Une compilation chez Ace records, une autobiographie palpitante, un long entretien dans un nouveau bouquin du fondu yéyé Jean-Emmanuel Deluxe... Depuis 3 ans, l'autre blonde des yé-yé repointe le bout de son joli minois.

France Gall s’est fait la malle et avec elle, c’est une nouvelle pièce du puzzle sixties qui s’en va. On ne parlera pas de la suite de sa discographie ici. D’ailleurs France Gall n’est pas le sujet du jour. Pendant quelques années, Annie Philippe fut sa rivale. Amoureuse, d’abord, puisque Claude François finira par quitter la France pour elle. Musicale ensuite, même si la carrière d’Annie se concentre sur 5 années (en gros de 65 à 69-70) alors que Gall alignera les succès sur plusieurs décennies.

Annie Philippe reçoit chez elle, à Boulogne-Billancourt. Une femme charmante, qui respire la bonté et la joie de vivre. A la fin de notre rencontre*, elle m’avait confié que Dominique Besnehard l’encourageait vivement à écrire son autobiographie. Elle n’était pas certaine de vouloir raconter cette vie plus épique que celle du docteur Jivago. Pudique, malgré le décolleté XXL qu’elle portait ce jour-là. L’agent des stars aura, et on l’en remercie, finalement réussi à la convaincre.

« J’aurais pu être la marquise des anges », tel le sous-titre de l’histoire de cette fille née dans une famille pauvre et qui rêvait de paillettes et de gloire. Une blonde atomique, naïve mais pas trop. Consciente de l’effet que sa plastique hors norme produit sur les hommes. Une plastique utile pour entamer une ascension sociale fulgurante, mais un parcours vers les sommets qui ne sera pas de tout repos. Après un premier disque à dix-huit ans, suivi d’un deuxième – « Ticket de quai » – qui cartonne à un million d’exemplaires, elle goûte l’ivresse de la scène, la vie de super VIP friquée, puis découvre à 16 ans l’amour romantique avec le très chaud Claude François. Sans parler de sa rencontre avec le grand banditisme (autour d’elle, les cadavres ont une fâcheuse tendance à pousser) lorsqu’elle se marie avec le truand René Juillet – exécuté par le milieu en 1980. Jean Yanne, Laurent Fignon, Cyril Guimard, Frank Alamo,…Il y a plus de trophées masculins sur son tableau de chasse que de décorations militaires sur l’uniforme de Steven Seagal.

A défaut d’être un biopic, Sa vie est un roman. Celles et ceux qui voudraient creuser encore plus le « dossier Philippe » – une femme pétillante et nature qui ne parle pas la fameuse langue de bois promotionnelle – se procureront également l’ouvrage de Jean-Emmanuel Deluxe regroupant quelques entretiens avec des ovnis de la pop (Lio, Jean-François Coen, Tristam Nada, Plastic Bertrand et donc Annie Philippe).

GONZAI : Le label anglais de référence Ace a sorti une compilation de vos titres sortis entre 65 et 68 ? Comment un truc pareil s’est-il produit ?

Annie Philippe : Un fan anglais m’a prévenu que j’étais sur une des compils du label intitulée « C’est chic ». Sur la pochette il y avait France Gall. Une photo superbe pour un objet magnifique édité en vinyle à quelques centaines d’exemplaires. Sur cette compil on ne trouvait que 4 chanteuses françaises : Françoise Hardy, France Gall, Jacqueline Taieb et moi. J’étais très étonnée, je me suis débrouillé pour me la procurer. 4 ou 5 mois plus tard, Ace sort un nouveau volume, « Très chic », avec Anna Karina en couverture. Et là, rebelote, je suis à nouveau dessus, en tête de liste des titres. Comme « my english is very bad », j’ai demandé à mon ami Jean-Emmanuel Deluxe de les contacter pour les remercier. Il s’est avéré que Mick Patrick, un type du label, adorait ma musique. On apprend qu’un troisième volume est prévu, avec ma tête en couverture et à nouveau un ou deux titres. A ce stade, il n’était pas du tout prévu d’anthologie. Jean-Emmanuel leur a proposé d’en sortir une et d’écrire les notes de pochettes. Mick a tout de suite été partant, et tout le monde dans le label a suivi, y compris le grand patron.

Ca a du vous surprendre.

Très franchement, je n’en revenais pas. Pourtant, j’avais déjà eu quelques temps avant un grand article sur moi dans Mojo et un autre dans Record Collector. Mais là, c’était encore autre chose, ils allaient faire revivre mes chansons après les avoir remasterisées. Ce qui donne un son terrible.

« Les producteurs se foutaient de ma voix, ils avaient clairement une autre idée en tête. Ou plutôt au niveau de la braguette ».

Ce qui frappe dans les morceaux de cette anthologie, c’est aussi les arrangements. Dans quelles conditions ces titres étaient-ils enregistrés ?

Jj’ai eu la chance d’avoir Paul Mauriat comme producteur. A l’époque il était avec Charles Aznavour. C’était son arrangeur. Dès 15 ans, j’ai toujours voulu chanter. Mais je ne me rendais pas compte de tout ce que cela impliquait. A chaque fois que j’allais voir quelqu’un, on me proposait de venir déjeuner. Mais les producteurs se foutaient de ma voix, ils avaient clairement une autre idée en tête. Ou plus exactement au niveau de la braguette. Remarquez bien que ma voix n’était pas terrible à ce moment là, donc je ne peux pas trop leur en vouloir (rires). L’après-midi, j’étais disquaire dans un magasin qui s’appelait Le Pariscope. Je passais des disques. Un jour Paul Mauriat vient au magasin avec un ami. Par hasard. J’ai saisi ma chance. Je lui ai dit que je voulais chanter et je lui ai demandé s’il voulait m’entendre. Il me répond « Préparez quelque chose et venez chez moi ». Je m’attendais encore à un coup tordu mais je prépare quand même des chansons de gens que j’aimais bien à l’époque.

Comme ?

Il y avait une chanson de France Gall, qui deviendrait quelques temps plus tard ma grande rivale avec Laisse tomber les filles. Et aussi Les vendanges de l’amour de Marie Laforêt, A Malypense de Lenny Escudero, et d’autres choses. Je me rends finalement chez Mauriat, qui habitait vers la place Clichy dans un appartement assez modeste. J’avais le trac. Je sonne. Une femme m’ouvre. C’était sa femme. J’étais complètement rassurée. Lui se met au piano, sans sourire. Toujours avec ce côté très militaire. Il met son Revox en marche, et je commence à chanter. Il m’arrête très vite et me dit « Je crois que vous avez besoin de cours de chant. Attendez, je vais vous faire écouter ». Une horreur…Ca sonnait terriblement faux. Je pensais que je chantais comme la Castafiore et là je découvre que je chante comme Assurancetourix. J’ai pris quelques cours par la suite, et Mauriat m’a orienté vers le pianiste de Gilbert Bécaud. Le type s’est vite rendu compte que j’étais très jeune et qu’il ne se passerait rien avec moi, alors il m’a jeter. J’ai persévéré. Puis je suis revenu voir Paul Mauriat. Il était moyennement partant. Il faut dire que tout le monde était déjà en place : Sylvie Vartan, Sheila,…Mais il a fini par me produire avec son frère Georges, un gars au physique de légionnaire qui bossait à la DST.

Vous ne venez pas du tout d’un milieu artistique. Comment vous êtes-vous retrouvé chez ce disquaire où Mauriat vous rencontre ?

Mes parents sont des gens très simples. Mon père est employé de bureau, ma maman élève ses 5 enfants à la maison. Mais je rêvais de paillettes. Depuis toujours. Une vraie midinette. On vivait dans le 19ème, au fond d’une impasse. La famille était très pauvre. Un jour mon père m’a inscrit à des cours de danse au Châtelet. Je me débrouillais si bien que le maître de ballet m’a pris dans l’équipe des danseuses qui pouvaient devenir des petits rats. C’était extraordinaire. Quelques temps plus tard, la boîte de mon père lui a proposé d’acheter un appartement à Créteil. Jusque là, on vivait à 5 dans une seule chambre. Là, ce serait plus grand. On a déménagé, et j’ai du abandonner les cours de danse parce que j’avais mal au coeur dans les transports. On est une famille de grands gerbeurs. Tout le monde vomissait quand on se déplaçait. Persil, sachets de sel, rien n’y faisait. Notre chance, c’est que ma mère ne se plaisait pas à Créteil. Elle s’ennuyait et pleurait tout le temps. Elle a fini par se débrouiller pour venir habiter un HLM pourri grâce à une de ses amies qui en partait. On est parti vivre là-bas, à côté du parc des Buttes Chaumont, même si c’était plus petit qu’à Créteil. Vers 15 ans, je me balade dans la rue. Une voiture marquée ORTF s’arrête à côté et le conducteur me dit « Ca vous intéresserait de visiter les studios de télévision ? ». Je m’y voyais déjà. Je dis oui, complètement inconsciente. Et je monte dans la voiture.
Il me montre les studios, me présente un réalisateur qui me dit « On a besoin d’une figurante pour faire une silhouette sur une chanson de Johnny. Ca vous dit ? ». Tout a commencé comme ça. Un danseur a fini par me prendre en amitié et par me proposer le poste de disquaire où j’ai rencontré Mauriat. J’avais 16 ans, j’étais inconsciente et mes parents se demandaient si j’allais pas finir par me faire embarquer pour la traite des blanches…

Vous en avez fait beaucoup, des silhouettes pour la télévision ?

Pas mal, oui. Un jour, je suis engagé pour faire une vestale dans Phèdre. 3 heures, que ça durait… J’avais prévenu tout le quartier que j’avais un rôle. Le jour de la diffusion, tout le monde regarde la télé. Ca dure, ça dure. On me voit deux secondes à l’écran et plus rien. Ma mère avait attendu presque trois heures pour ça..

Pendant votre brève carrière vous avez bossé avec de grands arrangeurs. Par exemple avec Vannier en 1968, soit deux ou trois ans avant qu’il arrange le « Melody Nelson » de Gainsbourg.

Plusieurs arrangeurs, oui. Paul Mauriat, Jean-Claude Vannier, Christian Gaubert qui a arrangé des très beaux morceaux de Nicole Croisille… Au début, c’était Mauriat. Sans oser le lui dire, je trouvais qu’il était un peu démodé. J’étais une petite merdeuse qui commençait, lui un immense arrangeur. Alors je lui ai dit que je voulais évoluer sur le plan musical. J’avais quand même une oreille, j’écoutais de tout puisque j’étais disquaire. Paul a accepté que d’autres arrangeurs travaillent sur les titres pour les moderniser. Par exemple, je détestais sa version de Pas de taxi. Ca sentait le vieux jazz rance. Sur ma demande, il a changé les arrangements et le morceau est devenu un grand succès. 

En 67, vous enregistrez avec François de Roubaix pour la bande originale de « La blonde de Pékin ».

C’est De Roubaix qui m’avait choisi. J’avais été très flatté. Il y avait aussi Jean-Luc Ponty au violon sur ce titre. Une pointure. C’était un bon film d’espionnage avec Mireille Darc. Mais il n’a pas trop marché. De Roubaix était un bel homme. Avec beaucoup de charme. Je l’ai assez peu fréquenté, on avait enregistré le morceau assez vite.

« Mauriat, c’était la grosse artillerie, 20 violons minimum. On ne mégotait pas sur les arrangements ».

Les auteurs de vos chansons sont aussi remarquables : Alain Bashung, Frédéric Botton, Claude Carrère, Guy Marchand…

J’ai toujours eu des cadors qui ont joué ou écrit pour moi. C’était incroyable. Ponty, André Ceccarelli, par exemple…Tous les plus grands musiciens venaient. Pour Mauriat, pas pour moi. A l’époque on avait aussi de gros moyens pour enregistrer. On pouvait mobiliser des dizaines de violons, etc. Mauriat, c’était la grosse artillerie, 20 violons minimum. On ne mégotait pas sur les arrangements. Guy Marchand lui, m’avait écrit J’ai tant de peine. Moi qui adorait James Brown, je trouvais son morceau terriblement démodé. Mauriat a voulu que je la fasse mais je ne l’ai jamais trop aimé.

Vous aviez l’air obéissante. Les chanteuses yé-yés étaient-elles les « instruments » des arrangeurs et des producteurs ?

Complètement. C’est eux qui choisissaient les titres. J’avais quand même du tempérament et si je voulais enregistrer un morceau, je faisais tout pour. Il y avait un morceau que je détestais, c’était Trois petits tambours. Là, j’ai pas réussi à résister à la volonté de Paul de la faire parce que c’était une adaptation d’un anglais qu’il adorait. Il faut aussi dire que j’étais très jeune.

Et votre concert avec les Beach Boys ?

C’était pour un Musicorama. Le public était uniquement constitué de rockers surexcités. Tout le monde se faisait jeter de scène après 3 phrases si ça plaisait pas aux gens. Bobby Lapointe ? Viré. Jean-François Michaël ? Viré . J’étais tétanisée. Vient mon tour. Je chante un morceau de Claude Bolling. Un truc assez kitsch. Je ne dis pas que j’ai eu un succès dément mais j’ai réussi à faire tout le morceau. Derrière moi, c’était les Beach Boys. Un groupe magnifique.

« Claude François me disait qu’il m’aimait, alors qu’à l’époque il était encore avec France Gall.« 

Tous vos titres sortent quasiment entre 65 et 68, vers le summer of love. Une période très spéciale.

On était en plein mouvement hippie. C’était peut-être l’orgie mais pour moi. J’étais mineure. Lorsque mes parents m’ont donné mon indépendance, c’était à la condition que j’ai un tuteur. Je vivais avec lui. Il me surveillait. Je me souviens avoir eu une aventure avec Claude François pendant une de ses tournées. Mon tuteur est venu me chercher pour me ramener à Paris, c’était l’horreur absolue. Je vivais quand même quelque chose de dingue. Quelques mois avant, j’écoutais Salut les copains et j’avais 15 ans. Tout à coup, je me retrouvais à côtoyer toutes mes idoles. Ca m’a tourné la tête. J’étais une gamine. Claude me disait qu’il m’aimait, alors qu’à l’époque il était encore avec France Gall.

France Gall a eu deux grands pygmalions dans sa carrière, Gainsbourg et Berger. N’est ce pas ce qui vous a manqué ? En 71 vous finissez par arrêter la musique.

Cela m’a manqué, évidemment ! Claude François aurait peut être pu l’être, mais il ne fallait surtout pas dépendre de lui. Dès l’instant où vous étiez dans sa main, c’était terrible. C’est pour ça que je suis retourné avec mon tuteur que je n’aimais pourtant pas. Claude a quand même appelé ma sœur pour lui demander ma main alors qu’il venait de se marier avec Janet Woollacoott, sa première femme qui a d’ailleurs fini par le quitter pour Gilbert Bécaud. 

Y-a-t-il autre chose qui vous a empêché de suivre Claude François ?

Il était trop particulier. Par exemple, quand il monte le label Flèche, il signe Alain Chamfort qui devient malgré Claude une vedette. Claude était fou de jalousie. En tournée il débranchait la sono quand Alain était sur scène. Du délire. Un non sens absolu puisque l’intérêt du label, et donc de Claude, c’était que Chamfort vende du disque. Claude ne supportait pas que quelqu’un ait plus de succès que lui, il faisait tout pour déstabiliser l’autre. Comment voulez-vous faire confiance à un type pareil ? Si ça avait marché pour moi, il m’aurait mis des bâtons dans les roues. Ca n’a pas empêché que je finisse par le revoir une semaine avant son décès. Et qu’on recouche ensemble. C’était dément, d’ailleurs, aha.

« Tout le monde était là : Eddie Barclay, Alain Delon,…Le journal de Saint-Tropez avait à l’époque écrit que notre mariage était encore plus grandiose que celui de Mick Jagger »

Pourquoi arrêtez-vous complètement de chanter en 71 ?

J’ai rencontré quelqu’un de beau, de jeune, et de très riche. C’était René Juillet, un homme d’affaires. Il était fou amoureux de moi et il ne voulait pas que je chante. Cet homme avait réservé l’hôtel Biblos pour notre mariage. Et affrété un charter pour descendre les invités faire la fête pendant 3 jours. Il ne s’occupait pas du tout de moi, j’étais très malheureuse. J’avais l’impression qu’il avait épousé le tout-Paris sauf moi. Tout le monde était là : Eddie Barclay, Alain Delon,…Le journal de Saint-Tropez avait à l’époque écrit que notre mariage était encore plus grandiose que celui de Mick Jagger. Vous voyez le genre. Toujours est-il qu’un an après, je me suis barré alors que je vivais dans un luxe délirant. Il sortait tout le temps avec ses copains, rinçait tout le monde avec son argent. Des filles lui tournaient sans cesse autour. Quand il revenait griffé, il me disait que c’était le chien. J’avais l’impression que mon yorkshire était devenu hyper violent…

Les hommes de votre vie et l’argent semblent avoir eu une influence extrêmement importante sur votre carrière de chanteuse.

C’est le moins que l’on puisse dire. Tenez, j’ai quitté René pour me mettre avec Gérard Salesses, le chef d’orchestre de Sylvie Vartan. C’est là que Gérard rencontre Jean-Luc Azoulay qui était le secrétaire de Sylvie. Tous les deux, ils montent AB Productions. Je me retrouve à chanter quelques morceaux pour ce label dans la fin des années 70. Ensuite, ils ont explosé avec Dorothée, les Musclés, etc. C’est eux qui écrivaient tous ces morceaux. Gérard faisait la musique, Jean-Luc écrivait les textes. Des vraies machines à cash. Gérard pouvait écrire un arrangement en allant aux toilettes, c’était dingue. AB, c’était Gérard. Il composait tout, mais sans ses tripes, même quand il a eu l’occasion d’en mettre il ne l’a jamais fait. C’est quelqu’un de très doué pour faire de la musique au kilomètre mais elle ne vient pas de son âme. J’ai fini par le quitter pour Cyril Guimard, le directeur sportif. Rien à voir avec la musique, donc. Je suis aussi sorti avec Jean Yanne, qui m’a consacré six pages dans son autobiographie. J’ai du compter aussi un peu pour lui. Les hommes ont eu une importance considérable dans mon existence, c’est vrai.

En 72, vous posez nue pour le magazine Lui. Là aussi, vous faites une rencontre surprenante.

A l’époque j’avais accepté parce que ce n’était pas du tout vulgaire. On n’écartait pas autant les jambes qu’aujourd’hui. Le grand photographe de Lui, c’était Francis Giacobetti. La séance photo avait lieu à Port Grimaud et c’était lui qui devait faire les photos. Le jour J, je vois débarquer à Saint-Tropez un jeune homme aux airs de pépère. On aurait pu croire qu’il se rendait à la plage avec un parasol sous le bras. Il me dit « Bonjour, je suis le photographe de Lui. Je m’appelle Raymond Depardon ». Avec lui, j’étais très à l’aise. Il n’a pas du faire énormément de photos de nues. Quand j’y pense, c’est assez fou. 

Et ensuite ?

Il n’y avait pas grand-chose d’intéressant qui se présentait. Je ne voulais pas chanter pour chanter. Faire des trucs dont j’aurais eu honte, très peu pour moi. J’ai préféré travailler mon coup droit et mon revers, je suis devenue une dingue de tennis et de sport. Il y a quand même eu un épisode un peu spécial avec Claude François vers 69. Quand il a appris que j’avais quitté René, qui s’est fait tuer quelques temps plus tard, Claude m’a appelé. On est parti tous les deux en Angleterre pour faire des chansons qui sont sorties chez Flèche. Elles ne sont pas dans la compilation Ace qui s’arrête en 68.

« Sensationnel ! – Yé-Yé Bonbons 1965-1968 » (Ace records)
« J’aurais pu être la marquise des anges » (Autobiographie, Editions du Cherche-Midi)
« Rencontres du troisième beat – Les ovnis de la pop » (Jean-Emmanuel Deluxe, Editions La Tengo)

5 commentaires

  1. Ouaip pas terrible…
    La version de « Baby Love » pique les oreilles, franchement.
    elle a bénéficié des meilleurs talents de l’époque et pourtant n’est pas Diana Ross qui veut..

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