Pour moi Unkle c'est Psyence Fiction, leur premier album de 1998. J'y repense alors qu'en face de moi James Lavelle, le boss dudit collectif, tente de me vendre son petit d

Pour moi Unkle c’est Psyence Fiction, leur premier album de 1998. J’y repense alors qu’en face de moi James Lavelle, le boss dudit collectif, tente de me vendre son petit dernier, Where did the night fall, comme quelque chose qui rivalise enfin avec les prod’ de Massive Attack.

J’y repense et trou noir. A part Lonely Soul et Rabbit In Your Headlight, les morceaux respectivement chantés par Richard Ashcroft et Thom Yorke, rien ne me revient en tête. Ah si, l’artwork du disque ! Cette pochette horrible avec son vert Budweiser et ses cochons de l’espace aux airs de membres du Ku Klux Klan ! Avec le recul, cette esthétique me semble tristement raccord avec cette musique qu’on a jamais su définir (Trip hop? Abstract hip hop?) tout comme la nature de ses auteurs (Groupe? Collectif?). Et ce 12 avril, je suis aussi dubitatif devant le look de James Lavelle. Avec sa coupe courte striée de gel, ses larges lunettes cerclées de noir, son jean et ses baskets tigrées, il a tout du graphiste venu vendre sa came.
En fait à l’époque, la seule raison pour laquelle j’avais tenu deux secondes face à Unkle,  c’est qu’on les rattachait à Massive Attack et qu’ils avaient ces gueste de fous, du chanteur de The Verve à celui Radiohead, alors leurs hits Urban Hymns et Ok Computer explosaient tout. Et que j’étais jeune. A peine majeur et vacciné en matière de pop music. Tout cela avait suffit à me faire croire que je les aimais. Depuis je les avais totalement oublié.

Qu’est-ce que je fous donc à descendre la rue Fontaine comme un dératé jusqu’à l’hôtel Arvor, rue Lafferière, pour rencontrer James Lavelle et lui parler du dernier Unkle, Where Did The Night Fall ? La faute à Bester si je puis dire ! C’est lui qui m’a proposé de l’accompagner. Venant de lui, ça m’a intrigué. Qu’est-ce qu’il pouvait bien en avoir à faire de ce vieux groupe biscornu ? Je veux dire, les dinosaures, ce n’est pas trop son truc. Et il ne pouvait pas s’y rendre pour le plaisir d’offrir la curiosité de sa personne à un artiste dont le disque l’avait ravi. Je l’avais écouté ce Where Did The Night Fall ? Et ce que je peux dire c’est que douze ans plus tard, Unkle c’était la même merde.
Comme le mec n’a pas de vision mais s’entête à faire des disques en forme de films, il a fait deux parties. La première s’ouvre sur un court instru suivit d’un morceau mystique world où la chanteuse se prend pour Björk. Deux morceaux pop-rock accrocheurs relèvent cette moitié de disque, le très kraut Natural Selection et le très new wave On a Wire.  Ce n’est pas le cas de la seconde qui s’ouvre de la même manière que la première (court instru plus tour de chant incantatoire crispant à la Björk) et s’enlise dans le loukoum mystique métisse nappé de corde que ne vient même pas sauver le morceau soi-disant sublime chanté par l’organe agonisant de Mark Lanegan. A vouloir se réinventer plus féminin-sensuel en briguant la cyprine moiteur de Massive Attack, Unkle fini la queue entre les jambes comme un vieux trans’.

Bester disait aimer ça mais je ne l’ai pas cru. Il avait beau avoir suivi Unkle et interviewé Lavelle en 2007 pour la sortie de War Stories, ça ne suffisait pour croire en ce disque. Et il ne pouvait pas juste y aller pour faire le suivi du type, genre médecin de famille, pas lui. En fait je le suspectais de faire cette interview pour le même motif qui me poussera à l’y suivre : tenter de reconstruire le puzzle de ses premiers émois pop, quand, ado, il avait l’impression qu’un esprit commun reliait ces groupes que revendiquait Unkle (Massive Attack, Portishead, Radiohead) au point de faire lui-même sens à nos yeux. Il y avait un truc infaillible là-dedans, de l’ordre de l’enfance, du « bain générationnel », de la quête d’un secret. Et si c’était ça le trip, je voulais bien en être.

Bester : Bonjour James. Ma première question concerne War Stories, votre précédent disque. Il semblait marquer un nouveau départ pour Unkle, parce que vous y sonniez plus groupe, plus rock et que vous y assumiez enfin de chanter sur deux titres. Aujourd’hui quel regard portes-tu sur ce disque ?

On redémarrait sur un nouveau label indé (Surrender All – Nda), on avait fait le disque nous-mêmes, on en a vendu 200 000 exemplaires : pour nous c’était un vrai succès.

Bester : A l’époque on te sentait lassé de l’industrie du disque, les médias…

Oui, et ce disque nous a permis d’ouvrir un nouveau chapitre et de survivre au départ de Richy (Richard File, en janvier 2008 – Nda). Ça n’a pas été facile pour moi parce qu’au-delà du fait qu’ensemble on avait réussi à développer un sentiment d’unité au sein d’Unkle, lui et moi on avait grandi ensemble, là-dedans pour moi il y avait donc surtout une amitié qui faisait sens. Mais bon c’est toujours difficile de passer par ce genre d’étapes, et avec le recul je constate que ça nous a fait avancer, c’est donc une bonne chose. En fait pour moi nos trois premiers albums forment comme une sorte de trilogie, et ce nouvel album s’en démarque. Il cherche à définir un nouveau territoire. On a toujours essayé de ne pas nous répéter tout en respectant le passé pour qu’un disque d’Unkle reste un disque d’Unkle. Mais voilà, avec War Stories on avait relancé les dés et on y a gagné car on s’est rendu compte qu’on pouvait être un groupe et qu’on pouvait, dans la mesure du possible, nous affranchir de DJ Shadow.

Bester : En effet, pendant longtemps, quand on pensait Unkle on pensait DJ Shadow…

Oui, alors qu’on avait déjà abordé plein de styles différents, mais on nous affublait toujours de cette étiquette abstract hip hop à la DJ Shadow. Quand ce n’était pas celle des Desert Sessions de Josh Homme. Nous en défaire n’a pas été facile mais ça nous a enfin permis de voir qu’on pouvait faire ce qu’on veut. Je veux dire, maintenant si on sortait un disque de funk à la Unkle les gens ne seraient pas vraiment surpris car on est sorti de cette ère et de cette esthétique. Aujourd’hui on peut tout faire, les gens n’ont plus d’œillères.

Bester : Tu veux dire qu’Unkle pourrait sortir un album de folk ?!

Je veux juste dire qu’avant les gens étaient perplexes lorsqu’on s’écartait des strictes rythmes abstract hip hop, mais maintenant après End Titles, et tous les remix et musiques de film qu’on a fait ils ont compris la synergie entre tout ça et ils sont réceptifs à un plus vaste paysage musical.

Bester : War Stories contenait des morceaux assez violents, ce qui laisse croire qu’il a été composé dans un climat de grande tension. Where Did The Night Fall laisse entendre des humeurs moins tranchées…

Peut-être. En tous cas, une chose est sûre : c’est celui que j’ai pris le plus de plaisir à faire. Contrairement aux trois premiers, il n’a pas été fait dans un climat tendu. On voulait poursuivre l’esthétique groupale trouvée sur War Stories mais faire un disque qui soit plus féminin, humain, psychédélique.

Bester : C’est ce qu’exprime la pochette du disque ?

Oui, quelque chose de plus organique, sensuel. Cet ange déchu c’est un peu l’image d’un équilibre yin yang…

Moi : Ce qui change de la pochette de Psyence Fiction. Les sortes de cochon-aliens qu’on y voit ressemblent à des membres du Ku Kux Klan !

Ahahaha ! Ce n’était pas l’idée si ça peut te rassurer ! Bref, pour ce nouveau disque on ne voulait pas refaire un War Stories bis et de toute façon, même si on avait voulu, on n’aurait pas pu parce qu’il avait été directement influencé par des choses qu’on ne pouvait pas reproduire comme l’arrivée récente de Pablo (Pablo Clements, ancien membre des Psychonauts – NdA) qui envisageait War Stories comme son vrai premier disque, et par l’investissement de James Griffith (ancien membre musicien de Lake Trout – Nda) qui a été déterminant en tant que musicien de tournée. Il a aussi beaucoup travaillé avec nous sur End Titles. Autre chose dont on était sûr: on ne voulait pas faire d’album-concept. On a écrit environ 50 morceaux, on a abandonné des tas de pistes parce qu’en cours de route le ping pong du processus créatif en généraient d’autres qu’on jugeait plus stimulantes, meilleures. On a privilégié ce plaisir de création en commun. C’est étrange mais au bout du compte, en ce moment ce disque est le disque que j’ai le plus envie d’écouter (Rires) !

Bester : Quel était ton état d’esprit en entrant en studio ? Prendre du plaisir ?

C’est ça : prendre du plaisir et être musicalement aussi que possible. Quand je faisais War Stories j’avais constamment en tête cette idée d’échapper à l’Amérique et de redéfinir son identité. Ça a pas mal orienté le disque. Or ce nouveau disque plus j’en parle plus je m’aperçois que c’est juste Unkle en tant qu’Unkle. Ce n’est pas Unkle qui fait du rock, de l’électronique ou du hip hop, c’est juste nous, maintenant en train de faire notre son. C’est pour ça que Where Did The Night Fall sonne plus relax que War Stories, qui était plus coupant, avec un mix plus froid, clinique.

Moi : Tu dis que tu ne voulais pas faire un concept-album. Après coup, t’es-tu rendu compte qu’il pouvait encore s’agir, malgré toi, d’un concept-album ?

Non.

Bester : Sur cet album vous avez travaillé avec le super groupe Heritage Orchestra. C’était pour obtenir ce son « plus féminin, psychédélique et organique » ?

Oui, car il emmène l’auditeur sur un terrain nettement plus cinématographique que War Stories. On a aussi été influencé par le fait de savoir que ce serait des morceaux qu’il nous faudrait jouer live. Par exemple on se disait qu’une chanson comme Ablivion marcherait bien sur scène car son rythme est entrainant.

Bester : Vous vouliez vraiment devenir un groupe comme les autres !

Oui, d’une certaine façon mais Unkle reste un projet collaboratif. Ce ne sera jamais un groupe classique, guitare-basse-batterie.

Bester : Qu’en est-il de tes prétentions de chanteur. J’ai eu l’impression que tu chantais moins sur ce disque que sur War Stories….

Non, je chante sur trois titres : The Healing, Heavy Drug et Ablivion.

Moi : Tu dis qu’Unkle ne sera jamais un vrai groupe comme les autres. Si je me souviens, tu as créé ce « collectif » dans l’idée qu’il soit l’organe fédérateur et défricheur du mouvement Abstract hip hop. Or Unkle n’a jamais vraiment été cette locomotive…

Bien sûr. On était jeune, naïf, donc ça ne pouvait être qu’un rêve. Pablo et moi venons tous deux de la culture sample. On travaille ensemble depuis le début de Mo’Wax, ce qui fait donc 16 ans. Unkle est comme le journal intime de notre quête esthétique et de son évolution: il montre que ce rêve nous habite encore, et que c’est juste notre manière de nous exprimer en musique qui a changé depuis nos 18 ans.

Bester : Ok, si on devait comparer l’évolution d’Unkle a celle d’un être humain. Durant votre première « trilogie » c’était un enfant, maintenant c’est un jeune homme. Que voudrais-tu qu’il devienne ?

Qu’il suive une trajectoire comparable à celle des gens qui m’inspirent le plus maintenant. En France par exemple ce serait quelqu’un comme Serge Gainsbourg. Avec le temps Gainsbourg est devenu un grand artiste. Souvent on peut aussi évoluer comme ça dans le rock anglais. En tous cas ce que j’aime en Europe c’est cette idée qu’un artiste devient de plus en plus intéressant à mesure qu’il grandi.

Bester (cynique): Tu ne voudrais pas qu’Unkle se transforme en une sorte de Noël Gallager?

Non, ce que je veux dire c’est qu’en ce moment on est obsédé par la culture de la jeunesse, de l’instantané, de la perpétuelle nouveauté. Or devenir véritablement artiste prend du temps. Picasso ou Serge Gainsbourg sont parmi les plus grands artistes au monde et ils n’y sont pas parvenus en un jour. J’aime cette idée qu’ils ont eu du temps pour développer leur art. J’espère qu’on pourra faire de même avec Unkle.

Bester : Les disques d’Unkle reposent toujours sur le principe d’une tripotée de guest vocaux. Un disque d’Unkle pourrait-il n’avoir aucun guest vocal ?

Hum… Je ne sais pas, j’aime mêler ma voix à celle d’un collectif, c’est lié à mon processus créatif, et à ma peur de chanter aussi (Rires) ! J’ai toujours aimé travailler avec d’autres gens. Je me suis toujours senti plus en confiance comme ça. Au-delà du fait que j’ai toujours aimé travailler sur plusieurs champs d’expression, c’est peut-être aussi pour ça que j’ai un label… C’est n’est que très récemment que j’ai commencé à avoir plus confiance en mes propres trucs de singer-songwriter. Mais je ne sais pas si les gens veulent écouter ce que je fais quand je suis seul.

Bester : Moi, oui !

Ahahahaha !

Moi : Y a-t-il des chanteurs avec qui vous souhaitez travailler et avec qui ça n’a toujours pas pu se faire ?

Oui, d’ailleurs pour tout dire pour ce disque on a démarché plus de chanteurs que jamais. Et vous voulez savoir le gros problème dans cette histoire ?

Bester : L’argent ?

Non, on a de la chance car les gens qui bossent avec nous ne le font pas pour l’argent. Vraiment, jamais. Que ce soit Thom Yorke ou Brian Eno. Brian Eno a touché quelque chose comme 800 euros pour chanter avec nous, et seulement parce qu’on était obligé de lui filer quelque chose pour que tout ça soit contractuellement viable. Il ne voulait pas d’argent.

Bester : En même temps Brian travaille avec Coldplay ! Il n’a pas besoin d’argent !

Oui, et on en a profité. Pendant de nombreuses années on a pas mal travaillé avec certain grandes personnalités comme ça, et puis on a voulu un peu casser le jouet. On s’est dit que ce serait bien de travailler avec des jeunes groupes, qui ont leur propre voie mais qui sont moins médiatisés que Josh Homme, Massive Attack ou Ian Brown. D’un autre côté on avait encore quelques pistes pour travailler avec des artistes établis, mais comme on les a surtout démarchés durant l’été et que c’est le moment où tout le monde tourne, ça n’a pu aboutir. Certains de ces projets de collaborations traînent d’ailleurs depuis des lustres. Ça nous a un peu coupés dans notre élan mais du coup on a plutôt travaillé avec des jeunes groupes, qui étaient plus libres, et c’était bien car leur enthousiasme a dopé notre musique.

Moi : Quels sont donc ces jeunes groupes avec qui vous avez travaillé ?

Black Angels, Autolux, Sleepy Sun, ELLE J, Big in Japan… On a aussi travaillé avec d’autres jeunes groupes psychédéliques mais je tairai leurs noms car ces morceaux ne sont pas encore finis. On en a une quinzaine comme ça, en cours.

Bester : Tu les sortiras en faces B ?

Non, j’envisage plutôt un Where Did The Night Fall, part II.

Bester : Tu dis que faire appel à d’autres voix que la tienne fait partie de ton processus créatif. Des guest comme Mark Lanegan ou Gavin Clarke sont-ils devenus des muses qui guident ton imaginaire te compositeur ?

Gavin est très investi. Il fait presque partie d’Unkle. Son écriture est si habitée, sa voix si connectée à ce qu’on fait : j’imagine qu’il nous apporte ce qu’Horace Andy apporte à Massive Attack. Mark, ça fait des années que je veux travailler avec lui. J’adore sa voix. Je le voulais vraiment sur War Stories. Je l’ai dit à Josh Homme : « Si je ne dois en avoir qu’un c’est lui ! » Mark connaissait Psyence Fiction. Il l’avait acheté à sa sortie. Il aimait aussi Massive Attack. Avec les Gutter Twins il avait repris leur morceau Live With Me, chanté par Terry Callier. Et il était motivé à l’idée de bosser avec nous mais ça ne s’est pas fait car à l’époque il n’avait pas la forme. J’étais très déçu alors je l’ai de nouveau sollicité pour ce disque et il a accepté. Je suis content car j’avais quelque chose de très précis en tête et j’ai réussi à l’obtenir. Pour moi ce morceau est le plus personnel du disque

Bester : Tu parles pas mal de choses que 3D et Geoff Barrow avait soulevées quand on les avait rencontrés. La question du nouveau départ, la liberté de réinventer son style, l’un se la posait pour Massive Attack, l’autre pour Beak, son projet en marge de Portishead. Avec Unkle, penses-tu suivre le même chemin qu’eux ?

Quand j’étais môme, je collectionnais les disques de Smith & Mighty, Massive Attack, Soul II Soul. J’aimais cette culture du hip hop anglais, cette dynamique de crew et cette idée qu’on puisse faire de la musique sans être musicien. Ça nous a beaucoup influencés quand on a commencé Unkle avec Tim Goldsworthy. Mais oui, d’entre tous, Massive Attack est sûrement celui qui m’a le plus influencé. Je me suis à faire le DJ après avoir vu la Wild Bunch à la télé. Et je pense que nos chemins sont liés. Aujourd’hui plus que jamais. Quand j’étais gosse ils étaient là (il lève la main au ciel – Nda)

Moi : Tu veux dire qu’aujourd’hui maintenant ils ne sont plus au top ?

Non, ils le sont toujours mais ce qui est intéressant c’est de voir qu’avant c’était comme des pères, loin au-dessus, et que maintenant ce n’est plus le cas car ils ont fait école.

Moi : Tu veux dire qu’ils innovent plus ?

Non, j’ai juste l’impression que les autres groupes de cette « scène » n’ont pas survécu et que depuis l’écart entre nous s’est réduit (il lève les mains au même niveau – Nda). Mes relations avec 3D en témoignent. J’ai lu de très belles interviews où il parlait de nous. Il n’aurait pas fait ça il y a 10 ans. Tu vois ce que je veux dire ?

Moi : Avant c’était chacun pour sa gueule…

Oui, et maintenant que chacun a fait ses preuves, ce genre de choses fait plaisir à entendre.

Sylvain Fesson & Bester

Unkle // Where did the night fall // PIAS
http://www.myspace.com/unkle

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