Qui se souvient, 63 ans après sa mort, de "ventre de plomb" alias Leadbelly? Presque vingt ans après la mort d'un Cobain - que de morts, c'est plombant - qui lui rendit hommage sans ambages, Maadiar revient sur la destinée du joueur de blues signé par Alan et John Lomax. Humour noir, négriers s'abstenir.

 

14 commentaires

  1. la mode de se branler sur les Lomax, ah ah ah elle est bien bonne celle là… 95% de la population ne connaissent même pas leur existences…

  2. Y a un papelard par an sur eux depuis 10 ans dans les Inrocks. Et c’est vrai qu’ils sont toujours présentés comme les chevalier blanc de la World Music. Alors que leur taf de collecteur ne représente pas la majorité de leurs activités.

  3. mais c’est quoi cette obsession que vous avez tous avec les Inrocks ? faut faire une cure anti aigreur, on s’en cogne de machin ou de truc.. Quand à dire que les mecs étaient des esclavagistes moderne je pense que c’est un poil plus complexe que ça… Pour tout dire je trouve que dans ta planche tu présentes Leadbelly comme le gentil pov petit neg’ qui est exploité par le méchant blanc ce qui est assez réducteur et le fait passer pour un personnage soumis et pas très futfut

  4. Il était alcoolo, pas bien stable, et ils lui tapaient 75% de son fric alors que la loi US de l’époque imposait de refiler au minimum 50% aux artistes. Les Lomax avaient clairement de l’ascendant sur lui. Et d’ailleurs, les meilleurs de ses titres, “house of rising sun” et autres “black girl” date de sa sortie de l’orbite Lomax.

  5. Les Lomax en esclavagistes, faut pas trop déconner non plus.
    Comme son nom l’indique, Lead Belly était un gars violent et un gros buveur, qui se baladait toujours enfouraillé et avait déjà purgé une première peine pour meurtre dans les années 20, une deuxième pour tentative de meurtre quand les Lomax l’ont trouvé, ils l’ont aidé à sortir du pénitencier, il y retourne au début des années 40 pour avoir poignardé un mec et les Lomax l’aident à nouveau.
    Alan Lomax avait à peine 20 ans dans les années 20 et c’est Lead Belly qui lui a demandé de devenir son manager en 36 quand il essayé de relancer sa carrière.
    Pour le partage des recettes, le concept de droit d’auteur était inexistant, surtout dans le blues où on filait aux musiciens un billet ou une bouteille et bye. Payer des droits dans les années 30 ça tient de l’exception, et 25% ça me semble d’ailleurs très largement au-dessus de ce que touche le musicien moyen de nos jours.
    Quand il a porté l’uniforme rayé sur scène, il n’était plus en contact avec les Lomax. Quant aux sessions orientées blues, elles ont été enregistrée pour ARC et non par Lomax, et les pochettes racistes c’était la norme pour tous les disques enregistrés par les Noirs du Sud à l’époque. Ce que tu présente comme des affiches, ce sont des articles de journaux au temps où Lead Belly faisait sensation.
    Lead Belly a écrit beaucoup de protest songs à destinations des Noirs, c’est pas vraiment la marionnette que tu décris.
    Je relève pas toutes les conneries, mais pour rétablir la vérité tu repasseras.

  6. Sous prétexte que c’était la “norme” c’est pas grave c’est ça? Le fait est que sur les droits, le marketting glauque, et autres, peut-être était-ce la coutume, mais le fait est que ça reste moche, quand même. Mon point reste, ces mecs n’étaient peut-être pas des monstres, mais pas non plus des philanthropes en avance sur leur temps. je tenais à le dire en bd, avec approximation et gag final. Et c’est fait. (dès que j’ai le temps je repasse donner mes sources, “stay tuned” comme qui dirait)

  7. Ce qui est toujours cool avec tes Bd Maadiar c’est que bien qu’elle se suffisent à elles-mêmes hein, la dose de commentaires associée donne toujours un panorama élargi et précis du sujet (et du coup personne ne confondra plus jamais les Lomax avec des objectifs d’appareil-photo) Pour le détail, les bulles sur les amplis du unplugged et Ben l’Oncle Soul, ça m’a bien fait rire 15 minutes en continu…

  8. Je vais assez dans le sens du faut arrêter de présenter ces mecs comme des saints. Leur position vis-à-vis de la musique noire était, au moins, ambiguë. Faut voir la façon différente dont ils ont traité avec Lead Belly d’une part et, d’autre part, avec un autre de leur protégé, bien blanc, Woody Guthrie (qui s’est assez vite émancipé de leur tutelle cela dit).

    Plus profondément, ils avaient aussi une obsession de la “musique nègre originaire”, associée à l’esclavage et aux “racines africaines”, et surtout, surtout pas tentée par le jazz (ce qui explique aussi qu’ils soient allés collecter des chansons dans les prisons – ségréguées – du Sud des Etats-Unis: certains prisoniers étaient là depuis pas mal de temps et avaient été protégés des influences néfastes des Blancs et de la radio sur leur musique… et en plus beaucoup étaient des prisons-fermes où on faisait des travaux similaires aux travaux des esclaves, ce qui était propice à la survivance de champs de travail, liés au rythme de la récolte – donc quand tu lui fais dire qu’il a jamais bossé dans un champ de coton, c’est à vérifier).

    Sinon c’est un détail mais ce n’est pas Lead Belly qui a écrit “My Girl”, c’est une très vieille chanson qu’un folkloriste de la fin du 19e siècle, Cecil Sharp, avait collecté dans le sud des Appalaches et transcrite. Il y a plusieurs versions et il me semble que Lead Belly chante “Black Girl” et non “My Girl”.

  9. si vous voulez mon avis, les “vérités” rétablies ne sont qu’un tas de clichés bien lourds sur les blancs qui auraient volé l’héritage des noirs et le prétendu cynisme du music business. Quid de la mémoire postraciale que contiennent ces enregistrements et de l’importance phénoménale de ceux-ci par la suite ? Les Lomax ont, que cela vous plaise ou non, constitué à partir de leurs voyages la plus grande somme documentaire sur le blues et les musiques afro-américaine. Merci de prendre en compte cet apport, au lieu de réduire tout ce travail à une spoliation des artistes des morceaux enregistrées.
    Romain G.
    P.S : Ecoutez France inter ce soir, de 00h à 1h

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