Daft Punk par ci, Daho par là : 2013 aura vu l'immense guitariste – compositeur – producteur Nile Rodgers sortir de sa retraite, son autobiographie se payant même le luxe d'être traduit en France aux Éditions Rue Fromentin avec, s'il vous plait, Bryan Ferry lâchant quelques mots sympathiques en préface.

Longtemps pris pour un jambon par ceux qui ne voyaient en lui que le gars bankable responsable de Le Freak – scie obligatoirement entendue trois fois dans n’importe quelle soirée HEC – notre homme s’avère plus sensible, profond et avant tout honnête (tout le contraire des trois quarts de tartufes professionnels qui macèrent dans ce métier). A plus de soixante piges et avec tout le parcours qu’il s’est tapé, l’homme en interview serait à même d’envoyer cyniquement paître (hello Lou Reed) chaque apprenti journaleux qui se présenterait devant son auguste figure. Le sachant d’autant plus affaibli par la maladie, on s’attendait à des réponses courtes, cousues à l’avance.
Surprise, c’est un Nile Rodgers à l’écoute, affable et bavard que nous avions devant nous, ce 24 juin, dans les bureaux de Warner. Comment saisir l’essence même d’un futur hit (les choix sont nombreux, il n’y en a qu’un seul de valable) ? Comment réussir un coup fumant tout en s’amusant ? Pourquoi n’a-t-il pu produire Miles Davis à temps ? Réponses ici-même, dans Gonzaï. Let’s dance !

Réalisation : Xavier Reim
Crédit photo : Erol Gurian

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