Au départ, ce devait être un simple reportage auto-promotionnel sur une soirée organisée en-dehors de nos frontières. « Gonzaï fête ses quatre ans d’existence : trois soirées en une semaine. Rejoignez-nous à Bruxelles pour La Femme et Mustang ! ». Vingt-quatre heures plus tôt, la Fear & Loathing à la Java s’était endormie sur un claquement de fuzz des Anglais de The Oscillation. Tout le monde s’y était gentiment serré la main, on avait recompté les billets, levé les yeux vers le ciel, tapé trois canettes dans le caniveau puis vers 2.30 AM j’avais pris un taxi pour parcourir moins de deux kilomètres, même pas le temps de refaire le film dans ma tête ; pour la bonne blague sur le « détail qui compte toujours » et les souvenirs perlés de sueur, merci de vous adresser au guichet d’en face. Tout ça pour dire que Mustang jouait le lendemain à Bruxelles et que, ne sachant comment finir cette introduction, il était grand temps de passer la première.

Le groupe Mustang à Bruxelles, ça aussi c’est une grande première. Enfin surtout pour eux. Les (t)rois mages de Clermont-Ferrand n’ont jamais joué ici, à peine eu le temps d’écumer plusieurs fois la France suite à la sortie d’A71, voilà plus d’un an, et de retourner le cœur d’une partie très infi(r)me de la population ; soulever le cœur gominé et graisseux des Français fatigués par trop peu d’aventures ou de voyages. Après tout, réanimer l’esprit d’Elvis et d’Alan Vega au pays des espadrilles, quelle belle mission. Pas si impossible se dit-on, en réécoutant les chansons écrites par Jean Felzine et ses apôtres. Reste à trouver les croyants, bon ça c’est une autre histoire. Alors en attendant, ce soir Mustang joue en territoire inconnu à quelques centaines kilomètres de la maison, pour tester sa notoriété. Et ses nouvelles chansons, car le deuxième LP n’est plus très loin. Voilà pour le décor.

L’une des choses frappantes sur le train Paris-Bruxelles, c’est la démarcation du ciel. Passé la frontière, les nuages semblent toujours plus bas, comme si contrairement aux apparences – le plat pays, ces conneries – l’entrée en Belgique s’accompagnait toujours d’une sorte d’élévation du chemin de fer. Qu’à force de rouler vers le centre de l’Europe, on finirait bien par toucher les Cirrus du bout des doigts. Impression fortuite et hasardeuse, je vous l’accorde, qui permettrait presque de faire un parallèle entre la Belgique et Mustang, deux groupes d’irréductibles qui continuent de ne ressembler à rien d’autre. A Bruxelles les choses semblent toujours faciles, comme portées par une insouciance, une légèreté, une altitude. Y faire jouer Mustang prend soudain des airs d’évidence, et tout devient simple. Je débarque en pleine balance. Le groupe, méticuleux, peaufine sa banane et ses chansons ; presque deux heures de balance plus loin on commencera l’interview. En attendant – patienter est l’un des plus beaux plaisirs de la capitale belge – je regarde le groupe répéter inlassablement chacun de ses morceaux, tandis que la compagne de Jean, splendide canon de beauté blonde tout droit sortie d’un super 8 d’Andy Warhol, mime du bout des lèvres les paroles chantées par son bel éphèbe. Voilà pour la scène.

Fin des balances. Un vieux bluesman s’époumone dans les enceintes, ambiance Jerry Roll Morton et saloon, le groupe s’installe dans les fauteuils en simili rotin. Dehors il pleut, c’est la guerre en Lybie, l’angoisse nucléaire à l’autre bout du monde. L’impression d’un fossé entre hier et demain, comme Mustang, tiens. Cette impression d’aujourd’hui, cette envie de coller à son époque puis de s’y soustraire. On débute ainsi avec une parenthèse sur le Japon et ses particules désormais plus qu’élémentaires. Mustang y a récemment sorti son premier LP, doublé de quelques inédits, « assuré des ouvertures de festival devant 5000 personnes », fait mouiller les bras des petites japonaises et leurs petites culottes aussi. « On n’avait jamais vu un public comme ça » s’emballe Johan, « mais c’était aussi la fin de notre tournée » relativise Jean, « disons qu’on était bien rodés ». L’interview semble définitivement sur de bons rails. En anglais, le terme « middle of the road » désigne tout artiste capable de marier mélodies et musiques populaires, en France le chemin semble plus sinueux, on parle de “variété”. Et Mustang, dans tout ça ? Trois Indiens gominés à la recherche d’un sillon pour planter leur tipi.

Salut les gars. Commençons par élucider un mystère qui m’habite depuis la sortie de votre premier disque, et dont j’aimerais connaître la réponse : êtes-vous des rockeurs à l’intérieur de chanteurs de variété, ou l’inverse ?

Jean Felzine (chant, houppette et style) : La variété, ça nous dérange pas. C’est un truc qu’on dit même, des fois.

Rémi (batterie, Ray-Ban et moustache) : La variété en France, c’est ce qu’on appelle la “pop” ailleurs.

Jean Felzine : Ouais, effectivement y a pas d’autre mot. Et nous, on a toujours cherché à varier les chansons, parce qu’on n’a jamais trouvé un style, une formule. On aime bien les albums avec des ballades, du mid-tempo, des trucs plus rapides…

J’en suis même arrivé à la conclusion que vous étiez l’Antéchrist du rock garage, l’exact opposé de tous ces trucs d’intégristes à rouflaquettes qui voient le succès comme une compromission.

Johan (basse, salopette et… rouflaquettes) : C’est pas du tout le délire, t’vois. On n’a pas envie de tourner dans les circuits rockabilly, c’est un peu la déprime. Les mecs ont des codes, sont fringués comme ça…

Jean : Et puis tu te tapes Jacky Chalard [bassiste du groupe Dynastie Crisis, puis fondateur du label rockabilly Big Beat Records, NdlR] qui débarque…

Remi : Et puis même si on voulait, on ne pourrait pas.

Jean : Ouais, exactement.

Pourquoi ?

Jean : parce qu’on ne sait pas jouer de la surf music, on ne sait pas jouer autre chose que nos chansons. Tout ça [leur disque, A71 – NdlR] s’est fait très naïvement, on n’avait pas beaucoup d’autres exemples de groupes comme nous en France, et des groupes qui faisaient ça en français, aucun. (…) Mais il commence à peine à se passer un truc, là.

Tu as l’impression que l’histoire de Mustang démarre maintenant ?

Jean : Bah disons que les gens qui connaissent les paroles des chansons, qui dansent vraiment… oui.

Remi : Les gens commencent à se lâcher à nos concerts, en arrêtant de nous regarder bizarrement.

Jean : Au départ, soit les gens prenaient ça pour une blague, soit le public garage comprenait bien mais le truc rockab’ ça les faisait pas rire. Par contre, quand on jouait des ballades, des trucs un peu variété, des choses électroniques… disons que ça leur parlait un peu moins.

On vous a déjà traité de vendus ? Le côté petits rockeurs signés chez une major, etc.

Jean : Euh, j’sais pas. On a toujours voulu être signés sur une major, on n’a jamais été under… enfin tu vois.

Parlons des textes. Notamment ceux du Pantalon, qui clairement n’est pas qu’une histoire de fringues. (Tout tout tout mes amis / Portaient des cheveux longs / Des sacs en bandoulière et de / Larges pantalons / Tout tout tout mes amis / Chantaient des chansons / Con con contestataires / A des manifestations )

Jean : Non, clairement.

Comment est-elle venue ? C’est tout de même l’antithèse de Pia Pia Pia, niveau sens.

Jean : En fait j’étais devant ma glace, j’étais en train de remonter mon futale – on a toujours l’air un peu couillon quand on fait ça, hein – en rentrant ma chemise. J’étais en train de me coiffer, et ça m’a fait penser à la droitisation d’une partie de la jeunesse, notamment au moment de la campagne de Sarkozy qui avait séduit beaucoup de gens, beaucoup de jeunes. Comme une sorte de tentation, comme la droite sait l’être, parce que c’est finalement plus esthétique. Idem pour l’extrême droite. En gros, Le pantalon parle de ça.

Ce qui est marrant, c’est que j’y ai presque entendu une chanson anti-mai 68.

Jean : Y a un peu de ça, la chanson se moque gentiment des deux côtés. Et puis le mec qui raconte ça est ridicule, quand même.

Johan : Quelques personnes nous ont même dit « Mustang c’est un groupe de droite ». Mais le mec en question, celui de la chanson, est absurde ; tout ça c’est une moquerie avec Jean qui lâche quelques vannes discrètes.

Remi : Moi je trouve que ça met les deux côtés à peu près au même niveau (tout le monde semble d’accord).

Et à l’intérieur de la chanson, il y a aussi – et malgré tout – les codes esthétiques, cette envie de belles fringues sur fond de belles guitares. Ca vous est venu d’où, cette éducation du beau ?

Jean : Ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas venu de nos parents. A part quelques trucs de chanson française, comme Eddy Mitchell.

Johan : Ou Renaud, Brassens, Supertramp (rire général). Bref, des références assez FM, des trucs qui me rappellent quand j’étais gamin.

Rémi : Ouais, moi j’écoutais la radio quand on était dans la bagnole, quand on partait en voyage.

Jean : Les fringues, c’est venu quand on a commencé à écouter des trucs 50’s, en s’intéressant au Velvet, les guitares claires, Bo Diddley…

Et, bien que portée sur le revival, votre musique brasse le spectre des cinquante dernières années, du Velvet à Suicide (en passant par Dominique A, comme je le noterai plus tard).

Rémi : Ouais, les trucs qu’on a écouté en premier c’est les Stooges, le Velvet, tout ça. Et c’est par là qu’on est remonté plus loin.

Logiquement c’est ici que je mentionne qu’avec votre musique, en France, vous avez le cul entre deux chaises.

Jean : C’est complètement notre prop… enfin c’est un problème et en même temps c’est notre force. On a la capacité de faire des chansons différentes, sans se dire « ça c’est pas pour Mustang ». En dépit des guitares, de la reverb’ sixties – et même ça, ça tend à disparaître – on n’est pas vraiment un groupe styliste.

Plutôt esthète, non ?

Jean : Oui et non. Y a pas mal de tâtonnements aussi. Ouais, de tâtonnements. Le cul entre deux chaises, au niveau des choses qu’on aime. Pour le prochain album, j’avais surtout envie qu’il y ait plus de fuzz, de phaser…

Et, coïncidence, nous sommes aujourd’hui à Bruxelles, où vous venez de finir l’enregistrement du deuxième album, à l’ICP. Ca donne quoi, après accouchement ?

Johan : En entrant en studio, cette fois, on a davantage réfléchi en terme de sons, combler les failles d’A71.

Rémi : On ne sentait pas trop le jeu entre nous, sur le premier album.

Jean : Moi je me rappelle de ton papier où tu parlais de Subutex (« Il suffirait d’un rien pour croire à la voix de Dominique A, plongée dans un lac de codéine et de Subutex, sentir l’ombre d’un Johnny Cash – Johnny Flouze, en français littéral – aux studio Sun, s’étendre en trois tomes sur le juste milieu d’harmonies qui habite ces trois garçons coiffeurs.»). C’est très drôle parce que c’est vrai, A71 sonnait comme un long trip, remarque c’est aussi son charme. Quand est-ce qu’on en prenait, déjà ? (il demande aux autres) Ouais, c’était vers 2005. Enfin bon, le disque a cette mollesse charmante et involontaire, mais on ne voulait pas réitérer.

Johan : Et puis surtout, on n’était pas assez bons musiciens pour que les ingénieurs du son tirent le meilleur de nous.

Rémi : Y a aussi du cache-misère sur ce premier album.

Johan : Cette fois-ci, on a essayé de rendre tout plus précis, que les guitares/basse/batterie soient plus en avant, plus énergiques.

La tentation du mur du son ?

Jean : Euh, non non. A part les fuzz, qui me branchent de plus en plus, on s’oriente vers le dénuement. En fait le mur du son il était plus sur A71, petit hein, le mur du son…

Euh… le muret du son ?

Jean : Ouais, ah ah ah. C’était l’exemple d’Anne Sophie, où toutes les harmonies sont saturées, toutes les pistes occupées.

On retrouve également, dans vos compositions, cette facilité à faire sonner le français là où les autres s’écorchent la langue.

Jean : C’est simplement le fait d’avoir écouté de la variété. T’écoutes même Daniel Guichard, ça sonne ! Idem pour Polnareff, c’est pas spécialement anglo-saxon, mais ça sonne. Moi j’ai jamais essayé d’écrire en anglais, les premières chansons que j’ai écrites étaient en français, sans trop me poser de questions. Quand on écrit instinctivement, sans filtre, les mots viennent comme ça ; il n’y a plus de problème.

Finalement, vous êtes peut-être simplement meilleurs que les autres.

Johan : Non… c’est pas ça. Parfois, on essayait de faire un peu à l’identique, genre comme les Stones avec les trucs de chez Chess [le label blues de Chicago, NdlR], mais vu qu’on ne jouait pas super bien, notre entourage nous a poussé à changer de direction.

J’ai toujours cette impression que lorsqu’on fait du rock en France, au sens large, il y a toujours cette tentation de l’ailleurs, le fantasme de l’Amérique et de la route 66, qui généralement donne un album médiocre de Dick Rivers ou Eddy Mitchell enregistré à Nashville.

Rémi : Au tout début de Mustang on l’avait un peu, ce fantasme des Etats-Unis…

Jean : Et c’est pour ça qu’on a choisi ce nom à la con, horrible quoi.

Vous auriez pu vous appeler Citroën, mais ça l’aurait tout de même moins fait.

Jean : Ouais, on aurait du s’appeler euh… ouais… pfff… j’sais pas. Mine de rien, le fait d’avoir fait ce premier disque avec notre équipe a permis de nous pousser vers d’autres choses.
L’idée du fantasme, c’est un début, mais après il n’y a plus que la musique. Quand je me suis mis à la musique des 50’s – Elvis, Buddy Holly – effectivement c’était une musique qui faisait rêver, donnait des images, puis après tu deviens capable de distinguer les bonnes choses des mauvaises. J’ai pas rêvé longtemps sur les drive-in et les machins.

Qu’est-ce qui vous fait fantasmer, aujourd’hui ?

Johan : Sur le prochain album j’ai écrit quelques morceaux, dont un influencé par Mississipi John Hurt ; je voulais capter l’émotion du mec, ce que j’entendais. Je me souviens très bien avoir voulu lui piquer des plans de guitares – j’y suis pas arrivé, bien sûr – mais c’est cette émotion que je voulais retrouver, des émotions.

Jean : Ce qui est intéressant, ce sont les petits moments de vertige, les petits moments d’hypnose, et pas besoin de remonter au Velvet ou au Who, même parfois sur quelques morceaux d’Elvis ou de Howlin’ Wolf tu saisis un truc, une boucle. Ca c’est une partie des choses qui nous intéressent, être hypnotisé par des motifs. Et de l’autre côté, on reste intéressés par les belles chansons bien harmonisées qu’on peut chanter, pour peu qu’il y ait un bon texte.

A vous écouter, j’ai l’impression qu’à chaque fois que vous avez voulu copier quelqu’un, piquer un plan de guitare, ça a foiré.

Johan : Ouais, j’ai cette impression aussi. Et c’est vrai pour un paquet de groupes, les Stones du début aussi. On s’en est bien rendu compte sur le prochain album, en expérimentant un reggae ska qui ne groovait pas, parce que simplement c’est pas nous, ou disons qu’on n’est que nous, et que la copie scolaire nous paraît impossible.

Rémi : On a un peu appris à jouer en faisant nos propres morceaux.

Vous avez commencé quand, ensemble ?

Johan : On se connaît depuis le lycée, depuis 2003. La formule sous le nom de Mustang, c’est 2006.

Et l’album, il sortira quand alors ?

Le groupe : A la rentrée 2011.

Plus tard, le groupe a joué devant un étrange assortiment de minettes et de vieux loubards ; un public à son image finalement, la guitare coincée entre le marteau et l’enclume. D’une reprise très Mustang d’une vieille chanson de Brassens, à quelques titres inédits jetés sur le parquet en bois tels des crash test dumnies avec pour cible la marée humaine un peu molle. Toujours la même fougue, et un talent insoupçonné de Jean à retourner sa veste – ou son pantalon – pour apparaître, en éclair, comme un honorable alter égo à Jack White et ses guitares hurlantes. Mais Jean Felzine n’est pas Jacques Blanc ou l’un de ces pastiches nés d’une Google traduction ; Jean a le sang français qui bout dans ses veines et plusieurs cordes – six, pour être précis – à son arc-en-ciel. Et le groupe, pour conclure l’interview, de me confier leur ressentiment face à leur éviction du prochain tribute à Bashung. « Et si tu peux écrire que c’est à cause d’un ponte de la programmation radio que Barclay a refusé notre reprise de La nuit je mens, n’hésite pas. On a les boules, le titre sera uniquement dispo en digital [le 26 avril, NdlR] et tout ça c’est à cause de cet enc*** de B.C. ». France 1, Inter O.

La fin du monde et ses dérivations, on en a parlé encore un peu après, comme un exorcisme à toutes ces visions en sépia. L’une des grandes caractéristiques de Mustang, ce petit plus qui fait la différence, c’est la tentation du pas en arrière pour mieux sauter. Explications sur l’Apocalypse de Jean : «  La fin du monde, la chanson C’est fini parle un peu de ça aussi, moi j’ai souvent l’impression que tout est vieux, parfois ça me saoule de penser qu’on vit sur un monde du passé, toutes ces mêmes histoires qui datent d’un siècle, marre de se faire chier avec des histoires de pont qui datent de, euh, Schubert. J’crois qu’on est une sorte de groupe de baloche, mais d’avant-garde ». Sur le prochain album, Mustang a composé une chanson qui se moque poliment de l’écologie, « l’histoire d’un mec à qui la TV parle tout le temps d’écologie, mais sa meuf est partie alors il en a rien à foutre. Il veut juste que sa meuf revienne ». Et Jean de poursuivre : « Pourtant je suis sûr que c’est possible de faire une chanson qui dit frontalement que la guerre c’est pas bien ». Les avis du groupe divergent, Rémy pense que « les plus grandes avancées se font en temps de guerre », Jean dit que « La maison près de la fontaine c’est une grande chanson » et Johan estime qu’ “Imagine de Lennon ça reste un sacré truc ». Les phrases s’enchaînent sans terminus et, ne sachant comment arriver à la conclusion de ce papier, il est désormais grand temps de claquer la portière.

Retour brutal à Paris. Sur le chemin du retour, même impression qu’à l’aller, on rembobine. Tant de ciel et de nuages, la terre est basse et, oh holidays, c’est déjà fini. Un grand groupe est en train de naître, reste à leur trouver une famille d’adoption.

http://www.myspace.com/legroupemustang

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4 commentaires

  1. Je suis assez triste d’avoir traîné (à cause de la pluie) et de finalement m’être fait refoulée à l’entrée parce que “c’est complet”.

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