Flashback : en 1993, quatre Brésiliens s’enterrent en Grande-Bretagne et le séisme qu’ils provoquent balaie l’Amérique. Sort alors « Chaos A.D. », un disque hardcore new wave pensé pour les masses. Tous les combats de masse.

Il me revient ce truc à chaque image de manif. Les types masqués, les flics en rang serrés, et les fumées montant au-dessus des véhicules blindés. Un déjà-vu d’adolescent. On doit être en 1994 je suppose, et je me pointe pour la deuxième journée dans une salle municipale qui accueille une convention de jeux de rôle. Vous devez penser que tout le monde ici écoute Iron Maiden ou Manowar, des trucs pour « hardos » comme on dit alors, pour ados en veste en jeans patchée. Sauf qu’on n’est pas dans Stranger Things mais dans l’Aube, ce qui fait qu’en marchant 5 minutes en ligne droite, vous avez les pieds dans un champs de colza. Ici, les mômes ont des pulls Chevignon déstockés aux magasins d’usine ou planquent sous leurs doudounes des T-shirt de dragon, de démons et de moto. Partout, on ne parle que de quête, de fiches de perso, de jet de dés, mais allez vous prendre pour Schwarzy dans Conan le barbare quand passent devant les fenêtres coulissantes les filles tressées du club équestre et les breaks des parents qui déposent leurs mouflets au tennis…  Vous ne voyez sans doute pas le rapport entre la campagne champenoise et les cortèges de black blocs ou le thrash rugueux de Sepultura ? Dites vous qu’on n’écoute jamais un disque par hasard et fermez vos gueules sinon on y arrivera pas.

5 Things You Didn't Know About Sepultura's'Chaos A.D.' | Revolver

Jusque tard dans la nuit, on a narré des aventures gothiques et des complots de vampires avant de se quitter, le foie surchargé de chocolat et de café mal dosé dans des filtres sales. Les copains ont dormi en boule dans des duvets dans le coin dédié aux jeux de plateau. Je suis rentré chez moi. Me revoilà et, malgré le soleil platine au-dessus des champs de blés environnant, il règne une atmosphère lourde dans la grande salle. Peu de joueurs ont commencé leur partie et une musique étrange remplace la cacophonie des rôlistes. Une odeur rance d’humidité tiède flotte partout. Les duvets, j’ai pensé. Les chaussettes aussi. Mais monte aussi l’image à un village de cannibales au fond d’une forêt. Ça sent la moiteur et la viande morte. Des comateux s’éveillent lentement devant un manga. Un « anime » en fait, ou OVA comme on disait. Déjà hier j’avais aperçu l’écran allumé ; quelqu’un avait branché un magnétoscope et laissé tourner des vidéos de « Lodoss » et « Cyber City ». Ce matin c’est « Urotsukidōji ». Ha, je vois que certains connaissent déjà… Je les laisserai vous raconter cette belle histoire de démons tentaculaires qui double-pénètrent des jeunes étudiantes dans les douches des vestiaires. Moi, ce qui me frappa le plus, ce fut le pré-générique.

https://youtu.be/0-bKKGEdu48

L’importateur européen de ces animes (les anglais de Manga video, distribués en France par PFC vidéo) avait ajouté avant le film un clip d’auto-promo bourrinissime. Un cut-up des scènes les plus trashs montées aussi serrée qu’une érection au viagra dans un string en cuir lacé. Du cul, du sang, des armes à feu, quelques robots… Et en musique ? Refuse/Resist de Sepultura.

Pas plus con qu’un autre, je connaissais ce groupe – déjà parce que n’importe quel gamin voulant éviter qu’on lui parle portait un manches longues floqué de la pochette d’Arise mais je ne les écoutais pas. Attention, les cassettes qu’on se prêtaient avaient leur quota de guitares-ponceuses et quelques voix au grain insupportable (Comment tolérer aujourd’hui les couilles prisonnières d’une tapette à souris de Bruce Dickinson et le chat sodomisé au manche à balai Axl Rose ?) ; mais je gardais à distance ce genre-là. Mais le death metal et ses satano-démoniaques pressés d’avoir leur cancer de la gorge me laissaient un goût de pisse tiède en bouche. Pourtant, là, sur les mangas, il y avait autre chose… Au lieu de l’agressivité superficielle dissimulée en compétition technique de 8e année de solfège, il y avait un rythme. Un pas. Un groove. Et des idées, plein d’idées. J’ai été si fasciné que j’ai fini par récupérer le disque de ce tube d’ultra-violence. Et dès la pochette – une momie cybernétique ? Tout un programme ! – « Chaos A.D. » m’avait cueilli.

https://www.youtube.com/watch?v=xWucHRXhJEk

Des bruits, débris En trois mots : l’album est compact, varié et syncrétique. 47 minutes, 12 pistes, 3 cultures mêlées. Ni concept-album, ni « disque-missile » expédié sans réfléchir, et encore moins un disque de la maturité de mes fesses. On a tellement demandé à des albums de réinventer tout, que celui-ci s’avance tête haute avec toutes les qualités requises. « The album is a trip but it’s also… The way we listen to the songs and stuff, and the lyrics, it’s all… chaos » Voilà la définition qu’en donne Max Cavalera sur les vidéos promo de l’époque. « Fucked up shits » ajoute-t-il : des débris rassemblés. Et pourtant c’est zéro déchet.

Je vous fais la visite. Chaos A.D. s’ouvre sur l’hymne Refuse/Resist, s’enflamme un peu plus à chaque cassure (Manifest), met en valeurs ses notes dissonantes (Propaganda) où viennent ses fracasser les vagues de statiques de la Warlock 4 cordes (what else?) de Max Cavalera. On saute, on cogne, on balance la tête lentement en reprenant son souffle. Le son a une résonance et une brillance particulière, comme si toutes les cordes étaient bien neuves avant d’être envoyées au laminoir des staccatos du thrash. Le sticker « Fear Factory » collé sur la Jackson pointue d’Andreas Kisser ne laisse pas de doute sur l’inspiration de ce son-là : merci l’indus. La voix abyssale, longtemps empruntée au death metal, s’éclaircit, passant du cri guttural au chant rugueux. Car OUI, c’est chantant. Puis surtout, l’album ralentit (Amen, l’instru Who We Are Not As Others) brisant un véritable tabou pour le thrash jusqu’alors.

Alors bon, il y a aussi des rototoms (Slave New World), des glissandos à la basse et une plage acoustique qui fera kiffer au coin du feu votre belle-sœur mangeuse d’herbe. Y’a même un sample d’échographie de grossesse glissé dans le mix. Okay, okay, mais si vous voulez faire le juge de touche, il va falloir mouiller le maillot. Osez écouter une seule piste de batterie sans transpirer. L’intro de Territory dit tout : un drummer qui lutte contre un implacable robot géant de tous ses poings. Non attendez, il mitraille depuis un hélico qui se crash. Puis il force un chemin à travers une horde cannibale à coups de machette. De dieu, une endurance telle que la guitare qui tente de le rattraper se laisse distancer et renonce. C’est plus un album, c’est du cross-fit.

« On adorait Soundgarden et Alice In Chains, on a pris pas mal de cette scène. Et réciproquement je crois. On a vu que Dave Grohl portait un t-shirt Sepultura quand il jouait dans Nirvana ».

Andreas Kisser

Les maux pour le dire

Une remarque avant de refermer le couvercle du tombeau. Il y a 2 ans encore, Sepultura se faisait un nom en suçant la roue du thrash de Slayer avec les cassures progressives hantées des premiers Metallica. Quelques envolées héroïques un peu wagneriennes pour des gamins qui jouaient à se faire peur avec des bougies noires. Mais Chaos A.D. ce n’est plus ça. L’inspiration est bue, l’ivresse rendue. C’est la gueule de bois qui toque à la porte. Regarde dehors : quand le monde se paluche devant la chute de l’URSS sur MTV, le Brésil crève de faim. Un pays sorti de 20 ans de dictature pour découvrir qu’il était à sec, plombé par l’inflation et vampirisé par la corruption. La police frappe les manifestants, le sang coule. La vague contestataire du hardcore américain n’a pas traversé le Mexique mais la colère de l’Amérique du Sud n’est pas moins fiévreuse. Mélangé au métal, le cocktail va se transformer la caïpirinha en molotov.

https://youtu.be/Q_WHGV5bejk

Rule : le thrash, c’est de la fantasy. Le diable, les dragons, une poignée de buveurs de sang et l’affaire est dans le sac à viande. Mais soudain, Cavalera parle politique, société. « C’est pas tant d’avoir écrit en tournée que d’avoir vu tant de pays qui nous a donné ce savoir. » Sur « Chaos A.D. » les pauvres remplacent les zombies, les armes à feu la sorcellerie. L’album a failli s’appeler « Propaganda », c’est dire. On comprend mieux la pochette, ce sac mortuaire pendu à l’envers et les mains de la foule qui implore. Sur scène, Max accroche un masque à gaz à son pied de micro. On n’est plus en tournée, mais en manif. Et il faut un son pour faire rentrer ça dans le crâne.

Puisqu’on pense global, impossible de ne pas évoquer les influences extérieures, tant elles sont marquées. Clamons-le : l’album n’existerait pas sans les Misfits. Punks grimaçants et froids, auteurs d’un certain Earth A.D.qui inspirera les frères Cavalera jusqu’au titre du LP.

popsike.com - Misfits - Earth A.D./Wolfs Blood LP - Plan 9 First Pressing Purple Wax VG+ - auction details

On note aussi une reprise de New Model Army, new wave bien cold également donc fort éloignée de leur passion pour Slayer Plusieurs hommages au hardcore brésilien cimentent le paysage, ou comment faire son meilleur album avec des reprises… L’envie de tout combiner est intrinsèque au groupe ; Sepultura (« tombeau » en portugais) prend son nom du Dancing on Your Grave de Mötörhead, fascination des frères Cavalera encore ados : « Ces mecs sont en avance sur leur temps parce qu’ils mélangent l’énergie du punk, le metal et le rock‘n’roll. »

Autre influence majeure : les Dead Kennedys. Sepu’ jouait reprenait en live Holiday in Cambodia et Max Cavalera finit par écrire à Jello Biafra pour l’inviter sur l’album. Le tonton zinzin du hardcore ricain adora le déferlement incarné par les quatre Brésiliens et enverra un texte : Biotech is Godzilla, une charge contre le sommet de Rio de 1992 qui laisse les industriels piller la planète. De son côté, le guitariste soliste au nom teutonique Andreas Kisser défend lui l’alternative rock : « On adorait Soundgarden et Alice In Chains, on a pris pas mal de cette scène. Et réciproquement je crois. On a vu que Dave Grohl portait un t-shirt Sepultura (quand il jouait dans Nirvana) ». L’époque était au gros son et aux métissages, dont acte. En conf de presse, Cavalera citera enfin John Zorn, un temps consulté pour produire « Chaos A.D. ». Et même si cela ne s’entend nulle part, ça participe d’un courant de déconstruction, de révolution. L’entropie créatrice.

Sepultura Photos (252 of 333) | Last.fm

Piller la cold wave / Voler le mediator de Black Sabbath

Évidemment, cela ne s’applique pas qu’à la musique. Plus question d’être le Metallica goût mojito, le groupe veut bouffer le monde. Direction les states. Tout le monde quitte Belo Horizonte et déménage dans l’Arizona en janvier 93 pour composer. Une grande baraque à Phoenix, chacun embarque sa famille. Les boîtes de bières vident s’empile dans un coin, et les murs sont recouvert d’affiches glanés en tournée, en Allemagne, en Indonésie, que les amplis Marshall font vibrer. Paré, le groupe retourne au Morrisound Studios, en Floride où avaient eu lieux les session d’Arise, pour se tester. Pour la première fois, le bassiste fait parti des sessions et ça s’entend. Un son naît, claquant, rappelant un bocal de billes tombant sur le carrelage. Il faut aller plus loin. Mais l’ambiance à Tampa est bordélique tant le label (Roadrunner, qui sent venir un album majeur) est sur-présent en studio. Le groupe part alors s’isoler. Au Pays de Galles. Une suggestion de leur nouveau producteur, Andy Wallace, le mec qui vient de mixer « Reign in Blood » de Slayer ET le dernier New Model Army. Surtout, avant de s’occuper du quatuor brésilien, Andy Wallace a reçu les bandes d’un album très attendu : « Nevermind »… C’est peu dire qu’il a la baraka quand il accompagne nos chevelus en treillis dans le studio Rockfield. L’objectif est clair : réinventer le heavy metal en s’inspirant du hardcore, de l’indus et du prog-rock trippant.

Pour forcer Max a incarner ses textes, il va installer des retours en studio et abolir le casque. Les mains deviennent des poings, le chanteur s’agrippe au pied de micro et rugit ses paroles. La bête s’éveille. Les sessions avancent vite et bien. Surprise : Black Sabbath enregistre à quelques rues de là. Sepultura a déjà joué avec Ozzy ; voilà l’occasion d’approcher Iommi. Poussant les portes du Monnow Valley, les quatre s’incrustent pour leur serrer la pogne et… ne trouvent personne nulle part. Normal, l’agenda des Anglais est celui de vieilles liches : journée au sépulcre, soirée au pub, nuit au mixage. C’est pas comme ça qu’aura lieu la révolution. Les thrasheux leurs tirent quelques médiators en souvenir puis rentrent  au Rockfield. De cette journée ratée restera une trace rayonnante : leur propre reprise de Symptom of the universe.

https://youtu.be/uUEny-u2vJI

Le Pays de Galles, c’est l’Angleterre sans le prestige. Les sessions en boite, le groupe s’aventure hors les murs. C’est là qu’il se passe un truc imprévisible. L’envie d’un photo shoot médiéval les conduit au château de Chepstow. Submergés par la spiritualité du site séculaire, ils dégainent les guitares et y enregistrent une instru, Kaiowas. Unplugged. Oubliez les balades à la con, Still loving mes couilles. Le château a survécu aux troupes romaines ; leur hommage ira à une tribu amérindienne poussée au suicide par les déforestations. L’arrivée de la guitare folk sur leurs LP date de 1987, mais ici la tonalité est tribale. Dans 2 ans, ce hashtag sera leur cœur de métier. Mais Kaiowas est différente, elle sent l’humus et l’encens, pas les peintures de guerre. Andy Wallace garde le bruit du vent, les mouettes alentours… Désormais, ce disque oscillera entre l’odeur de métal chauffé à blanc d’une usine de décolletage et le village tapis dans une luxuriante forêt humide. La transe, assis au centre du feu. Comme nos indiens, le groupe s’immole par le feu sacré pour détruire le chaos qui les entoure.

Impatient, le label sort un 5 titres pour promouvoir une tournée. Sepultura décide de le baptiser Third World Possee : le crew du tiers monde. Comme si la Somalie te faisait rebouffer ton riz encore dans le sac de l’ONU. La position est prise, le bras dressé. En post-prod, le nouvel album est renommé Chaos A.D., premiers mots de l’hymne Refuse/Resist dont il sublime les thématiques. Les expulsions, la censure, les violences policières, les manipulations génétiques vaguement eugéniques, écolo-terrorisme et même l’insurrection d’un pénitencier… Alors non, ça ne blague pas trop. Sepultura débranche le heavy metal de sa culture heroic fantasy et tous les papys des années 70 en ravalent la fumée.

Sepultura - Alchetron, The Free Social Encyclopedia

Le tiers monstre

« Est-ce que quand je les signe en 1988, j’avais prévu cette croissance de 93 ? s’interroge Monte Conner, vice-président de Roadrunner, leur label. Bien sûr que non, personne n’aurait pu. » Le 2 septembre 93, Chaos A.D. sort en CD. Une semaine avant Snoop Dogg est accusé de fusillade. Quinze jours plus tôt le guitariste de black metal de Mayhem meurt poignardé. Un mois avant, les Guns ‘N’ Roses se séparent et Bruce Dickinson quitte Iron Maiden. Bref, malgré les ventes et les médias, le rock des années 80 crève dans un monde brutal que le fric ne dissimule pas bien. Pourtant tout change avec ce disque.

Sans ces batteries mélodiques, sans ce jeu percussif sur quatre cordes, ces déclamations froides sur beat bouillant, pas de neo-metal. Bref, sans Chaos A.D. les musiques extrêmes seraient restées l’opéra glauque de Celtic Frost et ses gueules peintes, et le heavy metal se résumerait aux ventes astronomiques du « Black album » de Metallica avec ses arrangements putes. Fini aussi le punk hardcore ; soit tu maîtrises les pop songs et tu rejoins Nirvana, soit tu enjambes le pont plus indus/metal et tu rejoins le clan de Neurosis qui signe alors… sur le label de Jello Biaffra.

Tout change. Dans le monde entier, Sepultura passe en prime time (au grand dam de Philippe Gildas) et l’album entre dans le Top 50 des charts US. En 1994, ils sont invités entre Aerosmith et Extreme au festival Monsters of Rock Le public est si tassé que la sueur des uns inonde les cheveux des autres. La scène de Castle Donington se remplit un peu plus à chaque chanson des membres de Pantera et Biohazard venus s’en mettre plein les yeux. Kaiowas transforme les thrasheux en batucada, guitares balourdées au sol troquées contre des percus tribales. Slipknot s’en souviendra… Puis le quatuor massacre deux reprises et défonce méthodiquement la scène. Message received : le tiers-monde est arrivé, et il vous emmerde.

https://youtu.be/0K4J90s1A2M

Bientôt il y aura « Roots » et son rock indigène en rotation sur MTV avec Korn et Limp Bizkit. Mais avant cela, Max Cavalera va monter un projet indus, Nailbomb avec une pochette anxiogène dernier degré qui ridiculise tous les diables à moto. Preuve qu’il est libre Max et que vendre des galettes était son dernier souci. Comme si la colère ne tenait plus en un seul groupe. Alors viendra le split, ou plutôt le rage-quit pour aller monter Soulfy. L’Amérique de Clinton ne ré-écoutera plus de hardcore et personne ne posera de fleur sur la tombe du thrash. Le Brésil lutte toujours 30 ans après avec sa corruption et les descentes de police ne s’y limitent plus aux coups de crosse.
Rien d’autre ne s’est arrangé. Le bruit des balles résonne aujourd’hui jusque dans les rues nord-américaines et les officiers imposent le même silence que la junte de São Paulo. Quant à Godzilla, il va fort bien, puisque les Cop 21 et suivantes n’ont guère fait mieux que le sommet de Rio. Faut-il encore une ligne pour vous expliquer pourquoi c’est la bande son idéale pour les jours de manif, ou bien vous avez compris que peu importe le côté de la matraque, on était tous dans la même prison à guetter l’insurrection ?

https://open.spotify.com/album/5r4qa5AIQUVypFRXQzjaiu?si=zvVtWfgoRQOOWzZvFQgtmw
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11 commentaires

    1. Ton fournisseur de vannes a le monopole chez les hipsters apparemment, t’etais pas devant ta tv hier aprem, quand c’etait festival de juiverie au trocadero?

  1. Toi aussi change de fournisseur parce que là tu te fais clairement arnaquer. Fumer des crottes de nez c’est pas bon pour ta santé mentale mec

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