EL GRAN CHUFLE
Waitecas

Le chapeau d’un papier, c’est un peu comme une mineure bulgare égarée au bois de Boulogne passé minuit ; ça dandine du bas de casse, ça racole, mais l’extase n’est jamais garantie sur facture. À peine plus jeunes que Tristane Banon mais nettement plus cosmiques, les chicanos d’El Gran Chufle s’extraient quant à eux du trou noir – rien à voir avec Tristane – pour livrer un OVNI qui sonne comme le duo de Air qui aurait gobé du pris du Peyotl dans un saloon pour Playmobil avec Link Wray dans le rôle du parrain. Voilà pour la notice putassière.
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GONZAÏ VI
The Married Monk, NLF3 & Les Marquises

Le 22 juin à la Maroquinerie et le lendemain à la Péniche de Lille, Gonzai entonne le cocorico avec le fameux refrain du « produire français ». Cette sixième soirée Gonzaï marquera le retour des freaks de The Married Monk après cinq longues années d’absence mais sera aussi l’occasion de déguster le cocktail tropico-kraut de NLF3 et la “soft machine” des Marquises en ouverture du bal.
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LOWER DENS
« Nootropics », bonjour tristesse

Daniel Balavoine n’est pas mort dans un crash d’hélicoptères. Il en est même qui disent que le grassouillet chanteur serait encore en vie, quelque part du coté de Baltimore, à faire chauffer son filet de voix sur le deuxième album de Lower Dens, groupe d’inconnus nés autour de l’année 1986. Vivre ou survivre, les ricains bottent en touche et leur « Nootropics » troque la starmania contre le mascara.
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PLAN CULTE
David Axelrod

Toutes les semaines, la Gaîté Lyrique et Gonzaï vous proposent le double G, soit l’association de deux lettres au service d’une même cause: la découverte des plaisirs enfouis, entre un accent circonflexe et le tréma. Cette semaine dans notre plan Culte, une grande figure de la pop culture oubliée sur le bord de la route : David Axelrod.
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DISAPPEARS
Les ricains se cachent pour brailler

Le génie c’est comme les sirops Teisseire, plus tu dilues et plus ça perd en saveur. En musique c’est idem. Mais à l’inverse de leurs congénères souvent trop occupés à ne parler de rien, les américains de Disappears savent ne pas trop s’étaler et leur troisième disque, en dépit de la présence de Steve Shelley de Sonic Youth, n’a pas besoin d’un bec verseur pour coller aux molaires. La preuve avec une interview où les auteurs de « Pre Language » s’avèrent être de grands taiseux. Don’t ask, don’t tell.
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La playmate du mois

GONZAÏ III : LIVE REPORT
Tango Mégot

Inviter le très culte Damo Suzuki à venir vociférer ses incantations pour notre troisième boom entre initiés, c’était en soi un sacré défi. Accessoirement une façon futée de fêter les 40 ans du disque “Tago Mago” qui, comme chacun sait, est en réalité bien plus vieux. “Aussi vieux qu’Yves Montand”, dixit le principal intéressé. Pour cette troisième soirée Gonzaï à la Maroquinerie, on n’était de toute façon plus à une improvisation près.
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DOMINIQUE A
Interview à emporter

Je n’ai absolument rien à foutre de Dominique A. Sa musique m’inspire la nécessité de cinq fruits et légumes par jour, soit un certain ennui teinté de politesse urbaine, quelque chose qu’on dit sans jamais le faire. Dit comme ça, c’est un peu rugueux. Un peu trivial même, de débuter ce papier sensé vous vanter les mérites d’un plan séquence de 20 minutes avec un chauve dans le cadre en débitant tout un tas de saloperies sur ce chanteur qui m’a toujours fait penser au bruit du ressac sur les plages de Normandie avec une femme moche qui se noierait au loin. Les histoires d’A finissant toujours mal, peu de chances que ma rencontre avec Dominique se termine autrement.
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EARTH & DYLAN CARLSON
Interview terre à terre

Ne pas se fier à son physique. Ce n’est pas parce qu’il est à mi-chemin entre un sosie white trash de Kenny Powers et le névrosé redneck qui aurait décidé de cramer des fourmis à la loupe, que le fondateur de Earth n’est pas un homme affable. Et puis on ne déconne pas avec Dylan Carlson. Le fusil qui permit à Kurt Cobain d’en finir avec la célébrité, c’était le sien. Mauvaise pioche.
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LIMOUSINE
Les quatre salopards

Leur mission est certes moins héroïque que celle des bagnards de Robert Aldrich, mais ces quatre salopards creusent lentement un tunnel sous cette prison française qu’on appelle parfois la France lorsque celle-ci ne retient du jazz contemporain que les costards froissés et les soundtracks d’Eric Serra. Limousine ou l’histoire d’un manifeste esthétique qui coupe la chique et le souffle. Plongée en apnée dans leur grand blues.
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