Il fallait du courage pour s'attaquer à un troisième biopic de la vie du couturier Yves Saint-Laurent. La sortie le mois prochain de "Yves Saint-Lawrence" nous prouve que l'acharnement paye toujours. Le film de et avec Steven Seagal révèle une vision entièrement nouvelle de celui qui disait fort à propos : "J'ai toujours cru que le style était plus important que la mode."

Basé sur une biographie non autorisée, Yves Saint-Lawrence devrait être l’un des biopics de l’année. Dans le film réalisé par Steven Seagal (Terrain Miné, Attack Force), le couturier se bat pour imposer au monde sa vision de la mode. L’intensité de ce combat doit beaucoup au jeu de l’acteur Jean-Claude Van-Damme qui interprète le rôle principal. La volonté, l’addiction aux drogues et une sensibilité à fleur de peau, ces traits communs aux deux hommes ont convaincu Steven Seagal que l’acteur belge avait la carrure pour porter ce rôle.

« Bien sûr, j’aurais pu jouer moi-même le rôle principal, mais Jean-Claude a déjà interprété un fabricant de jeans dans Pièges à Hong-Kong, il était tout désigné pour le rôle. » (Steven Seagal)

Jean-Claude Van Damme et Steven Seagal, méconnaissables
Jean-Claude Van Damme et Steven Seagal, méconnaissables

L’acteur américain ne sera cependant pas absent du casting puisqu’il a choisit d’interpréter le rôle de Karl Lagerfeld, avec lequel il partage une longue expérience du catogan. Supervisé par le chorégraphe Wu-Shu Ping, la scène de combat final qui oppose les deux couturiers dans le décor du grand palais devrait faire date dans l’histoire du cinéma de mode d’action.

Le réalisme du film doit beaucoup à une connaissance précise du monde de la haute-couture. Steven Seagal s’était en effet immergé plusieurs mois dans ce milieu pour préparer son rôle dans le film L’enfer de la Mode. Dans ce film de 1997, Steven Seagal interprète le rôle d’un couturier qui doit déjouer une vague d’attentat en pleine fashion week. Heureusement son personnage est en réalité un ancien soldat des forces spéciales qui met rapidement à jour le complot d’un créateur de parfum mégalomane. Clin d’œil de la part du réalisateur, on retrouve dans le film cette réplique que les fans connaissent par coeur : « Tu présenteras ta prochaine collection en enfer. »

Cette fois cependant le film est resté proche de la biographie du couturier. Le choix de faire de Pierre Bergé un trafiquant d’arme s’est cependant imposé assez rapidement aux deux scénaristes indiens. « Cela nous semblait plus réaliste a confié Steven Seagal au magazine Variety, c’est tout de même plus facile de s’enrichir en vendant des tanks plutôt que des robes. Et puis cela rend plus naturel le fait qu’il pratique le Krav Maga. Pour Karl Lagerfeld, comme il parle toutes ces langues étrangères, l’hypothèse qu’il ait appartenu au KGB nous a semblé une évidence. Franchement, vous avez vu les robes qu’il dessinait dans les années 80 ? Personne n’aurait pu réussir à vendre ça sans un financement et une influence des réseaux soviétiques eu Europe ».

Les premières images du film ont montré un Paris féerique entièrement reconstitué dans les studio vietnamien où Steven Seagal a réalisé ses dix-sept derniers films. S’il saura contenter ceux qui veulent mieux connaître la vie du couturier, le film saura également satisfaire les amateurs de top-modèles et de street-fight, l’occasion de reconsidérer cette phrase énigmatique d’Yves Saint-Laurent: « La rue et moi, c’est une histoire d’amour. »

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