C’est bien c’est nouveau : Aja

Souvent relégués au fond de top 10 d’artistes à suivre parrainés par des marques de téléphone, ils luttent contre 60 ans d’histoire pour se faire une place dans le cœur d’auditeurs qui croient avoir tout entendu. Aujourd’hui, on fait le point sur Aja, projet de Clémence Quélennec, homme de l’ombre de La Femme où elle est pourtant la chanteuse principale, et qui rêvait trop de synthés et de dunes marocaines pour ne pas crever l’oreiller.
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MUSTANG
(Dé)boire ou conduire, il faut choisir

13 février. Poussé par son label à sortir un peu du cadre habituel, le trio de Mustang joue en avant-première son nouvel album « Ecran Total » à une grappe de journalistes entassés dans le studio du groupe. Certains crient au miracle faux derche sans avoir rien entendu, d’autres semblent là par hasard ; c’est le théâtre balzacien en miniature. Au premier rang, un type qui se croit plus malin que les autres glisse à l’oreille de son voisin : « dis donc, je les trouve un peu molles leurs nouvelles chansons. On est d’accord que c’est plus vraiment du rock ? ». On invite vraiment n’importe qui aux séances d’écoute. La preuve : le type en question, c’est moi.
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THE LIMINANAS [INTERVIEW]
“Votre côté yéyé m’emmerde”

On se souvient vaguement de la déferlante des bébés rockeurs montée de toutes pièces par quelques anciens influents qui n’en pouvaient plus de voir les jeunes s’identifier à Britney ou Justin. Pour la plupart, des Parisiens juste pubères, souvent fils de bonnes familles, une mèche travaillée au babyliss, « L’écume des jours » fraichement achetée dans la poche arrière d’un jean slim diesel et un je-m’en-foutisme sous contrôle. Que reste-t-il du fameux « J’écoute les Cramps » des BB Brunes, unique déplorable rescapé de cette génération à combustion spontanée ? Quand une génération fait pschitt, que reste-t-il ?
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DAFT PUNK
Critiques et perspectives de la musique populaire

Après plusieurs mois d’ennuis à devoir supporter la complainte ballonnée de chanteurs sans refrains ni inspiration, deux évènements sans corrélation apparente ont la semaine dernière bousculé la conception même de la musique pop, cinquante ans après son invention. Alors qu’on pensait la ligne Maginot définitivement démontée brique par brique entre indie et mainstream, deux groupes français ont tenté, chacun à leur manière, de raviver la guerre des gangs. D’un coté, le gentil résistant supposé indépendant et de l’autre, le méchant envahisseur, casqué, comme chacun sait.
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La playmate du mois
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LA FEMME [INTERVIEW]
On peut rester amis mais je ne coucherai plus avec toi

La Femme et moi, c’est une histoire d’amour débutée en 2011 à Bordeaux dans un bar de type sud américain qui se nommait El Chicho. Elle m’avait fait des œillades avec son premier EP et j’avais eu envie de me la faire : sur la planche, elle était sexy. Là bas, l’atmosphère était irrespirable tant les gens étaient nombreux pour une si petite cave et les briquets ne s’allumaient plus parce qu’on était en manque d’oxygène.
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BLIND DIGITAL CITIZEN
Fantaisie mécanique

Le rockeur du nouveau siècle a souvent la joue creuse et les poches vides. Plus de boulot, pas d’avenir et une famille à nourrir, son lent déclin fait parfois penser à ces ouvriers de l’industrie sidérurgique des années 80 Mais l’inévitable domination du tertiaire sur les machines-outils, c’est aussi l’histoire que chante Blind Digital Citizen, fortement influencé par les remontées mécaniques du vieux chef de chantier Alain B. Un dos-d’âne plane.
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LESCOP [INTERVIEW]
Poésie glaciale pour aventure égoïste

Un brin craintif et blanc comme un épileptique pendu au son de Joy Division, Lescop n’est pas le sosie de voix d’Etienne Daho, il ne fait pas dans la new wave réchauffée ni dans la musique française de couvent. Lescop n’est pas celui que l’on fantasme à tous les coins de rue, Mathieu n’est pas celui qu’on croit. Il est juste lui, saltimbanque d’une génération froide à qui Marlene Dietrich, les nuits blanches et la boîte à rythme inspirent autre chose que la vie normale.
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