C’est la question que l’on ne cesse de me répéter, la question qu’il faut se poser… que lui-même devait se poser souvent. Quand il va expliquer en 75 à Lou Reed qu’il n’est qu’un vieux crevard fini, achevé dans sa décadence bidon… Qu’il observe son rêve, sa vision de la musique s’écrouler. L’industrie du cool, vendre de l’attitude, un petit sticker sur les pochettes 33 tours… Achetez ceci, vous serez hype… 1973 - 2008, rien n’a changé.

Enfin si… c’est pire

Constat obligatoire, aveu du témoin muet. Quand les artistes sont dirigés par des chefs de projet, les patrons de major vont expliquer que le rôle d’un label est d’encadrer l’artiste “parce qu’un artiste, tout seul, il ne sait pas faire”. Mais ne sait pas faire quoi? Jouer avec des règles de BUSINESSMEN imposées depuis des décennies ?

Et il voudraient nous faire chialer avec leurs discours officiels : ” Apple, un Label ? Mettre un disque dur dans une boîte en plastique, c’est facile… suivre un artiste, investir sur lui et le suivre… c’est autre chose.”

Et pourtant, quand un chef de projet de chez Universal nous dit: “Kate Nash… c’est bientôt mort. Quant à Amy Winnehouse, elle passera certainement pas l’été “, celle si venant juste de remporter 5 Grammy Award.

Marchands du temple, va !!!

Alors ils nous vendent leur nouvelle bombe, le petit investissement sur lequel ils sont prêts à se faire un max de blé. “Duffy, le futur c’est Duffy”. Et pour sûr, ils ont sorti la grosse artillerie : méga journée promo à Londres, entouré d’une armée d’attachés de presse pour bien encadrer les journalistes, leur donner beaucoup de grain à moudre.

Et bien entendu, ça marche: ça fait la une de VoxPop, bientôt 4 pages dans tous les spécialisés qui ont peur de rater le « Next Big Thing ». Puis les gros webzine avant de se finir dans Télérama, Muteen et le programme TV (type Inrockuptible).

Et c’est au regard du clip de Mercy (car n’est-ce pas comme cela que l’on consomme la musique de nos jours) que l’on sait. Certes, super production, riff de Farfissa, lorgnant vers le Motown, violons et guitare trémolo. Un tube calibré pour toutes les radios. Ne vous inquiétez pas, ça va vendre, il y a du DA derrière tout cela.

Jusqu’à ce que dans 8 mois, on vous dise “Duffy, non, c’est fini ça. Là on a un chien qui chante avec son anus. C’est ça le futur.”

Kim Fowley a toujours eu raison.

 

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