Suite à la face A de notre compile « Du Ghetto à Guetta » parue fin avril chez Gonzaï Records (featuring Didier Lestrade, Arnaud Rebotini et Benoît Sabatier), on retourne la galette - et la platine - pour passer logiquement à... la face B, suite et fin de l'épopée. Reprendre les 90's là où nous les avions laissé la dernière fois. Pour arriver à 2013, année du décès de Daft Punk et du nouvel album de Margaret Thatcher (remix). Au programme : la santé actuelle de la House et son futur, l'électrochoc des médias de l'époque, les raves parties en fumigènes, les lois et les répressions des polices, la France qui se touche puis la French Touch, l'élection de Barack Obama à la White House, les labels, les labos, etc - le tout enrobé de ravage, de digital magma, et des témoignages vidéos de Yan Wagner et Gilbert Cohen de Versatile.

A la façon de deux sons superposés, créons l’équation à partir de deux citations. « Rien n’est plus vivant qu’un souvenir » (Federico Garcia Lorca) et « Le sample remplace le souvenir » (Bastien Galler) pour aboutir à ce résultat : rien n’est plus vivant que le sample ! Tournons-nous désormais vers…au hasard, la House, musique de samples ; son éternité a encore quelques milliards de tour du cadran à effectuer. Tant mieux. Quoi de plus logique pour une musique dite « répétitive » (dixit Thatcher, electronic critic) pour qui la « permanence du son » reste la première – et unique – règle : « Les pédés qui dansent ne meurent pas », pour sampler en mots Guillaume Dustan.

Musique de niches plébiscitée par des minorités pendant longtemps jusqu’au boom, la House est partout. Avec des revivals ? Oui mais bon, il y en a toujours eu (milieu des 90’s, déjà, avec Josh Wink et l’acid house, par exemple). Avec la rénovation ? Oui, okay, mais c’est une musique en perpétuelle mutation qui n’a cessé de (se) réinventer (Masters At Work avec la deep house, etc). Avec les délocalisations (Australie, Afrique du Sud…) qui lui redonne une « nouvelle » pureté ? Sans doute. Mais surtout, d’un point de vue plus global dans notre façon de concevoir et de « consommer » la musique et le digital : gratuité, égalité, mondialisation, avatars, pseudonymes, anonymat, appartenance à une communauté comme le DJ marque la sienne avec… le sample ! Raves & House Nation et générations i.Pod & numériques, même combat. L’équation gagnante se trouve pile là.

Voici donc le deuxième épisode de l’histoire de la House Music, à regarder tout de suite en streaming avec :

  • Manu Casana, créateur de Rave age, premier label électro Français, organisateur
  • Jean-Yves Leloup, auteur, DJ, spécialiste des musiques électroniques (Coda, Radio FG, Nova…)
  • Christophe Monier, alias The Micronauts et Rituel, artiste, producteur, DJ, précurseur de la French House

Vu que la musique ne s’arrête jamais, et pour compléter les propos de nos invités des deux Gonzaï Shows consacrés à la House, voici ceux de Gilb’r et Wagner, recueillis par Alienor Brittmann.

4 commentaires

  1. Whaou c’est chaotique les lives à la gaité… Le tech-son faisait la grève? On dirait un édit de Costes.
    Sinon c’est bien sympa ce dossier. Très classe le cheval!

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