Alors que la télévision, en tant qu’objet pop, s’éteint progressivement, la société fondée par Roger Tokarz en 1966 fête cette année ses cinquante ans d’existence au royaume méconnu de la musique d’illustration avec un formidable livre anthologie. L’occasion idéale pour discuter avec Rémi Agostini, nouveau patron aux commandes de cette machine invisible qu'on nomme la Library Music.

L’avant-garde musicale française est pleine de parenthèses. Elles sont plus ou moins longues selon que votre nom est personne (JP Decerf, Yan Tregger, Roger Roger…) ou que vous vous appelez Jean-Claude Vannier (‘L’enfant assassin des mouches’, réédité chez Finders Keepers’), Johnny (son génial four commercial prog ‘Hamlet’), Christophe (les années Dreyfus avec Didier Batard) ou encore Jean-Jacques Debout, Bernard Estardy et Pierre Bachelet, tous les trois à l’origine du son de Tele Music, première société française de musique à l’image dont l’objectif consiste depuis cinq décennies à vendre à ses clients des mélodies introuvable dans le grand commerce.

logo_teleFondée en 1966 par un ancien vendeurs en produits électroménager (Roger Tokarz), la société Télé Music profitera de l’essor des Trente Glorieuses pour s’imposer discrètement partout où la musique doit accompagner la vente d’un produit de grande consommation. Qu’il s’agisse de collants (la pub pour Dim composée par Bachelet), de bagnole, de bouffe pour chien (Canigou, Friskies), d’habillages pour la radio et même de générique pour la télé-réalité (celui de Loft Story a été composé par Sauveur Mallia, un habitué de la maison), Tele Music reste avec le recul cette ‘Tin Pan Alley’ où la musique se compose à la chaine et se vend aujourd’hui à prix d’or sur Discogs. Grâce aux réseaux de Bachelet, autant à l’aise pour découper les musiques que pour sympathiser avec les agences de pub (Publicis) et les jeunes réalisateurs (Just Jaeckin, Jean-Jacques Annaud, Patrice Leconte…), la société qui est à la fois plus et moins qu’un label illustrera le son des seventies grâce au génie de Tokarz qui non seulement passera un deal avec Estardy et Chatelain (les patrons du studio CBE) pour y enregistrer gratuitement une fois par mois, mais profitera également des sessions de studio des chanteurs de variété de l’époque (Sheila, Claude François etc) pour laisser tourner la bande et capter les jams de musiciens souvent sortis du Conservatoire. Funk avant l’heure, pop psych de l’espace, disco pompidolienne… ce qui ne devait être qu’un jingle pub devient avec la patine du temps une légende racontée assez brillamment dans Tele Music : une anthologie 50 ans, livre compilant témoignages, souvenirs et anecdotes de cette époque où la France volait en Concorde.

Si l’histoire de Roger Tokarz, 85 ans au compteur, fait évidemment penser à celle des héros de Mad Men, un autre personnage déboule aujourd’hui dans ce qui pourrait bien ressembler à la saison 2 de Tele Music. Alors qu’on pensait la société enterrée depuis longtemps, on apprend voilà quelques semaines que non seulement ce pionnier de la Library Music (avec KPM et De Wolf, fondé en… 1909) est toujours en activité, mais qu’il dispose depuis deux ans d’un nouveau patron, Remi Agostini. La trentaine à la cool, celui qui a fait ses armes en agence de publicité au rayon synchro a poussé la porte du bureau pour nous expliquer la parenthèse enchantée des années 60-70, et surtout pourquoi celle-ci est encore loin d’être refermée.

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On va commencer avec une remarque un peu sport mais c’est assez surprenant de découvrir ton physique : lorsqu’on nous a dit que quelqu’un reprenait les commandes de Tele Music, on pensait que la maison avait été fermée depuis déjà longtemps. Et je te découvre, là, trentenaire et veste militaire, mal rasé… l’exact opposé du repreneur imaginé pour un si vieux label.

Et non, Tele Music ne s’est en fait jamais arrêté. C’est une histoire qui dure depuis 1966.

Mais comment expliques-tu que dans l’inconscient collectif Tele Music a fermé ses portes à la fin des années 70 ?

Ce n’est pas très compliqué à comprendre. D’un côté, il y a les diggers passionnés qui ont lâché l’affaire quand la série des vinyles monochromes [réalisés par Jean-Paul Théodule, DA historique de chez Barclay, NDR] s’est arrêtée, au début des années 80. Ensuite le marché pour Télé Music a continué d’être ce qu’il est depuis le début, à savoir essentiellement « Business to Business ». Et de l’autre côté, le CD est arrivé avec les débuts de l’informatisation. Les gens ont commencé à troquer leurs Steinway contre des Yamaha et ils étaient très contents de pouvoir tout faire avec. Et il ne faut pas oublier que si la majorité des gens retiennent surtout les débuts, d’autres restent attachés à la période post cosmic disco fin des années 80 / début des années 90. Il est important de comprendre que l’histoire de Tele Music étant intimement liée à celle de ses clients [les marques, les producteurs audiovisuels], c’est le marché qui a changé avant tout. Tele Music, c’est de la musique de commande qui photographie l’air du temps : quand les moyens du bord sont confortables, cela donne une musique d’illustration formidable, quand l’époque est aux home studio dégueulasses, ça s’entend aussi.

L’arrêt de la série mythique des vinyles monochromes est donc essentiellement lié à l’arrivée du Compact Disc ?

Les deux sont liés, oui. En réalité, la production de vinyle a continué peu après, mais avec des pochettes plus illustrées, plus basiques. Mais encore une fois, tout cela correspondait aux besoins de nos clients. Le jour où ils ont expliqué à Roger qu’il fallait arrêter de leur envoyer des vinyles [parce que ça les gonflait, NDR], tout s’est arrêté. L’arrivée du numérique a tout bouleversé. 

Cela permet de comprendre une vérité atypique essentielle concernant Télé Music : votre client final n’a jamais été l’auditeur, mais les marques.

Exactement. L’activité est essentiellement B to B. Que ce soit une marque, un producteur, une station de radio, une chaine de télé…

A quel moment, et pourquoi, arrives-tu aux commandes de Tele Music ?

Bien après la fin des pochettes monochromes, puisqu’à l’époque j’étais même pas né, ah ah ! Je suis arrivé voilà environ un an. Il faut bien comprendre, et ça peut nous sembler délirant, que Roger – qui a 85 ans aujourd’hui – n’a jamais considéré que son back catalogue avait une quelconque valeur. Quand tu as produit de la musique au quotidien pendant 50 ans et que tu as jeté la moitié des vinyles parce que ça prenait de la place, c’est très difficile de saisir ce retour de hype.

Ce retour en grâce de la library music remonte à une dizaine d’années, à l’époque où Black Devil Disco Club revient sur le devant de scène après avoir été samplé par Aphex Twin ou les Chemical Brothers.

Tout à fait. Mais Roger avait déjà 75 ans ! Déjà avant ça, certains signes précurseurs laissaient penser à un retour en force. Dès la fin des années 90, le fils de Roger – qui vit alors à New York – découvre en discutant avec un DJ que certains disquaires du coin vendent certains disques Tele Music à 200 ou 300 dollars. Et là le DJ rajoute : « Mais tu sais, tous mes potes samplent allègrement ton catalogue pour des productions hip hop ». Ca été un premier déclic, mais Roger n’a à l’époque pas eu la gouache pour exploiter ce revival.

“Tokarz a géré la boite jusqu’à 83 ans sans boite mail, à l’ancienne, en dictant ses courriers à sa secrétaire multi-tâche”.

A quel moment lâche-t-il les rênes de la société ?

Il y a environ un an et demi, quand je suis arrivé. Imagine toi que ce mec a géré Tele Music jusqu’à environ 83 ans, tout ça sans boite mail, à l’ancienne, en dictant ses courriers à sa secrétaire multi-tâche. Roger, c’est une espèce de grand mec d’un mètre quatre-vingt quinze, toujours en costard, et qui honnêtement n’a aucune connexion possible avec le Directeur Artistique d’un label d’aujourd’hui. Mais ça n’a pas empêché la société de continuer à fonctionner, sur des réseaux plutôt télé et radio, avec des habillages d’antenne.

Et donc on y revient : comment arrives-tu à la tête de Tele Music ?

Le déclencheur, c’est Roger qui convoque ses enfants pour leur expliquer qu’il n’en peut plus et qu’il veut que l’un d’eux reprenne la boite. Sauf que ses enfants ont la cinquantaine, et qu’aucun ne veut changer de carrière ou vivre Tele Music autrement qu’autour de la table familiale, quand Roger leur raconte ses incroyables histoires. Donc bref, le père leur dit : « démerdez-vous, moi je vends pas ». Moi, je connaissais l’un des fils Tokarz, et ça m’intéressait. Il m’a donné les clefs du jour au lendemain, estimant qu’il n’avait rien à nous apprendre « parce qu’il était un vieux ringard ». Je crois que c’était aussi une manière de voir comment j’allais me démerder. Donc j’ai quitté Universal, et me voilà.

Que faisais-tu avant de devenir à 30 ans le patron d’une boite vieille d’un demi-siècle ?

J’ai commencé à 20 ans dans la synchro pub chez TBWA où j’étais responsable des recherches musicales. C’est un parcours délirant en fait : j’étais dans un IUP de cinéma à Aubagne en voulant devenir ingénieur du son. Et de stage en stage, je me retrouve dans une boite de prod qui m’informe que TBWA recherchait quelqu’un. Donc j’ai fait quatre ans là bas, et puis je suis parti chez Publicis pour faire la même chose ; mon métier consistait alors à répondre à des briefs de clients ayant des problématiques d’annonceurs, mais pas trop soucieux des problématiques de l’artiste ou du label. C’est à ce moment là qu’une place s’est libérée chez Universal, et que j’ai décidé d’y postuler pour découvrir le monde de la synchro pub, mais de l’autre côté de la barrière. Ce qui m’intéressait dans la musique d’illustration, c’était d’avoir à la fois le regard de l’annonceur et du label.

Remi Agostini, le nouveau boss de Tele Music.
Remi Agostini, le nouveau boss de Tele Music.

C’est l’anti-thèse du carriérisme : la majorité des mecs de ton âge auraient certainement signé pour le parcours inverse en débutant dans une boite indépendante, Tele Music, pour se faire repérer par de grosses agences publicitaires.

On peut le voir comme ça. Mon parcours, je le vois comme un gain progressif de libertés. Je n’aurais par exemple jamais pu faire un livre sur la Library Music chez TBWA, ah ah ! De la même manière que je ne vois pas beaucoup de courage dans mon CV inversé ; c’aurait été beaucoup plus difficile de devenir un gros patron dans une grosse agence que d’être un électron libre sur des projets plus ouverts.

Parlant de cette poule aux œufs d’or qu’est devenue la synchro musicale depuis que des artistes indé comme Zombie Zombie, Koudlam ou La Femme peuvent toucher de gros chèques pour un placement pub. On voit ça et là des rapprochements entre agences de publicité et labels, et notamment BETC avec GUM ou encore Polydor avec la naissance du label Pop Records. N’y a-t-il pas un risque de connivence dangereuse, voire même de concurrence pour Tele Music ?

Je vois bien ce que tu veux dire sur l’industrialisation du système, mais je ne pourrais jamais oublier que lorsqu’on m’a proposé de faire de la musique de pub, la première référence qui m’est venue ce sont les Chemical Brothers sur la pub Air France. Ca, c’est le fruit du travail de Fabrice Brovelli [vice-président de BETC]. Après, il ne faut pas oublier que lorsque tu proposes une musique pour un brief, t’es avant tout en concurrence avec le fils ou la fille du client. Tu crois qu’il fait quoi le patron de Danone ou de Nissan quand il rentre chez lui ? Il demande à son fils ce qu’il pense du morceau que tu lui as proposé l’après-midi. Et s’il est mal luné, tu perds l’appel d’offre. Bref, c’est grâce à des gens comme Brovelli chez BETC, Charles-henri de Pierrefeu chez Universal ou Victor Poirier chez Publicis qu’il existe encore un marché de la synchro, avec un véritable respect de la valeur – artistique et financière – d’un morceau. L’évolution du marché tel que je le vois, c’est une érosion du milieu de gamme avec à terme des montants record pour acheter un titre de Kanye West ou des Beatles, et de l’autre énormément de library musicale avec des montants plus proches de ceux pratiqués dans le monde de l’indé. C’est évidemment là que Tele Music a un véritable coup à jouer.

C’est marrant parce que tu emploies plein de mots auxquels on n’est pas habitué quand on parle de musique indépendante : brief, B to B, segmentation… Tu as à la fois le lexique du marketing musical mais ça ne t’empêche pas de défendre les intérêts d’un « label » où l’on peut trouver Bernard Estardy ou Pierre Bachelet en mode psych-pop. Tu es une sorte de mutant en fait, non ?

Ca ne me semble donc pas si étonnant que ça… en vérité les gens qui peuvent parler de Bernard Estardy peuvent parler de marketing. La plupart des diggers que j’ai pu rencontrer sont à moitié dans le journalisme, l’autre moitié dans la publicité ; ce sont en général des gens très éduqués et au fait de leur époque.

Pendant très longtemps, les musiciens de Library Music ont composé sous pseudo, un peu comme les nègres en littérature, sans doute parce qu’ils se sentaient un peu honteux de bosser pour des pubs ou des jingles. Ce ghost writing est-il encore d’actualité ? Toi par exemple, peux-tu citer des musiciens avec qui tu travailles actuellement ?  

Euh, oui. On bosse par exemple avec Julien Baer sur un disque dont on ne connaît pas encore la finalité ; on compose toujours à l’aveugle d’ailleurs, car on ne connaît jamais le client à l’avance. On produit donc à blanc, et ça a toujours été le cas chez Tele Music, sauf quand par exemple Sauveur Mallia compose des génériques pour Radio France. Mais pour te répondre plus globalement, la composition anonyme existe encore, généralement parce qu’ils ont des contrats avec des labels et que la valorisation d’un artiste se fait encore sur les titre vendus par le label. La Library Music, du coup, reste un métier assez risqué, mais heureusement on a la sympathie des auteurs ; ils voient cela comme une cour de récréation par rapport à leur travail officiel avec les maisons de disque. Mes contraintes de temps ne sont pas les mêmes, et l’artiste n’a pas à assurer le service après-vente de la promo. Il est là pour composer, et c’est tout.

Qui est à l’initiative du livre qui sort ces jours-ci ? Toi, je suppose ?

Tout à fait, car c’était la meilleure des cartes de visite pour montrer aux gens que Tele Music n’est pas mort. Le déficit auprès de nos clients était abyssal, et dans le meilleur des cas ils pensaient qu’on était devenus de gros ringards. Là encore, Roger Tokarz nous a volontairement laisser nous dépatouiller avec les archives, tous seuls, même si je dois préciser qu’on a reçu l’aide de Pascal Armand, le D.A. de la structure pendant 18 ans. Littéralement, le livre c’est de l’ouverture de boites d’archive et ça s’est vraiment passé comme ça. Avec Julien [Gaisne], qui était responsable de l’écriture des textes, on a passé cinq mois à tout dépoussiérer. Et Roger Tokarz, comme les auteurs historiques, ont évidemment accepté d’être interviewés pour raconter l’histoire. Quand le livre a été terminé, aucun des éditeurs contactés n’en a voulu. A leur décharge, il est vrai que le livre coutait très cher à fabriquer. Ce que je trouve beaucoup plus dingue, c’est qu’aucun distributeur n’ait désiré le mettre à la disposition des libraires..

Tu me disais tout à l’heure que Roger avait jeté tout le stock de vinyle de Tele Music car le stockage était trop complexe à gérer. Question qui fera tressauter les diggers du monde entier : vous n’avez vraiment plus rien ?

Plus rien. Quand je suis arrivé, j’ai trouvé un stock de CD ! Honnêtement, on doit avoir certains disques en double ou triple exemplaire, mais il nous manque même certaines références.

Rééditer certains albums ne vous a jamais effleuré l’esprit ?

Evidemment. Et même plus que ça : on a commencé à numériser les bandes car Roger avait pris le soin d’archiver tout le catalogue de Tele Music en multi-pistes. Disons le : c’est un miracle absolu.

Au delà d’Estardy, Bachelet ou Yared, quels sont les artistes méconnus du catalogue Tele Music que tu (re)découvert en mettant ton nez dans les archives ?

Raymond Guiot, un flutiste de jazz absolument dément, à l’origine du premier disque du catalogue. Egalement Hervé Roy, superbe… ou encore Marc Chantereau et Pierre-Alain Dahan du groupe Voyage, qui représente la période disco. D’ailleurs tous les musiciens encore vivants se marrent en découvrant le livre ; la majorité d’entre eux n’avaient jamais considéré cette musique comme sérieuse, ils n’ont jamais fait de promo pour leurs titres. Mais je ne suis pas sûr qu’ils aient compris l’intérêt du livre, au delà de l’aspect plaquette promotionnelle, alors qu’on a tout de même reçu un accueil médiatique assez délirant.

C’est quoi la suite pour Tele Music ?

Revenir aux premiers amours grâce à des pochettes reconnaissables [chantier en cours avec Juliette Gelli du Collectif SIN] et faire le contraire absolu de ce que font nos concurrents qui produisent de la musique pas chère et cheap en terme de production. Je suis vraiment curieux de savoir ce que pensera la personne qui découvrira le catalogue Tele Music dans cinquante ans : pensera-t-il qu’on faisait du sous Kavinsky ou du faux C2C ? Ou à l’inverse qu’on a produit les musiques les plus expérimentales et aventureuses de tel ou tel musicien ? Là par exemple, et ça contredit tout ce que je viens de dire, j’ai envie de produire un disque de yéyé italienne comme à l’époque où l’Italie sentait bon le plein emploi et la pilule contraceptive.

Et donc ce disque, s’il voit le jour, ne sera jamais vendu dans le commerce.

Exactement, c’est de la musique de frigo, ah ah ! Enfin bon, si un disque peut rencontrer un public, on le diffusera sur Spotify. Mais à part Because et Born Bad, personne ne serait assez cinglé pour sortir des disques de Library Music dans le commerce.

“La musique d’illustration de demain, ce sera de la musique automatique composée par des robots”.

Dernière question qui boucle avec ce que tu disais sur Tele Music dans 50 ans : as-tu déjà réfléchi au fait qu’en reprenant à tout juste 30 ans une société créée en 1966, tu avais de grandes chances de permettre à Tele Music de dépasser le siècle d’existence ?

Ce serait incroyable. Ca ne m’a jamais traversé l’esprit sérieusement, mais comme les enfants de Tokarz ont du renouveler la société car juridiquement celle-ci se périme au bout de 50 ans, forcément je me demande où je serai en 2050… mais c’est beaucoup trop vertigineux et mégalo comme pensée. Ce qui est certain, c’est qu’il y a des méthodes de production qui ont fonctionnées dans les années 70, et que j’aimerais revenir à ça.

C’est quoi la Library Music du futur ? Des musiciens qui composent des thèmes pour Snapchat ?

Ca existe déjà. Mais je vais aller encore plus loin que ta question : Google vient de sortir un algorithme nommé Magento, et qui compose de la musique. Moi je pense que la musique d’illustration de demain, ce sera de la musique automatique composée par des robots. Et mathématiquement (sic), ça posera d’autres questions : qui sera l’ayant droit des musiques composées par le robot ? Le programmeur ou l’intelligence artificielle ? Faudra-t-il la rémunérer, lui trouver un éditeur ? Et l’homme sera-t-il encore capable de faire mieux que la machine ?

Tele Music : Une anthologie 50 ans. En commande sur Amazon
Préface par Guillaume Fédou, écrit par Julien Gaisne et illustré par Juliette Gelli, Lucile Vareilles et Sylvain Oger.

http://telemusic.fr/

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10 commentaires

  1. Ping : Library Music
  2. MERCI MERCI A TOUTE L’ÉQUIPE QUI A RÉDIGÉ TOUT CE QUE JE VIENS DE LIRE .JE SUIS MAT CAMISON CELUI QUI A COMPOSÉ PÉPPER BOX ENTRE AUTRE ,CELUI QUI A COMPOSÉ AVEC BACHELET ET ENREGISTRÉ COMME MUSICIEN ET ARRANGEUR RÉSONNANCE ,QUI A COMPOSÉ ET ENREGISTRÉ ET ARRANGÉ OK CHICAGO,JE SUIS CELUI QUI A COMPOSÉ ET ENREGISTRÉ ET ARRANGÉ LES FONDS SONORES AVEC PIERRE ALAIN DAHAN PLUSIEURS ALBUMS,QUI A COMPOSÉ ET ARRANGÉ HISTOIRE D’EAU ,QUI A ARRANGÉ COMPOSÉ AVEC BACHELET LA MUSIQUE DU FILM QUI A EU UN OSCAR A HOLLYWOOD LA VICTOIRE EN CHANTANT ,ETC ETC…..TOUT ÇA CHEZ TOTO DE SFORZANDO ET JE N’AI PAS EU UNE LIGNE DANS TOUTES CES EXPLICATIONS DU SUCCÈS DE CETTE BOITE AUQUEL J’AI CONTRIBUÉ GÉNÉREUSEMENT PENDANT PLUSIEURS ANNÉES.TOUT CE QUE JE DIS EST VÉRIFIABLE ,ALORS JE DIS QUELLE INGRATITUDE MESSIEURS PASCAL ARMAND ET MONSIEUR AGOSTINI , VOUS RACONTEZ BIEN MAIS DITES TOUTE LA VÉRITÉ !!!!COMME LA MUSIQUE DE DIM QUE J’AI ENREGISTRÉ ET JOUÉE AVEC (BACHELET) N’EST PAS CELLE DU CÉLÈBRE LALO SCHIFFRIN PAR EXEMPLE ……JE CROIS QUE L’HISTOIRE ET LA VIE MÉRITENT LA VÉRITÉ :UN HOMME N’EST PAS UN HOMME DIGNE DE CE NOM QUAND IL ARRANGE ET DÉFORME LA VÉRITÉ
    .POUR VALOIR CE QUE DE DROIT :JE SIGNE ET JE PERSISTE

    MAT CAMISON

  3. Bonjour, je suis un fervent adepte de la musique instrumentale des années 70 (entre autre) et je viens de lire le commentaire de Mat CAMISON…. Fondateur d’une radio locale sur Beauvais en 1981, je m’évertue à diffuser au même titre que de la variété, de la musique de film, de la musique INSTRU, qu’elle soit acoustique ou électronique et pas seulement pour du comblage ou de l’illustration sonore, mais comme de véritables oeuvres à part entière. Ce qui dit Mat m’a particulièrement touché, d’autant que je tente vainement de retrouver des enregistrements de cette époque. Un livre, c’est bien , même très bien… (je cautionne à fond), mais il manque le plus important, la musique. Le temps passe et les amateurs susceptibles de s’y intéresser ne sont plus légion; il suffit de voir l’hécatombe parmi ses créateurs…. alors pour ce qui est des auditeurs, ce n’est pas mieux. Je prépare une nouvelle émission hebdomadaire sur la musique instrumentale qui ira des années 50 à nos jours et un entretien avec Mat Camison, ce serait extraordinaire. C’est pénible à la longue de rendre hommage à des morts (Paul Mauriat, Raymond Lefèvre ou James Last, (pour ne parler que de quelques grands orchestres!); pourquoi ne le ferions nous pas de leur vivant? Mat , si vous me lisez, ne sachant comment vos joindre, je serais très heureux de vous rencontrer. (peut-être par le biais de votre blog?)
    Jean-Claude.
    P.S. Pour la pub de DIM, ce n’est pas l’orchestre d’Hugo Montenegro pour le coup qui a réadapté “The Fox” alors?…..

  4. “personne ne serait assez cinglé pour sortir des disques de Library Music dans le commerce” pourtant autour des années 2000 il y eu des compils très intéressantes notamment “Barry 7’s Connectors” chez Lo Recordings, “De Wolfe Music Libary & Background Sound” chez Irma Record et en france avec Stereo Ultra chez Big Cheese records…

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