ARIEL PINK
Une arnaque presque parfaite

Jadis, les clowns étaient parqués dans des camps qu’on appelait des cirques ; la femme-tronc y côtoyait les freaks androgynes, et les gamins en avaient pour leur argent tandis que les parents s’emmerdaient sévère pendant le show de Jumbo l’éléphant. Plus d’un siècle après la mort de Phineas Barnum, gros switch générationnel : désormais, les dingos divertissent les plus vieux avec des perruques délavées et des disques finis à l’urine. Quant aux gosses, ils assistent consternés à la sortie du neuvième album d’Ariel Pink.
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SILVER JEWS
Early Times

Il y a ces pages terribles de Rock&Folk que personne ne lit, à propos de rééditions d’obscurs albums que personne à l’époque n’avait acheté, et que personne n’achètera non plus cette fois-ci — puisque personne n’achète plus de disques — et qui, déjà à l’époque, étonnaient par l’aspect brut de leur production. Parmi ces disques oubliés, cet “Early Times” de Silver Jews donne matière aux interrogations : comment peut-on rééditer un disque à la qualité sonore aussi sale ? La grande réussite de ce faux nouvel album est d’avoir supprimé ce qui faisait écran entre l’envolée lyrique du rocker défoncé et son auditeur non moins perché, l’ingénieur du son.
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DAN DEACON
« America », l’ère d’un néo punk

Déjà trois ans depuis l’excellence divine de « Bromst » et le concert épique à la Route du Rock. Déjà trois ans qu’on attendait le retour du nouveau messie sans culottes courtes ni crampons. Paré de son plus beau bermuda rose fuchsia, la barbe rousse réfléchie dans ses lunettes « pulvarisées », il revient enfin avec « America », titre simplet pour un hymne au grand Espace.
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DEAD CAN DANCE
« Anastasis », résurrection ratée

« Je suis pas super fan de Gonzaï, me dit un ami. Ce style du genre ’20 h, je suis devant un bar. Je m’allume une clope’… » Certes. Mais comment décrire la musique de Dead Can Dance autrement qu’en évoquant la grande demeure humide et froide de mes cousins normands ? Je lisais un Corto Maltese à la lueur des derniers rayons du crépuscule lorsque j’entendis pour la première fois les synthétiseurs sinistres de “décédé”…
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ROCK À LA CASBAH #58
Dan Sartain

Souvenez-vous de ce gamin tout droit sorti des “400 coups” de Truffaut, les genoux cagneux et des conneries plein la tête. Dan Sartain pourrait être ce sale gosse. Ou cet autre, en culotte courte, qu’on retrouve dans la publicité au cadre bucolique pour les saucisses de Strasbourg avec ce slogan devenu culte : “Le plaisir des choses simples”. À dire vrai, Dan Sartain est la saucisse Herta du rock’n’roll. Un autodidacte, amoureux des Ramones et de Jimi Hendrix, qui conjugue la simplicité à tous les temps, de manière géniale.
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JAY MASCIS
Rencontre avec un Dinosaur Senior

Comme son ancêtre préhistorique, il fut un temps où Dinosaur Jr. régnait en maître sur la planète rock ; Jay et Lou étaient des stars de fanzine et leurs fans ne savaient pas encore qu’ils allaient rapidement passer de la beuverie des festivals à la machine à café du premier CDI. Bref, tout ça, c’était avant l’apparition d’Internet. Ces mêmes rockeurs n’avaient pas encore gagné trois tailles de jeans et Jay Mascis ne portait pas encore ces binocles de soudeur au chômage. Et donc : presque 30 ans après les débuts, rencontre avec une espèce d’autiste en voie d’extinction.
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La playmate du mois

ROCK À LA CASBAH #57
From one-woman band to Pussy Riot

Les voilà au soleil couchant, sortant plumes et paillettes, enfourchant guitares et drum kits : les filles de feu. Il y a les one-woman bands, les girls groups, les effeuilleuses… Au début, de simples muses reléguées au fond des cuisines flambant neuves des 50’s. Depuis, les filles se sont émancipées et ont défriché les chemins que les hommes s’étaient tracés.
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BEWITCHED HANDS
“Vampiric Way”

“En France, on n’a pas de pétrole mais on a des idées”, disait notre bon président Valéry Giscard d’Estaing. Depuis, le Minitel s’est éteint, le Concorde s’est crashé et Bewitched Hands chante en anglais. Réunissant ce qu’il y a de plus lourdingue dans Arcade Fire et de plus agaçant chez MGMT, ils reviennent — une fois de trop — avec “Vampiric Ways”, prenant semble-t-il un malin plaisir à faire mentir notre ex-président. Aussi inspiré qu’une éolienne un jour de pluie, Bewitched Hands ouvre la voie à un nouveau rock : propre, renouvelable et sans aucune imagination.
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CRANES RECORDS
De chair et d’os

Contrairement à certains confrères se trouvant dépourvus lorsque vient le moment de se sortir les doigts de l’ampli, le jeune label du Mans nommé Cranes Records prouve qu’il n’a pas que la peau sur les os. Interview de ces Jean Moulin du shoegaze qui signent, avec leurs premières sorties dignes des années Creation, une alternative au Radio Londres de Grand-papa.
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HOLOGRAMS
Just an illusion

Epidémie de réincarnations dans l’actualité. Snoop Doggy Dogg a lâché le rap après avoir vu la lumière, quelque part en Jamaïque ou plus probablement dans sa tête. Touché par la grâce de Bob Marley, il faudra désormais l’appeler Snoop Lion. Un peu plus au nord, la même histoire. Voici quatre jeunes gens avec l’avenir devant eux et voilà-t-il pas que subrepticement Joy Division, The Cure et les B52’s décident de se réincarner en eux. Résultat, Holograms, avec des gros morceaux de rock, de punk, de post et de wave dedans. Pour le new par contre, faudra repasser.
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