D’un côté, une idole du rock, morte tragiquement à 27 ans. De l’autre, un documentaire conspirationniste, sauce rock’n’roll, qui mise sur un ressort dramatique aussi simple qu’efficace. Before The End: Searching For Jim Morrison affirme, qu’en 1971, le leader des Doors a simulé sa propre mort et travaille maintenant comme ouvrier à Syracuse, sous le nom de Frank. Ce recyclage maladroit du mythe de la rockstar révèle à quel point l’industrie du divertissement tourne à vide.
Après sa sortie poussive au début de l’année, Before The End agite le web avec son format révélations choc. Le documentaire pointe des incohérences dans les faits établis et agite des questions capitales (« pourquoi personne ne parle de cette preuve-là ? »). D’anciens proches surgissent après des décennies pour partager des anecdotes et livrer des témoignages exclusifs. L’investigation de plus de trois heures, à cheval entre découverte et storytelling, prêterait à sourire, sans l’emballement qui l’entoure. Peu importe ce que ça raconte, la vraie question est pourquoi ça fonctionne ? Les raisons du succès sont à chercher du côté de la figure emblématique de l’artiste immortel et d’une forme de nostalgie pour l’époque. Mais, aussi dans la trame sensationnaliste qui révèle des indices cachés et qui semble nous montrer que l’on est plus malin que les autres. En fait, Before The End expose et masque simultanément la déception qui nous entoure, dans un concentré de sensations fortes à consommer en streaming, en avalant sa commande Uber Eats pour une expérience plus intense. Assez pour tromper l’ennui et oublier, le temps d’une soirée, que les légendes se tarissent.
Si l’artiste a réussi l’évasion ultime de la célébrité, il est devenu notre homologue, menant une vie simple comme nous, au contact insipide des écrans. Mais, rappelons-nous que quand se termineront les vidéos pénibles du jour, il ne restera sur l’écran que des taches de doigts plus ou moins graisseuses. Que nous n’aurons pas mis un pied sur Love Street et qu’il ne faudra pas compter sur nos scrolls pour nous y conduire.
Jim Morrison lui-même aimait brouiller les pistes, jouer avec son image et semer le doute sur son identité. Il se baladait régulièrement seul la nuit, allant de bars en bars mettre des pièces dans des juke-box. Il aurait sûrement rigolé de tout ça, un verre à la main, derrière ses lunettes noires en confirmant que le rock et l’immortalité, c’était trop banal pour lui.

je veux le m’aime bracelet que le pré_sident j’ai pas d’amies en libiie comment je mi prend?
« Je sais rien mais je dirais tout »
C’est déjà le titre d’un film ?
Vieux concept… … .. .. qui marche toujours