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RETOUR À COLD CAVE MOUNTAIN

L’époque est en manque cruel de popstars. C’est dur de s’identifier à des artistes, qui, comme ton collègue de boulot du lundi matin, partagent des vidéos de chats qui sauvent des petits garçons sur ta timeline facebook. Alors pourquoi un garçon handicapé et dépressif tel que Wesley Eisold a tout pour être désigné comme le nouveau Morrissey 2.0 ? Et d’ailleurs, qui c’est ce mec ? De la scène harcore underground U.S au Festival Pitchfork, un destin remarquable où se croisent Genesis P-Orridge, Morrissey, Jean Genet, Sisters of Mercy, des nazies et Instagram.

L’époque est en manque cruel de popstars. C'est dur de s'identifier à des artistes, qui, comme ton collègue de boulot du lundi matin, partagent des vidéos de chats qui sauvent des petits garçons sur ta timeline facebook. Alors pourquoi un garçon handicapé et dépressif tel que Wesley Eisold a tout pour être désigné comme le nouveau Morrissey 2.0 ? Et d'ailleurs, qui c'est ce mec ? De la scène harcore underground U.S au Festival Pitchfork, un destin remarquable où se croisent Genesis P-Orridge, Morrissey, Jean Genet, Sisters of Mercy, des nazies et Instagram.

L’époque est dure et tout le monde rit sur les réseaux sociaux ; à essayer de faire le malin et de trouver le meilleur jeu de mots pourri, dans une sorte de compétition de la blague. Les kids sont la génération NRJ12, les trentenaires,eux, se transforment peu à peu en une sorte de méta-Laurent Ruquier 2.0. Mais putain, l’époque n’est pas drôle.

Alors on fait comme si tout allait bien. J’imagine. On sort des blagues de merde, l’apathie et le cynisme règnent en maître à chaque fois que tu recharges ton fil d’actualité. Tu likes comme un con. Il y a si peu d’artistes vraiment charismatiques qu’on en vient à tenter de te vendre le fait que Miley Cirus serait une artiste féministe engagée (sic) .

Wesley Eisold de Cold Cave a dû passer à côté dans ta timeline, ne fusse qu’un instant, perdu dans la masse. Mais tu as dû le trouver poseur, avec sa panoplie batcave qui lui donne un petit coté aryen pop. Un genre nazillon fashion. Du glamour gothique suprématiste. La juste dose de subversion pour donner le frisson. Et puis la musique : une synth pop 80’s dégueulasse, noyée au milieu de clones.

C’était pas gagné.

Pourtant quand on se donne la peine de creuser le personnage, l’histoire n’est pas si simple .On tombe sur une personnalité remarquable, bourrée de charisme et de talent et qui suit un parcours peu commun. Paul Lester du journal UK The Guardian écrit que « Wesley Eisold est le nouveau jeune dieu absolu du nihilisme et du désespoir ». Et pourquoi pas une vrai popstar charismatique du calibre de Morrissey ?

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Picture of you

Il y a un point important dans la personnalité de Wesley, son handicap. Wesley est né sans main gauche. Ce handicap majeur sera une barrière toute sa vie, entre lui et les autres.Enfin, les autres, c’est son deuxième handicap : fils d’un père capitaine de la Navy, le jeune Wesley ne vit pas plus d’un an au même endroit.Toute sa jeunesse, il la passe sur des bases militaires , et pas des villes très rock’n’roll : Suffolk, Monteray, Kempsville, Bath, Sturgeon Bay, Mayport, Carlisle, Stuttgart en Allemagne, Topsham, Portland, Boston, San Diego, Richmond, Philadelphie… La liste est longue.  Wesley raconte que « au gré de ses déménagements, tous les deux ans, où qu’il atterrisse, il était toujours le petit nouveau avec une seule main, le gamin bizarre, et que la musique était tout ce qu’il avait »Dur de se faire des amis dans ces conditions. Wesley est un gamin renfermé, à la timidité maladive, complexé. Il est vu par les autres gamins comme un freak à cause de son handicap. « Etre né sans main gauche a été à la fois une force d’inspiration mais aussi la source d’ expériences terribles pour moi, toute ma vie. Depuis que je suis enfant, j’ai été un outsider. C’est quelque chose avec lequel je vis depuis toujours .» On lui a mis une prothèse coûteuse, mais les enfants se moquaient de lui, alors il n’en a plus porté. Plus jamais. Il a passé sa vie à cacher son moignon minutieusement. Il est devenu très fort pour ça. Sur les photos, il arrive toujours à cacher gracieusement son bras. Car de la grâce et de la classe, ce mec en a. Grand, blond, très mince, blanc presque transparent, le regard noir caché le plus souvent derrière des lunettes Aviator fumées. Des lunettes noires et du cuir comme une carapace entre lui et les autres.

Même aujourd’hui, plein de lucidité, Wesley ne le cache pas, il est dépressif depuis son jeune âge. On le serait pas moins: pas d’amis, pas d’attaches, pas de main. Ses seuls potes, en fait, s’appellent Robert Smith, Morrissey, Black Flag, Alan Vega. « Mes seules obsessions dans la vie sont mon engouement pour la musique. Quand j’avais à peine 10 ans, un ami de mon père m’a dit que les gens qui portaient du noir dans le centre commercial aimaient The Smiths. La vidéo Just Like Heaven de Cure a été le premier clip que j’ai jamais vu. Je me souviens encore du choc que cela m’a fait ». Comme Cobain avant lui, sa dépression, son dégoût des autres, sa difficulté à trouver sa place passera par le punk rock.

American Hardcore

Débarqué à la vingtaine à Boston, il trouve refuge dans la scène hardcore locale. Nous sommes dans les mid 00’s et c’est dans ces salles sombres que Wesley, une fois la lumière éteinte, peut enfin se sentir comme les autres. Au milieu d’improbables mosh pit ultra violents, il est là, parmi ces jeunes kids U.S, ces gamins des suburbs de Boston, ces rejets de l’Amérique, ces jeunes punks, avec leurs tee-shirts Social Distortion trop grands. Il évacue sa rage, dans ses riot party à 5$ l’entrée. Il peut mouliner les bras aussi, faire mal, se faire mal. Sauter. Crier. Hurler. Le punk rock agit comme une catharsis.

Très vite, il s’implique dans la scène, surmonte sa timidité et devient chanteur du groupe American Nightmare (qui plus tard s’appellera Give Up the Ghost, pour une histoire de droits). American Nightmare devient le groupe phare de la scène underground de Boston. Pas par sa musique – qui n’est qu’une resucée de Black Flag – mais par le charisme, l’énergie et les paroles de Wesley. Car avec le recul, il est considéré par les fanzines de l’époque comme « l’un des plus grand écrivains punk de ces vingt dernières années » (Impose magazine). Il faut voir les vidéos des concerts d’American Nightmare. C’est un vrai témoignage de cette jeunesse américaine. Une foule de kids américains paumés, déchainés et ultra-violents qui se prennent à coup de coudes, investissent la scène minuscule, courent dans tous les sens et sautent les uns sur les autres. Les tee-shirts sont déchirés, les arcades sourcilières pissent le sang. C’est autre chose que le Pitchfork Festival. Et Wesley est là sur scène, amorphe, droit comme un I, blindé de charisme, la mèche blonde cachant son regard, il tourne le dos aux kids, puis se courbe dans tous les sens et HURLE littéralement comme un possédé dans le micro, virevolte, se prend les pieds dans le fil, crache sur la foule, hurle de nouveau. C’est intense, une vraie expérience ; et ce Morrissey cotorep ne fait pas semblant. A la vue de ces prestations intenses, il se passe un truc électrisant. Wesley dira plus tard sur cette époque : « J’étais une personne misérable, alors j’ai fait de la musique misérable et je parlais de gens misérables ». De son époque hardcore, Wesley garde des tatouages punk sur tout son corps.

Le groupe se sépare. Fin du premier acte.

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Clochard Céleste

Puis tout se casse la gueule, de toute façon le hardcore est un cri primal, une expérience plutôt que des bon disques. Des tournées dans des vans, de la dope, de l’alcool, beaucoup d’alcool. Wesley, qui a la bougeotte dans l’ADN, se barre, il est alcoolique et semi-clochard. Il a 26 ans. Sa dépression ne l’a pas quitté, son regard sur les autres non plus. On est en 2008.

C’est une période bizarre où il vit une vie de clodo chère à Kerouac. Washington, San Diego ou Philly: Il dort dans des squats alternatifs dégueulasses sans eau ni électricité avec des trous béants aux murs. Un décor glauque tout droit sorti du film Hardcore de George C Scott. Il écrit de la poésie, passe ses nuits dans l’underground arty à boire du rouge avec le poète Charles Potts, un proche de Bukowski qui pourrait être son grand père. Il boit beaucoup. Il lit le voyou homosexuel Genet, le nihiliste Céline. Il écrit des poèmes. A propos des poètes, il dit « J’ai aimé le désespoir, l’innocence et la froideur dans la voix de certaines personnes qui ne sont pas nécessairement de grands paroliers. J’aimais vraiment ça. »
Puis arrive l’histoire des lyrics volés: Le groupe minable emo-punk multi platiné Fall Out Boy lui vole les paroles de sa période American Hardcore. Les lyrics, encore et toujours, car ses paroles sont de celles qui touchent toujours juste. L’histoire avec Fall Out Boy s’arrange à l’amiable, Wesley reçoit un gros chèque.

Avec ce chèque, Iggy Pop ou Alice Cooper se seraient achetés de la came et des putes. Wesley, lui, monte une librairie underground dans un ancien salon de sex-massage du quartier Chinois. La boutique s’appelle Juan & Juanita. Il tente d’y vendre des fanzines arty ou des bouquins de l’écrivain homo subversif Dennis Cooper.

On a affaire à un jeune homme lettré, très érudit. Un mec venu d’un autre temps, qui cite Artaud, Cocteau, le peintre Suisse Franz Gertsch, Paul Bearer, Rob Lind, Guy Picciotto, Bill Callahan, Chan Marshall. C’est pendant cette période qu’il écrit et publie son premier recueil: Deathbeds. Un livre à la couverture magnifique, pressé à 1000 exemplaires et quasi introuvable aujourd’hui. On y trouve des paroles de chansons, des courtes nouvelles, mais surtout des poèmes.

A San Diego, il se remet à la musique. Seul, cette fois. Armé de synthés dégueulasses en bois, de boites à rythmes d’occasion et d’oscillator, il expérimente un son indie lo-fi électronique un peu chiant et un peu trop arty. Puis Wesley bouge encore et se retrouve à New York. Sous alcool, trainant toujours sa dépression chronique, Wes se laisse embarquer dans ce cirque pour hipsters…

Synthé pop de merde et tournée en Asie

Avec d’autres mecs, il crée l’entité Cold Cave. Dans le milieu indé, Cold Cave fait grosse impression avec ses premiers maxis. Désormais, ce ne sont plus des trucs weirdos lo-fi, punk crasseux, mais de la new wave aux accents shoegaze .

La suite va être moins drôle.

cherish DIGIPACKcovercorrectbarcodeSigné sur le label indé Matador, l’album « Cherish the light years », derrière sa pochette pute, déroule de la synth-pop dégueulasse au kilomètre. Le genre de merde surproduite criarde qui sert de fond musical pour les magasins de fringues débiles qui vendent des tee-shirts avec des ananas dessus. Wesley, alcoolique et dépressif, ne contrôle plus rien. Devenu une musique pour coiffeur de Minneapolis, le Cold Cave nouvelle mouture se tape une tournée mondiale marathon, beaucoup d’alcool, des prestations pourPitchfork, une identité visuelle digne d’un groupe d’emo-rock teeny, une tournée en Asie. Un morceau de l’album servira même de synchro pub pour une marque de fringues du genre Pull&Bear. La débacle.

Malgré de très beaux textes, les fans de la première heure restent dubitatifs, et rejettent le groupe. Les autres boivent des bières, le prennent en photos sur Instagram en filtre valencia…et rechargent leur timeline. #coldcave. Pour couronner le tout, Justin Benoit, qui joue du synthé sur la tournée, meurt dans d’étranges circonstances. C’est un électrochoc pour Wesley.

People are poison

La gueule de bois est rude. On pense Cold Cave fini. On leur prédit un futur à la Fisherspooner. Et puis on arrête d’y penser, tout simplement. C’est le manque de confiance lié à sa dépression qui lui a fait accepter ces compromis, qui lui a fait accepter la collaboration avec d’autres membres. Le verdict est sans pitié. « J‘ai fait un effort pour me débarrasser de personnes qui étaient insalubres » se confie-t-il. Wesley fait le ménage dans ses amis, tous les parasites, tous ceux qui veulent le pousser du coté obscur, dans ses vices. C’est ce qu’il dit dans son nouveau morceau People are poison » : « these people are poison in the pure of my stream / I give you one step over the line ».

Désormais, il reste seul maitre à bord. Cold Cave, comme The Cure, c’est lui et lui seul. L’alcool, la dépression, Wesley en guérit. « J’ai souffert de dépression extrême toute ma vie, et je suis toujours aux prises avec cela, mais je ne veux plus voir ma vie défiler, je suis soumis à des coups bas parce que certaines personnes peuvent me considérer comme inférieur à eux, je veux dire, physiquement insuffisante ».

Il rompt avec Matador et plus globalement, avec l’industrie du disque. Et sort désormais ses maxis sous le nom de Cold Cave dans sa propre maison d’édition Heartworm. Comme pour les recueils ou les livres arty, ses vinyls sortent en faible quantité. En format vinyle, voire même en K7. L’artwork et l’image qu’il veut façonner change aussi : l’esthétique est classe, froide et en même temps glamour : Wesley devient une pop star charismatique.
Wesley prend confiance en lui et se reprend en main. Pour la première fois, il se résout à nouveau à porter une prothèse à son bras. Il s’assume. La prothèse sera noire. « Le médecin a essayé de me convaincre de la faire correspondre avec ma peau, parce que c’est ce que les gens font, je ne voulais pas …Je veux que les gens la remarquent maintenant ».

Les nouvelles qu’il nous envoie sont sans concession, et extrêmement brillantes. EP après EP, Cold Cave éclabousse de sa classe la concurrence. Texte brillant, musique au top, esthétique fascinante. Wesley revient à la posture underground qu’il a toujours connu: Il s’acoquine avec le leader des Anglais EBM 80’s, Nitzer Ebb. Il va plus loin dans la radicalisation : il produit un album pour le très controversé Boyd Rice, et lui offre la première partie de ses concerts dans les clubs underground.

Boyd Rice est leader du groupe ultra radical industriel de l’underground NON, célèbre pour avoir posé avec d’anciens officiers nazis et pour cultiver une grosse ambiguïté. Le mec a une grosse étiquette de nazillon au dessus de sa tête, et a été interdit un paquet de fois. Pour Cold Cave ça ne loupe pas : A Toronto il est obligé d’annuler ses concerts devant la vindicte anti Boyd Rice. Wesley s’approprie cette esthétique martiale pop issue de ces groupes cold wave industriel 80’s chelou un peu trop blond, un peu trop kaki. Après tout, Morrissey avait les lyrics, le charisme, le culte, mais aussi des histoires d’Union Jack et de « national disco front » qui donne une petite touche de subversion au mythe.

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Jem et les hologrammes sous codéine.

Wesley se réinvente en une sorte de blank metal head. Növo vision gainé de cuir, blanc comme un linge, le genre de gars qui suinte la drogue dure, de boots paramilitaires, stylé nazi-glamour comme un doigt d’honneur au beau.
Wesley n’est pas juste un poseur en tee shirt The Smiths qui vient de se trouver une passion soudaine pour Television Personalities. Sa neo-cold wave peut servir de bande-son parfaite au film post-punk culte Liquid Sky de 1982, avec son ambiance Jem et les hologrammes sous codéine. Le mec a un gros background des suburbs américaines, éloigné du New York intello. Il s’est frotté au milieu punk hardcore underground de près, a trainé avec des poètes maudits. Il a été habitué à être seul, à ne pas avoir d’amis, et même à être rejeté. La différence avec les autres artistes est là. Ce mec ne fait pas semblant, c’est inscrit dans son ADN. Quand le mec écoute en boucle le catalogue le plus triste et froid des 80’s, ce n’est pas une pose, c’est juste un réel état d’esprit. Un refuge, comme les pédés et l’arrivée de la house-music. Le mouvement gothique, même s’il peut faire ricaner (cynisme 2.0..) est un putain de mouvement qui touche les kids mal dans leur peau. On peut mettre de côté le barnum dentelles noires, décor victorien, Evanescence, Twilight et autres délires loup-garou tout droit sortis d’un livre d’Anne Rice. Comme le dit Wesley : « Pour moi, des groupes comme The Cure et Sisters of Mercy étaient des extensions du punk et du post-punk. Je n’ai jamais aimé la musique drôle ».

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Les 80’s ont accouché d’un paquet de groupes qui prônaient le coté sombre. Comme une opposition à la blondeur Melrose Place, à la culture de l’argent roi, de NRJ12. Les influences de Wesley sont là: Skinny Puppy, Front 242, The Cure, Nitzer Ebb, Cabaret Voltaire, les Mary Chain. Mais aussi ces micro-scènes dans la pop culture début 80’s, quand le punk rencontre le gothique, via le groupe Samohans de Glenn Danzig. Des punks comme les Damned qui muent en Bauhaus. Tous ces groupes déçus du virage FM-maquillage des héros Human League ou Depeche Mode, vont se tourner vers d’autres trucs plus cold. Une des plus grosses influences de Cold Cave nouvelle version ce sont évidemment ces maudits de Sisters Of Mercy.
Groupe que personne ne trouve opportun de remettre sur un piédestal. On parle des Sisters période 87, avec des pistes ahurissantes comme Colors .

Wessley sort une compilation sur format CD de ses vinyles, K7 à faibles tirages d’origine. Sur son label, on trouve aussi bien des rééditions de Boyd Rice que des recueils de textes de Genesis P-Orridge. Il est amoureux, a arrêté la dope et l’alcool. Les gens l’aiment, il se sent mieux. On le voit même sourire sur son compte Instagram… en filtre nashville.

Ce chérubin handicapé, moitié monstre de foire, moitié punk, chante le spleen d’une jeunesse, comme un How Soon Is Now des Smiths en version néon-blafard qui grésille. Comme Morrissey et son bouquet de glaïeuls couleur pastel placé dans la poche arrière de son 501 sur les scènes espagnoles de 1987, Wesley pose désormais avec un bouquet de fleurs, lui aussi. Du cuir noir, des prothèses, des rangers qui brillent et des fleurs. Normal pour celui qui décrit sa musique comme de « l’amour et de la lumière ». A titre informatif, il vend aussi des T-Shirts à 20$ avec des nonnes qui montrent leurs seins.

Cold Cave // Full Cold Moon (compilation de ses EP précédents) // Heartworm
http://coldcave.net/

Illustrations : Gérard Love

4 Comments

  1. Emmanuel Didierjean via Facebook

    6 juillet 2014 at 22 h 14 min

    j’ai eu du mal sur la longueur, lors de leur set au Zénith fin mai. Sur album, bien sympa en revanche.

  2. Mistere Patwo via Facebook

    6 juillet 2014 at 23 h 28 min

    Bel article. J’avais bien aimé le 1er album, le 2nd ne m’a pas laisse un grand souvenir ( je vais y retourner pour vérifier) et puis j’avais un peu oublié ce groupe. Je sens que cette renaissance va me plaire.

  3. death in july

    7 juillet 2014 at 20 h 26 min

    Nazis are bastards.
    (juste pour faire avancer le débat)

  4. Pingback: Gonzai » Seul le detail compte » CHRONIQUES DES NOUVEAUX PUNKS #1

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