Il opère à la marge, n’est plus très exposé médiatiquement, et pourtant, il reste le DJ français dont l’esthétique transversale et chevillée à l’underground continue d’incarner un modèle de résistance pour bon nombre. La musique électronique peut-elle être subversive ? Où se situe précisément la frontière entre les genres ? Les filles ont-elles plus de burnes que les garçons ? Tâchons de donner quelques pistes en se penchant sur le cas Ivan Smagghe, l’un des rares à avoir introduit une vraie dimension rock dans la sphère techno.

J’ai toujours détesté employer la première personne dans la rédaction de mes papiers. Ce n’est pas très gonzo, mais je trouve ça parfaitement inélégant. Qui sont les critiques, si ce n’est trop souvent des personnes qui se regardent formuler un jugement sur le travail de ceux, admirés ou méprisés, à côté desquels ils auraient dû se trouver ? Idéalement, le regard d’un critique doit se lire en filigrane, au travers de ses prises de position, de la personnalité qu’il insuffle à ses sujets – nullement par le prisme de sa petite personne. Cas de conscience : je vais ici vous parler non pas d’Ivan Smagghe, mais de ma relation à Ivan Smagghe. Voilà qui justifie, l’espace d’un instant, que je redéfinisse à titre exceptionnel ma conception de l’élégance.

Lorsqu’on envisage d’écrire autour d’un artiste qu’on idéalise (à défaut d’idolâtrer – ce qui est la dernière des choses à faire), la première règle à connaître est de ne SURTOUT PAS aller à sa rencontre. Il existe en effet un fossé entre l’image que peut donner celui-ci, plus ou moins maîtrisée selon ses talents, et ce qu’il a vraiment à vous offrir une fois que vous vous trouvez en face. Immanquablement, vous êtes déçus. Vous regrettez d’avoir franchi le mur qui vous sépare, et c’est bien normal, vous avez vous-même contribué à l’ériger. Vous ne trouverez donc nulle trace d’une quelconque interview avec Ivan Smagghe dans les lignes qui vont suivre.

Vous vous demandez ce que c’est que ce portrait en forme d’arnaque. Pas moi : je veux conserver cette innocence, je veux continuer à idéaliser la bête, oublier cette première rencontre backstage, furtive, il y a de cela quelques années, une rencontre pour rien, une distance, nécessaire, préventive – une erreur. Pour une fois, je m’offre le luxe de ne pas faire mon travail de journaliste.

Clarifions tout de suite les choses : je n’ai jamais été fan de la musique d’Ivan Smagghe.

Non qu’elle soit mauvaise (ça se saurait), qu’elle manque de relief ou de profondeur. Simplement, ce n’est pas ma couleur. Dans le large spectre des musiques électroniques, j’écoute principalement du sépia. Lui a choisi d’évoluer dans le gris.

Pas mal de conneries ont été écrites au sujet de la musique d’Ivan Smagghe, au premier rang desquelles elle serait noire – au sens de sombre, ténébreuse, opaque. Certes, le garçon a grandement contribué à la naissance du concept de « dark disco », sur lequel beaucoup ont depuis surfé jusqu’à la nausée. Une quasi transposition de l’univers gothique sur les pistes de danse, une idée selon laquelle le chaud et le froid pourraient s’acoquiner au sein d’un même morceau (ce qui est juste). Mais quitte à verser dans la monochromie, autant avancer l’hypothèse inverse : la musique d’Ivan Smagghe serait blanche. Car profondément européenne, et pour ainsi dire, quasi-aryenne.

Une musique devant beaucoup à Kraftwerk, DAF ou Cabaret Voltaire, une musique débarrassée de toute imperfection car envisagée sous l’angle de la machine, pure, droite, fonctionnelle, et dont le caractère hypnotique repose en grande partie sur la mécanique martiale. Une musique de danse militaire – mais amputée de l’idéologie sous-jacente… Sauf que : parce que les choses ne sont pas aussi simples, parce que les extrêmes ne se jaugent qu’à l’aune de leur rencontre, et parce que nul n’est ni tout noir, ni tout blanc, la musique d’Ivan Smagghe est ailleurs… Et gris est la couleur : pas un gris à appréhender stricto sensu, non – il est ici impensable de faire le moindre compromis. Mais quelque chose qui oscillerait entre gris clair et gris foncé, une esthétique de l’entre-deux, jamais figée, constamment en mouvement dans la palette qu’elle s’est choisie. Un gris souris : vous êtes fixés. Lui ? Il a déjà bougé.

« A walk in the woods with Ivan Smagghe »

En réalité, je suis faible. Il m’arrive de plus en plus de succomber, selon la livraison du bonhomme, aux charmes lugubres de ces sonorités sous camisole. J’en prends à témoin l’excellent mix qu’il a réalisé il y a peu pour le mensuel Tsugi ou la récente compilation de ses « edits » pour le magasin Colette (en tirage limité). A ce sujet, je ne comprends toujours pas pourquoi Ivan s’évertue à frayer avec le supposé gratin de la hype, tellement il plane à cent coudées au-dessus tel un spectre – mais passons. Dans les deux cas, on distingue clairement quelles sont ses influences : le post-punk, la new-wave, la cold-wave, l’indus, l’EBM, la synth-pop dans son acceptation la plus froide, et bien sûr, la techno. Bref, tout ce qui est allé à rebours d’une décennie obnubilée par le clinquant : les 80’s… Dès l’origine, donc, il y a ce refus d’aller vers la facilité, pour privilégier ce que cette décade, celle de son adolescence, avait de plus aventureux à offrir – il y est quand même question de l’éclosion des labels indépendants, de l’amorce du décloisonnement des genres, de l’avènement de la musique synthétique… Soit tout ce qui va constituer le socle de sa « vision ».

Sur ces deux compilations, il propose pour la première fois quelques-uns de ses propres « edits », réalisés en solo ou avec son partenaire Tim Paris, c’est-à-dire des morceaux préalablement choisis dans sa discothèque pour être ensuite subtilement retouchés au plus près de la version d’origine (ce qui les distingue de la production additionnelle d’un « remix »).
En clair : lorsque Smagghe s’attaque à un morceau fétiche, il préfère mettre en valeur sa substance originelle plutôt que de le traficoter pour le faire sien. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup… Je me suis longtemps demandé pourquoi Ivan Smagghe ne franchissait pas le cap du premier album solo, alors que son expérience et sa notoriété en tant que DJ étaient de longue date établies. Il y avait bien eu Black Strobe avec Arnaud Rebotini, mais son rôle au sein dudit binôme se limitait alors – sans que cela soit péjoratif – à celui de « conseiller artistique ».

Pourquoi diable ne pas profiter de son statut pour accoucher d’un album qui, sur son seul nom, pourrait toucher le large réseau de fans qu’il s’est construit en quinze ans d’activisme ? La réponse m’est apparue récemment, et elle se résume en deux points. Le premier, c’est qu’Ivan Smagghe a une telle connaissance, une telle amplitude dans le geste, une telle soif de musique que son propos ne saurait se résumer à une douzaine de pistes gravées sur une rondelle. Le second, c’est qu’il est l’un des rares DJs d’envergure internationale à avoir assis sa renommée sur la seule foi de sa proposition esthétique, unique en son genre, véhiculée par ses mixes, et qu’en conséquence, sa production perso ne pourra jamais égaler ce qui a contribué à le définir. Sortir un album aujourd’hui lui ferait prendre le risque de circonscrire son champ d’action, par définition sans limites. Non qu’il en soit incapable, Ivan Smagghe ne peut donc pas sortir d’album solo. Il ne doit pas sortir d’album solo.

En réalité, ce qui m’intéresse, c’est le mec. Si je ne suis pas particulièrement sensible à la musique d’Ivan Smagghe, il n’en reste pas moins que je viens d’évoquer, entre autres babioles, son « esthétique de l’entre-deux », son refus de la facilité, sa propension à décloisonner les genres et sa quête inextinguible de musique – processus de recherche qui est, par définition, sans fin.
Sa démarche : oblique. Il est ici question d’un parcours qui, à ma connaissance, n’a pas d’équivalent. Issu d’un milieu plutôt aisé, brillant dans ses études (major de promo à Sciences Po Paris, tout de même), Ivan Smagghe aurait pu toucher à beaucoup de choses, mais voilà, des amis l’auraient incité à faire fructifier la prodigieuse collection de disques héritée de son paternel. Un « accident », presque… On connaît la suite : disquaire chez Rough Trade, puis animateur radio sur Nova (l’émission Test – quatre ans de quotidiennes en prime-time), et enfin DJ qui se fait les dents dans un repaire de camionneuses (le Pulp) avant explosion à l’international. En fait, il était couru qu’il finisse par passer de l’autre côté.

Des gens qui aiment la musique plus que de raison, il y en a des wagons sur cette planète. On les trouve dans les petites salles de concert, dans certains grands raouts estivaux, on les trouve à Berlin ou à Villeurbanne, devant un écran ou derrière un clavier d’ordinateur, dans les rayons de la F**c et parfois même au supermarché (ce qui revient au même). En revanche, des gens qui décident de transformer leur passion en profession de foi, qui réussissent à passer du statut d’auditeur, un beau jour, à celui de prescripteur, il y en a moins. Pendant un temps, Ivan Smagghe, mélomane et journaliste, a fait le lien entre l’artiste et son public. C’est un boulot qui demande de l’humilité, de l’abnégation, une certaine subordination aux parties en présence. Il s’est trouvé que Smagghe avait, lui aussi, des choses intéressantes à dire. Et qu’il n’est décemment pas envisageable d’être à la fois une voix et un porte-voix.

La première de ces choses, ça pourrait être ça : ne pas avoir peur. La notion de « genre » est au cœur de la démarche d’Ivan Smagghe – genre musical, genre artistique, genre sexuel… Mais si cette notion est déterminante, elle ne l’est que parce qu’elle doit être torpillée. Lorsqu’il se produit en club, notre homme aime à créer une sensation de malaise chez l’auditeur, ou tout du moins, de confusion. Vous vous surprenez à aimer ce morceau que vous trouvez, comment dire… bizarre. En réalité, ce morceau, vous l’auriez peut-être détesté si vous l’aviez entendu ailleurs, mais voilà, en cet instant précis, il prend toute sa dimension. C’est sans doute quelque chose que Smagghe a hérité de son expérience radiophonique : l’assurance de provoquer une réaction, car le médium a tellement de portée qu’il ne peut que toucher sa cible… s’il est correctement utilisé. De fait, la force de ces morceaux « sortis de nulle part » (si ce n’est du cul de leurs géniteurs), c’est souvent qu’ils portent en eux les antagonismes que tant d’autres DJs s’échinent à réunir sur la longueur d’un set.

Lorsqu’il est interrogé sur ses influences, Ivan Smagghe n’est pas du genre à se répandre, mais plutôt à éluder la question pour éventuellement finir par lâcher, si l’envie lui en prend, les noms de quelque romancier, philosophe ou cinéaste dont le geste aurait trouvé une résonance particulière dans son approche. Autrement dit, la perméabilité est partout : à partir de ce postulat, il s’agit de trouver sa vérité, son identité, sa singularité dans les forces vives qui nous imprègnent, sans se diluer dans celles avec lesquelles nous entrons en interaction, chaque jour, sans le désirer. Vous voyez où est-ce que je souhaite en venir ? Non ? Alors parlons un peu de sexe.

« Lorsqu’il y a révolution, il y a confusion. Et lorsqu’il y a confusion, celui qui sait exactement ce qu’il veut a toutes les chances de parvenir à ses fins. »

Pour résumer l’époque du Pulp, il y a cette réplique de James Coburn qui pourrait se poser là. Elle est tirée du film Il était une fois la Révolution, le western baroque de Sergio Leone (rien que ça). Il existe certains endroits où faire tourner un disque n’a rien d’un divertissement. C’est précisément là, dans une centaine de mètres carrés situés à la marge de l’épicentre, que Smagghe a pu matérialiser ce qu’il portait en lui depuis un certain temps. Tout le monde a entendu parler du petit club lesbien situé Boulevard Poissonnière, devenu à la charnière des années 90 et 00 la parfaite antithèse du clubbing « chic » parisien (alors boosté par la déferlante French Touch) : des gouines aux commandes, des hétéros s’ils demandent, poliment, mais aussi des rebeus, des branchés, quelques stars, des tocards, bref, une certaine résurgence lo-fi de l’esprit qui anima jadis les clubs les plus mythiques (au hasard, le Paradise Garage, la Hacienda, le Palace). Avec cette différence de taille : celle que comptent faire entendre des filles vraisemblablement plus sensibles que la moyenne, en affirmant une identité forte dans un lieu où, justement, tout n’est qu’identités multiples. La force de Smagghe a été de traduire musicalement cette ligne de conduite, puisant dans le côté « rough » de ses copines matière à élaborer un son électrique, minimaliste, déviant. Et il y est parvenu.

Organiser des soirées, monter un label (Kill The DJ), faire de la musique avec un gang de lesbiennes : cela n’a rien d’anodin pour un jeune mâle hétéro. C’est la résultante d’une série de rencontres déterminantes, certes, mais c’est aussi un geste qui a accompagné, voire anticipé le passage d’une autre culture queer dans le mainstream (comme on peut le voir aujourd’hui avec le succès planétaire de Gossip). C’est : « Voici ma famille, nous sommes différents les uns des autres mais nous partageons la même vision du monde. Nous sommes à côté, nous nous sommes trouvés, nous sommes désormais bien plus forts. » Il y a cette photo extraordinaire qui orne la pochette de l’une des compilations du label, la bien nommée The Dysfunctional Family : on y voit Smagghe et Chloé (autre figure de proue du label) poser en chemises blanches et le cheveu lâché, regards pointés vers l’objectif. Sur la gauche, Chloé est sereine, droite, charismatique. Virile. A ses côtés, lui n’a jamais été aussi androgyne, il est raffiné, poudré de près… Fragile. Elle aurait pu avoir le crâne ostensiblement rasé, mais non. Il aurait pu forcer sur le trait, mais non, enfin… si peu. On dirait deux amantes, on dirait l’essence même du couple, comme une évidence qui chercherait à trouver sa place dans les figures imposées par la dosa. Pour information, Smagghe est maqué avec la chanteuse du groupe Battant. Elle est terriblement féminine avec ses airs de garçon manqué.

Cette autre Chloé (Raunet de son nom) partage donc la vie d’Ivan Smagghe à Londres. Cela aurait pu être Berlin, Barcelone ou Montréal, mais non, il fallait sans doute que cette vie-là s’accomplisse là bas. Où il n’a jamais été facile de faire son trou, pour tout un tas de raisons. Où le brassage des influences, des cultures, des styles continue d’œuvrer à définir quelques lignes directrices pour demain. Où, enfin, la musique populaire britannique a en partie érigé son mythe. Et on sait combien elle a pu avoir une influence décisive sur le travail de Smagghe, notamment à la fin des 80’s, lorsqu’elle fut secouée par le second « summer of love », qui rassembla dans un grand geste hédoniste les clubbers et les indie kids. Au cœur de cette alchimie fondatrice, il y eut notamment un homme, Andrew Weatherhall. Un DJ aussi bien influencé par le rockabilly que la techno. Producteur, c’est bien connu, du séminal Screamadelica de Primal Scream, mais aussi auteur de remixes pour New Order ou Happy Mondays (autant dire toute une époque). Weatherhall est sans doute le seul mec à qui Smagghe fasse ouvertement allégeance. D’ailleurs, c’est de plus en plus lisible dans son style vestimentaire, chemises claires un brin désuètes, bretelles, moustache épaisse… Quelque chose d’assez old-fashioned.

Ivan Smagghe n’a jamais manqué de style, et c’est finalement assez rare pour un artiste de musique électronique. Enfin, quand je parle de style… Je parle surtout d’attitude : le rock nous a appris à célébrer des personnages téméraires, flamboyants, romantiques, marginaux, décadents – pas la musique électronique. Combien de DJs, derrière la fonctionnalité de leur métier, véhiculent aujourd’hui un idéal ? Combien sont-ils à faire passer, en filigrane, une certaine idée de l’insoumission ? Il n’est plus un secret que la subversion originelle, celle de 1954, se trouve désormais davantage dans les clubs que dans les salles de concerts. Ou alors, pour le dire de façon un peu moins brute, dans quelque endroit où l’on vienne chercher une libération plutôt qu’un libérateur, puisque les guides, les leaders, les héros du peuple sont aujourd’hui aux abonnés absents. Le transfert s’est opéré, les temples de la débauche et de l’élévation ne sont plus tout à fait les mêmes. A l’origine, il ne s’agissait ni plus ni moins que d’éveiller les consciences en faisant danser les jeunes : le combat est le même. Et il ne faudrait pas penser que le contexte est moins sujet à une évolution des mentalités qu’à l’époque, bien au contraire.

Finalement, la vraie question qui me taraude, c’est : combien de temps peut-il encore tenir ?

De mon avis, le rock’n’roll est une affaire pliée dès lors que l’on approche de la quarantaine (et encore… voici une limite des plus indulgentes). Parce que : c’est une décharge adolescente, une quête que l’on ne peut satisfaire à l’infini, une urgence qui ne mobilise nos sens que l’espace d’un instant. Mais pour un DJ qui se revendique de cette esthétique ? Je n’ai jamais imaginé Ivan Smagghe dépasser un certain âge : lequel, là est toute la question… Le temps ne semble pas avoir d’emprise sur lui. A l’écouter parler lorsqu’il se confie sur sa musique, avec ce grain de voix nasal reconnaissable entre mille, cette vivacité d’esprit qui lui fait dire sa vérité sans détours, il reste ce gamin à l’affût, un sale gamin, certes, mais de ceux qui sont trop obstinés pour se résoudre à déserter le champ des possibles. C’est qu’Ivan Smagghe ne s’est pas privé de brûler la vie par les deux bouts… Comme chacun sait. Pas mal de légendes urbaines circulent à ce sujet, et il n’est pas utile de les entretenir pour leur donner plus de corps. Mais s’il s’est, avec le temps, intelligemment calmé, la dope est un autre tabou qu’il semble avoir tordu à sa façon, quand l’hypocrisie règne dans un milieu où quasiment tout le monde se charge, mais où personne ne l’assume réellement. Là aussi, il y a sans doute quelques bricoles à retenir du rock…

Peut-être qu’un jour, Ivan Smagghe se décidera à tuer le DJ. Et passer le flambeau à qui de droit, pour s’installer dans la psyché collective comme l’un de ceux qui ont introduit un peu de soufre, de passion, de noblesse dans un univers qui en manquait cruellement. En attendant, il continue de questionner son indépendance à Londres, ce repère privilégié, tout à la fois en plein cœur et à bonne distance, notamment par le biais d’un blog  où il donne épisodiquement de ses nouvelles. Et au fronton duquel on peut lire : « Je maintiendrai ».

A WALK IN THE WOODS WITH IVAN SMAGGHE-tsugi mounted cd march 2012 by ivan smagghe

Black Strobe – Me and Madonna by Darcness2010

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