DEUX [1982-2013]
Le minimal se fait la malle

Le décès voilà quelques jours de Gérard Pelletier à l’âge de 60 ans marque la fin d’un rêve synthétique imaginé trente ans plus tôt par son groupe Deux, duo synth-pop à la française en avance sur son temps et qui, du coup, n’a jamais connu son heure de gloire. Comme toute une génération de jeunes musiciens semble se réveiller aujourd’hui avec un synthé sous l’oreiller sans pour autant rendre à César ses lauriers, Gonzaï ressort des cartons une interview de Deux, mis en boite voilà cinq ans pour la réédition d’ « Agglomerat ».
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L’HAÇIENDA
La meilleure façon de couler un club

C’est l’un des clubs les plus mythiques, géré par l’un des labels les plus mythiques, et ce à une époque charnière de l’histoire de la pop. Mancunienne jusqu’au bout de la nuit, l’Haçienda se rappelle à notre bon souvenir par le biais d’une double actualité : le bouquin que lui consacre Peter Hook – bassiste de Joy Division et New Order – et la sortie d’une deuxième compilation dédiée à la dimension « club » de Factory. Trente ans pile-poil après ses débuts (et quinze après sa fin), retour sur une formidable aventure collective qui laissa quelques traces, dans tous les sens du terme.
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MOTORAMA
Soviets suprêmes

Suivant de peu l’affaire Pussy Riot où chacun s’est senti un peu russe — parfois même un peu trop — la breaking news des dernières semaines nous apprenait que l’excellent label Talitres allait distribuer à l’automne le deuxième album des cinq Slaves de Motorama. L’occasion pour Gonzaï de s’arrêter sur ce groupe qui, steppes by steppes, est en passe de réussir son passage à l’Ouest.

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HOLOGRAMS
Just an illusion

Epidémie de réincarnations dans l’actualité. Snoop Doggy Dogg a lâché le rap après avoir vu la lumière, quelque part en Jamaïque ou plus probablement dans sa tête. Touché par la grâce de Bob Marley, il faudra désormais l’appeler Snoop Lion. Un peu plus au nord, la même histoire. Voici quatre jeunes gens avec l’avenir devant eux et voilà-t-il pas que subrepticement Joy Division, The Cure et les B52’s décident de se réincarner en eux. Résultat, Holograms, avec des gros morceaux de rock, de punk, de post et de wave dedans. Pour le new par contre, faudra repasser.
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La playmate du mois
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Les perdants magnifiques de Polyrock

Produits par Philip Glass et auteurs de chansons new wave à décoiffer les plus vieux de nos chauves lecteurs, ces New-Yorkais auraient pu – et dû – être ce glaçon qu’on attendait tous pour rafraîchir cette année tiède. Le hic, c’est que Polyrock a commencé sa carrière en 1978 et l’a terminé quatre ans plus tard dans une relative indifférence. Comment vécurent-ils sans la gloire, et pourquoi sont-ils morts sans les honneurs ? Retour en arrière sur un groupe en avance.
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LESCOP [INTERVIEW]
Poésie glaciale pour aventure égoïste

Un brin craintif et blanc comme un épileptique pendu au son de Joy Division, Lescop n’est pas le sosie de voix d’Etienne Daho, il ne fait pas dans la new wave réchauffée ni dans la musique française de couvent. Lescop n’est pas celui que l’on fantasme à tous les coins de rue, Mathieu n’est pas celui qu’on croit. Il est juste lui, saltimbanque d’une génération froide à qui Marlene Dietrich, les nuits blanches et la boîte à rythme inspirent autre chose que la vie normale.
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NEW WAVE VINYLS
Du post punk à la new pop

600 pochettes, 263 pages. Ca fait une moyenne de 2,28 pochettes/page, et ce n’est pas rien. Dit comme ça, avoir fait les comptes peut paraître idiot. Mais après une nuit passée à boire du Coca et regarder les pochettes de disques compilées par Dominique Dupuis dans le livre « New Wave Vinyls : du post punk à la new pop », je me sens un peu groggy.
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ZOLA JESUS
« Conatus », un assommoir pour les bénitiers

C’était précisément il y a un an, je sortais à peine d’une rencontre avec Nika Roza Danilova, je l’avais laissée là, presque morte ou pas loin, à tourner ses pouces à moitié rongés avec d’autres journalistes que moi, tous en apoplexie devant son groupe à tête d’hydre, et prêts à se prosterner devant ses mélodies gothiques surtout taillées pour les pannes d’ascenseur. Avec son troisième disque, Zola Jesus prouve aujourd’hui que le temps ne fait rien à l’affaire ; son con est toujours un hiatus et Nika un épouvantail à demi empaillé. Après le réquisitoire, passons aux délibérations du jury.
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