ÉTIENNE JAUMET
Le murmure des machines

Pied de nez ou clin d’œil à la (dé)fête de la musique, voilà que Gonzaï organisait ces jour-ci le retour de the Married Monk, petits copains de Yann Tiersen mais surtout rescapés des années 90 et du label Rosebud.
Une bonne occasion pour faire le grand ménage de printemps, petits papiers à l’appui, sur l’un de leurs membres, Étienne Jaumet : un esthète du clavier, un mec qui refuse toute étiquette pourvu qu’on le laisse faire son bonhomme de chemin. Portrait d’un homme-orchestre à l’approche du nouveau disque de Zombie Zombie. Et généalogie d’une rencontre.
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BLIND DIGITAL CITIZEN
Fantaisie mécanique

Le rockeur du nouveau siècle a souvent la joue creuse et les poches vides. Plus de boulot, pas d’avenir et une famille à nourrir, son lent déclin fait parfois penser à ces ouvriers de l’industrie sidérurgique des années 80 Mais l’inévitable domination du tertiaire sur les machines-outils, c’est aussi l’histoire que chante Blind Digital Citizen, fortement influencé par les remontées mécaniques du vieux chef de chantier Alain B. Un dos-d’âne plane.
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ALEX ROSSI, “L’ULTIMA CANZONE”
Italians do it better

“Les Italiens le font mieux.” Ce n’est pas moi qui le dis, c’est le nom du très chic label de Chromatics, Glass Candy, Symmetry et consorts, des groupes qu’on pourrait rapidement qualifier de post-italo disco. Seul hic : le post ici serait de trop ; d’une part parce que l’italo disco est indémodable, et d’autre part parce que leur catalogue de chansons ne sonne résolument pas plus moderne que celui de leurs modèles – les bruits de craquements façon vinyle chez Chromatics ou l’obsession Carpenter en général.
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OM
« Advaitic Songs »

Peut-on raisonnablement placer un jeu de mots aussi pourri que « Om sweet Om » pour introduire cinq morceaux qui semblent avoir été enregistrés au fin fond d’une grotte afghane par des soldats américains adeptes de drone – la musique, pas l’instrument de guerre ? Assurément non. Tentons tout de même un « allez l’OM » comme un ultime tagada tsoin tsoin et ouvrons nos manuels bibliques à la première page.
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La playmate du mois

LESCOP [INTERVIEW]
Poésie glaciale pour aventure égoïste

Un brin craintif et blanc comme un épileptique pendu au son de Joy Division, Lescop n’est pas le sosie de voix d’Etienne Daho, il ne fait pas dans la new wave réchauffée ni dans la musique française de couvent. Lescop n’est pas celui que l’on fantasme à tous les coins de rue, Mathieu n’est pas celui qu’on croit. Il est juste lui, saltimbanque d’une génération froide à qui Marlene Dietrich, les nuits blanches et la boîte à rythme inspirent autre chose que la vie normale.
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BEAK >
Geoff Barrow fait son come-b(e)ack

Bref, c’était un mardi. Ça faisait 72 heures que le patron m’avait refilé le deuxième album de Beak>. La pochette n’évoquait pas grand chose et les deux flèches dessus rappelaient surtout le logo de Citroën. Quant à la musique, une espèce de déflagration pour autistes bercés trop près du mur (du son). Tout ça me faisait transpirer à l’avance. Bref, j’allais devoir rencontrer Geoff Barrow, plus connu pour avoir déprimé toute une génération de gamins avec son groupe Portishead.
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LUMERIANS
Transmissions From Telos: Vol. IV

Plusieurs hivers après la sortie du « Live at Dunwich » de Giallos Flame chez feu DC Recordings, les Américains de Lumerians apportent la réponse du berger US à la bergère anglaise avec un deuxième long format qui ferait certainement valser Maggie Thatcher sur sa chaise électrique si elle s’était enfoncé une fusée nucléaire au fin fond du cosmos intérieur.
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