Amateurs de chansons indies jouées au ralenti, réjouissez-vous : le Canadien à la casquette molle annonce son retour le 22 aout avec un nouvel album. Ca s’appelle « Guitar » et le problème, c’est que ce sixième album studio confirme toutes les craintes des plus sceptiques : ce Mac n’a pas été mis à jour depuis 2015.
Il existe une légende bien incrustée dans la tête des mélomanes complotistes selon laquelle les plus grosses idoles de la pop culture seraient comme le chat de Schrödinger : à la fois mort et pas mort, du moins vivants tous sur une île déserte semblable à celle de la série Lost. Une sorte de zone 51 qui prend sa source en 1966, année où Paul McCartney, victime d’un accident de moto, aurait été remplacé par un sosie. Sur cette île, on retrouverait donc Macca, mais aussi Elvis ou encore Lennon, Cobain et Michael Jackson. Outre le fait qu’on soit bien heureux d’apprendre que Bambi n’ait plus le loisir d’offrir de sucettes à des enfants, cette rumeur solidement ancrée dans l’inconscient collectif fait écho à ce fantasme d’un Hitler vivant bien après 1945 et illustre parfaitement notre refus d’admettre que tout a une fin.

Pour DeMarco, c’est finalement un peu pareil. Son île à lui, on la devinait déjà sur « Another one », le disque de démos (assez génial, soyons honnête) publié en 2015. A cette époque, le Mac surfait alors sur une vague de popularité très élevé et le monde de l’indie y allait franchement sur le génuflexion compte tenu du succès de ses deux premiers albums. Un disque de démos ficelés avec trois dollars, un synthé pourri et une guitare flanger, c’était finalement une bonne idée pour repousser les limites du do it yourself auquel le musicien nous avait habitué depuis ses débuts en 2012.
Premier bug dans la matrice : l’album suivant, « This old dog », disque fainéant donnant l’impression d’une copie carbone dessinée par un musicien atteint de Parkinson : pas très inventif, long, du Neil Young sous verveine, ça tremblait déjà un peu de partout. Et puis viendra « Here comes the cowboy » en 2019, énième album de trop où DeMarco, sans rien changer aux méthodes qui l’ont rendu célèbre (voix de chanteur madrilène sous Xanax, chansons à deux accords sur un synthé Cash Converters) commence à s’enfoncer dans une oisiveté bourgeoise de musicien faussement précaire. Après ça ? Rideau. Deux nouveaux disques de démos ressortis des tiroirs, puis un giga disque de 199 titres pas finis (« One Way G », 2023) dont 190 auraient mérité d’être drag-and-droppés dans la corbeille. Sur son petit radeau, Mac DeMarco semblait donc bien parti pour rejoindre tous les artistes présumés morts sur cette île déserte où plus personne ne vous entendra jamais crier.
Mac DeMarco est-il cliniquement mort ?
Et alors qu’on pensait l’affaire entendue (DeMarco aurait été assassinée par la fin des années 2010), voici que le crooner plastique revient sur un brancard en 2025 avec « Guitar », son premier vrai album chanté depuis « Here Comes the Cowboy ». Le résultat ? Une catastrophe de mièvreries à côté desquelles un best-of de McCartney ressemblerait à du thrash-punk. Douze chansons jouées en mid-tempo avec l’équivalent d’un demi-stagiaire en studio et où chaque enchainement entre deux titres s’avère être un supplice repoussant encore plus loin les limites de la folk song geignarde et plaintive.
« L’album a été entièrement écrit et enregistré entre le 16 et le 28 novembre 2024 chez moi, à Los Angeles explique l’homme à casquette dans le communiqué, j’ai tout fait moi-même, à l’exception du mastering […] Je pense que Guitar est ce qui se rapproche le plus de ma situation actuelle, telle que je peux l’exprimer sur papier ». Traduction : à force de rêver du mythe de l’artiste autonome capable des plus belles pirouettes avec une guitare désaccordée, Mac DeMarco est finalement devenu un poulet sans tête, un branleur vidé de son jus chantant dans le vide pour une communauté de jeunes quarantenaires rêvant de calmer leurs problèmes d’articulations dans de l’eau tiède.
A peine digne d’être placé sur un supplément d’apprentissage de la guitare pour les nuls, « Guitar » est donc un énième échec artistique pour l’ex cool kid de l’indie. Ce sera a priori le dernier : à l’heure des débats houleux sur la fin de vie, le conseil des médecins invite chaque malade raisonnable à refuser l’acharnement thérapeutique.
Mac DeMarco // Guitar // Sortie le 22 aout

La pochette donne plusieurs indices quant au contenu …
yep il te balade en sonotones
toute s 7 Ind& C D CAKES
la super prison criminels les + dangerous, vous verrez en quelque temps ils l’attaqueront, çà se met en place tran_kill…
Mac DeMarco i hate depuis son 1er album , du pseudo rock indé , c’est un suceur de roue (le Jonathan Richman du pauvre)
,depuis le début sa musiqué faussement cool est en fait mainstream , tête à claque Mac DeMarco , pilé poil le genre dé musicien pour lés clients dés bobos hipsters Les balades sonores , bientôt la banqueroute