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LA VÉRITÉ EST ICI D’AILLEURS

Bosser sans le gueuler sur tous les toits, enquiller les années comme autant de récoltes plus ou moins fructueuses, se mettre au service des ‘’produits’’ qu’ils cultivent, de Yann Tiersen à Jean-Philippe Goude en passant plus récemment par Bruit Noir. Par delà le périphérique parisien, un village d’irréductibles Lorrains résiste à l’envahisseur avec toute l’âpreté du paysan. Cet art de la discrétion au pays des fanfares, c’est celui d’Ici d’Ailleurs. Un label dont le nom résume bien l’impossibilité de 66 millions de Français à le placer sur la carte. A l’approche des 20 ans d’existence, Stéphane Grégoire, son fondateur, nous aide à décrypter ce mystérieux territoire.

Dire de lui qu’il a le physique rugueux est un euphémisme ; et pourtant rien de plus normal quand on est Lorrain. Si la géographie n’explique pas tout, elle dit des choses. Il a le débit anguleux des plaines de Moselle, pas vraiment droites. La barbe est drue, irrégulière ; un marqueur du temps qui illustre les années fastes comme les périodes de vache maigre. Bah oui ma bonne dame, tsé, c’est pas tous les hivers qu’on peut sortir un Yann Tiersen du cul d’une poule. Quant au verbe, il n’est pas haut, il faut se baisser pour l’entendre ; ou plutôt non, s’élever, pour écouter ce que Stéphane Grégoire peut bien avoir à raconter sur cette carrière menée, grain semé après grain semé, depuis Nancy. Bout du monde pour certains, exil napoléonien pour d’autres (Matt Elliott, signature majeure du label, y vit depuis longtemps), quoiqu’il en soit un refuge froidement amical qui permet au patron taiseux de fermer sa gueule et de ne pas trop la ramener sur la vérité d’Ici d’Ailleurs.

Si toutes ne sont pas bonnes à dire, certaines méritent quand même qu’on s’y attarde. Loin des regards, c’est là bas (ailleurs) que Stéphane Grégoire pose en 1997 la seconde brique de la maison, après le label associatif Sine Terra Firma : les trois premiers albums de Tiersen, rapidement suivis par The Married Monk [1], Rodolphe Burger (tiens, un autre Lorrain), Amor Belhom Duo, Bed… La liste est presque sans fin et si vous espériez trouver là une digne descendance au Petit bonhomme en mousse de Patrick Sébastien, vous pouvez vous brosser trois fois et faire l’avion. Dit autrement : la marque de fabrique d’Ici d’Ailleurs depuis ses débuts, c’est une sobre austérité portée par des signatures pas franchement taillées pour les discothèques et les Unes de magazines intra-muros.

Pour comprendre Ici d’Ailleurs, même à rebours, il faut s’asseoir sur les clichés et sur cet étonnant logo piétonnier carrément pas sexy ; il faut en outre peut-être oublier les « têtes de gondole » comme Tiersen, Chapelier Fou ou encore Matt Elliott, et se pencher sur ce qu’il y a encore de plus incroyable dans cette PME de cinq salariés dont seulement deux à temps plein : une collection de disques invendables et qui, du coup, ne se vendent pas. ‘’Aux Solitudes’’ de Jean-Philippe Goude, les récents albums de Mathias Delplanque (‘’Draken’’) ou Stefan Wesolowski (‘’Kompleta’’) et dans une moindre mesure la création – et disque posthume – ‘’Elephant People’’ des Married Monk, autant de flops commerciaux qui sont autant d’actes de résistance dans un pays désormais musicalement guidé par l’attrait de la subvention ou à défaut, de synchros pub dégueulasses pour des déodorants. Il y a 36.000 façons de faire un label, mais à peu près 35.990 de se planter. Ca, Stéphane Grégoire et quelques autres résistants de cette génération anti Noir Désir [2] l’ont bien compris et ont préféré cacher leurs visages derrières des figures.

Alors que tant d’autres misent sur l’omniprésence médiatique pour exister de façon éphémère, Grégoire et ses snipers jouent sur l’invisibilité pour durer. Un pari risqué qui, de l’aveu du patron, fait d’Ici d’Ailleurs un label pas super fun. « On ne demande pas à un livre d’être forcément drôle, alors pourquoi la musique devrait l’être ? » s’interroge-t-il. Une sacrée bonne question. Qui permet d’introduire l’histoire étonnante de cette maison d’artistes. Ici et maintenant.

Tu fêteras en 2018 les vingt ans du label. La question n’est certes pas très originale mais elle mérite d’être posée : comment est né Ici d’Ailleurs ?

Ici d’Ailleurs a commencé avant même sa naissance avec un autre label nommé Sine Terra Firma, que j’avais monté en pensant à mes initiales – STF = Stéphane, tu vois le truc – mais qui voulait aussi dire « Sans Terre Ferme » ; il y avait déjà l’esprit… Et puis cela rendait aussi hommage à un groupe qui a par la suite complètement merdé, Test Dept, mais qui à l’époque était dans la même mouvance que Laibach, donc très industriel, et investi politiquement.

Tu as quel âge à l’époque ?

Ca devait être en… 1993. J’avais 25 ans. Mais je travaillais déjà chez Semantic, un distributeur de Nancy avec pignon sur rue, à peine plus pointu que ce qu’est Differ-Ant aujourd’hui. Mais on sentait bien que la structure était déjà en difficulté. La boite s’est d’ailleurs cassé la gueule à cause d’un contrôle fiscal. Bref. Je me retrouve au chômage, j’ai 27 ans. Je monte ma structure : Sine Terra Firma.

Okay mais alors comment intervient le changement de nom et le passage à Ici d’Ailleurs ?

Sine Terra Firma était déjà une structure associative ; et au regard de ma situation professionnelle, il était évident qu’il allait falloir réfléchir à se payer. On a sorti les deux premiers albums de Yann Tiersen ; et quand je me suis mis à la recherche d’un nom de label, c’est lui qui m’a conseillé de garder Ici d’Ailleurs, du nom d’une compilation de 1996, ‘’Ici, d’ailleurs’’.

Quel est alors le manifeste esthétique que tu souhaites poser sur la table ? La même idée qu’aujourd’hui, à savoir une capacité à pouvoir tirer dans tous les sens ?

Oui. Ca devait premièrement être le reflet de mes goûts, avec la volonté d’apporter un truc personnel, sans réelle prétention, mais avec l’envie d’apporter ma pierre à l’édifice. Et bien sûr, comme tout passionné, j’ai fait un tas d’erreurs et j’ai tout appris sur le tas. Je ne sors pas d’une école de commerce ni d’Issoudun [le LFI, centre de formation aux métiers du monde de la musique, NDR]…

« A l’époque du Amélie Poulain de Tiersen, quelqu’un m’avait quand même fait comprendre que la musique instrumentale fallait pas en espérer grand chose… »

Oui mais avoue qu’il fallait quand même avoir un sacré flair pour signer Tiersen et empocher plus tard le jackpot avec la B.O. d’Amélie Poulain! [Plus de 700.000 ventes, NDR]

Oui mais déjà avant ça, le label marchait bien parce que Yann vendait déjà bien. Son premier disque sur Sine Terra Firma, ‘’La valse des monstres’’, s’était venu à 800 exemplaires, c’était pas mal. Puis pour ‘’Rue des cascades’’, on est directement passé à 2000 ! Toute chose étant égale par ailleurs, on vivait dans une période – déjà – difficile et rien qu’avec ces 2000 ventes, on détenait l’une des meilleures ventes de notre petit distributeur indé… Avant même que je ne signe en licence chez Labels [où la B.O. d’Amélie Poulain sera finalement signée], la Fnac m’avait appelé pour demander des copies. On sentait bien que quelque chose se passait.

Et tout cela, comme tu le précisais, sans avoir fait d’école de commerce. Te dis-tu à ce moment là qu’en plus d’être belle, la musique de Tiersen peut commercialement marcher ?

Oui et non… on n’attendait pas grand chose. J’avais quand même été démarcher quelques majors ; je ne me souviens pas de son nom mais quelqu’un m’avait quand même fait comprendre que la musique instrumentale fallait pas en espérer grand chose… voilà. Sauf que t’es jamais à l’abri de bonnes surprises. Et puis il y a un côté super évident dans la musique de Yann, mais comme tout le monde, on s’en est rendu compte après coup. On pensait en vendre 10.000 des albums, c’était déjà un bon objectif pour nous. Sur ‘’Le Phare’’ [première référence d’Ici d’Ailleurs et dernière collaboration avec Tiersen] on a fini à 100.000. Tous ses albums sont depuis devenus disque d’or, et celui là est encore la référence n°1 chez nous. Mais stratégiquement, et comme j’étais producteur exécutif, on évitait de rentrer dans un format d’album qui aurait pu couter cher ; c’était impossible pour nous de prendre des risques financiers. D’où l’idée d’une licence pour demander à des plus gros – Virgin, Labels – de mettre le paquet. Ce qu’ils ont fait.

Si je résume bien ton début de carrière : jeune gamin provincial même pas trentenaire, tu te retrouves à la tête d’un label que personne ne connaît et qui parvient à écouler 100.000 albums d’une musique invendable. C’est bien ça, ta réalité ?

Oui mais la question qui se pose à l’époque c’est : qu’est-ce que je fais après ? Ca m’a mis une sale pression, je n’ai pas que bien vécu cette période. Par ailleurs, j’en ai profité pour rééditer un disque des Bästards [un groupe de noise français] car j’étais déjà dans le coup d’après, avec l’idée de poser les bases de ce que devait être le label. Et puis il y a aussi eu la compilation ‘’Ici d’Ailleurs’’ (1999) avec plein d’artistes que j’aimais bien, dont plein qui ne seraient jamais signés sur le label : Fugu, Bed, David Grubbs, etc… Et puis les choses se sont faites comme ça, au fur et à mesure.

« Quand j’ai monté le label, ma référence en terme d’intelligence et de pureté c’était Mute ».

Ce qui est étonnant lorsqu’on fouille dans la discographie Ici d’Ailleurs, c’est qu’on ne s’attend pas à y trouver autant de références. La discrétion joue presque contre vous…

Ouais… [soupir]. On peut nous le reprocher, mais on n’a jamais vraiment travaillé sur l’image du label. Ca tient certainement à ma personnalité, mais je n’assume pas. Je ne suis pas très à l’aise avec l’idée de devoir parler de moi, du moins avoir besoin de me montrer pour exister est assez insupportable. On doit d’abord défendre les artistes, et puis de toute manière on ne peut pas être comme tous ces labels hyper spécialisés type Kranky ou même Warp à ses débuts… encore que Warp se soit finalement rangé à la direction d’Ici d’Ailleurs. Quand tu signes Autechre ou Aphex Twin, tu peux lever la pédale. Non, ma vraie référence, c’est Mute. Quand j’ai monté le label, ma référence en terme d’intelligence et de pureté c’était Daniel Miller. Je ne peux pas dire que j’aime toutes les signatures récentes, ils ont un peu baissé. Le jour où Mute a signé Moby, c’était fini. N’empêche que bosser avec Nick Cave ou Can, qui reste pour moi LE groupe…

Etonnant que tu cites Can, car ça ne s’entend absolument pas dans le « son » Ici d’Ailleurs.

Non, car à quoi bon refaire ce qui a déjà été fait ? Je n’ai pas envie de copier. Voilà pourquoi même un groupe comme Beak >, désolé mais je trouve ça un peu léger. Difficile de dire que c’est mauvais, mais j’ai l’impression d’écouter la synthèse rythmique de Can ; encore qu’il paraît que leur dernier EP est très bon… A l’inverse, et notamment à l’époque où j’ai signé Yann Tiersen, j’écoutais énormément de musique dite « néo-classique » : Wim Wertens, Pascal Comelade, Steven Brown [fondateur de Tuxedomoon]…

Ce pan « neo-classique » permet d’aborder un pan méconnu de la discographie d’Ici d’Ailleurs, à commencer par le fantastique ‘’Aux Solitudes’’ de Jean-Philippe Goude, sorti en 2008 et encore aujourd’hui – pour ma part – incontournable disque de chevet. Avec encore aujourd’hui des sorties qui explosent tous les carcans comme le ‘’Kompleta’’ de Stefan Wesolowski ou le ‘’The sea swells a bit’’ de Aidan Baker, tu es l’un des seuls en France à oser te frotter à ce genre musical réputé « invendable ».

C’est une partie fondamentale de ma culture. J’aime tout Steve Reich, j’aime vraiment bien Philip Glass. C’est dur de le dire, parce que cela signifie que je commence à me faire vieux, mais j’ai acheté son ‘’Glassworks’’ en 1982, à sa sortie. Tu cites ‘’Aux Solitudes’’ de Goude, c’est à peine 2000 Cds vendus à l’époque. Cette indifférence, c’est une sorte de fatalité française, on baigne dans l’entertainment, la musique n’est pas sur le devant de scène, on a besoin d’images avant tout.

Ici d’Ailleurs déboule au milieu des années 90, pile au moment de l’explosion du rock français, Noir Désir en tête, mais aussi de l’apparition des célèbres quotas de chanson française. Tout cela a-t-il modifié ta conception d’un label ?

Non, j’en n’ai jamais rien à foutre. La démarche a toujours été underground, sous-terraine, sans pour autant qu’on ait envie d’être élitiste à clamer qu’on sortait des trucs qui se vendait à 50 exemplaires. J’ai toujours fait les choses avec prétention, mais sans être prétentieux ; de la même façon que je crois qu’il faut savoir saisir les opportunités, mais ne pas être opportuniste. C’est pour cela que nos disques doivent être accessibles au plus grand nombre ; on les sort donc sur tous les formats existants, du MP3 – même si on s’en tape – en passant par le CD et le vinyle, qui je le confirme se vend beaucoup mieux depuis quelques années. La preuve avec la récente réédition du Diabologum, où l’on vend davantage de vinyles que de CD, un format en complète désaffection.

« Les majors ont aujourd’hui un quasi monopole de la chaine de fabrication des vinyles, c’est honteux. »

Sans rentrer dans de grandes discussions sur l’avenir du disque à base de tableurs Excel, comment vois-tu les prochaines années, d’un point de vue industriel, sur ce secteur en plein chambardement ?

Le vinyle va forcément redescendre en terme de vente. Je n’aime pas trop casser les majors parce qu’elles sont nécessaires, voire vitales, pour l’économie de la musique ; le seul problème est que leur vision coutermiste d’un point de vue économique aboutit à un quasi monopole de la chaine de fabrication des vinyles, tout en pratiquant des prix prohibitifs. C’est honteux. Les usines de pressage sont aujourd’hui débordées, sans parler de la hausse des tarifs en raison de la demande. C’est devenu très difficile de tenir un prix décent sur ce format ; les disques arrivent à 20€ en boutique et pour toi, en tant que label, tu te retrouves parfois, une fois la SDRM déduite, avec 40 centimes dans la poche ! C’est évidemment un calcul d’échelle, plus tu presses et plus tu gagnes. Mais comme on est souvent dans une économie de faibles tirages – 300 exemplaires – avec également des intermédiaires comme le distributeur qui prend en moyenne 40%…

Crois-tu que ce système industriel – un label redistribuant une part de ses revenus en baisse à des intermédiaires comme un distributeur ou un disquaire– ait encore un sens ?

[Un peu emmerdé] De moins en moins. Chez Ici d’Ailleurs, on voit bien que notre part de vente par correspondance [VPC] augmente considérablement, mais de l’autre côté on ne peut pas se mettre à concurrencer les disquaires ! Ayant moi-même exercé ce métier, j’ai beaucoup trop de respect pour leur travail… Le système actuel est effectivement mis à mal par le streaming, mais il n’y a actuellement aucune autre solution que d’être présent partout simultanément. C’est déjà tellement dur de capter le public qu’on ne va pas en plus bousculer ses habitudes. Si un mec a la malheureuse habitude d’aller dans les magasins moutarde pour acheter un disque…

On parle bien de la Fnac là ?

Oui. Avant je disais Fin Nul A Chier, chouette acronyme ! C’est le tueur de culture… Après il n’y a pas que du mauvais à la Fnac, mais ils restent fidèles à eux-mêmes : politique hyper agressive vis à vis de la concurrence et des disquaires indés. Il ne faut pas oublier que dans les années 80 nous avions 3000 disquaires, et que la Fnac les travaillé au corps à corps – surtout en province – pour casser les prix. Ils ont agi comme les supermarchés en pressant à mort les fournisseurs en demandant des remises de fin d’année et ont réussi à créer une dépendance des distributeurs. Si la Fnac veut les faire crever, elle le peut encore !

« La musique, ça ne se vend pas comme des petits pots. »

La différence étant qu’aujourd’hui quand tu rentres dans une Fnac, tu trouves des cafetières en tête de gondole.

Mais c’est du Darty ! Alors qu’à une époque tu pouvais encore trouver des Fnac avec des vendeurs hyper qualifiés. Depuis la reprise par Pinaud, toutes les vis ont été serrées et il y avait certainement des raisons de le faire. Le problème étant qu’on touche ici à quelque chose de culturel. Ca ne se vend pas comme des petits pots. Le simple fait de parler d’industrie du disque, ça fait mal au cul.

Question conne mais : quels sont les critères pour être signé chez Ici d’Ailleurs ?

Que je grimpe au plafond en écoutant le disque. Ca doit être un plaisir physique avant tout.

Quelque part tu fais des disques comme un disquaire. Avec le recul, sur 20 ans d’activités, quels sont ceux tes pires flops commerciaux chez Ici d’Ailleurs ?

Fugu, un bon flop. Prioritairement parce qu’en France la pop, au sens premier, reste très dure à vendre. La preuve, c’est qu’il a fallu attendre dix ans pour lire que Christophe Conte nous remercie d’avoir fait ce disque, dix ans plus tôt. Pourtant ce disque c’était un bijou. Un autre disque que j’adore en dépit de ventes confidentielles, c’est celui des marseillais de Madrid [sorti en 2000] qui est arrivé à la fin du post-rock, alors que ce disque instrumental n’a pas pris une ride. Et puis on peut évidemment citer le ‘’Rocky’’ des Married Monk, arrivé deux ans trop tôt, dans un creux pour le rock en France. Si nous vivions dans un pays de rockeurs, ça se saurait !

Mais le fait de vivre dans ce pays, avec ses forces et ses faiblesses, est-ce que cela te conforte dans tes choix artistiques, ta résistance ?

Oui, sans doute. Je ne suis pas très militant, en revanche je suis très tête de con. Aller là où on me dit d’aller, bof, idem avec la notion de hiérarchie. Y’a qu’à voir le nom du label : ici, d’ailleurs. Ce n’est qu’avec le recul que j’ai compris à quel point j’avais choisi le bon nom pour le label, ah ah !

http://www.icidailleurs.com

[1] L’idée de cette rencontre, évidemment, n’est pas venue toute seule. Il aura fallu pour cela attendre que je me décide à rééditer en vinyle ‘’The Belgian Kick’’ des Married Monk pour que vienne l’idée de ce portrait de label. Bah oui, on ne peut pas être au four et au moulin comme disait Desproges à propos d’Himmler quittant Auschwitz pour aller visiter la Hollande. LOL.

[2] Boris Cabeza, label manager du distributeur Differ-Ant, mais aussi Jean-Sebastien Nicolet, co-fondateur de l’agence booking My Favourite. Tous se connaissent, se respectent et quelque part, forment une famille de cœur essentielle pour la musique indépendante française.

9 Comments

  1. Robert Loiseux

    26 janvier 2016 at 20 h 00 min

    R/O/C/K/Y chef d’œuvre ! (c’est juste une formule mmais je l’ai quand même écouté pas mal celui-là)

  2. Klaus Toujours

    27 janvier 2016 at 11 h 53 min

    Merci pour l’entretien et pour les solitudes, ça groove pour des cordes.

  3. Tim

    28 janvier 2016 at 12 h 22 min

    Rodolphe Burger est…alsacien. Faut pas rigoler avec ça dans ces contrées.

    • Bester

      28 janvier 2016 at 23 h 11 min

      Oui désolé, au temps pour moi. J’avais comme un doute au moment de l’écrire. Mes excuses à tout l’Est de la France !

  4. Tim

    30 janvier 2016 at 10 h 26 min

    Sinon c’est pas Matt Elliott (Third Eye Fondation) avec Ici d’Ailleurs qui avaient conçu un projet, une sorte d’Oulipo musical ?

  5. Anita

    1 février 2016 at 3 h 01 min

    Ici d’ailleur est un enfant de lithuim

    • guillaume Bonduelle

      1 février 2016 at 17 h 18 min

      Comment peux t-on s’intéresser à ce label, échanger avec son fondateur et passer sous silence la collaboration de Geins’t Naït & L. Petitgand qui ont (excusez du peu) sortis 3 chef d’œuvres depuis 2011 ? « Je vous dis », « Si j’avais su j’aurais rien dit » et « Oublier », le petit dernier. Ça devrait être la fierté majeure du label.

  6. Bester

    1 février 2016 at 18 h 44 min

    « La culture musicale est un trousseau de clefs qui ne mène pas toujours à la même serrure » (Passe-Partout, Keyboards Magazine)

  7. Le sorguais

    17 février 2016 at 21 h 56 min

    pinaud c’est pas celui de canal plus ?

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