Dans les pas de Deleuze et Houellebecq, Mehdi Belhaj Kacem chante la philosophie électrique

Passer des salons aux studios, des écrits au chant, de la pensée à la parole, c’est une certaine tradition française. Gilles Deleuze s’y essayait voilà 50 ans sur Le voyageur avec Richard Pinhas, bientôt suivi par Maurice Dantec avec son groupe Artefact et plus récemment Alain Damasio avec Rone ou Palo Alto. C’est aujourd’hui Mehdi Belhaj Kacem, disciple de Badiou, qui s’y colle sur un EP 2 titres au texte blastant la société moderne, sa gouvernance et les choix technologiques poussant l’Homme au bord du précipice. Bienvenue dans quinze minutes de fureur.
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Sérotonine de Michel Houellebecq : de l’art de piéger un filet garni

Quoi de plus cohérent au fond que la lecture des 347 pages du dernier opus de l’antimoderne préféré des Français comme un plaidoyer sans concessions, satisfaisant quoiqu’assez prévisible, écœurant à l’occasion mais parfois jouissif et semblable au contenu des copieux filets garnis que l’on gagnait dans les foires d’antan ?
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La playmate du mois
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RICHARD PINHAS (INTERVIEW)
A la recherche du temps perdu

Disciple de Gilles Deleuze et de Robert Fripp, Richard Pinhas reste comme nombre de ses voisins un inconnu dans son propre pays. Français par défaut, il a connu mai 68, Magma, la révolution des idées situationnistes, l’émerveillement des premiers synthés, l’auto-production naissante des 70’s, et enregistré quelques disques fondateurs de l’électronique expérimentale. Pourtant, il a l’air un peu hébété quand nous débarquons chez lui à l’automne dernier, avec l’envie de démêler les fils d’une carrière trouble comme un long spliff. Décalage horaire ou incrédulité, Richard Pinhas a ce jour-là la gueule en vrac et les doigts pas vraiment en face des touches.
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Le « Présence Humaine » de Michel Houellebecq, 20 ans après

Sorti au début de l’an 2000, le premier – et unique – disque de Michel Houellebecq suscite dix ans plus tard peu d’émotions chez les historiens. Pas un seul pour citer Présence Humaine dans ses disques de décennies ou de chevet, la poussière ayant recouvert de son drap ce qui reste pourtant le plus beau disque de l’histoire française contemporaine.
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JÉRÔME ECHENOZ
Le bobo bizarre

Question pop : faut-il vraiment savoir chanter pour oser montrer son bel organe en public ? Si la France posait déjà la question voilà une décennie à Michel Houellebecq pour le résultat qu’on connaît – Mimi a gagné le Goncourt avec le plus illisible de ses romans, alors que son disque, « Présence Humaine », croupit dans les caves – l’histoire semble se répéter aujourd’hui avec un autre maître déchanteur passé expert dans l’art du chanter faux. Quand le larynx fait un double croche-pied à la clé de sol, ça donne un premier EP nommé « Le Chrome et le Coton » qui laisse, euh, sans voix.
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BERTRAND BURGALAT
Interview au coeur de Tricatel

On ne va pas refaire ce que Bester a déjà parfaitement énoncé dans un de ses derniers papiers sur Tricatel, de style ma vie à travers ces disques, ça ferait doublon. Ce n’est d’ailleurs pas un article qu’il faudrait écrire mais un bouquin, incomplet forcément tant la musique proposée par l’écurie en question est totalement indescriptible. Des peintures peut être ? Qu’à cela ne tienne, il faudra encore enfoncer le clou, quitte à rabâcher aux nouveaux arrivants ce que les anciens savent déjà : Tricatel est essentiel.
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