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Ryūichi Sakamoto et la pêche aux sons

Dans une crevasse forée à même la banquise, Sakamoto tout sourire immerge une perche télescopique au bout de laquelle est attachée une grosse soucoupe noire. Zoom avant. Il s’agit d’un enregistreur pensé waterproof pour l’occasion. «I’m fishing sounds » (« je pêche des sons »). Voilà des paroles qui ne sauraient mieux résumer le personnage ; une vie entière consacrée à la musique du monde, et pas seulement d’un point de vue culturel. Aussi à l’aise à la tête d’un orchestre qu’à l’enregistrement des fonds marins façon ASMR, retour sur un génial binoclard aux méthodes hétéroclites.
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Le Hiatus Kaiyote

Imaginons une petite nana un peu barrée, sapée et maquillée façon prêtresse vaudou, capable d’assurer à la fois sur une six-cordes et d’escalader deux à trois octaves sur un bon vieux timbre R’n’B qui rappelle les meilleures heures des années 90, le tout servi sur un fond de contretemps et autres syncopes rythmiques qu’une joyeuse bande de hipsters en chemises carreaux assure avec la précision métronomique des meilleurs musiciens de studio. À la première écoute, on comprend vite que Hiatus Kaiyote, formé en 2011 à Melbourne, ne déconne pas avec la qualité de ses compositions.
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William Sheller ou l’homme qui s’en foutait

Né d’un père américain et d’une mère française, William Hand aka William Sheller tient son nom de la maman de Frankenstein, la poétesse britannique Mary Shelley. Voilà qui n’aurait pu mieux lui seoir : si le Prométhée moderne devait son existence à un assemblage morbide de cadavres putréfiés, la musique de Sheller, plus lumineuse, a toujours été une synthèse bienheureuse de ce que les deux côtés de la Manche ont de mieux à offrir.
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La playmate du mois