Quoi de mieux qu’un bon publi-ré(d)actionnel pour préparer la nouvelle année ? A compter du 6 janvier 2012 et après cinq ans à écumer toutes les salles (et les DAB) de Paris, Gonzaï a décidé de poser ses bagages à la Maroquinerie pour des soirées mensuelles chocs et vraiment pas chères. A l’affiche de cette première « Fear & Loathing », un groupes étrange(r), des bordelais déviants qui transpirent et un duo versatile. Et le tout, messieurs mesdames, pour 10 € en prévente. Franchement, qui dit mieux?

Plutôt que de partir dans un grand laïus auto-promotionnel destiné à vous faire saliver derrière vos ordinateurs usés à force de cliquer sur des vidéos sur-buzzés même pas capable de passer l’hiver, on préfère copier-coller ci-dessous le descriptif de cette première soirée à la Maroquinerie. Histoire de vous donner envie de nous rejoindre sans pour autant vous promettre à peu près tout et n’importe qu(o)i.

Au 23 rue Boyer – après avoir escaladé la grande côte du 20° arrondissement qui a déjà fait fuir plus d’un accroc à la nicotine – vous pourrez tous les mois retrouver à la Maroquinerie le meilleur des groupes que Gonzaï défend souvent avec verve et jubilation. Au programme de cette première du 6 janvier : ZZZ, l’incroyable duo venu des Pays-Bas, Magnetix, les maitres étalons de chez Born Bad qui viendront jouer leur nouvel album, ainsi que le duo Aladdin, composé de Gilbert de Versatile et de Nicolas Ker de Poni Hoax, pour un récital glacé à sucer comme un Mr Freeze.

Pour les sourds, les malentendants et les autres, voici le programme sous-titré de cette soirée avec le pitch sur chacun des groupes et des vidéos pour vous donner envie de claquer 10 € en prévente ou 12 € sur place. Warning : nombre de places en prévente très limité, dépêchez-vous d’envoyer un mail à desk@gonzai.com pour réserver la votre. Et pour les autres détails sur cette incroyable boum, merci de cliquer ici. Allez bisou, on se voit le 6 janvier 2012.

ZZZ (Garage, psyché)

http://www.myspace.com/zzz
Formé en 2001 à Amsterdam autour d’un kit de batterie rudimentaire et d’un orgue acheté pour 50 $, les hollandais violents de ZZZ ont depuis tracé leur route avec sous le bras deux albums à faire frémir les grands-mères et plusieurs tournées pour décoiffer les hipsters. Décrit par le NME comme « des cinglés krautrock ressuscitant le punk sur un orgue », ZZZ se compose d’un batteur-chanteur au physique de Joe l’indien et d’un organiste à casquette maigre comme un clou. A eux deux, ils forment l’un des duos européens les plus excitants en live, quelque part entre Silver Apples, Zombie Zombie et Suicide.

MAGNETIX (Garage, rock)

http://www.myspace.com/themagnetix
Guitare dissonante, fuzz au supplice, batterie en souffrance pour transe Rock’n’Roll primitive et sauvage… Looch Vibrato et Aggy Sonora, couple à la ville comme à la scène nous confirment qu’avec « Drogue Electrique » les Magnetix restent avec les Oh Sees, ou Ty Segall, l’un des outsiders les plus crédibles de la scène garage internationale. Définitivement primate, leurs nouveaux morceaux enfoncent le clou rouillé et le duo convainc sur trois accords que son garage bordelais, chanté partiellement en français, sent bon la gauloise. Un parfum qui rappelle autant les Stinky Toys de Jacno que les Stooges d’un Iggy pas très propre.

ALADDIN (Electro, cold-wave)

http://versatilerecords.com/release/aladdin-we-were-strong-so-we-got-lost-lp/
Aladdin, c’est Gilbert Cohen (Versatile, Château Flight) et Nicolas Ker (Poni Hoax, Paris). A deux, ils viennent de former un groupe qui n’a pas besoin qu’on souffle dessus pour exhausser tout nos vœux. Mélange de Cold-Wave, d’industriel désossée, de Taxi Girl revisité sur synthés CASIO, voire de Joy Division passée à la moulinette contemporaine, leur premier album « We were strong, so we got lost » livre des secrets sur la rédemption, la vie après l’amour et le rock sans antidépresseurs. Torturé comme du Lou Reed, classe comme la trilogie berlinoise, nos Rock’n’Roll Animals prouveront ce soir à la Maroquinerie que la fin du monde peut encore attendre.

+

LIGHT LIGHT (Space pop)

Composé du batteur de ZZZ et d’une mystérieuse chanteuse aux cheveux noir de jais, Light Light est la nouvelle attraction des Pays-Bas, 100% garantie sans édulcorants. Pop trempée dans l’acide, électronique à l’ADN génétiquement modifiée, le groupe jouera ce soir à Paris pour la première fois. Amis de la branchitude, c’est le moment de sortir chemises à carreaux et lunettes cassées.

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