juste ?

Under underground

Avant d’évoquer la musique, commençons par le commencement et par l’antiquité du groupe, tout aussi culte que le deviendront ses chansons. Et au vu de la mythologie sulfureuse des New-Yorkais, le début de l’histoire devait forcément combiner ces quatre éléments : une coloc’ d’étudiants fauchés cradingues, une grosse teuf’, des drogues et… de la musique, quand même : « La fête de novembre 1964 où Terry Phillips a eu l’idée de génie de mettre en connexion John Cale, Walter, Angus Mac Lise avec Lou Reed […] avait lieu dans ce même appartement de Ludlow Street […]. En février 65, Reed devient le roomate de Cale. » Avant cette rencontre, les deux ont pourtant mené des vies bien différentes.

Le premier, après une enfance chaotique où ses parents réac’ le traînent à l’hosto pour qu’il y subisse des doses déraisonnables d’électrochocs, suivie d’années de fac’ à Syracuse déprimantes avec comme seuls remèdes la musique et la littérature beat, gagne sa vie en pondant des adaptations de tubes de l’époque au kilomètre pour un label nommé Pickwick : « Un jour où il a un peu trop bu, il regarde un documentaire sur des autruches et décide d’en faire une chanson. […] Une parodie de Louie Louie amplifiée par un son sauvage et plein de puissance sexuelle : The Ostrich. » Loin de lui l’idée de copier des hits avec des noms foireux, le jeune John Cale passe ses journées à rêver aux côtés de l’avant-garde minimaliste new-yorkaise bourgeonnante. Avec un certain La Monte Young qui « rêvait tout gamin dans la cabane en bois d’une vallée de l’Idaho, obnubilé par le son continu du vent dans les fils électriques ».

Voici donc une bande d’esthètes fauchés et visionnaires qui cherchent à repousser toujours plus loin les limites du son en oubliant toute temporalité et en plaçant l’improvisation au centre du jeu, de manière a créer un état d’hypnose, de rêve. À l’intérieur de ce « groupe », un batteur charismatique et radical, Angus MacLise : « Un garçon barbu, lunettes noires, l’air rock et défoncé. » Compagnon de route de Young depuis le début, il deviendra le premier batteur du futur Velvet Underground. Pour un temps seulement : « Il s’est retiré quand il a appris que pour un concert payé il devait commencer et s’arrêter quand on le lui disait. » Et les rencontres vont bon train, tout ce petit monde évoluant dans un mouchoir de poche. Plus exactement deux adresses : 56 Ludlow Street et 450 Grand Street.

À la première, où John Cale puis Lou Reed emménagent en 1965, se sont déjà succédés d’innombrables artistes fauchés au mode de vie d’inspiration beat, dont La Monte Young. À la seconde y habite un énergumène portugais, Piero Heliczer, qui « dérive » des journées entières dans un immense appartement tel un situationniste avant l’heure, expérimentant toutes sortes de choses, sauf le ménage: « Les souris qui infestent la maison en ont fait leur antre […] il pense que tous les arts doivent converger sur une même scène […], il appelle cela l’arme du rêve. » Un jour, Lou Reed croise un grand brun aux yeux bleus dans un train. Il lui propose de faire un tour chez ce voisin fou où il se passe des trucs incroyables. Quelques heures plus tard Sterling Morrison s’installe à son tour dans le pâté de maison, au 450 GS. Rapidement, Cale, Reed, Morrison et les autres expérimentent des journées entières dans l’appartement délabré, mélangeant les substances artistiques : « L’Exploding Spastic Inevitable » est en marche. Les drogues arrivent, inévitablement, partie intégrante d’un mode de vie en marge. Si bien qu’au moment de choisir un nom, les trois gus tombent d’accord sur « Falling Spikes » (les seringues tombantes, NDLR). Peu de temps après, un ami a la bonne idée d’oublier son bouquin au 56 Ludlow Street : The Velvet Underground. Un roman de gare, du plus mauvais goût. La légende est née, avec un mot d’ordre : « Jouer en improvisant, tout le temps. »

« En quarante minutes, le groupe vide la salle. »

66, année erratique

Sœur d’un pote de fac’, Maureen Tucker arrive à son tour dans la nébuleuse arty, qui remplace de temps à autre Angus MacLise à la batterie au cours des nombreux happenings improvisés au 450 Grand Street. Signe particulier : elle joue debout, parfois sur des poubelles et cogne dur, très dur. Ces instants de grand bordel artistique ont fait l’objet de quelques courts-métrages expérimentaux, dont celui de Walter Cronkite pour CBS, où l’on aperçoit le Velvet en tenue de foire au milieu d’un foutoir qui semble plaire à tout le monde.

Peu de temps après, un journaliste branché du nom de Al Aronowitz dégote au Velvet Underground sa première date, en échange de quelques dose d’acide. Comme prévu, Maclise se barre, hippie radical férocement contre le music-business ; remplacé définitivement par Moe Tucker. Nous sommes le 11 décembre 65 et le premier contact avec le monde extérieur est violent : « En quarante minutes, le groupe vide la salle. » Pas découragé pour un clou, le groupe enchaîne au Café Bizarre, repère de hippies bien connu de Greenwich Village, pour la minable somme de 5$ la soirée. Rebelote, ces quatre freaks réussissent l’exploit de se faire jeter au bout d’à peine quelques jours. Motif du Procès-Verbal : musique assourdissante, textes trop noirs, tables qui volent et baston avec des marins. Tout juste le temps de se faire repérer par Andy Warhol, « Drella » pour les intimes, qui les ramène in extremis à la Factory avant la débandade. Le huit-clos mythique peut commencer : « Des gosses fauchés trop contents de s’être trouvé un endroit chaud pour passer la journée entourée de filles, de pédés mignons, de méthédrine et d’héroïne ». Un endroit où traîne déjà toute une faune de jeunes aspirants artistes fauchés, dont Gerard Malanga et Edie Sedgwick, qui tombe instantanément dans les bras du magnétique John Cale : « Les filles ne résistaient pas à sa sexualité brutale, quasi préhistorique. » Pour Lou Reed, ça sera l’étrange et dominatrice Nico, chanteuse folk et égérie 60’s déjà baisée par Dylan, Brian Jones et arrivée peu de temps avant : « Elle obtenait l’attention des gens en les blessant. » Le premier show du nouveau line-up, le 13 janvier dans un hôpital pour fous, est entré dans les annales, à tel point que l’on ne sait plus vraiment qui sont les fous : « Malanga qui fait semblant de fouetter Edie Sedgwick. » Cette main au cul sera le dernier fait d’arme de la socialite à la Factory, irrémédiablement évincée par l’élue des nouveaux protégés de Warhol : Nico. Comme le notent justement les auteurs : « L’année 66 commence très fort. »

1968-1970 --- The Velvet Underground rock group.  L-R:  Sterling Morrison, Lou Reed, Moe (Maureen) Tucker, and Doug Yule. --- Image by © CORBIS

Homme de l’ombre, chef de bande et lettré situationniste, Warhol se présente à bien des égards comme un Malcolm McLaren avant l’heure, d’autant que la musique du groupe a déjà tout du proto-punk. Sauf que le Velvet, à la différence des Sex Pistols, n’arrive pas chez son papa les mains vides. La guerre va durer des mois, au Dom, avec une formule implacable : la rage du poète rock Reed, la méticulosité froide de l’expérimentateur avant-gardiste Cale, la fille que tout le monde s’arrache, la frappe dure et millimétrée de Tucker et le groove lancinant de Sterling, le tout mis en scène par Warhol à grand renfort de vidéos, de flashs lumineux éblouissants, de danses désarticulées et de noir. Beaucoup de noir. Un show total et dégénéré, improvisé et calqué au maximum sur les vibrations de l’instant, dans la plus pure tradition dadaïste du Cabaret Voltaire : « Une seule et même pièce faite de saturation, d’amplification et de bruit blanc […] un rite sadomasochiste avec le fouet de Malanga. » Doublé d’une gigantesque farce réaliste crachée à la face de l’Amérique, comme pour lui rappeler l’existence d’une vie souterraine faite de marginaux, de défonce et de crime. Un roman de gare en les termes, qui cogne sec en prêchant pour une authenticité totale : « Le Velvet n’épargnait pas vos sens. Il vous faisait entendre ce qui se passait dans la rue. »

Les futurs grands morceaux du premier album à venir sont déjà tous là. Le groupe enregistre dans la journée avant d’aller les tester direct live le soir au Dom. Venus in Furs et Heroin en tête, que Reed avait dans ses poches depuis déjà bien longtemps. Les Scepter Tapes sont faites dans l’urgence la plus totale, la folie bat son plein à New-York : « La chose brute, la réalité, la brutalité, et la vitesse. » Où l’on apprend que Reed refuse que Nico chante sur trop de chansons, contrairement à ce que voudrait Warhol, très impliqué dans ces premières sessions d’enregistrement. Et son instinct est le bon, car la plantureuse blonde ne tient pas le choc du travail de studio : « Nico pleure quasiment entre chaque prise […]. Quand il joue sans elle, le groupe abat un travail considérable. » Alors que la sortie immédiate du disque s’annonce compliquée, la troupe décide de s’envoler pour L.A. pour ne pas perdre de temps. Surtout pas. Comme on pouvait s’y attendre, la réception d’un tel spectacle chez les hippies est calamiteuse : « Dès le deuxième soir, le groupe faisait le vide autour de lui. » Qu’importe, les rois de la débauche en profitent pour se la coller sévère et traîner avec tout ce que le Sunset Trip compte de camés : Dennis Hopper, la bande du Laurel Canyon, des potes à Dylan… Et enregistre à nouveau entre deux cuites : ce sont les sessions TGG. Avec Tom Wilson aux manettes, producteur du Dylan électrique et grand amateur de groupies, Lou Reed refait comme il le voulait une bonne partie des chansons, plus zélé que jamais, tout en réenregistrant les voix de Nico… Alors que la fête bat son plein sur la côte ouest, Warhol commence à tergiverser. Aussi excitant soit-il, le groupe lui fait perdre beaucoup de fric : « Un show ruineux : treize tarés qu’il faut emmener partout, loger, nourrir. »

Une attente interminable

De retour à New-York et malgré une signature chez MGM avant la tournée californienne, la sortie du disque ne semble pas être pour tout de suite. Pire, le seul single à paraître est décrit comme « minable » par un fanzine san franciscain. Dans le même temps, leur ancien QG, le Dom, change de proprio qui ne veut plus entendre parler du groupe. Cale se fait virer du 450 Grand Street. Un paquet d’emmerdes s’amoncelle irrémédiablement sur la bande de Reed qui retourne s’isoler à La Factory. Mais Warhol est définitivement fatigué de leur mode de vie : la fête est finie, comme on dit. Autant de choses qui retardent la sortie de l’album, alors que le producteur Tom Wilson fait du chantage pour obtenir une nouvelle chanson avec Nico, dans un style plus pop. Warhol lui souffle l’idée de la paranoïa et Reed de cracher sous la pression la cultissime Sunday Morning, tout en interdisant à Nico de faire autre chose que des chœurs.

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Alors que la grande blonde occupe une place considérable dans tous les discours portés sur le groupe depuis 40 ans, qu’ils émanent de fans ou de spécialistes, on se rend compte en lisant ce bouquin à quel point son importance est en fait toute relative (trois morceaux sur le premier album et c’est tout), à quel point elle était limitée artistiquement et surtout de quelle manière elle fut censurée par les membres du Velvet, qui ne rigolaient pas avec leur musique. Si à la fin 66 tous les éléments sont réunis depuis bien longtemps, l’album ne sort qu’en mars 67, sous le titre « The Velvet Undeground & Nico ». Un crève-cœur pour ces enfants fous, qui ont fait de la culture de l’instant une véritable ligne de conduite : Run Run Run.

Un exemple de temps long qui a manifestement inspiré Philippe Azoury et Joseph Ghosn qui osent la chronique d’album sur treize pages, morceau par morceau. Un long cri d’amour à ce disque définitif qui contient autant de tubes intemporels qu’il fait état de la fureur rock’n’roll du Velvet première mouture. Avec quelques morceaux de bravoure : « Le rock est une farce mais la vérité est son seul horizon possible. » Tout ça à la première personne, en tutoyant un Lou Reed mort : les gars réalisent sûrement là un rêve de gosse. En confrontant les textes à l’histoire du Velvet et en remettant en perspective les innovations musicales en présence avec la double influence du groupe, Rock et avant-garde, ils abattent par la même un travail considérable. Une chronique d’album de dix pages, c’est possible, avec en conclusion la punchline définitive de Murphy sur la filiation du groupe.

« Jouer à volume très élevé et laisser l’électricité remplir l’espace. »

Sister Ray : la folie au sommet

Le sous-titre du bouquin, Sweet Sister Ray, laissait entrevoir un attrait certain des auteurs pour ce morceau. Qui se confirme avec quinze pages torchées par Ghosn et Azoury, rien que pour Sister Ray.

Acmé artistique du Velvet Underground, le deuxième album « White Light/White Heat » est enregistré à New-York en 67 alors que toute l’Amérique se retrouve à San Francisco pour le Summer Of Love : « Tous les salopards, dégénérés, arnaqueurs ont empaqueté leur chaude pisse pour se lancer à la conquête de la Terre Promise », raconte Sterling Morrison. C’est donc dans cette étrange ambiance de mégalopole désertée par ses habitants que le groupe enregistre son album le plus radical, le plus avant-gardiste, le plus fort : « L’ingénieur du son passait son temps à hurler sur le groupe parce que ses indicateurs étaient dans le rouge. » Ici, pas de mélodie mais du bruit et de la fureur, avec la mise en pratique par John Cale, plus que jamais, des préceptes minimalistes appris sous la coupe de La Monte Young : « Jouer à volume très élevé et laisser l’électricité remplir l’espace. » Alors que NY est mort, le Velvet en profite.

Dans ce manifeste esthétique, un attentat sonore : Sister Ray, érection hypnotique de 17 minutes qui cloue au sol quand on l’écoute. Et pour cause, Cale parle d’une « compétition, tout le monde voulait se faire entendre », alors que les auteurs résument bien l’enjeu : « Tout est enregistré en une prise, maintenant, dans l’instant. » Je laisse le mot de la fin à Lou Reed, lapidaire : « Le morceau se terminera quand il se terminera. » Une volonté d’entrer en transe qui prend tout son sens en live, les gars faisant durer le plaisir jusqu’à 40 minutes. Comme ce 11 mai 69 dans le gymnase de la Washington University, « le plus grand concert du Velvet » selon les auteurs et climax du bouquin selon moi : le report étant tellement bien écrit (c’est rare !) qu’on a presque la sensation durant quelques secondes de voir Lou Reed apparaître sur le mur de sa piaule.

Après la montée, la descente.

Aussi longtemps l’extase puisse-t-elle durer, il y a toujours un moment où commence par s’amorcer une nouvelle étape. La descente : « La rédemption, ça n’existe pas, surtout après White Light/White Heat. » Une fois sorti de la transe et du génie de Sister Ray, comment accepter le retour à la réalité, à quelque chose de moins fort ?

La réponse de Lou à ce vide est terrible. John Cale, celui avec qui tout a commencé, est viré sans ménagement : « John est congédié du jour au lendemain. Il n’a pas compris ce qui lui arrivait. » À la vérité, il ne s’en est jamais véritablement remis, comme il l’avouera aux Inrocks des années plus tard. Nouveau bassiste/synthé en la personne de Doug Yule, un gamin innocent mais efficace aux antipodes de Cale. Il en résulte un album plus doux, avec un retour aux mélodies et un abandon quasi total des formules minimalistes : c’est l’éponyme « The Velvet Underground », étonnamment réussi vu le contexte avec les désarmantes ballades Candy Says et bien sûr Pale Blue Eyes.

Oui mais voilà, la descente est déjà amorcée, irrémédiablement. Reed se renferme sur lui même, devient un étranger dans sa propre ville, ne comprend plus personne, ne comprend même pas son époque : « Timothy Leary… Qui ça intéresse, ce qu’un mec shooté au LSD a à dire ? » Cerise sur le gâteau pourri de l’intérieur : l’enregistrement d’un quatrième album qui ne sortira jamais finit de l’achever moralement. Sterling, lui, est déjà ailleurs, des rêves de doctorat plein la tête. Maureen, elle, est enceinte et retourne vivre chez sa mère. Alors il joue, il joue, il joue, jusqu’à ce soir de 70, au Max’s Kansas City à New-York, un des derniers endroits à l’accueillir. Il n’en a plus rien à foutre, le public non plus, sirotant ses cocktails avec déjà d’autres groupes en tête. Après avoir joué toutes les chansons d’amour du répertoire, sorte de testament mortifère, il se barre pour ne plus revenir : « Un jour il est arrivé avec ses parents. Il est rentré avec eux à la maison et n’est jamais revenu. » L’épitaphe suprême est d’un certain Andy : « It was great but it’s over. » La vie quoi. Enfin celle du Velvet.

Bonus : les mots d’amour de Lester Bangs sur Lou Reed :

Nain Mortifère
Gras comme un cochon
Le pire enfoiré auto-destructeur du coin
Kenneth Anger Bubblegum
Petite belette speedée
Il a la pâleur d’une clinique
Un grand sens de la honte
Un débouche tuyaux
Dindon de la farce ultime

Le mot de la fin, Lester ? « Au demeurant, la seule raison de se donner une idole est de la bousiller ensuite. »

The Velvet Undeground : Sweet Sister Ray par Philippe Azoury & Joseph Ghosn (Actes Sud Rocks)

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6 commentaires

  1. Bon papier mais encore une fois une vision qui résume presque tout à la relation Reed/Cale, le reste de la carrière du groupe (la moitié de sa discographie tout de même) est balayé comme si « The Velvet Underground » et « Loaded » étaient mineurs ou disons de qualité moindre, ce qui se discute sérieusement.
    Petit détail, Moe Tucker n’a pas exactement été rencontrée « via un ami de fac », son grand frère Jim Tucker est un ami d’enfance de Sterling Morrison, c’est par cet entremise que Sterling rencontre Lou. Quand McLise les lâche, Sterling pense à Moe qu’il connaît depuis l’enfance.

    Un jour il faudra réhabiliter le rôle et l’apport de Sterling Morrison dans le VU…

  2. La danseuse de Warhol fait bander les gnous et la pauvre Nico sert encore d’attrape-mouche.
    Il y aura toujours des petits tapins pour reluire, c’est la suceuse qui décide mais mollo sur l’oseille.

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