Pas sûr que ce soit un bon cadeau d'anniversaire.

Bah ouais les jeunes, tout fout le camp. Alors que le magazine fondé par Jann Wenner fêtera en novembre prochain ses 50 ans, l’emblématique patron vient d’annoncer que Rolling Stone était officiellement mis en vente, et que des réunions avec des banquiers (punk?) allaient bientôt être organisés pour solder les 51% restant à Wenner Media, actionnaire majoritaire du titre depuis la cession des 49% restant, en 2016, à la société Bandland, basée à Singapour.

Même si Jann et Gus, son fils, expriment leur souhait de rester aux commandes après l’hypothétique revente, c’est malgré tout une page qui se tourne. Non seulement pour le magazine phare de la contre-culture, mais aussi pour l’édition musicale en général. La récente interview des deux Wenner au New York Times exprime de ce point de vue une impuissance des éditeurs face à l’agressivité des milieux publicitaires (et à son imprévisibilité, surtout). Après s’être déjà délesté de Us Weekly et Men’s Journal, c’est donc au tour de Rolling Stone d’être bradé comme un vieux disque. On ne sait pas encore ce qu’il adviendra des rédactions internationales, ni si ce vieux cleptomane de Matthieu Pigasse se portera acquéreur; toujours est-il qu’il n’y a pas beaucoup de bonnes raisons de fêter cette petite mort. Rappelons que l’édition française a été rapidement gérée en 2016 par le très-gonzo-mais-surtout-très-insupportable Aymeric Caron (pas la meilleure idée du siècle, visiblement) et que le magazine historique s’était d’abord fait connaitre en révélant des plumes comme celle d’Hunter S. Thompson ou en soutenant la culture hippie.

Quelques couvertures placées chronologiquement juste en dessous, pour mieux comprendre la débâcle.

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