J’ai rencontré Daniel en 1988. L’un de mes meilleurs amis, plus âgé que moi, Olivier, vénérait Taxi Girl, et connaissait son chanteur, qui était d’ailleurs facilement approchable. Je faisais mes premières piges pour un journal de l’époque, Guitare & Claviers, et je leur avais dit, comme si c’était de l’or en barre, que je pouvais « décrocher une interview avec Daniel Darc ». Lequel n’avait aucune actualité, puisque son disque avec Bill Pritchard était déjà sorti quelques mois plus tôt, et n’avait pas fait grand bruit. Mais la rédaction, généreuse, avait accepté.

DanielDarc4_zps5dbdb647Olivier a donc organisé une rencontre au Nazir, un café des Abesses, devant lequel les Who avaient posé en 1966. Daniel était arrivé, nu sous son cuir, il voulait me faire la bise, ne cessait de se regarder dans les miroirs, et disait qu’il fallait absolument qu’il maigrisse. Je trouvais que c’était un peu la Cage aux folles, quand même… J’ai donc fait ma première interview, pas très professionnelle : je n’avais pas écouté ses derniers enregistrements, et surtout, j’avais toujours trouvé Taxi Girl très mauvais – je n’ai pas changé d’avis depuis. Musique, textes, voix, pour moi, c’était les Stranglers en version Michou. Seppuku, Mona, Jardin Chinois, Cette fille est une erreur, Olivier m’avait tout fait écouter en cassette lorsque nous étions tous les deux en pension, vers 1984. Je trouvais tout cela abominable. Avec une franchise un peu grossière, j’avais donc avoué à Daniel ma détestation pou son unique groupe. Il avait ri, puis s’était mis à me parler de sa passion pour les Stooges, les MC5, le Blue Oÿster Cult, Eddie Cochran et Gene Vincent… Je lui avais demandé, pourquoi, au lieu de faire des mignardises un peu pédalo comme Chercher le garçon, il n’avait pas fait du rock and roll viril, puisqu’il ne parlait que de ça (et des Hell’s Angels de Crimée et Clignancourt, et des arts martiaux). Il avait ri encore et dit une phrase étonnante : « Je voyais Taxi Girl comme un groupe punk, mais en fin de compte, nous sommes responsables d’Indochine ». C’était exactement ce que je pensais. Puis nous avons parlé de littérature, Drieu et Mishima, que j’aimais beaucoup à l’époque.

L’interview s’est achevée, il a voulu me faire la bise, je lui ai tendu la main. Et nous nous sommes revus, pendant près d’un an, aux Abbesses : je lui filais des cassettes pirates de disques achetés au Rideau de Fer,  Stooges, Stones, Lou Reed et live du Gun Club, parmi lesquels figurait une version chaotique de A Love Supreme. Il adorait Jeffrey Lee Pierce. Il était très gentil, à tel point que je me demandais s’il n’était pas obséquieux, et voulait que je joue de la guitare avec lui dans un groupe influencé par « Instinct » d’Iggy Pop, qui venait de sortir.

Dans le même temps, il embrouillait mon ami Olivier, en vrai toxico. Lui piquait des guitares, des cuirs, du fric. L’autre abruti se laissait faire, à tel point que, par imitation idolâtre, il est devenu junkie lui-même et est mort d’une overdose en 1989, à l’âge de vingt-quatre ans. Bêtement, j’en ai voulu à Daniel, qui n’y était pour rien.

Les années ont passé, je le croisais de fête en fête. Il travaillait pour Best à la pire époque du magazine, et déjà, se dégradait physiquement à la vitesse du son. Ses disques ne me semblaient pas très bons, et je trouvais sa poésie, lourde d’effets de manche pseudo Beat, très bas de gamme. Par dessus tout, je ne supportais pas ses maniérismes pour angliciser les phonèmes de la langue française : ces « L » avec la langue collée au palais, ces « R » avec la bouche qui s’ouvre. Tout cela m’exaspérait. J’aimais beaucoup Sous Influence divine, le morceau, son optimisme mystique un peu équilibriste. Mais j’ai lâché l’affaire.

Jusqu’au jour où j’ai reçu le pré CD de « Crève Cœur », que j’ai écouté par curiosité, sans en attendre grand-chose. Ca a été une illumination. A mon sens, l’un des plus grands disques chantés en français, toutes époques confondues. J’aimais la beauté simple de ses textes, enfin débarrassés des oripeaux Beat et des slogans sensationnalistes approximatifs (« punk et karaté », « nous sommes jeunes sommes fiers », etc.). La diction était enfin devenue normale, nue. La musique était parfaite. C’est un disque qui m’a obsédé, que j’ai écouté sans relâche, comme le suivant, « Amours suprêmes ». Cette fois-ci, j’ai demandé à Rock & Folk s’il était possible de le rencontrer pour un article.

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Le rendez-vous a été pris, dans un restaurant rue des Fossés Saint-Jacques. Il est arrivé avec son factotum, Doudou, se souvenait de moi. Un moment très éprouvant : il avait les yeux déformés et vitreux, beaucoup de mal à se concentrer, pouvait à peine marcher comme un vieillard, et dans mes souvenirs, il y avait aussi un dentier qui refusait de rester en place. J’avais l’impression, vraiment, de voir un homme mourir en face de moi. Nous avons tout de même pu parler, laborieusement, un peu de musique, de religion, beaucoup de littérature. J’ai compris ce que je suspectais : Daniel carburait au cliché, se nourrissait de mythe. Les hommes devaient être saints ou carbonisés. Il aimait, comme beaucoup, John Cotrane (mystique), Art Pepper (tox), Charles Mingus (mégalo). Mais ne connaissait pas bien Bud Powell ou Fats Navarro. Il vénérait Burroughs et toute la clique Beat, méprisait Breton – une preuve de goût -, appréciait Drieu, mais pas Céline, trop antisémite (oubliant que Drieu l’était autant). Il aimait, comme tout le monde, Glenn Gould, mais ne savait pas qui était Wilhelm Kempff, adorait Bach mais ignorait Buxtehude ou Schütz. Chez les Hussards, Blondin (alcoolique) et Nimier (mort d’un accident de voiture, comme Cochran), étaient OK, mais il n’avait jamais lu Laurent. Contrairement à ce qu’il disait, il avait connu une époque où il s’était vraiment intéressé au fascisme (comme Burnel, qui avait produit Taxi Girl) : j’avais il y a longtemps une planche contact de lui, assez ridicule d’ailleurs, où, torse nu, il brandissait un sabre au-dessus d’un drapeau à croix gammée. C’est précisément ces intérêts, en dehors des éternels clichés « rock » (Burroughs, Kerouac, Manson etc.), que je trouvais intrigants chez lui. Et puis c’était un romantique qui pouvait s’extasier sur Benjamin Constant pendant des heures. Pour lui, comme pour beaucoup de rockeurs restés en état d’adolescence éternelle, le décor et les détails comptaient souvent plus que le fond : Baudelaire était plus séduisant que Bloy, Huysmans plus charmeur que Darien. C’était à la fois touchant et décevant. Il en savait beaucoup plus que la plupart de ses confrères, mais beaucoup moins que beaucoup de gens de son âge normalement cultivés. Son obsession du « mythe » avait considérablement réduit son champ de vision. Musicalement, en dehors de la country qui était venue plus tard, il avait les mêmes goûts que lorsqu’il avait vingt ans. Le temps s’était arrêté.

Durant cette longue interview, je m’étais absenté pour aller aux toilettes, et j’avais laissé tourner le magnéto, ce que Daniel et Doudou ignoraient. Lorsque je suis rentré chez moi et que j’ai écouté la bande, j’ai entendu Doudou dire à Daniel : « Comment tu le trouves ? Il est un peu prétentieux et intello, non ? ». Ce à quoi Daniel avait répondu : « Pas du tout. J’aimerais qu’on me parle plus souvent de la conversion de Claudel en interview, comme de la ‘Passion selon Saint-Jean’ ». Il ne s’était pas ennuyé. Il était gentil et curieux. Je l’ai recroisé ici et là, encore plus délabré. La dernière fois, c’était rue Lafayette. Il était seul. Son état était tellement triste que j’ai préféré qu’il ne me voie pas.

29 commentaires

  1. Certes, ça a le mérite de l’honnêteté, sans cirage de pompe aucun.
    Mais la franchise la plus élémentaire eût été de rappeler que c’est Darc qui a fait découvrir The Seeds à M. Ungemuth, non ?
    (d’autre part, je suis étonné d’apprendre que vous étiez – ou tout au moins votre ami junkie – en pension à l’âge canonique de 19 ans).

  2. Je ne vois pourquoi ni comment Daniel Darc m’aurait fait écouter et connaître les Seeds, que tous les amateurs de musique sixties connaissait bien : Pushing Too Hard était un classique à l’Acid Rendez-Vous… On n’a pas attendu Daniel Darc. Quitté la pension à 17 ans. L’ami avait quatre ans de plus que moi et 24 en 89. D’autres précisions ?

  3. “Il en savait beaucoup plus que la plupart de ses confrères, mais beaucoup moins que beaucoup de gens de son âge normalement cultivés. Son obsession du « mythe » avait considérablement réduit son champ de vision. Musicalement, en dehors de la country qui était venue plus tard, il avait les mêmes goûts que lorsqu’il avait vingt ans. Le temps s’était arrêté.” C’est pour ça que faire une itw avec un mec de 18 piges tout aussi cliché que lui n’était pas vraiment une bonne idée (http://gonzai.com/daniel-darc-interview-punch-drunk-love/ = putain, quand un mec sort son couteau et commence à se pignoler, faut tout de suite prendre les devants et lui dire d’arrêter sinon…voilà, quoi! enfin, bref merde les mecs!! ;°). Mais là n’est mon propos, ahaha! Je voulais juste dire un truc que tt le monde sait mais comme j’ai du temps là j’ai envie de le redire:que c’est pas la culture qui fait l’artiste, les gens intelligents valent, dans le domaine artistique, mieux que les intellectuels, et au fond, ça sert à quoi la culture si t’as toujours été raisonnable à en avoir des regrets jusqu’à la fin de ta life, gros, hein dis? (je ne m’adresse pas à Ungemuth, mais à moi-même voire à tt le monde) Ce que j’aimais bien avec DD, c’est que les journalistes, à chaque fois, voulaient lui foutre la tête dans le regret, et lui, tout déglingué qu’il était, il s’en battait les glaouis, il riait, il disait ce que le journaliste voulait bien entendre. Bref, il riait (de lui/nous/vous) et moi ça me fait marrer! Ne pas être raisonnable, rire, what else? Présent simple, les mecs, présent simple. Mon bus arrive, je vous laisse!ro

  4. “N comme Nathanaël
    C’est mon “même pas” filleul, mais mon filleul dans le cœur, le garçon de Marc. Quand un môme de quatre ans se jette dans les bras d’un mec comme moi, en disant : “Ze t’aime bien”, bein, tu pleures. (Sourire.) Il comprend tout, mieux que plein de rock critiques. Comme Nicolas Ungemuth de Rock & Folk, par exemple. N’hésitez pas à écrire son nom. Ça me rassure avec le genre humain qu’un môme de quatre ans soit plus intelligent que ce type. Parce que quand je le lis, j’ai l’impression que tout le monde est con. Il ne faudrait pas qu’il oublie qu’il ne connaissait ni The Seeds, ni les Silver Apples la première fois que je l’ai rencontré… J’ai écrit un morceau qui s’intitule Nathanaël. J’aurais voulu qu’il termine l’album, mais j’étais le seul. Bon, on le garde pour un maxi qui sortira peut-être ou pour le prochain album. Nathanaël, moi aussi, “ze” t’aime bien. (Sourire.)”

    Source : http://www.magicrpm.com/a-lire/interview/daniel-darc/abecedaire-fevrier-2004 , à la lettre N.

    Après, Daniel a peut-être menti ?

  5. c’est un article sur Darc ou un article sur Ungemuth se pignolant sur Darc ?
    “il a voulu me faire la bise, je lui ai tendu la main” : hm, ça résume bien les choses.
    et le coup du dentier, quelle farce. dois-je attendre ta mort pour faire un article sur ta supposée poche à caca ?

  6. Je comprends pas trop le commentaire de Pierre… Et en quoi ces propos de Daniel Darc, tirés d’un abécédaire pour la revue Magic, rendent honneur à l’un (Darc) et mettent en disgrâce l’autre (Ungemuth). Parce qu’en gros qu’est-ce qu’on y lit ? Que Daniel Darc est encore et toujours ce mec aveuglé par les mythes (là ceux de l’enfance et du rock). C’est un peu bête d’entendre Darc se chamailler sur l’air de : “Nan mais c’est moi qui lui a fait découvrir tel groupe en premier !”, genre avant de pas connaître ces groupes ça faisait de l’autre un sous-homme. Comme c’est bête de l’entendre comparer l’intelligence d’un homme de, je sais pas, quarante ans, et celle, supposée, d’un enfant. Quand bien même l’homme en question ne serait pas (et encore une fois, j’en sais rien, je connais pas Monsieur Ungemuth), un modèle d’humanisme et de bonté, ce genre. Tout ça ne fait que corroborer le texte de Nicolas Ungemuth sur Darc, que je trouve sincère et à hauteur d’homme (il ne s’y enjolive pas, et Darc avec), et qui dit quoi justement ? Que Darc était un mec paumé et touchant qui se raccrochait à des mythes un peu toc parfois. C’est con d’entendre ça après sa mort mais c’est toujours ce que j’ai pensé de Darc. D’ailleurs contrairement à Nicolas Ungemuth, si Crèvecoeur outrepasse cet écueil du mec “mythé” (par la justesse-épure du texte et des musiques), je trouve que Amours Suprêmes ne s’en sort pas si bien (cf. “LUV”, etc.) J’ai trouvé que là, au contraire, il se roulait dans ses mythes, premier degré. Ce qu’il a su éviter avec beaucoup d’humour, de grotesque et de dérision dans La Taille de mon âme.

    Sylvain
    http://www.parlhot.com

  7. Daniel avait dit ce truc à Magic après que j’avais démoli l’un de ses albums solo dans les pages rééditions de R&F. Du coup, il a sorti l’argument minable habituel : “Je l’ai connu quand il était petit”. Comme disait Marco Ferreri, les nains aussi, ont commencé petit.

  8. A sa décharge, je ne connaissais pas les Silver Apples, mais il ne me semble pas que nous en ayons parlé. D’ailleurs, c’est très mauvais.

  9. Oui bon, je voudurais pas casser l’ambiance mais dans le cas de Nicolas Ungemuth, c’est un peu comme Nutella, c’est “20 ans d’expérience” quoi, niveau journalisme. Dingue cette férocité.

  10. Pour infos : “les nains ont commencé petit” serait plutôt une remarque d’Herzog et non pas de Marco Ferreri. En outre, on ne peut pas comparer l’antisémitisme de Celine avec les problèmes existentiels de Drieu La Rochelle.

  11. Ouais, c’est dans le sens de l’impression que j’avais de lui, de part son aspect public : un cliché organique. Bien valorisée d’ailleurs par une majorité de chroniqueurs et ses fans les plus ardents.
    Après, je le connaissais pas intimement, hein, il était surement très gentil et rempli de qualités de ouf, pas la peine de ramasser les pierres pour une lapidation ultra-violente, mais putain, sa musique me faisait autant d’effet qu’un bassin de rétention au bord d’une départementale dans l’Aveyron, région assez jolie au demeurant.

    Quelque chose a certainement échappé à mon cerveau de bulot et de toute façon je suis un provincial de merde.

    Cela dit, je vous fais des bisous à tous.

    Guitou

  12. J’ai connu Daniel de 89 à 92, cet article est scandaleux, je compte remontais à Paris mon coco, si je te croise en public j’aurais deux mots à te dire, et si tu es seul tu comprendras ce que c’est dans l’action ce qu’est homme d’influence de droite du point de vue attitude, rien à voir avec le pmu ou fn, la vrai, cad ni la raciste ni la libérale, je te signale que Jacques Laurent est un nul qui a écrit toutes sortes de merde pour le pognon, je préfère m’arrêter là pour les contre-exemples bidons, pour les mythes, toi qui sais tout, tu n’as jamais ouvert un livre de Guénon et de Eliade. Tes propos sont injurieux et à la limite de l’homophobie, tu es un bobo politiquement correct, le genre de vermine qui pourrissent la vie des hommes, des vrais

  13. Monsieur, votre article est ignoble. Daniel vous a fait confiance, il me semble, et vous comme un vulgaire petit collabo, vous avez osé le mettre sur écoute. Votre prose est aussi fétide que les articles de “Je suis partout”, homophobe et vulgaire… Daniel ne se considérait pas comme un intellectuel mais comme un rocker, ce que vous n’êtes pas, assurément. Monsieur “Je sais tout”, jadis Jean Marais souffleta Alain Laubreaux, un triste sire de votre espèce…. En attendant, il faudrait vous expliquer en quoi, Daniel Darc est un modèle, un héros de notre temps. Ce que vous ne serez jamais. Comment fait-on pour être un grand critique ? Pour paraphraser Boileau, à votre médocrité rien n’est impossible, vous avez voulu faire de mauvais vers et vous y avez réussi.”

  14. Monsieur, votre article est ignoble. Daniel vous a fait confiance, il me semble, et vous comme un vulgaire petit collabo, vous avez osé le mettre sur écoute. Votre prose est aussi fétide que les articles de « Je suis partout », homophobe et vulgaire… Daniel ne se considérait pas comme un intellectuel mais comme un rocker, ce que vous n’êtes pas, assurément. Monsieur « Je sais tout », jadis Jean Marais souffleta Alain Laubreaux, un triste sire de votre espèce…. En attendant, il faudrait vous expliquer en quoi, Daniel Darc est un modèle, un héros de notre temps. Ce que vous ne serez jamais. Comment fait-on pour être un grand critique ? Pour paraphraser Boileau, à votre médiocrité rien n’est impossible, vous avez voulu faire de mauvais vers et vous y avez réussi. »

  15. LETTRE A NICOLAS UNGEMUTH :
    Monsieur, votre article sur Gonzai est ignoble. Daniel vous a fait confiance, il me semble, et vous comme un vulgaire petit collabo, vous avez osé le mettre sur écoute. Votre prose est aussi fétide que les articles de « Je suis partout », homophobe et vulgaire… Daniel ne se considérait pas comme un intellectuel mais comme un rocker, ce que vous n’êtes pas, assurément. Monsieur « Je sais tout », jadis Jean Marais souffleta Alain Laubreaux, un triste sire de votre espèce…. En attendant, il faudrait vous expliquer en quoi, Daniel Darc est un modèle, un héros de notre temps. Ce que vous ne serez jamais. Comment fait-on pour être un grand critique ? Pour pasticher Boileau, à votre médiocrité rien n’est impossible, vous avez voulu faire de mauvais vers et vous y avez réussi. »

  16. Félicien, Beforçal, il y a des jolies choses dans cet article et un point de vue objectif qui peut dérouter voire rendre furieux, je comprends … les plans “cage aux folles” etc , boaf, sinon Ungemuth oscille en permanence entre tendresse et dérision, et il traduit ce que ressentaient à l’égard de Daniel Darc un nombre incroyable de gens . Je trouve d’ailleurs incroyable que Daniel ait survécu si longtemps au mépris , de la presse, des producteurs … et que tout de même des tas de gens l’aient accompagné et soutenu sans faillir . Nous on est du côté de la tendresse, c’est tout . Restons en là.

    1. Je partage ton opinion à cent pour cent. Les gens ne voient toujours que “la merde” : Ne dit il pas aussi, que Créve Coeur est un…Chef d’oeuvre ?

  17. Tu sais bien que les critiques (“rock”) (beuark) existent plus à travers les artistes que l’inverse , fini le temps où c’était eux qui étaient les moteurs, les vecteurs, ils rongent les os les mecs en général, quoi d’étonnant à ce qu’ils se lâchent sur les cadavres encore chauds. Je viens de lire un “commentaire” où t’en as un qui écrit “elle parle de moi dans son bouquin” à propos d’une bio d’une chanteuse . C’est comment dire … trop LOL , je trouve rien d’autre comme qualificatif …

  18. Il y a des choses qui ne s’écrivent pas et cet article m’a mis en colère comme celui de Patrick Eudeline dans Rocknfolk. Je peux comprendre que la musique ne se résume pas à Taxi-Girl et à Daniel; les critiques sont libres d’aimer ou pas. J’ai été pigiste il y a longtemps et j’ai toujours évité la méchanceté. Je trouve indigne les commentaires sur le physique d’une personne ou sur son soi-disant manque de culture, surtout quand la victime n’est plus là pour se défendre. Tout cela sent le réglement de comptes. Ungemuth et Eudeline, je le répète, se sont mal comportés. Depuis la disparition de Daniel, j’ai énormément de chagrin. Bien sûr, je n’en ai pas le monopole et je me range, Graziella, comme vous me le conseillez du côté de la tendresse. Là où il est, avec les anges, Daniel me dit de “laisser tomber”…

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