Entre retours ratés, critiques et banqueroute, Julian Casablancas paraît perdre pied. Son plan était pourtant simple : emmerder le système et faire pleurer les nostalgiques des Strokes pour faire de la musique expérimentale avec les mecs les plus barrés de Los Angeles. Reprenons un à un les éléments du dossier.

Fin des années 2000 : Les Strokes sont fatigués de vivre. Après deux derniers albums mega médiocres qu’ils devaient à RCA, les adolescents qui avaient accidentellement relancé le Rock indé en 2001 ne peuvent simplement plus se blairer. Tous bossent à distance sur des albums que l’histoire de la musique ne retiendra pas. Pendant ce temps, le petit Julian gribouille un business plan dans son coin. Quelques mois plus tard, il quitte New York et les brunchs pour élever ses rejetons dans le Connecticut.

L’affaire Cult Records : de banqueroute à sur-banqueroute

Entre quelques concerts annuels, Julian gère son label dans lequel il a investi la fortune de papa. Cult Records est dès le départ un ragoût assumé de marginaux rejetés par New York et l’industrie du disque. Basé essentiellement sur du volontariat, la recette de Cult Records est simple : 50% récup (Albert Hammond Jr, The Growlers) 50% désespoir (Surfbort, Promiseland). Mais Jules sait rebondir et a pour génie de transformer les situations merdiques en projets intéressants ; pour lui aussi : seul le détail compte.

De son album solo en 2010 en passant par ses collaborations (Daft Punk, Pharrell), Julian touche tout ce qu’il transforme en or à coup de production vintage et de refrains mélancoliques. Après avoir fait ses preuves au cours d’une décennie de gueule de bois, Julian revient nous cracher à la gueule. Je ne remercierai jamais assez RCA et l’addiction d’Albert Hammond à l’héroïne. Il n’en fallait pas plus à Julian pour se dégoûter de l’industrie du disque.

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The Voidz : Les profondeurs du cool

En 2014, sorti de nulle part, le titre expérimental Human Sadness amène l’Internet à se questionner. Ce titre de 11 minutes de mélancolie et de vocodeur basé sur un sample de Mozart confirme alors nos doutes : Il est vraiment parti en couilles. Quelques temps plus tard sort « Tyranny », un beau fromage bien difficile à digérer; Les Strokes, la drogue, les labels, Julian balance et envoie chier tout le monde. Brouillon de frustrations, de vibes 80’s et de contre culture US, l’album « Tyranny » est aujourd’hui encore un mystère pour la science.

Un album médiocre tous les deux ans avec les Strokes histoire de relancer le débat et de ravir les nostalgiques. Il est comme ça Julian, il est généreux.

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Peu de temps après, ses frippes à 600$ sur le dos, Julian arpente les bars les plus sales de la culture underground des US accompagné de son gang. Meilleur parolier que business man, Julian entraîne ses nouveaux copains (très chouettes copains) dans tous ses délires. Au lieu de (re)faire la tournée des stades ou un concert d’adieu avec les anciens potes histoire de récupérer un peu de caillasse, Julian profite de sa liberté. Il se contente de sortir un album médiocre tous les deux ans avec les Strokes histoire de relancer le débat et de ravir les nostalgiques. Il est comme ça Julian, il est généreux.

Julian Casablancas c’est l’histoire d’un éternel enfant de la balle, tantôt sur-couvé tantôt en cavale. Un fugitif dont le peuple apprécie la réputation de mec cool qui veut pas trop s’investir mais qui le fait quand même. Le batard d’Elite qui s’est hissé malgré lui au rang de héros de la contre culture US nous prépare à coup sur l’album le plus violent de l’histoire des US nourri par l’élection de Trump avec « Virtue », second essai de The Voidz.

The Voidz // Virtue // Sortie le 30 mars chez Cult Records/RCA

 

14 commentaires

  1. En relisant l’article, j’ai toujours pas compris ce qui était reproché à Julian Casablancas. A part les insultes du genre fils à papa, alcoolique et connard, je me demande ce qu’apporte cet article qui est abjecte.
    Clairement l’auteure est passé à côté de la musique proposé par Julian Casablancas depuis son album solo et ces albums avec les Voidz. Il a au moins un mérite c’est de ne pas avoir de vocation à faire des millions de vente de morceaux, ce qu’il pourrait faire à coup de morceau de pop à la Ed Sheeran. Au contraire, il nous propose un contenu différent, de personnel je pense et teinté de toutes influences, il n’y a qu’à écouter Tyranny pour comprendre la musicalité étendue et les mélodies dans lesquelles il veut nous baigner.
    Déçu par cet article qui n’est qu’un texte rallongé d’insulte envers la personne et ses morceaux alors que l’auteure n’ayant pas compris devrait se placer en neutre.

  2. Julian Casablancas est un génie contrairement à l’auteur de cet immonde et injuste article écrit certainement par un aficionado de tubes pop lucratifs mais pourris et sans rapport avec la Bonne musique. Julian et The Voidz proposent de la bonne musique. j’ai adoré Tyranny et les nouveaux morceaux sont géniaux. J’ai hâte d’acheter le vinyl et j’espère un concert en France.

  3. Quelle est la visée de l’article à part balancer des anecdotes faussement salées dont on se fout dégotées dans les profondeurs de Reddit (on est sur Gonzai ou sur la page tumblr d’un ado oisif du Lancashire ?) ? Merci mais tout le monde peut le faire en fait. L’article est bourré de contradictions, on dirait un commentaire youtube. Et puis tout ça pour finalement nous dire que le mec s’apprête à nous sortir un album des plus « violents » : Qu’est-ce que t’en sais ? ps : le nombre de « Julian » contenus dans l’article donne envie de respirer fort.

  4. Quelle est la génie de l’article à part relire des anecdotes immonde et injuste faussement salées A part les insultes ce qu’apporte cet album solo dont on se fout est abjecte. Julian Casablancas a au moins un mérite c’est de ne pas avoir de Merci mais tout le monde peut le faire en fait. L’article est bourré de contradictions dégotées dans les profondeurs de Reddit, on dirait un commentaire rallongé d’insulte, tout ça pour finalement nous dire que le mec nous propose un contenu différent du wiki , un poil trash, alcoolique et connard. J’ai adoré, les nouveaux morceaux donne envie de nous baigner.

  5. Dommage de passer à côté de Casablancas. Vraiment. Son dernier album avec The Voidz, Virtuel, est bourrée de tentatives, de (oui, tout de suite les grands mots), de prises de risques, de mauvais goût assumés. On prend un pied fou en l’ecoutant. Peu importe les origines de Casablancas, ce mec est un (petit) génie dans son genre. En tout cas il sort des sentiers battus et rabattus et rien que pour ça j’ai envie de lui dire merci. Merci de ne pas faire du sous-Strokes jusqu’a La fin de ta vie, mec. Et bravo.

  6. Si tu penses que « Tyranny » est un mystère pour la science, c’est soit que tu ne l’as pas creusé, soit qu’il faut que tu post sur un blog consacré au repassage ou à l’ufologie.

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