En 2010, Sylvester Stallone avait réuni plusieurs stars du cinéma d'action dans un film commémorant leur gloire passé. En 2012 la sortie de "The Expendables 2" avait rameuté les stars oubliées du premier numéro, obligeant notamment Chuck Norris a quitter pour un temps Les lilas, maison de retraite californienne où il continue à s'entraîner quotidiennement pour les championnats seniors de belote de Miami. Pour "The Expendables 3", Sylvester Stallone prétend rassembler toutes les stars du cinéma d'action. Toutes, sauf une…

Steven Seagal ne s’était pas exprimé à propos de son absence du casting des deux premiers films. “Je ne peux pas m’exprimer sur le sujet, je suis actuellement sur le tournage de mon prochain film L’année dernière à Marienbad “, avait-il ainsi répondu au journaliste de Variety venu l’interroger. Pourtant la sortie cette semaine de The Expandable (au singulier) prouve que Steven Seagal a bien réfléchi à la question. Le film montré en avant-première au Fight film Festival de Portland a provoqué des remous. Selon un critique de Télérama présent au festival sous l’identité d’un journaliste de Mad Movie, The Expandable pourrait repousser de plusieurs mois la sortie du film de Sylvester Stallone qui annonce déjà le tournage de scènes supplémentaires avec Bruce Lee et Clint Eastwood.

Il faut reconnaître que le film de Steven Seagal règle ses comptes avec la dream team des années 80. Dans la séquence d’ouverture, l’ensemble du casting de The Expendables 2 se trouve confronté à une menace terroriste de grande ampleur, ils décident d’unir leur force et embarquent dans un hélicoptère de l’armée en direction du Laos, pays miraculeusement épargné par le scénario des deux films précédent. Malheureusement, Jason Statham étant incapable de lire une carte et Sylvester Stallone ayant oublié chez lui sa monture deux temps Afflelou, l’hélicoptère s’égare en Corée du Nord où le casting entier est fait prisonnier.

“Un mec qui doit appeler tous ses potes quand il doit se battre, ça a un nom : ça s’appelle un lâche.”

Après le crash de l’hélicoptère, Kim-Jong-Un soumet l’ensemble des mercenaires à un lavage de cerveau et les renvoie, avec une coupe de cheveux semblable à la sienne, à l’attaque des Etats-Unis. Désespéré de voir ses meilleurs hommes se retourner contre son pays, le président Américain (incarné ici par l’acteur français Jean Dujardin) se rend au japon pour réclamer l’aide de Casey Ryback (Steven Seagal) cuisinier d’un temple zen, mais ancien membre des commandos secrets de l’armée. Bouleversé par le sort de ses anciens collègues du rayon action de Vidéo Futur, Casey Ryback accepte de quitter sa retraite.

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Armé du couteau à sushi qu’il avait à la main au moment de l’arrivée du président des Etats-Unis, Casey Rybak affronte l’armée républicaine de Corée du Nord, puis l’ensemble du casting de The Expendables en un duel dantesque et fratricide. Chuck Norris est le premier a être éliminé, s’étant pris les pieds dans son déambulateur en sortant de l’hélicoptère, Sylvester Stallone, qui n’a toujours pas retrouvé sa monture deux temps Afflelou, s’entête à tirer sur une école au lance-roquette. Les coups pleuvent et les explosions s’enchaînent, détruisant notamment la ville de Portland, ce qui est un moindre mal.

Steven Seagal reconnaît que son film pourrait faire polémique, mais il le présente d’abord comme une défense du cinéma d’action. “On est allé dire que j’étais jaloux de ne pas être présent au casting de The Expendables, pas du tout. On est allé dire que j’étais prétentieux d’incarner seul un groupe de mercenaires d’élite surarmés, pourtant, cela me paraît tout à fait légitime. Je trouve sympathique le film de Monsieur Balboa, mais réunir dix-sept personnes pour abattre une organisation terroriste ou un régime dictatorial, c’est vraiment une perte de temps et d’énergie. Dans tout mes films j’affronte des bandes de petits malins comme celle-là et dans tous mes films je leur brise les bras. Ou les jambes. Et parfois les deux. Pour moi, un mec qui doit appeler tous ses potes quand il doit se battre, ça a un nom, ça s’appelle un lâche.

Grand prince, Steven Seagal a pourtant proposé aux acteurs originaux d’incarner leurs propres rôles dans la séquence de prégénérique, mais après plusieurs refus, il a choisi de tourner le prologue et plusieurs des scènes de combat avec des figurines Lego, utilisant des petits personnages spécialement créés pour l’occasion en combinant des figurines Star Wars avec des figurines de la série de boites Justice urbaine.

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