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4 février 2009

PHILIP GLASS
Glassworks, ou la perfection même

Au risque de décevoir les rockers en blouson noir écorchés vifs entre la place de Clichy et Barbès, il y a eu une vie avant le rock & roll et des sentiers explorés depuis par Thom Yorke et quelques musiciens aventureux, peu soucieux de leurs popularité et des groupies Tampax tapissées devant la porte du Hilton local.

Bref.

Je crois avoir découvert Philip Glass via Sebastien Tellier, une histoire de sentier, encore une. Avec une heureuse porte ouverte sur la musique minimaliste contemporaine jouant avec trois doigts maximum sur chaque main des palettes entières de couleurs. Le principe du «less is more» ici à son apogée avec un album (Glassworks) à se taper la tête contre l’ébène. Une impression de grandeur qui donne envie d’arrêter de respirer. Nettement mieux que la BO du Grand Bleu par Eric Serra.

Ici une vidéo (je ne sais pas si l’adjectif gonzo peut s’associer à cette séquence, mais au fond, peu importe) d’une fermière – je ne vois pas d’autre qualificatif- reprenant Opening de Philip Glass dans une cathédrale sonique de vingt mètres de haut.

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